Présentation des Fidji

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Présentation du pays

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Données générales

Nom officiel : République des Fidji
Nature du régime : République parlementaire
Chef de l’Etat : M. Jioji Konusi KONROTE

Données géographiques

Superficie : 18 333 km²
ZEE : 1 282 978 km2
Capitale : Suva
Villes principales : Suva, Lautoka, Nadi, Ba, Labasa
Langues officielles : anglais, fidjien, hindi
Monnaie : Dollar de Fidji

Données démographiques

Population : 883 483 habitants (Banque mondiale 2018)
Densité : 48,4 hab/ km².
Croissance démographique : 0,7 % (Banque mondiale 2018).
Espérance de vie : 67 ans (Banque mondiale 2018)
Religions : protestants (45%) ; hindous (27,9%) ; musulmans (6,3%) ; sikhs (0,3%), autres : 0,6% (recensement 2007)
IDH : 0,741 (92ème rang mondial sur 189)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Arrivé au pouvoir par un coup d’état en 2006 (le quatrième qu’ont connu les Fidji depuis 1989), le Premier ministre Voreqe (dit Frank) BAINIMARAMA a mis en œuvre un important programme de réformes et fait approuver en 2013 une nouvelle constitution interdisant toute distinction entre individus, notamment celles fondées sur les origines ethniques ou la religion. Il s’agit là d’un sujet particulièrement sensible dans un pays de 900 000 habitants dont la population est constituée à 37,5% de Fidjiens d’origine indienne, héritage de la colonisation britannique.

Les élections législatives de 2018 ont reconduit le Premier ministre BAINIMARAMA au pouvoir, avec cependant une majorité moindre que par le passé.

Fidji s’est officiellement déclaré Covid-free le 20 avril 2020. Seuls 66 cas ont été identifiés depuis le début de la pandémie dont 48 parmi les voyageurs arrivant à Fidji et mis préventivement en quarantaine. La crise sanitaire devrait cependant avoir des conséquences désastreuses sur l’économie fidjienne, largement dépendante du tourisme et des échanges avec l’extérieur.

Politique étrangère

« Hub » du Pacifique, les Fidji accueillent de nombreuses structures régionales, notamment le Forum des Îles du Pacifique (FIP), le Forum de développement des Îles du Pacifique (FIDP), 60% des effectifs de la Communauté du Pacifique (CPS) dont le siège est à Nouméa, la plupart des bureaux régionaux des Nations Unies, la délégation de l’Union européenne pour le Pacifique et l’université du Pacifique Sud.

Les Fidji ont accru leur présence au sein des enceintes multilatérales et notamment de l’Organisation des Nations unies. Il s’agit de l’un des rares Etats du Pacifique insulaire à entretenir des forces armées, qui participent activement aux missions de maintien de la paix des Nations Unies (près de 325 personnels engagés dans des OMP en janvier 2021). Les Fidji ont été désignés pour présider le groupe des 77 en 2013, le Comité exécutif du FNUAP, du PNUD et de l’UNOPS en 2014, l’Assemblée générale en 2016, le Sommet sur les océans (co-présidence) et la COP23 en 2017. Les Fidji ont été élus à la présidence du Conseil des droits de l’Homme le 18 janvier 2021.

Les Fidji sont très actifs dans les négociations climatiques et n’hésitent pas à dénoncer publiquement les positionnements de l’Australie sur le sujet. Les Fidji ont été le premier pays à ratifier le Protocole de Kyoto dès 1998, ainsi que le premier à ratifier l’Accord de Paris dès février 2016. Suva a également été le premier PEID à présider une conférence des Parties, la COP23, au cours de laquelle a été lancé le « dialogue de Talanoa » dialogue interactif devant conduire à la formation de consensus et à la prise de décision, reprenant un mot fidjien pour évoquer les échanges entre personnes en confiance.

Dans le cadre de sa « Look North Policy », politique adoptée au lendemain des sanctions prises par l’Australie et la Nouvelle-Zélande en 2006, Fidji a établi des liens avec de nouveaux partenaires, notamment les pays du Golfe, la Chine et la Russie. Fidji a été le premier Etat insulaire du Pacifique à établir des relations avec la Chine (1975) et les entretiens de haut niveau se poursuivent à intervalles réguliers, en particulier depuis le coup d’Etat de 2006. La Chine entretient également avec Fidji une coopération militaire avec la signature en mai 2013 d’un protocole d’accord en ce sens. La Russie entretient également une coopération militaire avec Fidji, avec un accord de défense signé en 2013, et des ventes de matériels et d’armes en 2016. Moscou, tout comme Pékin, a soutenu la création du Forum de Développement des îles du Pacifique (FDIP), initiative fidjienne visant à créer une alternative au FIP excluant Canberra et Wellington.

La normalisation de la relation avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, interrompues à la suite du coup d’Etat de 2006, s’est traduite par la participation du Premier ministre fidjien au sommet du FIP 2019, une première depuis 10 ans, dans la continuation des visites en janvier puis en octobre 2019 du Premier ministre australien à Suva. Les Fidji restent cependant critiques de leurs grands voisins, de leur politique climatique et de leur prééminence dans les forums régionaux.

Les Fidji, de par la composition ethnique de leur population, entretiennent également des relations fortes avec New Delhi : visite du Premier ministre Narendra MODI en 2014, quelques jours avant celle du Président chinois XI Jinping ; organisation à Suva du Forum pour la coopération entre l’Inde et les pays du Pacifique en mai 2017 ; accord en matière de coopération dans le domaine de l’espace, accord militaire.

Situation économique

Fidji est l’un des pays les plus développés des îles du Pacifique. Son économie repose très majoritairement sur les services (71% du PIB), dont le tourisme est la part la plus importante, suivis par l’industrie (18%) et l’agriculture (11%). Il y a eu en 2017 près de 850 000 touristes aux Fidji, soit quasiment autant que sa population (905 000). Si le tourisme est la principale source de revenus, c’est l’agriculture qui emploie la majorité de la main d’œuvre (70%, principalement dans les champs de canne à sucre et les secteurs forestiers et halieutiques). Fidji a connu deux années de croissance supérieure à sa moyenne de long-terme en 2017 et 2018 (3% et 3,2% contre 2,3% de moyenne sur 20 ans) grâce aux efforts de reconstruction survenus à la suite du cyclone Wilson.

L’aide au développement représente environ 3% du PIB fidjien (146 M USD). Les principaux contributeurs bilatéraux sont l’Australie (52 M USD), la Nouvelle-Zélande (18 M USD) et le Japon (13 M USD). Au niveau multilatéral c’est l’UE qui domine (22 M USD), suivie du Fonds pour l’Environnement Mondial (6 M USD) et du PNUD (2 M USD).

L’économie fidjienne reste cependant fragile, du fait notamment de l’exposition du pays aux catastrophes naturelles (cyclone Wilson en 2017, cyclone Harold en 2020) et de finances publiques très fragiles (dette en hausse constante - 50% du PIB - et déficit public de 4,4%. L’économie est très peu diversifiée, reposant de manière disproportionnée sur le tourisme, secteur fortement impacté par la fermeture des frontières dans le contexte de l’épidémie de la Covid.

Mise à jour : 20.03.21

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