Relations bilatérales

Partager

Relations politiques

Les relations entre la France et la Guinée équatoriale, antérieures à la découverte de gisements d’hydrocarbures sur le territoire équatoguinéen, se sont d’abord développées dans le cadre de la coopération bilatérale, puis de la zone Franc et de la Francophonie, dès les années 1980. Depuis 1997, le français est l’une des langues officielles du pays.

En 2017, à la suite d’une plainte de l’ONG Transparency International, le tribunal correctionnel de Paris a reconnu M. Teodoro Nguema Obiang Mangue, actuel vice-président et fils du chef de l’Etat, coupable de blanchiment d’abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d’abus de confiance et de corruption. Dans son délibéré du 10 février 2020, la Cour d’appel de Paris a alourdi la peine prononcée en première instance, en levant le sursis sur l’amende de 30 M€, et confirmé la peine de trois ans de prison avec sursis, ainsi que la confiscation des biens saisis. Elle a toutefois relaxé Teodorin Obiang des faits de blanchiment de corruption. Dans le cadre de cette affaire, la Guinée équatoriale a introduit en juin 2016 une instance contre la France devant la Cour internationale de Justice (CIJ). Cette dernière s’est déclarée compétente pour connaître des aspects du différend relatif au statut de l’immeuble sis 42, avenue Foch à Paris ayant fait l’objet d’une saisie pénale par la justice française et que la Guinée équatoriale présente comme le siège de son ambassade en France.

Présence française

Un lycée français, une école de la Mission laïque française, un Institut français.
Communauté française : 320 inscrits au registre consulaire (2020).

Visites

  • Novembre 2019 : entretien entre le Président de la République et le Président Obiang, en marge du Forum de Paris sur la paix.
  • Octobre 2019 : participation du Président Obiang aux funérailles du Président Chirac à Paris.
  • Juillet 2019 : visite du secrétaire d’Etat, M. Jean-Baptiste Lemoyne, à Malabo et à Tica (inauguration de l’Ecole nationale à vocation régionale de Tica). Entretien avec le Président Obiang.
  • Juin 2018 : entretien entre le secrétaire d’Etat, M. Jean-Baptiste Lemoyne, et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de Guinée équatoriale, M. Simeón Oyono Esono Angue.
  • Janvier 2017 : entretien entre le Président de la République et le Président Obiang et entretien entre les deux ministres des Affaires étrangères en marge du Sommet Afrique-France à Bamako.
  • Novembre 2015 : entretien entre le Premier ministre et le Président Obiang en marge de l’ouverture de la COP21.
  • Février 2015 : déplacement de la secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie, Mme Annick Girardin, à l’occasion de la finale de la coupe d’Afrique des nations.
  • Septembre 2014 : entretien entre le Président de la République et le Président Obiang à New York en marge de l’AGNU.
  • Décembre 2013 : participation du Président Obiang au sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique.
  • Août 2012 : visite du ministre des Affaires étrangères, M. Agapito Mba Mokuy.
  • Novembre 2011 : visite du Président Obiang à Cannes à l’occasion du Sommet du G20.
  • Mai-juin 2010 : visite du Président Obiang à Nice à l’occasion du Sommet Afrique-France.
Ambassadeur de Guinée équatoriale en France : Miguel Oyono Ndong Mifumu
Ambassadeur de France en Guinée équatoriale : Olivier Brochenin
Compte Twitter : @O_Brochenin

Relations économiques

La présence française en Guinée équatoriale est non négligeable, avec un stock d’IDE (investissements directs à l’étranger) de 121 M EUR en 2018 (contre 116 M EUR en 2017). On y dénombre 12 filiales françaises, dont Total distribution, CFAO, Accor, Bouygues, Vinci, Razel, Société générale, Castel, Air France, Bolloré Africa Logistics.

Les exportations françaises ont connu une baisse en 2019, après une relance en 2018. Elles ont globalement chuté ces dix dernières années. Les importations en provenance de Guinée équatoriale se réduisent à 3,4 M EUR. En conséquence, le solde commercial affiche un excédent de 30 M EUR, stable en 2019 par rapport à 2018. Il était auparavant structurellement déficitaire.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Le service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France à Malabo conduit une politique de coopération technique visant à :

  • conforter le partenariat entre la France et la Guinée équatoriale ;
  • œuvrer au développement de l’apprentissage du français dans le contexte de diversité linguistique qui caractérise le pays (français-espagnol, langues vernaculaires) ;
  • promouvoir la gouvernance démocratique ;
  • consolider la présence économique française dans un contexte de plus en plus concurrentiel.

La France dispose sur le terrain de plusieurs relais :

  • l’Institut français (IFGE) à Malabo ;
  • la maison de la Francophonie Leopold Sédar Senghor à Bata (partie continentale du pays), mise à disposition gracieusement par les autorités équatoguinéennes en vue d’y développer des activités pédagogiques et culturelles francophones. Elle accueille en ses murs l’école française de Bata et l’Association nationale des professeurs de français (ANPFGE).
  • Le lycée français « Le Concorde » de Malabo, conventionné avec l’AEFE.

Autres types de coopération

La France mène une coopération en matière de défense avec la Guinée équatoriale, dont l’objectif est de faciliter l’intégration de ce pays au sein des instances militaires et de sécurité de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).

Outre les formations offertes aux officiers équatoguinéens au sein des écoles françaises et des écoles à vocation régionale appuyées par la France sur le continent africain, l’école navale à vocation régionale de Bata a été ouverte en 2010 (sur financement du gouvernement équatoguinéen). Cette école a déménagé au sein de l’académie navale de Tica, inaugurée en juillet 2019, par le chef de l’Etat équatoguinéen, en présence du secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne. Les enseignements sont dispensés par des cadres militaires équatoguinéens, avec l’appui de coopérants français, et permettent de former les cadres des marines d’une dizaine de pays africains. Ce projet s’inscrit dans le cadre de « l’architecture de Yaoundé », qui vise à améliorer la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée.

Mise à jour : 11.05.20

Informations complémentaires