Présentation de la Guinée-Bissao

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République de Guinée-Bissao
Nature du régime : Régime parlementaire
Chef de l’Etat : M. José Mario Vaz (depuis le 23 juin 2014)

Données géographiques

Superficie : 36 125 km²
Capitale : Bissao
Villes principales : Bafata, Gabu, Cacheu
Langue (s) officielle (s) : Portugais
Langue (s) courante (s) : Krio, français, balante
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 24 septembre

Données démographiques

Population (2016) : 1,82 millions d’habitants (Banque mondiale)
Densité : 64,6 h/km²
Croissance démographique (2016) : 2,5 %
Espérance de vie (2016) : 57 ans
Taux d’alphabétisation : 54 %
Religion (s) : Musulmans (50%), chrétiens (10%), animistes (40%)
Indice de développement humain (2016) : 0,424 soit au 178ème rang sur 188 pays (PNUD)

Données économiques

PIB (2016) : 1,16 milliard $ (Banque mondiale)
PIB par habitant 2016) : 637 $ (Banque mondiale)
Croissance (2016) : 5,8 % (Banque Mondiale)

Inflation (2016) :6,6 % (Banque mondiale)
Solde budgétaire (2017) : - 2 % du PIB (Banque africaine de développement)
Balance commerciale (2016) : -71 M$ (Banque mondiale)

Principaux clients : Inde, Singapour
Principaux fournisseurs : Portugal, Sénégal, Pays-Bas

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) :

  • agriculture : 49 %
  • industrie : 14%
  • services : 37 %

Exportations de la France vers la Guinée-Bissao (2017) : 3,35 M€ (Douanes françaises)
Importations françaises depuis la Guinée-Bissao (2017) : 2,61 M€ (Douanes françaises)

Composition du gouvernement
(Décret du 25 avril 2018)

Premier ministre, Ministre de l’Economie et des Finances : M. Aristides GOMES

  • Agnelo Augusto REGALA, Ministre de la Présidence du Conseil des ministres et des Affaires parlementaires
  • João RIBEIRO BUTIAM CO, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés
  • Eduardo COSTA SANHA, Ministre de la Défense nationale
  • Mutaro DJALO, Ministre de l’Intérieur
  • Adiatu DJALO NANDIGNA, Ministre de la Pêche
  • Antonio SERIFO EMBALO, Ministre de l’Energie, de l’Industrie et des Ressources naturelles
  • Nicolau DOS SANTOS, Ministre de l’Agriculture et du Développement rural
  • Camilo SIMOES PEREIRA, Ministre de l’Education, de l’Enseignement supérieur, de la Jeunesse, de la Culture et des Sports
  • Aristides OCANTE DA SILVA, Ministre des Combattants de la Liberté de la Patrie
  • Victor GOMES PEREIRA, Ministre de la Communication sociale
  • Antonio Oscar BARBOSA, Ministre des Travaux publics, de la Construction et de l’Urbanisme
  • Mamadu SERIFO JAQUITE, Ministre des Transports et des Communications
  • Vicente FERNANDES, Ministre du Commerce, du Tourisme et de l’Artisanat
  • Maria Inacia CO SANHA, Ministre de la Santé publique, de la Famille et de la Cohésion sociale
  • Fernando GOMES, Ministre de la Réforme administrative, de la Fonction publique et du Travail
  • Ester FERNANDES, Ministre de l’Administration territoriale
  • Iaia DJALO, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://gw.ambafrance.org/
Communauté française : 100 Français inscrits au registre (janvier 2018)
Communauté bissao-guinéenne en France : 10.000

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La destitution, le 12 août 2015, du Premier ministre Pereira par le président Vaz est à l’origine d’une crise politique. Les deux hommes s’opposaient depuis plusieurs mois sur la manière de conduire les affaires du pays.
Sixgouvernements se sont succédé depuis le déclenchement de la crise. L’Accord de Conakry, scellé le 14 octobre 2016 sous l’égide de la CEDEAO, prévoyait le choix d’un Premier ministre par voie consensuelle et la formation d’un gouvernement inclusif. Les nominations d’Umaro Sissoko Embalo, en novembre 2016, puis d’Artur Silva le 30 janvier 2018, au poste de Premier ministre n’ont toutefois pas recueilli l’approbation du PAIGC (parti vainqueur des élections législatives).

Le 4 février 2018, la CEDEAO a édicté des sanctions (interdiction de voyager et gel des avoirs principalement) visant ceux qui entravent la mise en œuvre de l’Accord de Conakry. 19 personnalités (et les membres de leur famille) étaient ciblées. L’Union Africaine a décidé d’endosser ces sanctions.

Artur Silva n’a pas réussi à former un gouvernement. A la suite du Sommet de la CEDEAO, réuni à Lomé le 14 avril 2018, le Président José Mario Vaz a nommé un nouveau Premier ministre, M. Aristides Gomes, chargé de préparer les élections législatives qui ont été fixées au 18 novembre 2018.

Situation économique

L’économie de la Guinée-Bissao se structure essentiellement autour de l’agriculture (49 % du PIB), qui occupe entre 75 et 80% de la population active. La culture de la noix de cajou, peu mise ne valeur, est la principale source d’exportation et de revenus du pays (environ 100 M$ par an, 95% des exportations du pays et 17% des recettes de l’Etat).

L’activité économique reste fortement pénalisée par l’état très dégradé des infrastructures, notamment dans le secteur énergétique. Le pays est quasiment privé de production d’électricité sauf dans la capitale. Le réseau routier est peu développé et ne permet pas le désenclavement de certaines régions présentant un potentiel agricole. Compte-tenu des faiblesses structurelles de l’économie et dans un contexte politique instable, la croissance a été relativement faible depuis le début des années 2000, avec une moyenne d’à peine 1%.

Toutefois, la bonne tenue des cours et de la production de noix de cajou a porté l’économie bissao-guinéenne et maintenu une croissance annuelle de l’ordre de 5 % depuis 2015.

Le FMI a annoncé en mai 2015 son intention d’accorder à la Guinée-Bissao un prêt de 21 millions d’euros sur trois ans, dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC). Suspendue en juin 2016 en raison de l’instabilité politique dans le pays, la mise en œuvre de la FEC a a repris en décembre 2016. La quatrième revue du programme a été adoptée en décembre 2017.

Politique étrangère

Indépendante depuis le 24 septembre 1973, la Guinée-Bissao est longtemps restée isolée en raison de son alignement sur l’URSS. Elle fut néanmoins membre fondateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en 1975 et de l’Union africaine en 2000, et a adhéré au traité UEMOA en 1997. La CEDEAO a accru son rôle à la faveur de la transition de 2012-2014, avec la mise en place de l’ECOMIB. La Guinée-Bissao est également membre de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad), de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP).

La politique étrangère de Bissao est avant tout orientée vers la recherche de partenariats extérieurs (Chine, Brésil).

L’Angola est rapidement devenu un partenaire de premier rang par l’investissement de capitaux et le lancement d’un programme de coopération technico-militaire important, ayant subi un coup d’arrêt avec le coup d’Etat de 2012.

La Guinée-Bissao entretient des relations étroites avec le Sénégal, qui ne sont pas toujours exemptes de tensions, notamment sur le dossier de la Casamance.

Le PNUD et l’Union européenne ont organisé le 25 mars 2015 à Bruxelles une conférence internationale des bailleurs en faveur de la Guinée-Bissao. Le gouvernement de Guinée-Bissao a obtenu près de 1,4 Md € de promesses d’engagements (moitié dons, moitié prêts) en appui de son plan de développement, concentré sur la réforme de l’Etat, l’agriculture et les infrastructures.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a créé en 1999 un bureau d’appui pour la consolidation de la paix, devenu, le 1er janvier 2010, Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissao ou BINUGBIS, avec trois priorités : la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité, la lutte contre l’impunité et contre le trafic de drogue. Il assure également la coordination de la communauté internationale dans sa réponse à la crise politique que traverse le pays depuis août 2015. M. José Viegas Filho (Brésil) a succédé à M. Modibo Ibrahim Touré (Mali)au poste de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Guinée-Bissao et chef du BINUGBIS le 6 mai 2018.

Le mandat du BINUGBIS a été prolongé en février 2018 jusqu’au 28 février 2019. Il se fixe trois objectifs prioritaires : appuyer l’application complète des Accords de Conakry ; appuyer les opérations électorales afin que les élections législatives puissent se tenir en 2018 (leur préparation a pris du retard) ; apporter une assistance technique pour l’examen de la Constitution.

Mise à jour : 07.05.18

Informations complémentaires

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