Présentation du Guatémala

Présentation du pays

GUATÉMALA {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République du Guatémala
Nature du régime : République unitaire dotée d’un régime de type présidentiel
Chef de l’État : M. Jimmy MORALES (depuis le 14 janvier 2016)

Données géographiques

Superficie : 108 890 km2
Capitale : Ciudad de Guatemala
Villes principales : Mixco, Villa Nueva, Quetzaltenango, Escuintla
Langue officielle : espagnol
Langues courantes : espagnol et 23 langues autochtones (quiché, mam, cakchiquel, etc.)
Monnaie : le Quetzal
Fête nationale : 15 septembre

Données démographiques

Population (Banque mondiale 2018) : 17,2 millions d’habitants
Densité : 161 habitants/km2
Croissance démographique : 1,9 %
Espérance de vie (Banque mondiale 2018) : 73,7 ans
Taux d’alphabétisation : 78 % (Banque mondiale 2012)
Religions : catholiques (47 %), protestants évangélistes (40 %)
Indice de développement humain (PNUD 2017) : 0,65 (rang : 127)

Données économiques

PIB (Banque mondiale 2018) : 78,5 Mds $
PIB par habitant (2018) : 4 410 $
Transferts d’argent des migrants (2018) : 10 % du PIB
Taux de croissance (Banque mondiale 2018) : 3,1 %
Taux de chômage (Banque mondiale 2017) : 2,73 %
Taux d’inflation (Banque mondiale 2018) : 2,9 %
Déficit public (FMI 2016) : - 1,1 % du PIB
Solde commercial (Banque mondiale 2017) : - 6,43 Mds USD
Principaux clients : États-Unis (36 %), pays du SIECA (33 %), UE (7,7 %)
Principaux fournisseurs : États-Unis (42 %), Mexique (12 %), Chine (11 %), UE (6,4 %),
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale 2018) :

  • agriculture : 10 %
  • industrie/mines : 25 %
  • services : 65 %

Exportations de la France vers le Guatémala : 57,4 M€ en 2018 (54,4 M€ en 2017)
Importations françaises depuis le Guatémala : 46,9 M€ en 2018 (45,5 M€ en 2017)
Consulter la fiche pays économique sur le site du Trésor

Présence française

Site internet de l’ambassade : www.gt.ambafrance.org
Communauté française au Guatémala : 989 inscrits, dont 42 % de binationaux
Communauté guatémaltèque en France : 1 088 personnes enregistrées

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Les Guatémaltèques ont élu en 2015 l’ancien acteur et producteur de télévision Jimmy Morales (Frente de Convergencia nacional - FCN) en tant que 50e président de la République du Guatémala. Ce dernier a remporté le second tour de l’élection présidentielle avec près de 67 % des voix, devant Sandra Torres (Union nationale de l’espérance - UNE, centre-gauche). Ces élections se déroulaient dans un climat politique inédit après la démission et la mise en détention provisoire de l’ancien président de la République, Otto Perez Molina, accusé d’être au cœur d’un vaste scandale, révélé par la Commission internationale contre l’impunité au Guatémala (CICIG-Nations unies), de détournement de fonds au sein de l’administration des douanes et de la sécurité sociale.

Le pays a connu un regain de crise à la suite de la décision présidentielle du 31 août 2018 de ne pas renouveler le mandat de la CICIG au-delà de septembre 2019 (fin prévue de son mandat actuel), et d’interdire de territoire guatémaltèque le chef de cette commission, le juge Ivan Velasquez. Le Guatémala avait connu une crise similaire à l’été 2017 à la suite de révélations sur de possibles financements illégaux de la campagne de Jimmy Morales.

Le 16 juin 2019 s’est tenu le premier tour des élections générales au Guatémala, pour lequel plus de 8 millions de Guatémaltèques ont été appelés aux urnes pour élire le futur président de la République, son vice-président, 160 députés au Congrès, 20 au Parlement centraméricain et 340 maires. Le second tour, organisé le 11 août prochain, opposera Sandra Torres (parti UNE), arrivée en tête au premier tour avec 25,74 % des suffrages, et Alejandro Giammattei (parti Vamos - droite), arrivé second avec près de 14 % des voix.

La violence demeure la préoccupation majeure des Guatémaltèques. Ses causes sont multiples : crime organisé, trafic de drogue, impunité, corruption, inégalités, pauvreté, ostracisation dont souffre la majorité indigène. Ce pays, fréquemment victime de catastrophes naturelles, est néanmoins riche en ressources touristiques, agricoles, hydriques et minières. Le Guatémala a été fortement affecté par l’éruption du volcan Fuego en juin 2018 (110 morts, plusieurs milliers de personnes sinistrées).

Situation économique

Pays le plus peuplé d’Amérique centrale (17,2 millions d’habitants, soit 1/3 de la population de la région), le Guatémala en est aussi la première économie (78,5 Mds USD en 2018). Il a bénéficié d’une croissance régulière depuis 2011 (3 % en moyenne/an).
Le pays reste confronté aux inégalités et plus de la moitié de la population, en grande majorité d’origine indigène, vit en dessous du seuil de pauvreté (moins de 4 USD/jour). Les contrastes ne sont pas seulement économiques et sociaux, mais également ethniques et territoriaux : les indices de pauvreté les plus élevés du pays coïncident avec les départements fortement peuplés par les communautés indigènes. Les moins de 30 ans représentent 70 % de la population guatémaltèque, caractérisée par un faible taux de scolarité (seulement 65 % chez les moins de 18 ans, durée moyenne de scolarité : 4 ans), une maternité prématurée, le chômage et la violence.

En 2016, les échanges de biens du Guatémala ont atteint 27,5 Mds de dollars avec une baisse des exportations de 3 % (10,5 Mds USD) et de 3,5 % des importations (17 milliards USD). Les exportations guatémaltèques sont portées par le dynamisme des ventes de produits transformés, bénéficiant du régime incitatif des « maquilas » (exonération fiscale pendant 10 ans et exemption de droits de douane à l’importation des matières premières), qui concerne principalement la filière textile.

La charge fiscale au Guatémala est l’une des plus faibles au monde (10,4 % du PIB en 2016). Selon les estimations du ministère guatémaltèque des Finances, le taux d’évasion fiscale concernerait entre 70 et 74 % du montant de l’impôt sur le revenu, et entre 30 et 35 % de la TVA (IVA). En outre, le délai moyen pour créer une entreprise au Guatémala a été divisé par deux entre 2010 et 2018 (15 jours).

Politique extérieure

La politique extérieure du Guatémala, qui prend appui sur ses axes traditionnels que sont les relations avec les États-Unis, le Mexique, la région centraméricaine et l’Amérique du sud, cherche à s’orienter davantage vers la scène multilatérale. Le Guatémala a notamment ratifié le Traité de Rome instituant la CPI en 2012.

Sur les grands dossiers internationaux, ses positions sont proches des positions françaises. Il participe par ailleurs depuis plusieurs années aux opérations de maintien de la paix, avec près de 250 effectifs déployés en pays francophones (principalement Haïti et RDC), constituant le principal contributeur de la zone Amérique centrale-Caraïbes.

Les États-Unis sont un partenaire privilégié du Guatémala. Premier client et premier fournisseur (36 % des exportations et 42 % des importations du Guatémala), ils sont aussi le deuxième pourvoyeur bilatéral d’aide au développement (derrière l’Espagne) et accueillent près de trois millions d’émigrés guatémaltèques (la majorité en situation irrégulière) dont les transferts d’argent vers le Guatémala (« remesas ») sont en constante augmentation. Après les États-Unis, le Guatémala est le deuxième État à avoir effectué le transfert de son ambassade à Jérusalem en 2018. Depuis le phénomène d’ampleur inédite des caravanes de migrants en provenance des pays du Triangle Nord à l’automne 2018, la question migratoire a toutefois contribué à tendre les relations de ces pays avec l’administration américaine.

Le Guatémala maintient également des relations diplomatiques avec Taïwan, qui lui verse une aide substantielle, mais s’efforce de développer ses échanges commerciaux avec la Chine.

Mise à jour : 31.07.19

Informations complémentaires

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