Présentation de la Géorgie

Données générales

GÉORGIE {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : Géorgie
Nature du régime : démocratie parlementaire
Chef de l’État : présidente de la Géorgie, Mme Salomé Zourabichvili (élue en novembre 2018)
Chef du gouvernement : Premier ministre, M. Mamuka Bakhtadze (depuis le 20 juin 2018).

Données géographiques

Superficie : 69 700 km² (119e rang mondial)
Capitale : Tbilissi (1,17 million d’habitants)
Villes principales : Kutaisi, Batumi, Rustavi, Sukhumi, Zugdidi
Langue (s) officielle (s) : géorgien
Langue (s) courante (s) : géorgien, russe, abkhaz, azéri, arménien, ossète.
Monnaie : lari (GEL) (1 € = 3.26 GEL en août 2019).
Fête nationale : 26 mai (proclamation de l’indépendance le 26 mai 1918 vis-à-vis de la République démocratique fédérative de Transcaucasie, définitivement acquise le 9 avril 1991).

Données démographiques

Population (recensement au 1er janvier 2019) : 3 723 000 (hors régions séparatistes) ; dans les entités les autorités de facto affichent les populations suivantes [chiffres contestés] : Ossétie du sud 51 000 (estimation) et Abkhazie 241 000 (selon un soi-disant « recensement » de 2011)
Densité (2019) : 65,1 habitants/km²
Croissance démographique (World Population Review, 2019) : - 0,15 % (Outre les guerres de sécession ayant entraîné pertes de territoire et migrations, les conditions économiques entraînent une forte émigration).
Espérance de vie (Geostat 2018) : 74,0 ans
Taux d’alphabétisation : 100 %
Religions : orthodoxes (84 %), musulmans (10 %), chrétiens de rite arménien (4 %), catholiques (0,8 %)
Indice de développement humain (PNUD 2015) : 0,769 (soit le 70e rang sur 177, en progrès)

Données économiques

PIB (2018) : 16,2 Mds USD (Geostat)
PIB par habitant (2019) : 4345 USD (Geostat)
Croissance du PIB (2018) : +4,7 % (FMI, Banque Mondiale, Geostat)
Chômage (au sens du BIT) (2019) : 12,7 % (FMI, Geostat)
Inflation (mai 2019) : 3,6 % (Geostat)
Solde budgétaire (2018) : -7,7 % PIB (FMI)
Balance commerciale (2018) : -5,7 Mds USD (Geostat)
Principaux clients (janvier-mai 2019) : Russie (14,9 % ↗), Azerbaïdjan (11,5 % ↗), Bulgarie (8,1 % =), Arménie (8,0 % ↗), Ukraine (7,4 % ↗)
Principaux fournisseurs (janvier-mai 2019) : Turquie (17,1 % ↘), Russie (10 % ↗), Chine (10 % ↗), Azerbaïdjan (7,6 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Geostat 2017) :

  • agriculture : 9,0 % (pour 50 % de la main d’œuvre)
  • industrie (dont BTP) : 24,3 %
  • services : 66,7 %

Exportations de la France vers la Géorgie (DGTPE 2017) : 180 M €
Importations françaises depuis la Géorgie (DGTPE 2017) : 36 M €

Présence française

Site internet de l’ambassade : ge.ambafrance.org
Consulat(s) : section consulaire à l’ambassade de France à Tbilissi
Communauté française (17/04/2019) : 440 inscrits au registre des Français établis hors de France
Communauté géorgienne en France : 14 291 en 2018 (vivant en France avec un titre de séjour valide). La hausse rapide et continue du nombre de géorgiens demandeurs d’asiles (8 000 dossiers déposés en 2018, soit +188 % par rapport à 2017 ; 3 500 dans les quatre premiers mois de 2019 soit +87 % par rapport à 2018) constitue une priorité majeure pour la France.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Devenue indépendante de l’Union soviétique en 1991, la Géorgie a connu de profondes réformes suite à la « révolution des Roses » en novembre 2003, qui a conduit au pouvoir Mikhaïl Saakashvili, artisan d’une transformation de la Géorgie en démocratie à économie libérale de marché. La coalition « Rêve géorgien » emmenée par le milliardaire Bidzina Ivanishvili arrivée au pouvoir en 2012, disposait depuis 2016 de la majorité des ¾ lui permettant de mettre en œuvre en 2018 une réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du parlement, modifiant les modes de scrutin présidentiel (passage à un scrutin indirect) et législatif (scrutin proportionnel) et renforçant l’indépendance de la justice par la nomination à vie des juges à la Cour Suprême.

L’élection présidentielle de l’automne 2018, la dernière au suffrage universel direct, a vu s’affronter 25 candidats. Le 28 novembre, Salomé Zourabichvili, candidate indépendante soutenue par le Rêve géorgien et ancienne diplomate française, a remporté le second tour de l’élection présidentielle en Géorgie avec 59,5 % des voix face au candidat de l’opposition Grigol Vashadze.

Les régions séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, qui couvrent ensemble 20 % du territoire, ont échappé au contrôle de Tbilissi dès les années 1990. La Russie a engagé en 2014 un processus d’intégration, encadré par de soi-disant « traités d’alliance », permettant l’incorporation des espaces juridique et politique, ainsi que la fusion des forces armées. Le gouvernement géorgien, pour maintenir le lien avec les régions séparatistes, propose aux populations de ces entités de leur prodiguer un soutien en termes de mobilité, de commerce et d’éducation, notamment en les faisant bénéficier de certaines dispositions de l’accord d’association conclu avec l’UE.

Situation économique

Grâce à d’importantes réformes structurelles, la Géorgie se situe dans le haut des classements internationaux, tels que Doing Business (6e pour 2018). Elle s’efforce de tirer avantage de sa situation de pays de transit, notamment pour les hydrocarbures du bassin caspien. La croissance s’est maintenue à près de 3 % en 2015 et 2016, puis a atteint 4,8 % en 2017 et 5,3 % en 2018, et devrait se maintenir autour de 5 % en 2019 (Banque mondiale, FMI).

L’embargo imposé par la Russie en 2006 a stimulé la réorientation vers l’Europe du commerce extérieur géorgien, conduisant la Géorgie à améliorer la qualité de sa production. La levée progressive de cet embargo depuis 2013 a fait que la Russie est redevenue le premier client et partenaire commercial de la Géorgie en 2016. Elle absorbe à elle seule 15 % des exportations géorgiennes (contre 10 % en 2016). La Turquie est le 2e partenaire commercial du pays et représente à elle seule 15 % des IDE en Géorgie en 2018. Cette relative dépendance vis-à-vis de ces deux pays, par ailleurs importants pourvoyeurs de capitaux pour la Géorgie (24 % transferts de fonds de la diaspora des émigrés géorgiens, IDE, tourisme), rend la Géorgie vulnérable à la détérioration des conditions économiques régionales ainsi qu’au regain de tensions politiques. La suspension des vols entre Moscou et Tbilissi à compter du 9 juillet 2019, en pleine saison touristique, ainsi que le risque de nouvelles restrictions sur les importations de vins géorgiens en Russie auront des conséquences négatives sur l’économie géorgienne.

Politique étrangère

Depuis la révolution des Roses en 2003, la Géorgie a fait le choix stratégique du rapprochement avec l’UE et l’OTAN, non remis en cause depuis, mais source de tensions avec Moscou.

La Géorgie a signé le 27 juin 2014 un accord d’association avec l’UE, comprenant un accord de libre-échange complet et approfondi. Une libéralisation du régime des visas de court séjour est intervenue le 28 mars 2017.La Géorgie, membre du Partenariat pour la paix depuis 1994, a été, parmi les pays non membres de l’OTAN, le plus important fournisseur de troupes en Afghanistan. Au sommet de Bucarest de 2008, les Alliés ont déclaré que la Géorgie avait « vocation à rejoindre l’Alliance atlantique », et lui ont octroyé en 2014 un « paquet substantiel » de mesures.

A la suite du conflit de 2008, la Géorgie a rompu ses relations diplomatiques avec la Russie. Elle affirme avoir renoncé à l’option militaire pour retrouver sa souveraineté sur les provinces séparatistes. Si l’ouverture envers la Russie intervenue en 2013 et l’instauration des « rencontres informelles de Prague » ont permis la relance du tourisme et des échanges commerciaux, elles n’ont à ce stade pas produit les résultats escomptés en terme de règlement des conflits séparatistes. La sensibilité au sein de la population sur la question des relations avec la Russie reste très vive, comme le montrent les manifestations d’hostilité aux autorités russes qui se sont déclenchées le 20 juin en réaction à la prise de parole d’un député russe dans l’enceinte du parlement géorgien, dont le président Poutine a tiré prétexte pour suspendre les vols à destination de la Géorgie, empruntés par la nombreuse clientèle russe des stations balnéaires géorgiennes.

L’Union européenne et la Géorgie

La Géorgie est membre du Partenariat oriental depuis 2009, dont elle est régulièrement présentée comme le pays le plus avancé sur le chemin des réformes. La Géorgie a signé le 27 juin 2014 un accord d’association avec l’UE, comprenant un accord de libre-échange complet et approfondi. Une libéralisation du régime des visas de court séjour dans l’espace Schengen est en vigueur depuis le 28 mars 2017.

Mise à jour : 29.08.19

Informations complémentaires

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