Relations bilatérales

Relations politiques

  • Visite de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, à Banjul, le 5 novembre 2018.
  • Entretien de M. Darboe, ministre des Affaires étrangères, et de M. Sanneh, ministre de l’Économie et des Finances, avec Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, le 24 mai 2018.
  • Entretien de M. Tambadou, ministre de la Justice de Gambie, avec Jean-Baptiste Lemoyne (8 septembre 2017).
  • Entretien d’Ahmad Fatty, ministre de l’Intérieur de Gambie, avec Matthias Fekl, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger, le 24 mars 2017.
  • Visite officielle en France d’Adama Barrow, du 14 au 16 mars 2017.
  • Le président Barrow a participé au Sommet de Bamako pour le partenariat, la paix et l’émergence, les 13 et 14 janvier 2017, où il a notamment rencontré le président François Hollande.

Relations économiques

Les relations commerciales entre la Gambie et la France demeurent modestes. La France est le 15e fournisseur du pays et son 15e client. Les importations françaises sont constituées exclusivement de produits agroalimentaires (arachide et produits dérivés), tandis que les exportations concernent principalement des biens d’équipement et des biens intermédiaires.
En 2016, nos exportations s’élevaient à 8M€. Nos importations représentaient 5 M€, concernant en quasi-totalité les huiles alimentaires.

Les entreprises françaises sont peu présentes en Gambie. Total dispose d’un réseau de stations-services. Castel a repris en 2009 une unité de production de bière et de boissons non alcoolisées. CFAO conserve une concession automobile. CMA CGM et AGS sont présents dans les transports et la logistique, Eiffage dans les travaux publics, Bolloré dans la logistique. Le secteur électrique notamment les ENR (solaire, éolien) et le traitement de l’eau pourraient représenter de nombreuses opportunités. Une délégation d’entrepreneurs basés à Dakar s’est rendue à Banjul les 15 et 16 mai 2017.

Lors du comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) du 8 février 2018, présidé par le Premier Ministre, la Gambie a été ajoutée à la liste des 19 pays prioritaires de l’aide au développement française. L’AFD soutient déjà l’Organisation de mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), et peut intervenir en Gambie en prêt non souverain via sa filiale PROPARCO. L’ajout de la Gambie sur la liste des pays prioritaires lui ouvre de nouvelles perspectives d’intervention sous forme de subvention projet.

Coopération culturelle, scientifique et technique

La coopération culturelle franco-gambienne a pour objectif principal de promouvoir le bilinguisme en Gambie dans une perspective d’intégration régionale. En effet, si la langue officielle de la Gambie est l’anglais, le français y tient une place importante compte tenu de la situation géopolitique de ce pays. Le bilinguisme anglais-français étant perçu comme facteur de développement économique, les autorités gambiennes en ont fait un objectif de leur politique d’éducation.

L’école française de Banjul compte une centaine d’élèves dont une vingtaine de Français. Seul « centre culturel » étranger en Gambie, l’Alliance française de Banjul constitue le pilier de notre action culturelle dans le pays. Fondée en 1949, elle dispose d’une bibliothèque de plus de 3 000 ouvrages, d’une médiathèque et d’un centre de ressources pédagogiques mis gratuitement à la disposition des enseignants de français. La coopération linguistique et éducative pourrait reprendre à partir de cette année, notamment dans le domaine de la formation au français.

Afin d’accompagner les réformes en cours en Gambie, un séminaire portant sur la « justice transitionnelle » a été organisé en octobre 2017.Des rencontres culturelles sur ce thème ont été organisées en avril 2018.

Coopération sécurité et défense

La France, depuis 2012, n’avait plus de coopération de sécurité et de défense avec la Gambie. Pour tenir compte du dénouement positif de la crise électorale, elle s’est mise en mesure, dès 2017, d’initier de nouvelles actions, notamment en matière de formation de militaires gambiens. Plusieurs projets ont été lancés : appui à la réforme du secteur de la sécurité (un expert français, conseiller auprès du ministre de l’Intérieur, a été nommé en novembre 2017), consolidation de l’État de droit, formation linguistique.

Mise à jour : février 2019

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