Présentation de la Finlande

Présentation

Données générales

finlande

Présentation du pays

Nom officiel : République de Finlande
Nature du régime : République, démocratie parlementaire
Chef de l’Etat : M. Sauli Niinistö (parti conservateur) élu le 5 février 2012
Chef du Gouvernement : M. Juha Sipilä (Centre) depuis le 29 mai 2015

Données géographiques

Superficie : 338.145 km²
Capitale : Helsinki (570.000 hab.)
Villes principales : Tampere, Turku, Vantaa, Espoo, Lahti, Kuopio
Langue (s) officielle (s) : Finnois et suédois
Monnaie : Euro (introduit le 1er janvier 2002)
Fête nationale : 6 décembre

Données démographiques

Population : 5.500.000 hab. (2016)
Densité : 15 hab. / km²
Croissance démographique : 0,3 % (2016)
Espérance de vie : 81 ans
Taux d’alphabétisation : 100 %
Religions : protestants luthériens (84%), orthodoxes (1,1%), hors confession (13%)
Indice de développement humain : 23ème (2015)

Données économiques
(sources : Commission européenne, DGTrésor)

PIB (mds €) 2016 : 173,4 - 2017p : 176,4
PIB par habitant (2015) : 2016 : 31 500 euros - 2017p : 31 900 euros
Taux de croissance : 2016 : 1,9% - 2017p : 2,4%
Taux de chômage : 2016 : 8,8% - 2017p : 8,5%
Taux d’inflation : 2016 : 0,4% - 2017p : 1%
Solde budgétaire : 2016 :-1% - 2017p : -1,3%
Dette publique : 2016 : 63,5% - 2017p : 63,8%
Balance commerciale (2016) : -0,4 md€ (exportations : 52,7 md€ et importations : 53,1md€)
Principaux clients : Allemagne (13%) ; Suède (10,1%), Etats-Unis (6,7%),
Principaux fournisseurs : Allemagne (15%) ; Suède (11,3%), Russie (11%),
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 3 %
  • industrie : 27,5 %
  • services : 69,5 %
    Exportations de la France vers la Finlande : 2 md € (2016)
    Importations françaises depuis la Finlande : 2 md € (2016)
    Part de marché de la France : 4,9 % (2016)
    http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/finlande

Présence française

http://www.ambafrance-fi.org/
Section consulaire française : Helsinki
Communauté française en Finlande : 2.558 inscrits en août 2012 + env. 500 personnes
Communauté finlandaise en France : env. 7.000 personnes

Eléments d’actualité

Politique intérieure

La Finlande est une République dont la constitution combine un parlement monocaméral élu au scrutin proportionnel tous les 4 ans, avec un président élu au suffrage universel direct pour un mandat de six ans, renouvelable une seule fois.

Succédant à Mme Tarja Halonen (parti social-démocrate), le conservateur Sauli Niinistö (ancien président du parlement), a été élu à la présidence de la République le 5 février 2012 avec 62,6 % des voix face à M. Pekka Haavisto, représentant de l’Alliance des Verts. Cette élection marque un tournant dans l’histoire politique finlandaise puisque la présidence de la République échappe au parti social-démocrate pour la première fois depuis 1982 et revient à un conservateur pour la première fois depuis 1956. Le Président voit ses pouvoirs fortement restreints par rapport à ses prédécesseurs, suite à la révision de la Constitution de 2000. La principale évolution concerne les questions européennes qui sont désormais du ressort unique du gouvernement, alors que le Président continue de mener la politique étrangère du pays en collaboration avec le gouvernement.

Les élections législatives du 19 avril 2015 ont vu arriver en tête les deux principaux partis d’opposition, le parti du Centre et le parti des Vrais Finlandais. Le gouvernement de coalition est dirigé par Juha Sipilä, leader du parti du Centre, nouveau venu en politique. Il comprend deux autres formations de droite, le parti des Vrais Finlandais (populiste, eurosceptique), dirigé par Timo Soini, et le parti conservateur du Rassemblement national mené par le Premier ministre sortant, Alexander Stubb. Cette coalition des "3S" s’est mise d’accord sur une plate-forme de gouvernement « remettre la Finlande en marche » et sur une importante réduction des dépenses publiques.

En perte d’influence, les « Vrais Finlandais » se sont scindés en mai 2017, et leur frange la plus radicale (ayant gagné la présidence contre le leader historique) a finalement été évincée du gouvernement par le Premier ministre qui la jugeait incompatible avec les orientations pro-européennes du pays et de son gouvernement. Depuis, Timo Soini a créé un nouveau parti « Avenir bleu » compatible politiquement pour rester au gouvernement avec Sampo Terho, ministre des affaires européennes, de la culture et du sport. Les « Vrais Finlandais », de nouveau dans l’opposition, ont depuis regagné en popularité (autour de 10%). De son côté, le président Sauli Niinistö, élu haut la main en 2012 à la tête du pays et candidat à sa réélection en janvier 2018, continue de jouir d’une forte cote de popularité.

Prochaines échéances électorales : présidentielles en janvier 2018 et législatives en avril 2019.

Situation économique

Après 3 années de récession (2012-2014) et une année de croissance atone en 2015 (+0,3 %), la Finlande a renoué avec la croissance à partir de 2016 (+1,9 %). En 2017, l’économie finlandaise bénéficie du dynamisme de la demande interne et du commerce extérieur. La croissance du PIB devrait se situer entre +2,1 % et +3,0 %, selon les estimations de juin dernier. L’investissement continue de bénéficier d’un effet de rattrapage dans le secteur de la construction après plusieurs années de report de projets et les entreprises semblent profiter de la conjoncture économique positive pour investir.

Le gouvernement Sipilä a annoncé des initiatives douloureuses pour tenter de restaurer la compétitivité prix à l’export de la Finlande, avec notamment une réduction des dépenses publiques destinée à financer la baisse des charges patronales et un appel à la modération salariale. Le gouvernement a ainsi tenté de négocier avec les partenaires sociaux un pacte social devant permettre de réduire le coût unitaire du travail de 5%. En juin 2016, après des mois de discussions et des grèves inédites, il a obtenu une première avancée majeure avec la signature d’un accord de compétitivité qui porte sur l’allongement du temps de travail et l’augmentation des cotisations sociales à la charge des salariés. Mais la poursuite des réformes souhaitées (santé, flexibilité du marché du travail, réduction du secteur public) s’avère difficile à mettre en œuvre.

Politique étrangère

Sur le plan international, la Finlande s’emploie activement à renforcer la coopération multilatérale, notamment dans le cadre des Nations Unies, et le droit international en général. Elle entretient une relation bilatérale étroite et complexe avec la Russie (frontière commune d’environ 1300 km) et cherche à développer une politique régionale à vocation septentrionale, baltique et arctique.

Depuis son adhésion en 1995, la Finlande se veut élève modèle de l’Union européenne. Elle a adopté l’ensemble des politiques européennes, dont la monnaie unique. Elle a appliqué à la lettre les critères du Pacte de stabilité et de croissance après la mise en place de l’euro, et a veillé à respecter strictement les critères posés par le Pacte en matière de déficit budgétaire et d’endettement. La crise des dettes souveraines dans la zone euro a provoqué un durcissement sensible de la position du pays face aux demandes d’assistance émanant d’Etats en difficulté, perçus comme moins vertueux. En juillet 2015, le gouvernement finlandais a soutenu l’option d’un "Grexit" temporaire, avant de se rallier au compromis final.

Helsinki a publié en juin 2013 un livre blanc sur l’Union européenne. Il plaide pour une intégration plus étroite, juste et équitable, solidaire et responsable, dans le cadre des traités existants. Plus qu’une union économique et un marché unique, le pays voit l’UE comme une communauté de valeurs, respectueuse de ses propres règles. Il met l’accent sur la croissance, la compétitivité et l’emploi, le modèle social, mais aussi la politique énergétique et climatique, la liberté de mouvement et le renforcement d’une défense commune intégrée.

Du fait de sa non-appartenance à l’OTAN, la Finlande est un fervent défenseur de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC), à laquelle elle contribue activement depuis son adhésion à l’Union, à la mesure de ses moyens. Elle a ainsi été le premier Etat membre à répondre à notre demande d’assistance au titre de l’article 42-7 du TUE (relève d’un contingent français FINUL de 180 hommes). La Finlande participe aux opérations de maintien de la paix, essentiellement dans le cadre des Nations Unies. Elle est aussi présente dans le cadre de l’OSCE (missions de terrain) et du Partenariat pour la paix de l’OTAN. La crise ukrainienne a relancé le débat sur une éventuelle adhésion à l’OTAN, mais le sujet divise l’opinion et la classe politique. Elle a également conduit à une coopération de défense renforcée avec la Suède.

Nombre de députés au Parlement européen : 13 sur 754

Commissaire européen : Jyrki Katainen, Vice-président, en charge de l’emploi, de la croissance, de l’investissement et de la compétitivité

Mise à jour : 30.10.17

Informations complémentaires

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