Présentation de la Finlande

Données générales

finlande

Présentation du pays

Nom officiel : République de Finlande
Nature du régime : République, démocratie parlementaire
Chef de l’État : M. Sauli Niinistö (Parti du Rassemblement national) élu le 5 février 2012, réélu le 28 janvier 2018
Chef du gouvernement : M. Antti Rinne (PSD) depuis le 6 juin 2019
Langue (s) officielle (s) : Finnois et suédois
Monnaie : Euro (introduit le 1er janvier 2002)
Fête nationale : 6 décembre (déclaration de l’indépendance, 1917)

Données géographiques

Superficie : 303 919 km²
Capitale : Helsinki (570 000 hab.)
Villes principales : Tampere, Turku, Vantaa, Espoo, Lahti, Kuopio

Données démographiques

Population : 5 514 997 hab. (juin 2018)
Densité : 18,14 hab. / km² (2017)
Croissance démographique : 0,3 % (2016)
Espérance de vie : 81 ans
Taux d’alphabétisation : 100 %
Religions : protestants luthériens (84 %), orthodoxes (1,1 %), hors confession (13 %)
Indice de développement humain : 23e (2015)

Données économiques

(sources : Commission européenne, DG Trésor avec référence aux Douanes finlandaises et l’Institut finlandais des statistiques)

PIB (en Mds €, prix courants) : 216 (2016) ; 224 (2017) ; 234 (2018)
PIB par habitant (en €) : 39 327 (2016) ; 40 638 (2017)
Croissance du PIB : 2,5 % (2016) ; 2,8 % (2017) ; 2,9 % (2018)
Taux de chômage : 8,8 % (2016) ; 8,6 % (2017) ; 8,0 % (2018)
Indice des prix (CPI) en % : 0,4 (2016) ; 0,7 (2017) ; 1,1 (2018)
Solde public (en % du PIB) : - 1,8 (2016) ; - 0,6 (2017) ; - 0,7 (2018)
Dette publique (en % du PIB) : 62,9 (2016) ; 61,3 (2017) ; 60,0 (2018)
Balance commerciale (2017) : - 2,5 Mds€ (exportations : 59,6 Mds€ et importations : 62,1 Mds€)
Principaux clients (en 2017) : Allemagne (14,2 %, 8,5 Mds€) ; Suède (10,3 %, 6,1Mds€), Pays-Bas (6,9 %, 4,1 Mds€)
Principaux fournisseurs (en 2017) : Allemagne (15,5 %, 9,6 Mds€) ; Russie (13,2 %, 8,2 Mds€), Suède (11 %, 6,8 Mds€),
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (en %) :
o secteur primaire : 2,8 (2016), 2,7 (2017)
o secteur secondaire : 27,3 (2016), 28,2 (2017)
o secteur tertiaire : 69,9 (2016), 69,1 (2017)
Exportations de la France vers la Finlande : 1 985,3 M € (2016) ; 2 049,6 M € (2017) Importations françaises depuis la Finlande : 2 022,7 M € (2016) ; 2 382,7 M € (2017)
Part de marché de la France : 4,9 % (2016)

[Consulter la fiche pays Finlande sur le site de la Direction générale du Trésor :>http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/finlande]

Présence française

Le site de l’ambassade de France en Finlande
Section consulaire française : Helsinki
Communauté française en Finlande : 2 558 inscrits en août 2012 + env. 500 personnes
Communauté finlandaise en France : env. 7 000 personnes

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La Finlande est une République dont la constitution combine un parlement monocaméral élu au scrutin proportionnel tous les quatre ans, avec un président élu au suffrage universel direct pour un mandat de six ans, renouvelable une seule fois.

Le président voit ses pouvoirs fortement restreints par rapport à ses prédécesseurs, suite à la révision de la Constitution de 2000. La principale évolution concerne les questions européennes qui sont désormais du ressort unique du gouvernement, alors que le président continue de mener la politique étrangère du pays en collaboration avec le gouvernement. Jouissant d’une forte popularité, le président Sauli Niinistö, a été réélu (64,3 %) dès le premier tour pour un second mandat le 28 janvier 2018.

Les élections législatives du 14 avril 2019 ont vu la défaite de la coalition sortante et la progression des partis d’opposition : les Sociaux-démocrates (PSD) ont obtenu la première place (17,7 %, soit 40 sièges sur 200 au Parlement). Les Vrais Finlandais ont obtenu 17,5 % des voix et 39 députés. Le Rassemblement national (conservateur) du Président Niinistö suit avec 17 % et 38 sièges. Le parti du Premier ministre sortant, le Centre, est arrivé quatrième (13,8 %, 31 députés), suivi par les Verts (11,5 %, 20 sièges) et l’Alliance de gauche (8,2 %, 16 députés).

Caractérisées par une forte dispersion des voix et un renouvellement large du personnel politique (avec une progression des femmes), ces élections confirment la transformation du paysage politique finlandais, dominé depuis près d’un siècle par les trois partis dits « de gouvernement » : PSD, Rassemblement national et Parti du Centre. La Finlande connaît en effet une perte de confiance envers ces partis et une montée des thèmes portés par les Vrais Finlandais (nationalisme, sécurité, immigration), qui sont en progression constante depuis les élections de 2011.

A la suite des élections législatives, le PSD a formé une coalition avec quatre autres partis (le Centre, les Verts, l’Alliance des gauches et le Parti populaire suédois) qui est parvenue à un accord sur le programme gouvernemental le 31 mai 2019 et qui dispose d’une majorité de 117 sur 200 sièges au parlement. Le Président Niinistö a nommé le 6 juin 2019 Antti Rinne en tant que Premier ministre.

Le nouveau gouvernement a mis en place un programme très ambitieux en matière économique, sociale et climatique. Le gouvernement a par ailleurs misé sur le début de la présidence finlandaise de l’UE pour s’imposer sur la scène nationale et européenne, en inscrivant la question du climat au cœur de son action.

Les élections européennes se sont tenues le 26 mai 2019. Le Rassemblement national (20,8 %, 3 sièges, =) est arrivé en tête des élections, comme en 2014 (22,6 %), suivi par les Verts (16,0 %, 2 sièges, +1 siège), avec une progression forte par rapport à leur résultat atteint en 2014 (9,3 %), les sociaux-démocrates PSD (14,6 %, 2 sièges, =, 2014 : 12,3 %), le parti populiste des Vrais Finlandais (13,8 %, 2 sièges, =, 2014 : 12,9 %) et le Centre (13,5 %, 2 sièges, -1, 2014 : 19,7 %). La Finlande obtiendra un 14ème siège lorsque la procédure du Brexit sera achevée, qui sera attribué aux Verts.

Prochaine échéance électorale : élections législatives en 2023, élection présidentielle en 2024.

Situation économique

En 2017, l’économie finlandaise a bénéficié du dynamisme de la demande interne et du commerce extérieur. La croissance du PIB a été de 2,8 %, faisant de la Finlande l’État membre le plus dynamique de la zone euro. L’investissement continue de bénéficier d’un effet de rattrapage dans le secteur de la construction après plusieurs années de report de projets et les entreprises semblent profiter de la conjoncture économique positive pour investir.

Politique européenne et étrangère

Depuis son entrée dans l’UE en janvier 1995, la Finlande se présente volontiers comme le pays nordique le plus favorable au processus d’intégration européenne : elle ne bénéficie d’aucune clause de non-participation, participe pleinement aux politiques de l’UE et a introduit l’euro dès l’origine.

Sur tous les sujets européens, la France et la Finlande ont des convergences fortes, comme sur l’Europe de la défense, le changement climatique, la règle de droit ou la PAC. Plus qu’une union économique et un marché unique, le pays voit l’UE comme une communauté de valeurs, respectueuse de ses propres règles. Il met l’accent sur la croissance, la compétitivité et l’emploi, le modèle social, mais aussi la politique énergétique et climatique, la liberté de mouvement et le renforcement d’une défense commune intégrée.

La Finlande préside, pour la troisième fois (après 1999 et 2006), le Conseil de l’Union européenne au second semestre 2019. La présidence finlandaise de l’UE est l’occasion pour Helsinki de promouvoir ses ambitions en faveur d’une Europe plus durable, plus sociale et plus inclusive. Ses priorités sont (1) renforcer les valeurs communes de l’Union, dont l’État de droit ; (2) rendre l’UE plus compétitive et socialement plus inclusive ; (3) promouvoir une politique climatique plus ambitieuse (réaffirmation d’une hausse moyenne des températures limitée à 1,5°, neutralité carbone au sein de l’Union européenne à l’horizon de 2050) ; (4) garantir la sécurité des citoyens. Selon une enquête Eurobaromètre, 74% des Finlandais considèrent l’Union européenne comme utile, contre une moyenne européenne de 68 %. 66 % des Finlandais considèrent la participation de leur pays à l’Union européenne comme une bonne chose.

La Finlande est très attachée au multilatéralisme et à un ordre international régi par des règles. Avec l’entrée en fonction du gouvernement de centre-gauche dirigé par Antti Rinne, elle revendique une contribution plus active dans le traitement des défis globaux (climat, droits de l’Homme, règle de droit) et entend remettre à niveau son APD, qui a fortement baissé sous le gouvernement précédent.

Non membre de l’OTAN, la Finlande s’inquiète des évolutions en cours dans la relation transatlantique et de la dégradation de l’environnement sécuritaire en mer Baltique et dans l’Arctique, tout en ayant à cœur de maintenir des relations de bon voisinage avec la Russie, qui reste en outre son premier partenaire commercial et fournit 85 % de son énergie.

Du fait de sa non-appartenance à l’OTAN, la Finlande est un fervent défenseur de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC), à laquelle elle contribue activement depuis son adhésion à l’Union, à la mesure de ses moyens. Elle a ainsi été le premier État membre à répondre à notre demande d’assistance au titre de l’article 42-7 du TUE.

La Finlande a rejoint en novembre 2018 l’Initiative européenne d’intervention (initiée par la France en 2017), qui vise à favoriser l’émergence d’une culture stratégique européenne et à développer des coopérations opérationnelles et stratégiques pragmatiques. La Finlande participe aux opérations de maintien de la paix, essentiellement dans le cadre des Nations unies. Elle est aussi présente dans le cadre de l’OSCE (missions de terrain) et du Partenariat pour la paix de l’OTAN.
Au plan bilatéral, une déclaration commune franco-finlandaise a été signée sur la défense européenne en août 2018.

Considérant essentiel pour sa stratégie de défense le rôle du renseignement pour faire face aux menaces hybrides, elle a créé en 2017 un Centre européen de défense contre les menaces hybrides, auquel la France s’est associée.

La Finlande a présidé jusqu’au mai le Conseil de l’Arctique (2017-2019) et le Conseil de l’Europe (de novembre 2018 à mai 2019).

Mise à jour : 22.09.19

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