Présentation de la Finlande

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Présentation du pays

finlande

Données générales

Nom officiel : République de Finlande
Nature du régime : République, démocratie parlementaire
Chef de l’État : M. Sauli Niinistö (Parti du Rassemblement national) élu le 5 février 2012, réélu le 28 janvier 2018
Chef du gouvernement : Mme Sanna Marin (Parti Social-Démocrate) depuis le 10 décembre 2019
Fête nationale : 6 décembre (Déclaration d’indépendance, 1917)

Données géographiques

Superficie : 338 440 km²
Capitale : Helsinki (648 042 hab.)
Villes principales : Espoo, Tampere, Turku, Vantaa, Lahti, Kuopio
Langue (s) officielle (s) : finnois et suédois
Monnaie : Euro (introduit le 1er janvier 2002)

Données démographiques

Population : 5,5 M (juillet 2020)
Densité : 16,4 hab. / km² (2020)
Croissance démographique : 0,2 % (2019)
Espérance de vie : 81,9 ans
Taux d’alphabétisation : 100 %
Religions : protestants luthériens (84 %), orthodoxes (1,1 %), hors confession (13 %)
Indice de développement humain (PNUD 2020) : 0,938 ; 11e rang mondial (2019)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La Finlande est une République dont le système combine un parlement monocaméral élu au scrutin proportionnel tous les quatre ans et un président élu au suffrage universel direct pour un mandat de six ans, renouvelable une fois.

Le Président partage le pouvoir avec le chef de gouvernement, élu par le Parlement. Il est le chef des armées et dirige la politique étrangère, à l’exclusion des questions européennes depuis la révision de la Constitution en 2000, en collaboration avec le gouvernement. Le 28 janvier 2018, jouissant d’une forte popularité, le président Sauli Niinistö (sans étiquette, tendance conservateur) a été réélu pour un second mandat dès le premier tour (64,3 %). Les prochaines élections présidentielles auront lieu en 2024.

La Première Ministre Sanna Marin (parti social-démocrate, PSD, centre gauche) a été nommée officiellement par le président Niinistö le 10 décembre 2019, après la démission d’Antti Rinne consécutive à un grave conflit social au sein de la Poste finlandaise. A 34 ans, Mme Marin est devenue la plus jeune Première Ministre de l’histoire de la Finlande et la 3e femme à accéder à cette fonction.

Mme Marin dirige une coalition de cinq partis (PSD, Centre, Verts, Alliance des gauches, Parti populaire suédois), qui dispose d’une majorité de 117 sur 200 sièges au Parlement. Son gouvernement comprend 9 femmes sur 18 membres.
Mme Marin a dû, sitôt nommée, faire face à la crise sanitaire. De l’avis général, la gestion de crise a plutôt profité au gouvernement actuel : en tête des intentions de vote début 2020, le parti d’extrême-droite les Vrais Finlandais est désormais distancé par le PSD. La population finlandaise a en effet majoritairement soutenu la réponse du gouvernement à la crise, qui a consisté à prendre des mesures d’exception en coordination avec le Président dès le 16 mars 2020 selon un mode hybride. Ces mesures ont permis de protéger la population, limitant ainsi le nombre de décès à moins de 1 000 depuis le début de l’épidémie, et de garantir une continuité de fonctionnement de la société et de l’économie. Mme Marin en a profité pour recentrer le débat politique sur les questions sociales et climatiques, plutôt que sur les questions de valeurs.

Les prochaines élections législatives se tiendront en 2023.

Politique étrangère

Union européenne - Depuis son entrée dans l’UE en janvier 1995, la Finlande se présente volontiers comme le pays nordique le plus favorable au processus d’intégration européenne. Néanmoins, le parti d’extrême-droite des Vrais Finlandais s’est hissé en troisième position aux dernières élections législatives (décembre 2019) et le soutien de la population finlandaise à l’UE a faibli.
Au second semestre 2019, la Finlande a présidé le Conseil de l’Union européenne pour la 3e fois après 1999 et 2006. La présidence finlandaise a été l’occasion pour Helsinki de promouvoir notamment une Europe plus durable et sociale, de soutenir le respect l’État de droit et une politique climatique plus ambitieuse. Elle a aussi fait de l’Afrique un axe de travail important de sa présidence.

La Finlande est mobilisée en faveur du renforcement de l’Europe de la défense. Elle est un des principaux contributeurs aux missions et opérations de la PSDC (Politique de sécurité et de défense commune) européenne. Elle a également rejoint en novembre 2018 l’Initiative européenne d’intervention (IEI) et participe aux groupes de travail sur le Sahel et la mer Baltique. Ses priorités durant la présidence ont globalement rejoint celles de la France, en particulier s’agissant de l’autonomie stratégique européenne.

Politique étrangère - La Finlande est très attachée au multilatéralisme et à un ordre international régi par des règles. Elle revendique une contribution plus active dans le traitement des défis globaux (climat, droits de l’Homme, Etat de droit, éducation des filles) et ambitionne de se rapprocher de l’objectif de 0,7 % du RNB (revenu national brut) pour son aide publique au développement. Elle participe aux opérations de maintien de la paix des Nations unies et assure également des missions de terrain dans le cadre de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) et du Partenariat pour la paix de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique nord).

La Finlande a fait acte de candidature pour siéger au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies de 2022 à 2024 inclus. Ses priorités sont les droits des femmes et des jeunes filles, le changement climatique, l’éducation, les nouveaux défis du numérique.

Afrique - Depuis 2018, l’Afrique est une nouvelle priorité de l’action diplomatique de la Finlande, qui dévoilera prochainement sa première stratégie nationale pour le continent. Par ailleurs, la Finlande souhaite approfondir la relation UE-Afrique sur la base d’un partenariat équilibré favorisant la stabilité et la paix avec pour objectif le développement socialement durable de l’Afrique.

La Finlande est investie au Sahel. Elle contribue aux missions PSDC dans la région, notamment au Mali, et s’est engagée à apporter un soutien financier à la Force conjointe G5 Sahel. Enfin, la Finlande est membre observateur de l’Alliance Sahel et elle contribue de façon importante (10 M €) au Fonds fiduciaire d’urgence.

Défense - La Finlande n’est pas membre de l’OTAN mais elle a signé avec l’organisation en 2014 un partenariat très étroit qui permet une grande interopérabilité. Le rapprochement avec l’OTAN s’est fait parallèlement à celui opéré par la Suède, ce qui a permis le développement d’une coopération stratégique régionale : les deux pays ainsi que la Norvège ont adopté en 2018, dans le cadre de la NORDEFCO, la stratégie « Vision 2025 » qui donne lieu à une coordination et une collaboration avancées en matière de défense, complétées par la signature en 2020 d’une Déclaration d’Intention ayant pour objectif de renforcer la coopération de défense entre les trois pays. La Finlande participe également aux coopérations stratégiques au sein du Conseil des États de la mer Baltique et du Nordic-Baltic Eight.

S’agissant de la Russie, la Finlande a à cœur de maintenir des relations de bon voisinage. Helsinki et Moscou entretiennent un dialogue bilatéral régulier de haut niveau, la Finlande ayant adopté une ligne de « neutralité active ». La Finlande soutient également l’application des cinq principes directeurs adoptés par l’UE en mars 2016 et souhaite réactiver, via l’UE, une coopération avec la Russie sur des initiatives environnementales. Au niveau bilatéral, la Finlande et la Russie coopèrent notamment dans le domaine de l’énergie et dans le domaine de l’environnement. La Russie est le premier partenaire commercial de la Finlande.

La Finlande cherche à développer une politique régionale arctique qui favorise le multilatéralisme. Bien qu’étant un Etat non-côtier de l’océan Arctique, un tiers de son territoire se trouve au nord du cercle polaire et la région arctique constitue un enjeu de politique intérieure pour la Finlande d’un point de vue économique, environnemental, sociétal et scientifique. La Finlande a présidé le Conseil de l’Arctique de 2017 à 2019 et participe également au Conseil Euro-Arctique de la mer de Barents et au Forum arctique.

Face à l’accroissement de la présence chinoise en Arctique, la Finlande cherche à rééquilibrer sa relation avec la Chine. Elle va ainsi mettre à jour sa stratégie et élaborer un Agenda de coopération UE-Chine 2025.

La Finlande jour un rôle moteur au niveau international en ce qui concerne le changement climatique. Parallèlement à l’accord européen qu’elle a favorisé concernant une neutralité carbone à l’horizon 2050, le pays s’est fixé nationalement un objectif de neutralité carbone d’ici à 2035.

Situation économique

PIB (en Mds €, prix courants) : 241 (2019)
PIB par habitant (en €) : 43 436 (2019)
Croissance du PIB en 2020 : -3,3 % (prévision 2020)
Taux de chômage : 7,8 % (2020)
Dette publique (en % du PIB) : 70,2 % (4e trimestre 2020)
Balance commerciale (2019) : -0,8 Md € (exportations : 63,9 Md € ; importations : 66,5 Md €)
Principaux partenaires commerciaux : Allemagne, Suède, Pays-Bas, Russie, Etats-Unis et Chine
Le secteur tertiaire est le secteur d’activité le plus important dans le PIB finlandais (69,4 % en 2019), suivi du secteur secondaire (industrie et construction : 27,8 % en 2019). Le secteur des services est aussi celui qui emploie le plus d’actifs (74,2 % des actifs employés en 2020), suivi de la construction (14,2 % en 2020).

Après trois années de croissance à un niveau moyen de près de 2,5 % (2016-2018), principalement due à un effet de rattrapage suite à la récession du début des années 2010, la croissance finlandaise avait déjà subi un ralentissement en 2019, avec un PIB en progression de 1,1 % sur l’ensemble de l’année.

Cette conjoncture était notamment due aux incertitudes liées au commerce mondial (guerre commerciale sino-américaine, incertitudes autour du Brexit), les échanges commerciaux représentant 40 % du PIB finlandais. La faible croissance allemande (l’Allemagne étant le 1er client de la Finlande) a également joué en défaveur du pays, 60 % du commerce étant réalisé avec les autres pays de l’UE.

Toutefois, la dette publique comme le déficit public demeuraient en 2019 à des niveaux relativement modérés (respectivement 59,4 % et 1,1 % du PIB).

Si la Finlande fait partie des pays de l’UE dont l’économie a été le moins fortement impactée par la crise sanitaire, l’économie du pays affiche néanmoins une contraction de -1,9 % au premier trimestre, et de -3,2 % au deuxième trimestre de l’année 2020 (contre -11,9 % en moyenne pour l’Union européenne). D’après le rapport 2020 de l’Economic Policy Council, la chute du PIB finlandais devrait être limitée à -3,5 % pour l’année 2020 (recul important des exportations, entre -14 % à -16 %), mais la reprise pour 2021 serait elle aussi modeste, et ne dépasserait pas a priori 2,5 %. Parallèlement, la situation des finances publiques devrait se dégrader largement, avec un niveau de dette publique estimé à 71,3 % du PIB à la fin de l’année 2020. Le déficit budgétaire s’est creusé de 17,5 mds € et s’élève à environ 6 % du PIB en 2020.

Dans le cadre du plan de relance national, six grandes thématiques de ce plan, orienté vers l’offre, ont été identifiées et portent en particulier sur la transition verte, la numérisation et la compétitivité. La Finlande devrait recevoir un total d’environ 2,1 Mrds € d’aides dans le cadre du plan de relance européen. Une phase de consultations est organisée avec les diverses parties prenantes (municipalités, représentants des secteurs) pour recueillir leurs propositions.

Le gouvernement finlandais souhaite poursuivre son engagement en faveur des enjeux environnementaux, qui constituent un des principaux fils conducteurs du programme de coalition, avec l’inclusion sociale. L’objectif est d’atteindre la neutralité carbone dès 2035. La mise en service prochaine de l’EPR d’Olkiluoto (OL3), construit par Areva S.A. en consortium avec Siemens depuis 2005 pour le compte de l’électricien finlandais TVO, pourra contribuer à la réalisation des ambitions climatiques du gouvernement.

Mise à jour : 5.05.21

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