Présentation des États-Unis

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Présentation du pays

ÉTATS-UNIS {JPEG}

Données générales

Nom officiel : États-Unis d’Amérique
Nature du régime : République fédérale
Chef de l’Etat : Donald John Trump (né le 14 juin 1946)

Données géographiques

Superficie : 9 363 123 km². 4e rang mondial.
Capitale : Washington, D.C. (0,6 M. d’h.)
Villes principales : New York (8,4 M. d’h.), Los Angeles (3,9), Chicago (2,7) [Source : US Census, 2010]
Langue(s) officielle(s) : Les États-Unis n’ont pas de langue officielle. L’anglais est la langue maternelle d’environ 80 % de la population.
Monnaie : le dollar américain (USD). 1 euro = 1.17USD (09/2020)
Fête nationale : 4 juillet (Independance Day)

Données démographiques

Population : 329 millions d’habitants (estimation US Census 2020)
Densité : 32 habitants/km²
Croissance démographique : Les États-Unis connaissent une forte croissance démographique : environ +1% par an. Les Hispaniques constituent désormais la 1ère minorité des États-Unis (18% de la population).
Espérance de vie : 76 ans pour les hommes, 81 ans pour les femmes.
Taux d’alphabétisation : 97%
Religion(s) : protestants (47%), catholiques (21%), juifs (1,9%), musulmans (0,9%). Pas de religion d’État. 85% des Américains se déclarent croyants.
IDH : 0.92 classement PNUD : 15e en 2019 (France 26)

Eléments d’actualité

Politique intérieure

La COVID-19 continue à frapper durement le pays et affecter le quotidien de millions d’Américains. Mi-octobre 2020, avec plus de 216 000 morts, 7 millions de cas de contamination et 45 000 cas par jour, les Etats-Unis ont, à ce stade, le plus lourd bilan humain au niveau mondial.

Le chômage a décru depuis son pic du mois d’avril (6,6 millions de nouveaux demandeurs d’emploi s’étaient inscrits en une semaine) mais s’élève encore à 7,9% et le PIB devrait se contracter de près de 6% fin 2020. Avant la crise actuelle, l’économie américaine avait connu la plus longue période d’expansion depuis 1945, tandis que le taux de chômage était tombé au-dessous de 4%, plaçant le pays en position de plein emploi.

Aux crises sanitaire et économique, s’ajoutent des tensions politiques et sociales qui divisent le pays. A la suite de la mort de George Floyd à Minneapolis le 25 mai 2020, des manifestations puis des émeutes de grande ampleur se sont déroulées dans tout le pays pour dénoncer le racisme et les violences policières. Des affrontements violents ont également eu lieu entre manifestants et groupuscules d’extrême-droite, faisant ressurgir le spectre des tensions raciales et le débat sur l’existence des milices armées.
Cette polarisation politique et sociale se reflète au sein des institutions. On assiste à une paralysie législative croissante au Congrès, tiraillé entre une majorité démocrate à la Chambre des Représentants (retrouvée en 2018) et une majorité républicaine au Sénat.

Au plan politique, l’administration Trump met en œuvre le programme conservateur mis en avant pendant la campagne présidentielle de 2016 : nomination des juges, démantèlement des règlementations environnementales, tentative d’affaiblissement de l’Obamacare. Après un long shutdown suivi d’un bras de fer avec le Congrès autour de l’état d’urgence déclaré par le président en vue de la construction du mur frontalier, la Maison Blanche est parvenue à obtenir les financements souhaités en puisant dans le budget de la Défense. En parallèle, l’administration Trump a renforcé les dispositifs de contrôle et d’expulsion des Etats-Unis pour les immigrés illégaux, après avoir adopté des décrets restreignant les conditions d’immigration aux Etats-Unis, notamment au nom de la lutte contre le terrorisme.

La côte de popularité du président Trump, quels que soient les évènements (pandémie, crise sociale), est relativement stable depuis trois ans et demi : elle oscille entre 40% et 45% d’opinions favorables depuis de longs mois, marquant la solidité de sa base électorale mais aussi le rejet d’une partie de la population.

Investis par leurs partis respectifs, Joe Biden et Donald Trump se disputeront la présidence lors des élections du 3 novembre. Le candidat républicain développe un narratif basé sur la défense de la loi et de l’ordre tandis que le candidat démocrate souhaite porter un message d’apaisement au cœur d’une société divisée.

Le décès de la doyenne de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg, icône de l’Amérique libérale, est venue électriser une campagne déjà sous haute tension. La confirmation de la candidate retenue par Donald Trump pour lui succéder, Amy Coney Barrett, est l’un des enjeux de la campagne.

Au Congrès, le parti démocrate, qui voit l’influence de son aile progressiste grandir, espère reprendre le contrôle du Sénat, à majorité républicaine depuis 2015.

Politique étrangère

Dès son élection en 2016, Donald J. Trump a souhaité inscrire sa présidence en rupture par rapport à l’interventionnisme américain des années 1990 et 2000.

Les thèmes de la lutte contre le terrorisme, l’immigration et la volonté affirmée de rééquilibrer les relations commerciales des Etats-unis ont dominé les premières années de la présidence Trump. Si les premiers pas ont été marqués par des actions volontaristes en Syrie (frappes du 6 avril 2017, prise de Raqqa) et en Afghanistan (bombardements, renforcement temporaire des effectifs américains), le président américain a par la suite annonce le rééquilibrage des troupes déployées en Europe (de l’Allemagne vers la Pologne notamment) et l’ambition de réduire la présence américaine en Afghanistan d’ici au 3 novembre.

En parallèle, après avoir dénoncé le Partenariat Trans-Pacifique TPP, l’administration Trump a ouvert une renégociation de l’ALENA, qui a abouti à l’accord tripartite USMCA et négocié un nouvel accord commercial avec la Corée du Sud. Comme annoncé, les Etats-Unis ont également négocié un nouvel accord commercial avec la Chine (phase 1 à ce stade), après des mois de négociations et des tensions exacerbées.

Le président Trump a pris certaines décisions de politique étrangère allant à rebours du consensus international, telles l’annonce du retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris (1er juin 2017), les remises en cause régulières du système multilatéral (retrait américain de l’UNESCO, du Conseil des droits de l’Homme, volonté de renégocier les contributions américaines aux Nations-Unies) ou encore la décision de transférer l’ambassade américaine à Jérusalem (6 décembre 2017). De même, l’administration Trump a procédé au retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien en mai 2018 et a rétabli de nombreux trains de sanctions à l’encontre de l’Iran, dans le cadre d’une campagne de pression maximale contre Téhéran qui a monté d’un cran le 3 janvier 2020 avec l’élimination ciblée général iranien Qassem Soleimani. Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompéo a lancé un ultimatum au Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhimi, selon lequel Washington fermera son ambassade à Bagdad, à moins que le régime ne réprime les milices chiites irakiennes alignées sur l’Iran. La Maison Blanche a par ailleurs célébré, après l’accord de "paix" entre le Kosovo et la Serbie, la "normalisaion", sous son patronnage, des relations diplomatiques entre Israël d’un côté et les Emirats Arabes Unis et le Bahreïn de l’autre (accords d’Abraham) qui permet de limiter l’influence de l’Iran sur le Moyen Orient.

Le rapprochement initialement souhaité par le président américain avec Moscou a été contrarié par les polémiques intérieures sur le rôle de la Russie dans l’élection présidentielle américaine et les sanctions adoptées par le Congrès à l’encontre de Moscou.

Situation économique

Sous l’effet de la pandémie, le PIB des Etats-Unis accuse une chute historique de 32,9 % au deuxième trimestre 2020, en rythme annualisé (comparaison du montant du PIB à celui du trimestre précédent). Au premier trimestre, le PIB de la première économie du monde avait reculé de 5 % sous l’effet des mesures de confinement imposées à la mi-mars. En Août 2020, la FED a annoncé une récession de 6% pour l’année 2020 contre une croissance de 2,6% en 2019. La contraction est largement due à la baisse des dépenses de consommation, composante majeure du produit intérieur brut, qui ont baissé de 34,6 % au deuxième trimestre, en rythme annualisé également. Les dépenses dans les services, un des secteurs les plus touchés par la crise, ont chuté de 43,5 % : les investissements privés ont baissé de 49 %. Sans surprise, les dépenses du gouvernement fédéral ont bondi de 17,4 %, en raison de l’aide financière apportée aux ménages et aux entreprises. En septembre 2020, le taux de chômage était de 7,9%, en baisse pour le cinquième mois consécutif, soit environ 12,6 millions de personnes sans emploi (Bureau of Labor Statistics, BLS).

L’inflation est inférieure à l’objectif que s’était fixée la FED en début d’année, les prix ont progressé de 0,99% sur les douze derniers mois, la FED espérait une augmentation de 2%. Les taux directeurs, revus à la baisse en mars 2020 pour atteindre 0,25%, sont au plus bas depuis 2015.

Les plans de sauvetage de l’économie vont faire bondir le déficit budgétaire à 16 % du PIB cette année (3.300 milliards de dollars) et la dette à 104,4 % du PIB en 2021 (en septembre 2020 à 98,2 %), selon les derniers calculs du CBO, l’office budgétaire du Congrès. La dérive des comptes publics avait déjà largement débuté avant la pandémie, mais celle-ci fait entrer les Etats-Unis dans une phase durable de finances publiques dégradées

PIB : 20 494 Mds USD (2019, FMI)
PIB par habitant : 62 641 USD (2019, FMI)
Taux de croissance : 2% (2019, FMI)
Taux de chômage : 7,8% (2020, BLS)
Taux d’inflation : 1,9% (2019, BLS)
Déficit budgétaire : 984 Mds USD en 2019 (4,6% PIB)
Dette publique : 16 800 Mds USD en 2019 (79% PIB)
Balance commerciale : -500 Mds USD (2019, Dép. du Commerce)
Principaux clients (2019) : Canada, Mexique, Chine, Japon, Royaume-Uni (France au 10e rang, 2,4%)
Principaux fournisseurs (2019) : Chine, Canada, Mexique, Japon, Allemagne (France au 11e rang, 2,4%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : services (80%), industrie (18%), agriculture (2%)

Mise à jour : 10. 2020

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