Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : Royaume d’Eswatini (anciennement Royaume du Swaziland)
Nature du régime : monarchie absolue
Chef de l’Etat : Roi Mswati III

Données géographiques

Superficie : 17364 km²
Capitale : Mbabané
Villes principales : Mbabane (76.218), Manzini (110.537), Lobama, Siteki.
Langues officielles : swati, anglais
Monnaie : Lilangeni (SZL) (rattaché au Rand sud-africain) (1€ = 15,89 SZL au 21/11/2018).
Fête nationale : 6 septembre (date de l’indépendance en 1968).

Données démographiques

Population : 1,4 million d’habitants (Banque mondiale, 2017)
Densité : 77 hab./km2
Croissance démographique : 1,8 % (Banque mondiale, 2017)
Espérance de vie : 57,7ans (Banque mondiale, 2016)
Taux d’alphabétisation : 87,8 % (Unicef, 2008-2012)
Religion(s) : christianisme : 80%, croyances traditionnelles : 18%, islam : 2%.
Indice de développement humain : 147ème sur 186 pays classés (PNUD, 2014).

Données économiques

PIB : 4,4 Mds USD (Banque mondiale, 2017)
PIB par habitant : 3224 USD (Banque mondiale, 2017)
Taux de chômage : 25.7 % (Banque mondiale, 2017)
Taux d’inflation : 5,3% % (Banque mondiale, 2017)
Taux de croissance : - 0,9 % (Banque mondiale, 2018), +0,3% (Banque mondiale, 2017)
Principaux clients : Afrique du Sud (61 %), Etats-Unis , Royaume-Uni
Principaux fournisseurs : Afrique du Sud (87 %), Chine, Inde, Etats-Unis
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Nations Unies, 2014) :

  • commerce, industrie, restauration, hôtellerie : 53%
  • services financiers : 15 %
  • secteur public : 14 %
  • agriculture et forêt : 6 %
  • bâtiment et travaux publics : 4,5 %
  • transports et communications : 4,5 %
    Exportations de la France vers l’Eswatini (2017) : 2 M €
    Importations françaises du Eswatini (2017) : 8 M€

Plus d’informations au lien suivant : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/swaziland

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://mz.ambafrance.org/
Communauté française : données non disponibles
Communauté swazie en France : 9 personnes.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, l’Eswatini (dénommé Swaziland à l’époque)a obtenu son indépendance du Royaume-Uni en 1968. Dernière monarchie absolue d’Afrique, le régime est néanmoins doté d’une Constitution qui codifie la coutume. Le pays est dirigé par le roi Mswati III depuis avril 1986. A l’occasion du 50ème anniversaire de l’indépendance du Swaziland (19 avril 2018), le roi a annoncé que son pays changeait de nom pour reprendre son nom originel de « Royaume d’Eswatini » (« le pays des Swazis » en langue swati) au motif que le Swaziland est le seul pays d’Afrique australe à avoir conservé son nom du temps de la colonisation britannique.

Une nouvelle constitution est entrée en vigueur en février 2006. Ce texte prévoit la liberté d’associationmais n’autorise toujours pas expressément le rétablissement des partis politiques et ne garantit pas l’indépendance de la justice.

Les partis politiques n’ont pas été autorisés à participer aux élections législatives et locales qui se sont tenues en 2013. L’UE a regretté vivement cette absence de progrès, malgré des engagements pris par le Swaziland, dans le cadre de l’examen périodique universel du Conseil des droits de l’Homme et la pression croissante de la société civile.

L’opposition a appelé au boycott des élections de 2008 et de 2013. L’UE a refusé d’envoyer une mission d’observation électorale afin de ne pas cautionner un système au sein duquel il n’existe ni séparation des pouvoirs, ni pluralisme.

Les élections parlementaires du 21 septembre 2018 se sont déroulées dans le calme, à l’exception de quelques incidents isolés. Les résultats sont un échec pour l’opposition : aucun des candidats membres du SWADEPA, principal parti d’opposition, présents dans 46 circonscriptions sur 59, n’a été élu.

Les missions d’observation internationales de l’Union Africaine et de la SADC ont estimé que les élections ont été pacifiques et crédibles, un jugement partagé par les organisations de la société civile locales et par l’Union européenne qui avait aussi déployé quelques observateurs (agents de la Délégation de l’UE de Mbabane, ainsi que des ambassades britannique et allemande à Pretoria, et de l’ambassade de France à Maputo). Malgré ce satisfecit global, l’Union Africaine a appelé les autorités swazies à autoriser les partis politiques à participer directement et librement aux élections, en soulignant que le Royaume était le seul pays de la région à maintenir une telle interdiction. L’Union Africaine a également appelé l’Eswatini à ratifier et mettre en oeuvre la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, déjà signée par ce pays dès 2008.

Un nouveau gouvernement, très largement renouvelé, a été formé le 6 novembre 2018.

Situation économique

Classé dans la catégorie des Pays à Revenu Intermédiaire, l’Eswatini reste, selon le FMI, marqué par un taux de pauvreté estimé à plus de 60%, de très fortes inégalités de revenu, ainsi qu’un taux de prévalence du VIH-SIDA parmi les plus élevés au monde (27,2 % au sein des 15-49 ans) même s’il est en passe d’atteindre les objectifs de l’ONUSIDA d’ici 2020.

Sur le plan conjoncturel, le pays est déstabilisé par un double choc combinant l’impact économique négatif de la sécheresse (baisse de la production hydroélectrique notamment), la baisse des revenus douaniers perçus dans le cadre de la SACU (Southern African Custom Union qui lie l’Eswatini à l’Afrique du Sud, au Lesotho, au Botswana et à la Namibie) qui représentent l’essentiel de ses ressources budgétaires, et le ralentissement de l’économie sud-africaine.

Politique étrangère

L’Eswatini a présidé la SADC (Communauté de Développement d’Afrique australe) d’août 2016 à août 2017. Le pays est membre du Commonwealth et a gardé des relations denses avec le Royaume-Uni. Le Royaume a été élu au sommet de l’UA d’Addis Abeba (fin janvier 2017) à la présidence de l’alliance des leaders africains contre la malaria. Le Royaume soutient le principe d’un élargissement du Conseil de Sécurité des Nations Unies à l’Afrique (consensus d’Ezulwini). L’Eswatini fait partie des premiers pays à avoir ratifié l’accord de Paris sur le climat à l’automne 2016.

L’Afrique du Sud, qui plaide en faveur d’une démocratisation du régime, suit avec attention l’évolution du pays. Pretoria influe fortement sur la politique monétaire de l’Eswatini dans le cadre de la SACU et est, de loin, le premier partenaire commercial de Mbabané.

Les Etats-Unis participent à la distribution d’une aide dans les domaines sociaux, notamment via la Fondation Clinton et le Fonds Mondial Sida. Les Etats-Unis ont suspendu l’Eswatini entre 2015 et fin 2017 de la liste des bénéficiaires de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act) qui ouvrait largement le marché américain aux produits swazis, du fait de l’absence de réformes politiques. La mise en conformité du droit swazi avec les critères de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) a permis à l’Eswatini de bénéficier à nouveau de l’AGOA.

L’Eswatini est le dernier Etat africain à reconnaître Taiwan qui a assuré quelques investissements à forte visibilité dans le pays (routes, nouvel aéroport international).

L’Union européenne est l’un des principaux bailleurs de fonds de l’Eswatini, après la Banque africaine de développement, avec 62 M€ pour le 11ème FED (2014-2020), qui met l’accent sur la santé, l’agriculture et la sécurité alimentaire. L’Eswatini a ratifié dès le mois d’août 2016 l’Accord de Partenariat Economique (APE) UE-SADC.

Mise à jour : 23.11.18

Informations complémentaires

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