Présentation

Données générales

ESTONIE {JPEG}

Nom officiel : République d’Estonie
Nature du régime : République parlementaire
Président de la République : Mme Kersti Kaljulaid (10 octobre 2016)
Premier ministre : M. Jüri Ratas (23 novembre 2016)

Données géographiques

Superficie : 45 339 km²
Capitale : Tallinn
Villes principales : Tartu, Narva, Kohtla-Järve, Pärnu
Langue(s) courante(s) : estonien (langue officielle), russe
Monnaie : euro (depuis le 1er janvier 2011)
Fête nationale : 24 février (indépendance de 1918)

Données démographiques
(sources : Eurostat, Banque mondiale, PNUD)

Population (2017) : 1 315 635
Densité : 30 hab/km²
Croissance démographique (2017) : 0,0 %
Espérance de vie (2015) : 72,2 ans pour les hommes, 81,4 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation (2015) : 99,8 %
Religion(s) : Pas de religion officielle. Protestantisme luthérien, orthodoxie russe
Indice de développement humain (2015) : 0,865 (30e rang)

Données économiques
(sources : Eurostat, Trésor, BIT)

PIB (2017, en prix courants) : 23 milliards €
PIB par habitant (2017, aux prix du marché) : 17 500 €
Croissance (2017) : 4,9 %
Chômage (au sens du BIT) (2017) : 5,9 %
Inflation (2017) : 3,7 %
Solde budgétaire (2017) : -66,1 millions € (-0,3 % du PIB)
Balance commerciale (2016) : -1,6 milliard € (7,7 % du PIB)
Principaux clients (2017) : Suède (17 %), Finlande (14,5 %), Russie (9,7 %)
Principaux fournisseurs : Finlande (10 %), Russie (9,8 %), Allemagne (9,7 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) :

  • agriculture : 4 %
  • industrie : 25 %
  • services : 71 %

Exportations de la France vers l’Estonie (2017) : 321,6 millions €
Importations de la France depuis l’Estonie (2017) : 354,0 millions €
http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/estonie

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://ee.ambafrance.org/
Communauté française (2017) : 300 Français immatriculés
Communauté estonienne en France (2017) : 686 Estoniens immatriculés

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Apparu sur la scène internationale en 1918, l’État estonien a été envahi par l’Union soviétique en juin 1940, par l’Allemagne nazie en juin 1941 et de nouveau par l’Union soviétique à partir de 1944. En 1991, l’Estonie a restauré son indépendance.

Kersti Kaljulaid a été élue le 3 octobre 2016 à la présidence de la République estonienne. Première femme à occuper ce poste, K. Kaljulaid, âgée de 48 ans, a travaillé de 2004 à 2016 à la Cour des comptes européenne. Très populaire en Estonie, elle incarne un renouveau qui semblait attendu. Elle se présente comme conservatrice en économie et libérale en matière sociale (migrations, questions LGBT).

En novembre 2016, l’élection d’un nouveau chef de file pour le Parti du Centre (soutenu par les russophones, qui représentent 25 % de la population dont 80 000 non-citoyens), Jüri Ratas, au profil moins proche du Kremlin et moins controversé que son prédécesseur, a également contribué au renouvellement de la scène politique estonienne. Une large coalition rassemble, à parité, le Parti du Centre, les conservateurs (IRL) et les sociaux-démocrates (SDE). Ce gouvernement a fixé de nouvelles priorités aux inflexions plus sociales (réforme fiscale, politique familiale plus active, hausse des droits d’accise, lutte contre l’alcoolisme, politique de grands travaux). Les orientations de la politique européenne et étrangère, en revanche, n’ont pas été modifiées.

La Constitution de 1992 a instauré une démocratie parlementaire. Le Parlement monocaméral (101 membres) est élu pour quatre ans au scrutin proportionnel. Le président de la République est élu par les députés pour un mandat de cinq ans. Il propose la nomination du premier ministre au Parlement.

Situation économique

Après deux années d’une récession très profonde, l’Estonie a retrouvé en 2010 le chemin d’une croissance robuste et assainie. Cette tendance s’est poursuivie depuis, notamment en 2017, et l’investissement a pris le relais de la consommation des ménages comme principal moteur de cette croissance. Les finances publiques sont exemplaires et le gouvernement, même s’il s’est engagé sur une légère inflexion sociale (réforme fiscale visant à relever le seuil d’imposition notamment), n’entend pas déroger à sa traditionnelle orthodoxie en la matière (léger excédent budgétaire en 2017 et dette équivalente à 9,3 % du PIB). Le taux de chômage a décru au cours des dernières années, s’établissant à 5,9 % en 2017. L’inadéquation croissante entre offre d’emploi et offre de travail, sur fond de baisse constante de la population et d’émigration persistante, apparaît néanmoins comme un problème saillant.
Le numérique est devenu un réel levier de croissance en Estonie (les nouvelles technologies de l’information ont contribué à la création de 6,8 % du PIB en 2016), facilitant les procédures administratives (99 % des démarches administratives se font en ligne, signature électronique, possibilité de création d’entreprise en quelques heures), et attractif pour des investisseurs étrangers : en 2014, l’Estonie a été le premier pays au monde à créer une « e-résidence », qui donne à des ressortissants de pays tiers accès à certains des services en ligne proposés par l’État estonien à ses citoyens (création d’entreprises, opérations bancaires, signature numérique sécurisée, etc.). En juillet 2018, on comptait déjà plus de 40 000 « e-Estoniens ».
Riche en schiste bitumineux, l’Estonie tire de cette ressource une grande partie de sa production énergétique (plus de 80 %de l’électricité produite). Cette filière est toutefois menacée par l’obsolescence des installations que l’Estonie a commencé à moderniser en investissant dans des équipements plus performants en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Elle développe par ailleurs la filière des énergies renouvelables (15,1 % de la production électrique et 28,6 % de la consommation finale d’énergie du pays, ce qui place l’Estonie au 7e rang des États membres de l’UE), notamment la biomasse (bois) et l’éolien. Encore totalement dépendante des approvisionnements en hydrocarbures russes, l’Estonie a entrepris de réduire la part du gaz dans sa consommation (chauffage à partir de cogénération et d’incinération de déchets), et de diversifier ses approvisionnements (installation du gazoduc Baltic Connector qui doit la relier à la Finlande en 2020). Elle est en outre désormais reliée à la Finlande par deux câbles électriques (Estlink 1 et 2) et s’inscrit dans les projets de synchronisation des réseaux électriques balte et polonais avec le système européen continental soutenus par l’Union européenne.
Dans le domaine des transports, l’Estonie, avec ses voisins baltes, prévoit de créer une liaison ferroviaire reliant Tallinn à la frontière polonaise, en passant par Riga et Kaunas. Rail Baltic est inscrit comme projet prioritaire du réseau transeuropéen de transport (TENT-T) et sera financé par l’Union européenne à hauteur de 85 %.
L’Estonie a adhéré à l’OCDE en décembre 2010.


Politique étrangère

Russie : L’Estonie perçoit la Russie comme une menace, notamment au regard de la présence d’une forte minorité russophone. L’influence russe en Estonie reste significative, en particulier dans les milieux d’affaires en raison des interdépendances économiques et du fait des actions de communication stratégique développées par Moscou.

Ukraine  : Inquiètes de la déstabilisation russe et attachées à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, les autorités estoniennes défendent une ligne ferme à l’égard de Moscou, mais continuent à travailler avec les Russes sur les questions d’intérêt commun. Elles soutiennent le maintien des sanctions tant que les accords de Minsk n’auront pas été intégralement mis en œuvre.

Partenariat oriental (PO) : L’Estonie soutient le PO et souhaite ouvrir une « perspective européenne » pour ces pays.

Relation transatlantique : Après une période d’incertitude liée à l’élection de D. Trump à la présidence des États-Unis, qui a fait douter Tallinn de la pérennité de la garantie de sécurité américaine, certains éléments rassurants dans le discours de l’administration Trump ont apaisé son inquiétude.


OTAN
 : L’Estonie fonde sa sécurité sur l’OTAN, dont elle est membre depuis mars 2004. Elle consacre 2,1 % de son PIB à la défense. En quête de mesures de réassurance face à une menace russe qu’elle juge croissante, elle se réjouit de la mission de « police du ciel » balte fournie depuis 2004 par rotation entre les Alliés, et du déploiement de troupes de l’OTAN, depuis 2017, dans le cadre de la présence avancée renforcée (eFP).

Mise à jour : 27.11.18

Informations complémentaires

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