Présentation du Danemark

Données générales

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Présentation du pays

Nom officiel : Royaume de Danemark
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle
Chef de l’État : Reine Margrethe II depuis le 14 janvier 1972
Chef du gouvernement : Mme Mette Frederiksen (social-démocrate) depuis le 28 juin 2019

Données géographiques

Superficie : 42 925 km² (hors Féroé et Groenland)
Capitale : Copenhague (1 213 822 hab.)
Villes principales : Åarhus (300 000 hab.), Ålborg (200 000 hab.), Odense (190 000 hab.)
Langue officielle : Danois
Monnaie : Couronne danoise (DKK)
Fête nationale : 5 juin

Données démographiques

Population : 5 789 957 hab. (2018)
Densité : 134,89 hab. par km² (2018)
Croissance démographique : 0,2 % (2018)
Espérance de vie h/f : 79/82,8 ans (2017)
Taux d’alphabétisation : 100 % (2018)
Religions : protestants luthériens (83 %), musulmans (4 %)
Indice de développement humain : 0.92/1.0 (rang : 4/187)

Données économiques

(sources : Commission européenne – Eurostat - OCDE)

PIB : 280,5 Mds € (2017)
PIB par habitant : 49 339 € (2018)
Taux de croissance : 1,4% (2018)
Taux de chômage : 5% (2018)
Taux d’inflation : 0,8 % (2018)
Déficit budgétaire : 0,6 % du PIB (2018)
Dette publique : 34,1 % du PIB (2018)
Solde du commerce extérieur (2018) : 5,4 % du PIB
Principaux clients (2017) : Allemagne (16 %), Suède (10 %), Royaume-Uni (8 %)
Principaux fournisseurs (2017) : Allemagne (23 %), Suède (12,2 %), Pays-Bas (8,3 %)
Exportations de la France vers le Danemark (2017) : 2,9 Mds€
Importations françaises depuis le Danemark (2017) : 2,7 Mds€ :
Solde des échanges bilatéraux (2017) : 0,2 Mds€
Part de marché de la France au Danemark (2017) : 3,2 %

Consulter la fiche pays économique sur le site du Trésor

Présence française

Site de l’ambassade de France au Danemark : http://www.ambafrance-dk.org/
Section consulaire de France : Copenhague
Communauté française au Danemark : env. 5 200 inscrits + env. 2 000 personnes
Communauté danoise en France : env. 3 000 personnes

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Danemark est une monarchie constitutionnelle, dont la reine Margrethe II est le chef d’État depuis 1972. Les membres du Parlement (Folketing) sont élus au scrutin majoritaire avec une importante dose de proportionnelle, au moins tous les quatre ans. Deux élus représentent les îles Féroé (statut de territoire autonome depuis 1948) et deux le Groenland (statut d’autonomie renforcée depuis le 21 juin 2009).

Les élections du 5 juin 2019 ont été remportées par le Parti social-démocrate, dirigé par Mme Mette Frederiksen. Après trois semaines de négociations, Mme Frederiksen a formé un nouveau gouvernement social-démocrate minoritaire sur la base d’un accord politique intitulé « Une direction juste pour le Danemark », signé par le Parti social-démocrate, la Liste unitaire (gauche radicale), le Parti populaire socialiste (verts) et le Parti social-libéral. Ces quatre partis détiennent la majorité absolue au Parlement danois avec 91 des 179 sièges.

L’accord de coalition prévoit notamment la mise en œuvre d’une politique climatique ambitieuse (réduction des GES de 70% d’ici 2030 par rapport à 1990) avec un « plan d’action climatique » comprenant des mesures dans le secteur du transport (arrêt de la vente des véhicules diesel et essence à partir de 2030), de l’agriculture et de l’énergie (électrification des transports et de l’industrie, projet d’un parc éolien off-shore de 10 GW d’ici 2030). Le Danemark souhaite que l’Union européenne devienne une « union climatique » et adopte des objectifs climatiques intermédiaires pour 2030 afin de garantir la neutralité carbone en 2050. Il veut également promouvoir l’énergie éolienne au sein de l’UE afin que l’Europe devienne autosuffisante en énergie. Par ailleurs, l’accord indique un renforcement de l’Etat providence et des investissements massifs dans la politique de santé et des politiques sociales, notamment pour les enfants.

Enfin, l’accord stipule que la politique économique doit être « juste et responsable » (politique pro-business, trajectoire budgétaire qui doit tendre à l’équilibre jusqu’en 2030, mais aussi renforcement des services publics, lutte contre la pauvreté, les inégalités et la concentration excessive des richesses).

Situation économique

Le déficit budgétaire est faible (0,6% en 2018) et la croissance est en phase d’accélération (1% en 2016, 1,7% en 2017, 1,8 % en 2018). Le principal moteur est la hausse de la consommation privée, grâce à l’augmentation des salaires réels et à la baisse continue du chômage (5,7% en 2017, 5% en 2018). Dans un contexte de tensions sur le marché de l’emploi, la poursuite du redressement de l’investissement et la politique en faveur de l’innovation constituent les enjeux les plus importants pour redynamiser la productivité. Le niveau d’endettement des ménages et la croissance des prix immobiliers restent les principales faiblesses de l’économie.

Entré dans l´Union européenne en 1973, le Danemark est membre de l’Union économique et monétaire, sans toutefois avoir adopté l’euro (rejeté par référendum en 2000). Le Danemark applique néanmoins une politique de change quasi fixe avec la monnaie unique.

Politique européenne et étrangère

Le Danemark entretient traditionnellement des liens privilégiés avec les Etats-Unis au sein de l’OTAN notamment et avec le Royaume-Uni. Ceci même si les échanges qui ont suivi les déclarations de Donald Trump sur le rachat éventuel du Groenland ont récemment conduit à l’annulation de la visite du président américain à Copenhague prévue en septembre 2019, le Brexit faisant craindre par ailleurs la perte d’un allié de poids au sein de l’Union européenne.

Copenhague est fortement engagé vis-à-vis de l’Ukraine, s’impliquant particulièrement dans le programme européen de lutte contre la corruption. En concurrence avec la Russie sur la souveraineté du Pôle nord (à travers son territoire du Groenland où il prévoit d’augmenter ses capacités de surveillance et la présence de ses forces armées), le Danemark est toutefois attentif à maintenir de bonnes relations avec Moscou dans le cadre du Conseil de l’Arctique.

Le Danemark a siégé à quatre reprises en tant que membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Il est candidat à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité pour le biennum 2025-2026. En termes d’aide au développement multilatérale, les priorités du Danemark sont la paix et la sécurité, les migrations, la croissance durable et inclusive, la démocratie, les droits de l’Homme et l’égalité des sexes. L’aide publique au développement danoise atteint la cible de 0,70 % du RNB (revenu national brut).

Le Danemark est par ailleurs un partenaire engagé dans la résolution des crises qui contribue à plusieurs opérations (Irak, Afghanistan, Kosovo, Syrie, Méditerranée). Il s’est particulièrement investi au Mali (où la MINUSMA était dirigée jusqu’en décembre 2016 par un général danois) et surtout dans la coalition internationale contre Daech. En outre, le Danemark, qui a intégré l’Alliance Sahel en 2018, a annoncé plusieurs nouvelles contributions à des opérations extérieures au Sahel et pourrait participer au Partenariat pour la sécurité et la stabilité au Sahel (P3S).

S’agissant de la politique européenne, le Danemark se singularise par quatre dérogations permanentes (Euro, défense européenne, citoyenneté, justice et affaires intérieures), mais il est membre de l’espace Schengen. Pour autant, le nombre de Danois favorables à l’appartenance de leur pays à l’Union a augmenté depuis le référendum sur le Brexit.

En matière de sécurité et de défense, le Danemark a récemment multiplié les gestes en faveur d’une intégration plus poussée dans l’Europe de la défense : participation à l’Initiative européenne d’intervention (IEI), renforcement de la contribution danoise aux opérations militaires à l’étranger, accord de principe à un engagement maritime international « avec ancrage européen » dans le détroit d’Ormuz, intention de rejoindre l’Agence européenne de défense avec un statut d’observateur et intérêt pour le Fonds européen de défense. Cependant, pour le Danemark qui est membre fondateur de l’OTAN, l’Alliance atlantique demeure la pierre angulaire de sa posture stratégique, il reste attaché à une articulation entre l’UE et l’OTAN de manière à éviter toute duplication. Par ailleurs, le Danemark a décidé un accroissement progressif de son budget de défense sur la période 2018-2023 (+ 20 % en 2023 soit 1,3 % du PIB).

Son axe principal est le renforcement de la capacité de ses forces armées pour contribuer à la défense collective de l’Alliance, principalement en Mer Baltique (police du ciel des pays baltes et en Islande, mesures de réassurance en Estonie).

Mise à jour : 17.10.19

Informations complémentaires