Présentation de Cuba

Présentation du pays

CUBA {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République de Cuba
Nature du régime : régime socialiste à parti unique
Chef de l’État : Miguel Díaz-Canel, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres
Premier secrétaire du Parti communiste cubain (PCC) : Raúl Castro

Données géographiques

Superficie : 106 449 km²
Capitale : La Havane (2 130 000 habitants)
Villes principales : Santiago de Cuba, Villa Clara, Holguín, Camagüey
Langue officielle : espagnol
Monnaies : Peso cubain et peso convertible (parité fixe par rapport au dollar). Taux de change officiel : 26,5 CUP (Peso non-convertible) = 1 CUC (Peso convertible) = 1,00 USD = 0,90 € (en septembre 2019).
Fête nationale : 1er janvier (anniversaire de la révolution de 1959)

Données démographiques

Population : 11 239 224 habitants (PNUD, 2017)
Densité : 102,3 habitants/km²
Croissance démographique : 0,2 %
Espérance de vie : 79,7 ans
Taux d’alphabétisation : 99,8 %
Religion (s) : catholique (10 % de la population se déclare croyante, 3 % pratiquante), santera (cultes afro-caribéens)
Indice de développement humain : 0,775 (68e rang mondial PNUD, 2016)

Données économiques

PIB (2016) : 82,88 Mds USD
PIB par habitant : 7 255 USD
Croissance : + 2 % en 2018 (prévision)
Chômage (2018) : 2,4 % (prévision)
Inflation (pas de statistiques fiables) : de l’ordre de 5,9 % du PIB
Solde budgétaire (2015) : - 12 % du PIB (prévision)
Balance commerciale (2015) : + 3,4 Mds USD
Principaux clients : Vénézuéla, Canada, Chine, Espagne, Pays-Bas, Singapour
Principaux fournisseurs : Chine, Vénézuéla, Espagne, Brésil, Mexique, Argentine, Italie, Allemagne, Canada, Vietnam, États-Unis, Algérie, France
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2015) :

  • exportation de services : 48,6 %
  • transferts particuliers (remesas) : 18,4 %
  • tourisme : 15,6 %

Exportations de la France vers Cuba : 174 M € en 2017 (+34,8 % par rapport à 2016)
Importations françaises depuis Cuba : 35 M € en 2017 (+27,9 % par rapport à 2016)
Site du service économique à La Havane : http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/cuba

Présence française

Site internet de l’ambassade : www.ambafrance-cu.org
Consulat de France : section consulaire de l’ambassade de France à La Havane

Communauté française à Cuba : 1 042 inscrits en 2017 (a doublé depuis 2011)
Communauté cubaine en France : 2 800 personnes environ

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Fidel Castro a dirigé Cuba de 1959 à 2008. Gravement malade, il avait cédé le pouvoir à son frère Raúl en 2006. Son décès le 26 novembre 2016 a été ressenti à Cuba comme la disparition d’un puissant symbole, ciment de l’identité révolutionnaire nationale et garant de l’idéologie du régime. Le 19 avril 2017, Raúl Castro a cédé ses fonctions de président du Conseil d’État et du Conseil des ministres à Miguel Diaz-Canel, jusqu’alors premier vice-président. Raúl Castro conserve le poste de Premier secrétaire du Parti communiste cubain jusqu’à la fin de son mandat en 2021. Un nouveau projet de Constitution a été approuvé par référendum le 24 février 2019 et adopté par l’Assemblée nationale le 10 avril 2019. Cette nouvelle constitution prévoit la dissociation des fonctions de chef de l’État et de chef du gouvernement avec la création d’un poste de président de la République et d’un Premier ministre, une transformation du Conseil d’État en véritable assemblée permanente et une limitation à deux périodes de cinq ans de l’exercice des responsabilités, tout en réaffirmant le caractère prééminent du rôle du parti communiste dans la direction du pays et son caractère socialiste. La nouvelle loi électorale a été adoptée le 13 juillet 2019, et le processus électoral correspondant devrait se tenir d’octobre à décembre prochains.

Situation économique

L’économie cubaine pâtit de l’embargo des États-Unis, ainsi que de la crise que traverse son allié vénézuélien, et des difficultés économiques et politiques avec le Brésil. La chute des cours du pétrole, conjuguée à des difficultés financières aiguës, a sensiblement réduit les flux d’approvisionnements et de financements dont bénéficiait Cuba.

La nouvelle administration américaine, prenant le contrepied de l’administration précédente, a pris plusieurs mesures de sanctions et de renforcement des dispositions de l’embargo, notamment en activant, à compter du 2 mai 2019, le Titre III de la loi Helms-Burton de 1996 qui bénéficiait de suspensions depuis son adoption. Cette activation ouvre la voie à des poursuites judiciaires devant les tribunaux américains, par des ressortissants des États-Unis, contre toute personne physique ou morale associée à une opération (« trafficking ») en lien avec des biens nationalisés par le régime castriste depuis 1959 sous couvert de respecter les conditions d’applicabilité de la loi.

La France s’est exprimée officiellement contre l’activation de cette disposition, jugée illicite, qui a pour objectif de dissuader les entreprises de pays tiers, et notamment les entreprises européennes, de s’engager dans des projets d’investissement à Cuba, au préjudice de la population civile cubaine dans son ensemble.

Le règlement 2271/96 du Conseil européen, portant protection contre les effets de l’application extraterritoriale de législations de pays tiers, dit « règlement de blocage », rend inopérants et inopposables en Europe les jugements rendus aux États-Unis en application du titre III de la loi Helms-Burton. Les entreprises ou ressortissants européens lésés seront fondés à poursuivre auprès des juridictions des États membres de l’Union européenne le particulier ou l’entreprise américaine à l’origine de la plainte aux États-Unis, pour exiger une indemnisation.

Politique étrangère

Cuba est confronté à un environnement régional changeant, avec la disparition de ses alliés régionaux (notamment le Brésil de Lula/Rousseff) et les graves difficultés de ses soutiens (Vénézuéla, Nicaragua). Cuba cherche donc de nouveaux partenaires : en Amérique latine, (d’abord dans l’axe bolivarien, mais aussi au Mexique, qui pourrait devenir un partenaire important dans le secteur pétrolier), en Asie ensuite (où le Vietnam fait figure de source d’inspiration), et en Europe enfin.

Les deux grands partenaires extérieurs à la région sont la Chine, qui est devenue le premier partenaire commercial de Cuba, mais qui ne s’est pas engagée dans un effort d’investissement significatif en raison des spécificités jugées peu attractives du système cubain, et la Russie, qui a décidé de refaire de Cuba un de ses points d’ancrage dans la région. Les relations et les projets avec la Russie s’intensifient de nouveau, depuis la visite officielle de Vladimir Poutine à Cuba en 2014, l’accord très favorable pour Cuba sur l’annulation et le rééchelonnement de la dette de l’ère soviétique et la constitution d’un fonds de contrevaleur doté de plus de 3 Mds $.

S’agissant de l’Union européenne, l’Espagne conserve une place à part et demeure le premier partenaire commercial, mais ses difficultés de politique intérieure ne lui ont pas permis de placer cette relation très dense (plus de 100 000 possesseurs d’un passeport espagnol à Cuba) au niveau politique qui devrait naturellement découler de l’ancienneté et de l’intensité des échanges. Les autres pays européens significativement présents à Cuba sont, avec la France, l’Italie, l’Allemagne et les Pays-Bas, dont les entreprises assurent avec l’Espagne la majorité du commerce courant. Leurs investissements sont en revanche encore peu importants.

La relation avec les États-Unis, qui structure l’identité cubaine depuis près de 150 ans, reste naturellement un sujet majeur de préoccupation pour le gouvernement cubain. Après le début de normalisation et de dialogue entamé sous la présidence Obama, l’élection du président Trump a replacé la relation bilatérale dans la méfiance qui l’avait caractérisée depuis la Révolution de 1959, adoptant de nouvelles mesures de sanctions. L’administration Trump a cependant choisi de ne pas remettre en question les principaux acquis obtenus avant l’élection de 2016 (rétablissement des relations diplomatiques, tenue de dialogues sectoriels réguliers et reprise des liaisons aériennes, téléphoniques et postales entre les deux pays). L’embargo est toujours en vigueur : seul le Congrès, à majorité républicaine, est en mesure de l’abroger.

Relations avec l’Union européenne

L’Union européenne et Cuba ont signé le 12 décembre 2016, à Bruxelles, un accord de coopération et de dialogue politique, qui couvre l’ensemble des sujets d’intérêt commun : droits de l’homme, lutte contre la corruption, bonne gouvernance, et dérèglement climatique.Retour ligne automatique
Le premier Conseil conjoint UE-Cuba s’est tenu à Bruxelles le 15 mai 2018, le prochain aura lieu le 3 septembre prochain à La Havane.

Le projet de loi autorisant la ratification de cet accord par la France a été adopté par l’Assemblée nationale en septembre 2018 et par le Sénat en mars 2019.
Mise à jour : 20.08.19

Informations complémentaires

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