Présentation de la Côte d’Ivoire

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Présentation du pays

CÔTE D'IVOIRE {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République de Côte d’Ivoire
Nature du régime : République à régime présidentiel
Chef de l’État : M. Alassane Dramane Ouattara (né le 1er janvier 1942)
Chef du gouvernement : M. Amadou Gon Coulibaly

Données géographiques

Superficie : 322 463 km²
Capitale : Yamoussoukro
Villes principales : Abidjan, Bouaké, San Pedro, Gagnoa, Korhogo, Daloa, Yamoussoukro
Langue (s) officielle (s) : français
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 7 août

Données démographiques

Population : 26,27 millions d’habitants (FMI, 2019) dont 25 % d’étrangers
Densité : 74,5 hab/km² (Banque mondiale, 2016)
Croissance démographique : 2,6 % (Banque mondiale, 2018)
Espérance de vie : 57 ans (Banque mondiale, 2017)
Taux d’alphabétisation : 47 % (Banque mondiale, 2018)
Religion (s) : islam : 42 %, christianisme : 34 %, animisme : 4 %, sans religion : 19 %, autres religions : 1 % (Institut national de la statistique de Côte d’Ivoire, 2014)
Indice de développement humain : 170e/ 189 pays (PNUD, 2018)

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Une nouvelle constitution, approuvée par référendum le 30 octobre 2016, est entrée en vigueur le 8 novembre 2016. Elle prévoit que le président de la République soit élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Il choisit un Vice-président qui est élu en même temps que lui. L’actuel Vice-président est nommé par le président de la République au titre des dispositions transitoires. Le chef du gouvernement est le Premier ministre, qui est nommé par le président de la République.

Au plan législatif, l’Assemblée nationale est composée de 225 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans. Le président de la République n’a pas le pouvoir de dissoudre l’Assemblée nationale et le gouvernement n’est pas responsable devant l’Assemblée nationale. Une deuxième Chambre, le Sénat, a été créée par la nouvelle constitution, et installée le 5 avril 2018. Il compte 99 membres dont 66 élus au suffrage universel indirect pour un mandat de cinq ans et 33 membres désignés (nommés par le président de la République le 3 avril 2019).

L’investiture d’Alassane Ouattara, en mai 2011, met un terme à une décennie de crise et marque le retour à la normale. Le président Ouattara a été réélu en 2015 avec 83,66 % des suffrages exprimés et un taux de participation de 52,86 %. Cette large victoire a reposé sur l’alliance du parti du Rassemblement des Républicains (RDR), parti d’Alassane Ouattara avec le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), de l’ancien président Henri Konan Bédié, au sein du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), alliance rompue depuis l’été 2018. Le président Ouattara a annoncé en août 2018 à l’occasion de la fête nationale qu’il souhaitait travailler à transférer démocratiquement le pouvoir à une nouvelle génération pour l’élection présidentielle de 2020.

La réconciliation nationale n’est pas encore achevée. Une nouvelle dynamique s’était toutefois enclenchée avec l’annonce le 6 août dernier par le président de la République d’une ordonnance portant amnistie de 800 Ivoiriens poursuivis ou condamnés pour des infractions en lien avec la crise postélectorale de 2010 ou des infractions contre la sûreté de l’État commises après 2011.

Un des paramètres de la réconciliation nationale est la normalisation des relations entre les deux acteurs de la crise de 2010-2011, le Front populaire ivoirien (FPI) et le RHDP. Le dialogue a progressé (libération de prisonniers), de même que le traitement judiciaire de la crise : Simone Gbagbo a été libérée suite à la mesure d’amnistie prise en 2018 ainsi que plusieurs autres cadres du FPI. La prochaine étape reste celle du retour du FPI dans le jeu politique, alors que le parti reste divisé entre une aile radicale et une aile modérée. Cette dernière, conduite par l’ancien Premier ministre M. Pascal Affi N’Guessan, a participé au scrutin présidentiel d’octobre 2015 et aux élections organisées depuis.

Le procès de MM. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé (ancien chef des « jeunes patriotes ») à la Cour pénale internationale s’est ouvert le 28 janvier 2016. Détenus à La Haye depuis 2011, ils ont été acquittés le 15 janvier 2019 mais le bureau du procureur a fait appel. Dans l’attente du verdict des juges, les deux accusés bénéficient d’un régime de liberté conditionnelle et ne peuvent pas regagner la Côte d’Ivoire.

Politique étrangère

La communauté internationale et les institutions africaines se sont fortement mobilisées sur le dossier ivoirien pendant la décennie de crise, à travers des médiations et des processus de sanctions. Suite à l’arrivée effective d’Alassane Ouattara au pouvoir, l’UA a levé ses sanctions, et l’ONU a fait de même le 28 avril 2016. A la suite d’une décision du Conseil de sécurité, l’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire a officiellement pris fin le 30 juin 2017.

La fin de la crise a permis à la Côte d’Ivoire de retrouver tout son poids dans la sous-région et de reprendre sa place sur la scène internationale. Le président Ouattara a ainsi consacré beaucoup de temps à rendre visite à ses homologues d’Afrique de l’Ouest. Sous la présidence d’Alassane Ouattara (2012-2014), la CEDEAO a joué un rôle déterminant dans la crise malienne et la transition en Guinée Bissao.

Le 2 juin 2017, la Côte d’Ivoire a été élue membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour le biennium 2018-2019. Elle était le candidat de la CEDEAO et de l’Union africaine.

Situation économique

La Côte d’Ivoire, qui dispose de solides atouts économiques, est une puissance sous-régionale. Elle possède des infrastructures héritées des deux décennies du « miracle ivoirien » (1960-1980) : 2e port d’Afrique subsaharienne, important réseau routier, aéroport international récemment agrandi. Dans le secteur agricole le pays est le 1er producteur de cacao au monde avec plus de 35 % du marché. Il figure aux tout premiers rangs africains pour plusieurs autres productions agricoles d’exportation (caoutchouc, noix de cajou, coton, café, palmier à huile, banane, ananas, cola). Le secteur secondaire est dominé par le raffinage de pétrole brut, le BTP et la transformation agroalimentaire. Le secteur tertiaire (47 % du PIB) est fortement dominé par les activités bancaires, les transports, la distribution ainsi que les TIC, dont la téléphonie mobile (cinq opérateurs). Le pays assure son autosuffisance énergétique grâce à l’exploitation depuis quelques années de gisements de gaz et de pétrole ; ils lui ont permis d’exporter de l’électricité et des produits pétroliers dans la sous-région.

Avec une croissance de 8,6 % par an en moyenne depuis 2012, la Côte d’Ivoire vise à accéder au rang d’économie émergente en 2020. Le programme national de développement (PND) pour la période 2016-2020 prévoit de grandes réformes structurelles visant à stimuler une croissance soutenue, tirée par le secteur privé, et à transformer structurellement l’économie. En dépit d’efforts des autorités ivoiriennes unanimement salués par la communauté financière internationale, la situation budgétaire s’est dégradée en 2017 du fait de la diminution du prix du cacao et des mouvements de revendication qui ont entraîné une diminution des recettes. D’autre part, la Côte d’Ivoire doit encore relever de nombreux défis, notamment dans le domaine de la lutte contre la corruption et de l’amélioration de l’environnement des affaires, afin de retrouver pleinement son statut de moteur de la croissance économique régionale. Une meilleure redistribution de la croissance est également nécessaire pour l’amélioration durable des indices de développement.

Mise à jour : 11.19

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