Présentation du Costa Rica

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Présentation du pays

COSTA RICA {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République du Costa Rica
Nature du régime : République démocratique unitaire dotée d’un régime présidentiel
Chef de l’Etat (et du gouvernement) : M. Carlos ALVARADO QUESADA (depuis le 8 mai 2018).

Données géographiques

Superficie : 51 100 km2
Capitale : San José
Villes principales : Alajuela, Cartago, Heredia, Liberia, Puerto Limón, Puntarena
Langue officielle : espagnol
Monnaie : Colón costaricien
Fête nationale : 15 septembre

Données démographiques

Population : 5,09 M d’habitants (Banque mondiale 2020)
Densité : 92 habitants au km2
Croissance démographique : 0.9 % (Banque mondiale 2020)
Espérance de vie : 80 ans (Banque mondiale 2019)
Taux d’alphabétisation : 97,9 % (Cepalc 2018)
Religions : catholiques 69 %, protestants et évangélistes 23 %, autres 8 %
Indice de développement humain : 0,81, 62e rang (Rapport PNUD de 2019)

Données économiques

PIB : 61,5 Mds $ (BM 2020)
PIB par habitant : 21 000 $ (BM 2020), soit le niveau le plus élevé d’Amérique Centrale après le Panama.
Taux de croissance : -4.54 % (BM, 2020)
Taux de chômage : 17% % (BM 2020)
Taux d’inflation : 0.7% (BM 2020)
Dette publique : 82.8 % du PIB (2020)
Solde commercial : - 3.6 Mds $ (Banque mondiale 2019)
Principaux clients (2018) : Etats-Unis (42.2 %), UE (18.4 %), Hong Kong (9.3 %)
Principaux fournisseurs (2018) : Etats-Unis (39.4%), Chine (12.8 %), UE (10.7%) Mexique (6.5 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale 2016) :

  • agriculture : 6 %
  • industrie : 22 %
  • services : 73 %

Taux de pauvreté : 26.6% (2020)
Extrême pauvreté : 7% (2020, INEC)

Exportations de la France vers le Costa Rica : 124 M€ en 2019 (126 en 2018)
Importations françaises depuis le Costa Rica : 43 M€ en 2019 (57 en 2018)
www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/costa-rica

Présence française

Communauté française au Costa Rica : 2 557 inscrits
Communauté costaricienne en France : 590 inscrits

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Les Costariciens ont élu, le 1er avril 2018, Carlos Alvarado (PAC, parti d’action citoyenne, de centre-gauche) à la tête de la République du Costa Rica avec près de 61% des suffrages. Agé de 38 ans, francophone, il a notamment été ministre des Affaires sociales puis du Travail sous le mandat du président Luis Guillermo Solis (2014-2018). M. Alvarado a déjoué tous les pronostics, après avoir été crédité de faibles intentions de vote dans les différents sondages et malgré son arrivée en deuxième position lors du premier tour le 4 février dernier. Il a pris officiellement ses fonctions le 8 mai 2018. Il a à cette occasion nommé un gouvernement qui se distingue par sa composition paritaire et son caractère multipartite, dans la mesure où la nouvelle assemblée issue de ces élections générales ne lui est pas acquise mathématiquement.

Il succède à Luis Guillermo Solis, du même parti politique, qui était au pouvoir depuis 2014. Luis Guillermo Solis fut le premier président à ne pas être issu de l’un des deux partis de centre-droit (PLN et Parti Unité sociale-chrétienne, PUSC), qui se succédaient au pouvoir depuis les années 1960.

En décembre 2021, le bilan de la pandémie s’élève à plus de 7000 morts, le pays ayant été durement frappé par une troisième vague à l’automne. Suite à une baisse du taux d’incidence et afin de préserver ce secteur essentiel de l’économie costaricienne, le pays a rouvert ses frontières aux touristes dès novembre 2020. Le pays a été l’un des premiers des Amériques à initier sa campagne de vaccination dès le 24 décembre 2020.

Situation économique et sociale

Le Costa Rica présente une situation économique enviable en Amérique centrale, dont il a longtemps été le pôle de stabilité. Il s’est doté d’un système de protection sociale de haut niveau et a réussi à réduire fortement la pauvreté (le PIB par habitant est un des plus élevés d’Amérique latine). Le niveau général d’éducation et la qualification de la main d’œuvre costaricienne sont les principaux avantages comparatifs de ce pays dans la région.

Toutefois, l’économie costaricienne a été durement frappée par la pandémie (récession de -4,5% en 2020), conséquence d’un confinement long (6 mois) et de la fermeture des frontières dans un pays où le tourisme représente 7% du PIB. La crise a entrainé une dégradation des finances publiques avec une croissance de l’endettement (de 58,5 % en 2019 à 82,8% du PIB en 2021). San José a emprunté 1,5 Mds USD en 2020 (BM, BID, FMI) et signé en 2021 avec le FMI une facilité d’1,77 milliard USD.

Le gouvernement costaricien a également approuvé une réforme fiscale importante le 4 décembre 2018. Priorité du président Alvarado, cette réforme vise à rétablir l’équilibre budgétaire du pays qui a connu une forte dégradation au cours des dernières années. Ce programme de réforme s’est concrétisé concrétisé par l’adhésion du Costa Rica à l’OCDE en mai 2021.

Le président Alvarado a en outre annoncé le 24 février 2019 la mise en œuvre d’un plan national de décarbonation, qui fixe des objectifs ambitieux en matière de transition énergétique pour le Costa Rica d’ici 2050, en particulier dans les domaines des transports et de l’industrie.

Politique étrangère

La politique étrangère constitue une des fiertés du Costa Rica, qui revendique un « soft power » dans quatre domaines-clé : attachement au multilatéralisme, résolution pacifique des conflits, promotion et défense des Droits de l’Homme et lutte contre toutes formes de discrimination, priorité accordée à la lutte contre le changement climatique. Le Costa Rica a ainsi rejoint l’Alliance pour le multilatéralisme. San José a soutenu l’initiative ACT-A et s’est engagé dans la réponse multilatérale à la crise de la COVID-19.

Ce pays poursuit une politique internationale équilibrée, et axée autour de plusieurs priorités géographiques :

  • l’Amérique latine : Face aux crises régionales, le Costa Rica recherche une position d’équilibre comme en témoigne, sur la crise vénézuélienne sa participation au groupe de contact international (GCI) et au groupe de Lima.
  • les États-Unis, principal partenaire économique, représentent 60% des investissements étrangers au Costa Rica. La ratification du traité de libre-échange à la fin de l’administration Arias a scellé le renforcement des liens économiques entre les deux pays. Au-delà, cette relation comporte une dimension humaine significative, le Costa Rica accueillant plus de 700 000 touristes américains par an, et plus de 50 000 résidents américains retraités.
  • la Chine, et plus largement l’Asie : le Costa Rica a rompu ses relations avec Taïwan pour en établir de nouvelles avec la République populaire de Chine en juin 2007. Un traité de libre-échange entre les deux pays est entré en vigueur en 2011. La Chine est devenue le deuxième partenaire commercial du pays. L’Asie-Pacifique représente plus largement une priorité de la politique extérieure du Costa Rica.
  • l’Union européenne : avec six pays membres représentés à San José, l’UE reste un partenaire de premier plan du Costa Rica à travers l’accord d’association UE-Amérique centrale. Cet accord, ratifié par l’assemblée costaricienne le 1er juillet 2012, doit permettre d’accroître les échanges commerciaux entre les deux régions. Son volet commercial est appliqué au Costa Rica depuis le 1er octobre 2013.
  • L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) : le Costa Rica est membre observateur de l’OIF depuis novembre 2014 (Sommet de Dakar). Son adhésion doit permettre de consolider la place de notre langue dans le seul pays d’Amérique latine où le français est obligatoire dans l’enseignement secondaire (362 000 apprenants et 800 professeurs de français).
  • L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) : intégré officiellement par le Costa Rica en 2021.

Fidèle à ses valeurs traditionnelles, le Costa Rica a fait du désarmement au plan international une priorité. Il milite en faveur de l’élimination totale des armes nucléaires et du renforcement du régime de non-prolifération nucléaire.

Mise à jour : 17.12.21

Informations complémentaires