Présentation du Costa Rica

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République du Costa Rica
Nature du régime : République démocratique unitaire dotée d’un régime présidentiel
Chef de l’État (et du gouvernement) : M. Carlos ALVARADO QUESADA (depuis le 8 mai 2018)

Données géographiques

Superficie : 51 100 km2
Capitale : San José
Villes principales : Alajuela, Cartago, Heredia, Liberia, Puerto Limón, Puntarena
Langue officielle : Espagnol
Monnaie : Colón costaricien
Fête nationale : 15 septembre

Données démographiques

Population : 4,8 M d’habitants (Banque mondiale 2016)
Densité : 92 habitants au km2
Croissance démographique : 1 % (2016)
Espérance de vie : 80 ans (Banque mondiale 2016)
Taux d’alphabétisation : 97 % (Cepalc 2012)
Religions : catholiques 69 %, protestants et évangélistes 23 %, autres 8 %
Indice de développement humain : 0.776, 66e rang (Rapport Pnud de 2016)

Données économiques

PIB : 58,1 Mds $ (FMI 2016)
PIB par habitant : 11 834 $ (FMI 2016)
Taux de croissance : 4,3 % (Banque mondiale 2016)
Taux de chômage : 8,2 % (FMI 2016)
Taux d’inflation : 2,5 %
Dette publique : 46 % du PIB
Solde budgétaire : - 5,1 % (FMI 2016)
Solde commercial : - 4,4 Mds $ (Banque mondiale 2016)
Principaux clients (DGT 2015) : Etats-Unis (38 %), UE (18 %), Hong Kong (5,6 %)
Principaux fournisseurs (DGT 2015) : Etats-Unis (42 %), Chine (10 %), UE (7,5 %) Mexique (7 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale 2016) :

  • agriculture : 6 %
  • industrie : 22 %
  • services : 73 %

Exportations de la France vers le Costa Rica : 60 M€ en 2016 (54 en 2015)
Importations françaises depuis le Costa Rica : 202 M€ en 2016 (229 en 2015)
www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/costa-rica

Présence française

Communauté française au Costa Rica : 2 557 inscrits
Communauté costaricienne en France : 500 inscrits

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Les Costariciens ont élu, le 1er avril 2018, Carlos Alvarado (PAC, parti anti-corruption, de centre-gauche) à la tête de la République du Costa Rica avec près de 61% des suffrages. Agé de 38 ans, francophone, il a notamment été ministre des Affaires sociales puis du Travail sous le mandat du président Luis Guillermo Solis (2014-2018). M. Alvarado a déjoué tous les pronostics, après avoir été crédité de faibles intentions de vote dans les différents sondages et malgré son arrivée en deuxième position lors du premier tour le 4 février dernier. Il a pris officiellement ses fonctions le 8 mai 2018. Il a à cette occasion nommé un gouvernement qui se distingue par sa composition paritaire et son caractère multipartite, dans la mesure où la nouvelle assemblée issue de ces élections générales ne lui est pas acquise mathématiquement.

Il succède à Luis Guillermo Solis, du même parti politique, qui était au pouvoir depuis 2014. Luis Guillermo Solis fut le premier président à ne pas être issu de l’un des deux partis de centre-droit (PLN et Parti Unité sociale-chrétienne, PUSC), qui se succédaient au pouvoir depuis les années 1960.

Situation économique et sociale

Le Costa Rica présente une situation économique enviable en Amérique centrale, dont il a longtemps été le pôle de stabilité. Il s’est doté d’un système de protection sociale de haut niveau et a réussi à réduire fortement la pauvreté (le PIB par habitant est un des plus élevés d’Amérique latine). Le niveau général d’éducation et la qualification de la main d’œuvre costaricienne sont les principaux avantages comparatifs de ce pays dans la région.

Le Costa Rica a connu une croissance de 4,3 % en 2016. L’activité costaricienne est portée par le dynamisme de la demande interne, la vigueur du crédit, ainsi que la bonne tenue de la demande externe.
Des zones franches, accueillant des entreprises de télécommunication, d’informatique, des centres d’appel, des laboratoires, des industries pharmaceutiques, ont encouragé les flux d’investissements directs étrangers, faisant du Costa Rica (conjointement avec le Panama), le principal récepteur d’IDE d’Amérique centrale (2,7 Mds USD en 2016). Le Costa Rica représente également la première destination touristique de l’isthme (3 millions de visiteurs, 25 % de la région). Ce pays a su valoriser ses ressources écologiques : il renferme 6 % de la biodiversité planétaire et 25 % de son territoire est classé en zone protégée.

Politique étrangère

La politique étrangère constitue une des fiertés du Costa Rica, qui revendique un « soft power » dans trois domaines-clé : protection de la planète, paix et désarmement, droits de l’Homme. Ce pays poursuit une politique internationale équilibrée, et axée autour de plusieurs priorités géographiques :

  • l’Amérique latine : le Costa Rica a assuré en 2014 la présidence pro tempore de la Communauté des États latino-américains et caraïbes (CELAC). Il a également marqué son intérêt pour intégrer l’Alliance du Pacifique, forum de pays latino-américains favorables au libre-échange.
  • les États-Unis, principal partenaire économique, représentent 60% des investissements étrangers au Costa Rica. La ratification du traité de libre-échange à la fin de l’administration Arias a scellé le renforcement des liens économiques entre les deux pays. Au-delà, cette relation comporte une dimension humaine significative, le Costa Rica accueillant plus de 700 000 touristes américains par an, et plus de 50 000 résidents américains retraités.
  • la Chine, et plus largement l’Asie : le Costa Rica a rompu ses relations avec Taïwan pour en établir de nouvelles avec la République populaire de Chine en juin 2007. La Chine est devenue le deuxième partenaire commercial du pays. Le Président Solís s’était déplacé en Chine du 6 au 10 janvier 2015, pour une visite d’Etat et pour inaugurer le Forum Chine-CELAC au titre de la présidence pro-tempore CELAC.

L’ouverture du Costa Rica vers l’Asie est toutefois plus large : le Président Solis a inauguré une nouvelle ambassade à New Delhi, fêté ses 70 ans de relations avec le Japon, et la Corée du Sud est le premier investisseur asiatique dans le pays. L’Asie-Pacifique représente plus largement une priorité de la politique extérieure du Costa Rica.

  • l’Union européenne : avec six pays membres représentés à San José, l’UE reste un partenaire de premier plan du Costa Rica à travers l’accord d’association UE-Amérique centrale. Cet accord, ratifié par l’assemblée costaricienne le 1er juillet 2012, doit permettre d’accroître les échanges commerciaux entre les deux régions. Son volet commercial est appliqué au Costa Rica depuis le 1er octobre 2013.
  • L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) : le Costa Rica est membre observateur de l’OIF depuis novembre 2014 (Sommet de Dakar). Son adhésion doit permettre de consolider la place de notre langue dans le seul pays d’Amérique latine où le français est obligatoire dans l’enseignement secondaire (360 000 apprenants et 800 professeurs de français).
  • L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) : une étape majeure a été franchie dans le renforcement des liens que le Costa Rica noue avec l’OCDE. En 2015, le Conseil de l’OCDE a annoncé sa décision – prise à l’unanimité - d’inviter le Costa Rica à engager le processus d’adhésion à l’organisation. Les négociations sont aujourd’hui dans leur phase de finalisation.

Fidèle à ses valeurs traditionnelles, le Costa Rica a fait du désarmement au plan international, son combat et sa priorité. Il milite en faveur de l’élimination totale des armes nucléaires et du renforcement du régime de non-prolifération nucléaire.

Mise à jour : 07.06.18

Informations complémentaires

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