Présentation de la Corée du Nord

Données générales

CORÉE DU NORD {JPEG}

Nom officiel : République Populaire Démocratique de Corée
Nature du régime : régime dictatorial à parti unique
Président de la République (« président éternel » d’après la Constitution) : Kim Il-sung (fondateur du régime, décédé le 08.07.1994)
Dirigeant suprême du Parti du Travail, de l’Etat et de l’Armée, Premier Président du Comité des Affaires d’Etat, Président du Parti : KIM Jong-un (fils de KIM Jong-il et petit-fils de KIM Il-sung)
Président du Présidium de l’Assemblée populaire suprême : Kim Yong-nam (fait office protocolaire de Chef d’Etat)

Situation économique


Données géographiques

Superficie : 120 500 km²
Capitale : Pyongyang
Villes principales : Hamhung, Chongjin, Nampo
Langue officielle : coréen
Monnaie : won nord-coréen
Fête nationale : 9 septembre (Jour de la proclamation de la RPDC, 1948)


Données démographiques

Population : 25,49 millions (2017, Banque Mondiale)
Densité : 211,7 habitants/km² (2017, Banque Mondiale)
Espérance de vie : hommes : 68 ans ; femmes : 75 ans (2016, Banque Mondiale)
Taux d’alphabétisation : 99 % (2008, Banque Mondiale)
Indice de développement humain : non disponible

Politique étrangère

Depuis sa proclamation le 9 septembre 1948, la Corée du Nord a noué des relations diplomatiques formelles avec 164 Etats et a ouvert 47 ambassades à l’étranger. Elle a été admise à l’ONU en 1991, en même temps que la Corée du Sud. Le développement par la Corée du Nord de capacités nucléaires et balistiques en violation de ses obligations internationales a conduit de nombreux Etats à réduire ou suspendre leurs relations avec ce pays.

En 2016 et 2017, Pyongyang a intensifié ses tirs de missiles balistiques et a notamment procédé à trois tirs de missile intercontinentaux, les 4 et 28 juillet ainsi que le 28 novembre 2017. Au total depuis 2006, la Corée du Nord a effectué 6 essais nucléaires en 2006, 2009, 2013 et 2016 (janvier et septembre) et 2017. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a exigé de la Corée du Nord à plusieurs reprises qu’elle abandonne ses programmes nucléaire et balistique ainsi que l’ensemble de ses programmes d’armes de destruction massive et, devant son refus, a imposé un régime de sanctions par la résolution 1718 (2006), qu’il a étendu par les résolutions 1874 (2009), 2087 (2013), 2094 (2013), 2270 (2016), 2321 (2016), 2356 (2017), 2371 (2017), 2375 (2017) et 2397 (2017). Un régime de sanctions autonomes de l’UE a par ailleurs été mis en place à partir de 2006 et renforcé à plusieurs reprises, notamment le 27 mai 2016, le 6 avril 2017, le 16 octobre 2017. La reprise du dialogue avec la communauté internationale reste conditionnée au respect par Pyongyang de ses obligations internationales, et notamment à des gestes concrets et vérifiables de sa part en vue du démantèlement complet, vérifiable et irréversible de son programme nucléaire et de ses autres programmes d’armes de destruction massive, y compris missiles balistiques.

Un Sommet entre le Président américain et le dirigeant nord-coréen s’est tenu le 12 juin 2018 à Singapour. Les deux pays sont convenus de poursuivre leurs négociations pour mettre en œuvre quatre engagements : établissement de nouvelles relations, construction d’un régime de paix durable et stable, dénucléarisation complète, identification et rapatriement de reste des prisonniers de guerre et disparus au combat.

Un second Sommet s’est tenu à Hanoï les 27 et 28 février 2019. Les discussions ont porté sur la dénucléarisation de la Corée du Nord et l’amélioration des relations bilatérales, sans toutefois déboucher sur un accord.

S’agissant des relations intercoréennes, un rapprochement s’est amorcé au début de l’année 2018, après deux ans d’interruption, dans le contexte des Jeux Olympiques et Paralympiques de Pyeongchang en février, auxquels la Corée du Nord a participé. Trois Sommets entre le Président sud-coréen MOON Jae-in et le dirigeant KIM Jong-un se sont tenus la même année : 27 avril et 26 mai à Panmunjeom, puis 18-20 septembre à Pyongyang. Les deux Corées ont adopté la « Déclaration de Panmunjeom sur la paix, la prospérité et la réunification de la péninsule coréenne » le 27 avril 2018, et la « Déclaration de Pyongyang » le 19 septembre 2018 qui comportent notamment plusieurs mesures en faveur de l’amélioration des relations bilatérales et mentionnent l’objectif de dénucléarisation de la péninsule coréenne. Elles ont également repris les contacts entre familles séparées et mis en place plusieurs mesures de confiance militaires, notamment sur la zone démilitarisée, depuis la fin de l’année 2018.

La situation des droits de l’Homme en Corée du Nord demeure particulièrement préoccupante, marquée par des arrestations, détentions et exécutions arbitraires, ainsi que des restrictions systématiques à la liberté d’opinion, d’association et de circulation. Selon le rapport de la commission d’enquête des Nations Unies de mars 2014, alléguant de « crimes contre l’humanité », entre 80 000 et 120 000 personnes seraient détenues dans des camps, où elles subissent des violations graves et systématiques de leurs droits. Un mandat de rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme en RPDC a été établi en 2004 par le Conseil des droits de l’Homme (CDH) et est renouvelé tous les ans. Un bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’Homme a ouvert à Séoul le 23 juin 2015, afin de recueillir des informations sur la situation en Corée du Nord. Des résolutions relatives aux violations des droits de l’Homme en Corée du Nord sont adoptées chaque année par le CDH (dernière résolution portée par l’UE adoptée par consensus le 22 mars 2019) et par l’Assemblée générale des Nations Unies (dernière résolution adoptée par consensus le 18 décembre 2018).

Mise à jour : 17.06.19

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