Présentation

  • Ambassadeur de France en Colombie : M. Gautier Mignot (juin 2017)
  • Ambassadeur de Colombie en France : M. Federico Renjifo Vélez (novembre 2013)

Relations politiques

Les relations entre la France et la Colombie se renforcent sensiblement. Quelques mois après son investiture, le président Santos s’est rendu à Paris en janvier 2011. Réélu en juin 2014, M. Santos s’est de nouveau rendu en visite officielle en France les 26 et 27 janvier 2015. La rencontre entre les Présidents Hollande et Santos a permis d’annoncer l’organisation de l’Année France-Colombie pour 2017et de lancer un comité stratégique franco-colombien, composé d’éminentes personnalités françaises et colombiennes de différents horizons (entreprises, culture, universitaires, société civile) et ayant vocation à renforcer la relation bilatérale. Dans le prolongement de la visite officielle du président Santos à Paris, le Premier ministre Manuel Valls s’est rendu à Bogota le 25 juin 2015. Cette visite a été marquée par la signature de dix-sept accords bilatéraux (convention fiscale, prêt « Climat » de 275 M€ de l’AFD, accords universitaires –dont la création d’un Observatoire international de sortie de la violence-, coopération décentralisée, accord vacances-travail, etc.).

La secrétaire d’Etat au développement et à la francophonie, Mme Annick Girardin, s’est rendue à Medellin en octobre 2015 (inauguration du Lycée français,.). Le secrétaire d’Etat au développement et à la francophonie, M. André Vallini, s’est rendu à Carthagène pour y représenter la France lors de la cérémonie de signature officielle de l’accord de paix le 26 septembre 2016. Le ministre des affaires étrangères et du développement international, Jean-Marc Ayrault, s’est rendu à Bogota et à Medellin en décembre 2016 pour le lancement de l’Année France-Colombie en 2017. Le président François Hollande a effectué, du 22 au 24 janvier 2017, une visite officielle en Colombie, première visite présidentielle depuis celle de François Mitterrand en 1989.Le Président Santos a ensuite été reçu par le Président Macron en visite officielle en France du 21 au 23 juin 2017 à l’occasion du lancement de la saison colombienne en France pour le second semestre 2017.

Le Président Juan Manuel Santos a effectué une visite officielle en France en juin 2017, dans le cadre de l’année croisée France-Colombie.

Concert bi-national à la Philarmonie à Paris, le 23 juin 2017, joué par 109 musiciens colombiens et français.

Visite de María Angela Holguín Cuéllar, Ministre des Relations extérieures de la République de Colombie, en juin 2017

Relations économiques
http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/colombie

L’analyse des échanges commerciaux entre la France et la Colombie s’inscrit dans un contexte économique globalement assez peu porteur : le commerce mondial a ainsi enregistré une nouvelle décélération en 2016 (croissance de 1,9 % en volume contre 2,7% en 2015) et les exportations françaises de biens un repli de 0,9% (faisant suite à une croissance dynamique de 3,1% en 2015).

Bien plus, si l’économie colombienne a continué à croître en 2016, quoiqu’à un rythme (2%) bien inférieur à son potentiel, les importations colombiennes, exprimées en dollars, se sont de nouveau effondrées : -17% à 44,9 Mds, après déjà -23,8% en 2015. Seuls les produits agricoles et agro-alimentaires (13,94% du total) sont épargnés par cette évolution : leurs importations progressent en effet de 4,1%. En revanche, les importations de produits manufacturés (75,6% du total) s’affichent en repli de 19,1%, tandis que celles d’hydrocarbures et autres combustibles (10,2% du total) baissent de 23,9%.

Cette baisse des importations, pour la seconde année consécutive, s’explique en partie par la poursuite de celle du peso colombien : le peso s’est ainsi échangé en moyenne annuelle à 3053,42 pour un Usd, contre 2746,47 en 2015, soit une nouvelle dépréciation de 11,2% après déjà -37,3% en 2015. Cette nouvelle donne, faisant suite à huit ans de quasi-stabilité du change entre 2007 et 2014, se traduit, pour la seconde année consécutive, par des phénomènes de substitution aux importations.

La forte baisse de nos exportations en 2016, due largement mais pas uniquement au quasi-arrêt de nos livraisons d’avions, annule l’ensemble des gains enregistrés au cours des 5 dernières années.

Les exportations françaises vers la Colombie ont de nouveau accusé en 2017 une forte baisse (-20,3%), pour ne plus s’établir qu’à 502 Meur, soit notre plus mauvais résultat depuis 10 ans (409 Meur en 2007).
Si l’Amérique latine en général s’est avérée un continent peu porteur pour nos exportations en 2016 (-4%), il n’en reste pas moins que la Colombie affiche la chute la plus marquée parmi les marchés d’une certaine importance dans la région.

La baisse de nos exportations apparaît principalement imputable à la chute (-61,7%) de nos exportations aéronautiques, la compagnie privée Avianca, 6ème client d’Airbus dans le monde, ayant négocié, du fait de difficultés de financement, un étalement des livraisons. Les exportations aéronautiques ont ainsi été limitées à 110 Meur, contre 288 en 2015 et 562 en 2013. La part des aéronefs dans nos exportations ne représente ainsi plus que 17,55% du total, contre encore 47,5% deux ans auparavant.

Nos exportations hors aéronautique sont en recul de 5,7% à 519 Meur, dans un contexte de très forte contraction des importations colombiennes (-17%). On notera toutefois que cette contre-performance globale masque des évolutions sectorielles différenciées : l’agro-alimentaire enregistre ainsi une progression conséquente (+20,3% à 27,7 Meur), de même que les produits agricoles, dans des volumes qui restent toutefois symboliques (+161,1% à 6,6 Meur).

Dans le détail par produits, 73 rubriques dépassent le million d’euros d’exportations vers la Colombie, exactement comme en 2015, parmi lesquelles 13 représentent chacune plus de 10 Meur. Derrière les avions, qui demeurent malgré tout notre premier produit d’exportations avec 110,5 Meur, nos quatre principaux postes d’exportations sont : les préparations pharmaceutiques (-14,8% à 85,4 Meur), les pièces et accessoires pour véhicules automobiles (-5,5% à 43,5 Meur), les véhicules automobiles (+3,1% à 36,8 Meur, dans un contexte où, pour la deuxième année consécutive, Renault gagne des parts de marché : 2,8 points après déjà 2 points en 2015) et enfin les autres produits chimiques organiques de base, en hausse de 5,5% à 20,3 Meur.

Selon l’institut national des statistiques, les exportations colombiennes, exprimées en dollars, ont nettement rebondi en 2017 (+19%) après deux années consécutives de net repli (-13% en 2016 et -34,9% en 2015), les hydrocarbures et autres produits des industries extractives contribuant à hauteur de 16,1 points à cette hausse.

La part de marché de la Colombie en France demeure au même niveau qu’en 2015, soit 0,075%. La Colombie progresse même de deux rangs dans le classement de nos fournisseurs, au 72ème rang, derrière la Nouvelle-Zélande et de nouveau, comme en 2015, juste devant l’Equateur (370,9 Meur).
Elle demeure ainsi notre 6ème fournisseur latino-américain, derrière nos quatre premiers clients à l’exportation, mais aussi, pour la seconde année consécutive, derrière le Pérou (445 Meur, dont les exportations vers la France s’affichent de nouveau en hausse de 3,2%).

Les exportations colombiennes vers la France sont constituées principalement d’hydrocarbures naturels et autres produits des industries extractives, pour 44,3% du total (167,7 Meur), en baisse de 5,1%, de produits de l’agriculture et de la pêche (23,8% du total, stables à 90 Meur) et d’autres produits industriels (82,6 Meur, soit 21,8% du total, en légère baisse : -1,7%).

L’évolution de nos échanges bilatéraux conduit à une baisse drastique de notre excédent commercial, qui ne ressort plus qu’à 4,6 Meur en 2017 contre 251 Meur en 2016, 459 en 2015 et 619 en 2014. La Colombie n’est ainsi plus que notre 115ème excédent commercial dans le monde alors qu’il était encore le 35ème en 2016.

De façon schématique, notre solde bilatéral correspond à l’addition d’un fort déficit dans le domaine des produits agricoles et agroalimentaires (-85 Meur, ce qui laisse de fortes marges de progrès s’agissant d’une grande puissance agro-alimentaire comme la nôtre) et d’un déficit plus « normal » dans le domaine des hydrocarbures (-166 Meur), ces deux soldes étant contrebalancés par l’excédent des biens d’équipements, de l’ordre de 500 Meur.

On notera par ailleurs que les statistiques des Douanes françaises commencent à traduire, dans les deux sens, le bénéfice de l’accord de libre-échange UE-Colombie entré en vigueur à l’été 2013 (par exemple pour nos exportations de produits laitiers et fromages, de nouveau en hausse de 58,2% après déjà 118% en 2015).

Aide au développement

La Colombie est le 5e récipiendaire de l’APD bilatérale nette française en 2016 et le 1er récipiendaire pour la zone Amériques.

L’Agence française de développement inscrit ses activités en Colombie depuis fin 2009 dans le cadre d’un mandat dessiné pour un pays émergent : l’appui à une « croissance verte et solidaire ». L’agence AFD de Bogota s’est dotée d’une stratégie d’intervention 2014-2018 qui décline trois objectifs thématiques : i) favoriser la convergence et le développement durable des territoires, ii) promouvoir les politiques d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, et iii) accompagner les politiques de cohésion sociale y compris de réduction des inégalités. Cette stratégie précise également deux objectifs transversaux que sont la contribution à la diplomatie économique et aux engagements de la France sur le climat. Parmi les prêts de l’AFD, un premier financement de 300 MUSD a été signé en juin 2015 lors de la visite du Premier ministre français en Colombie. Le total cumulé des prêts de l’AFD en faveur de la Colombie, depuis 2009, atteint 2 Md$ d’engagements, dont 811 M$ dans des opérations contribuant directement au « post-conflit ». Ces prêts concernent principalement le développement rural, la gouvernance foncière et le cadastre.

La France complète sa participation via le budget de l’Union européenne au Fonds fiduciaire européen pour la Colombie de 95 milliards d’Euros (inauguré en décembre 2016) par une contribution bilatérale directe de 3 millions d’euros.

(http://www.afd.fr/home/pays/amerique-latine-et-caraibes/alc/colombie/projets-colombie)

Coopération culturelle, scientifique et technique

Le déroulement de l’Année France –Colombie en 2017 a marqué un temps très fort du partenariat bilatéral, d’autant qu’il s’agissait du premier évènement de la sorte organisé avec un pays hispanophone et le second avec un pays latino-américain, après le Brésil.

La Colombie entretient avec la France des relations anciennes et très vivantes dans le domaine de la recherche et de la mobilité étudiante. La France est ainsi le 3e pays de destination des étudiants colombiens après les Etats-Unis et l’Espagne avec près de 4 000 inscrits dans les institutions d’enseignement supérieur en 2015-2016. La Colombie est aussi le deuxième pays d’accueil des étudiants latino-américains en France, derrière le Brésil. De nombreuses conventions universitaires et la signature en 2011 d’une convention de reconnaissance mutuelle des diplômes et des périodes d’études favorisent la mobilité étudiante et les rapprochements dans le domaine de la recherche scientifique. Avec plus de 24000 élèves en 2015 et un réseau de 12 établissements, l’Alliance française de Colombie occupe une des premières places mondiales. Dans le domaine culturel, la Colombie est régulièrement à l’honneur de plusieurs festivals cinématographiques consacrés à l’Amérique latine, à Biarritz, à Nantes et à Amiens.

Sur le plan institutionnel, notre coopération technique en matière de lutte contre le trafic de drogue est importante, notamment au travers du ministère de l’intérieur et du CIFAD (Centre interministériel de formation anti-drogue).

Dans le cadre du processus de paix, la France, qui a apporté dès fin 2012 un soutien financier aux organismes engagés dans la résolution du conflit (Centre national de la Mémoire historique, ministères colombiens de l’éducation et de l’agriculture, mission d’appui au processus de Paix, haut-commissariat aux réfugiés, …), encourage activement la mise en œuvre de la loi sur les réparations dues aux victimes et sur la restitution des terres. De nouveaux projets ont été lancés depuis 2015 avec nos partenaires colombiens dans les domaines de la gouvernance foncière (cadastre), de la formation agricole ou encore de la justice transitionnelle.

Un prix franco-allemand des droits de l’Homme « Antonio Nariño », créé en 2010, est remis chaque année à des militants et ONG œuvrant pour la défense des droits de l’Homme.

Le FFEM (Fonds Français pour l’Environnement Mondial) développe une coopération en matière d’écotourisme, d’artisanat et de mise en place de crédits carbone.

Mise à jour : 25.01.18

Informations complémentaires

PLAN DU SITE