Présentation de Chypre

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Présentation du pays

CHYPRE {JPEG}

Nom officiel : République de Chypre
Nature du régime : Système présidentiel unicaméral
Chef de l’État et/ou du Gouvernement : M. Nikos CHRISTODOULIDES
Ministre des Affaires étrangères : M. Konstantinos KOMBOS

Données générales

Données géographiques

Superficie : 9 251 km²
Capitale : Nicosie (310 350 hab)
Villes principales : Limassol (185 000 hab avec sa périphérie), Larnaca (150 000 hab), Paphos (74 000 hab)
Langues officielles : grec et turc
Monnaie : euro depuis le 1er janvier 2008
Fête nationale : 1er octobre

Données démographiques

Population (2022) : 1 260 000 habitants
Densité : 135 habitants/km²
Croissance démographique (2022) : 0,6 %/an
Espérance de vie : hommes : 78,9 ans, femmes : 83,4 ans
Taux d’alphabétisation : 99,1%
Religion(s) : la population chypriote grecque est à 95 % de confession orthodoxe, les 5 % restant étant pour l’essentiel chrétiens maronites, catholiques ou arméniens. Les Chypriotes turcs sont majoritairement de religion musulmane.
Indice de développement humain : 0.896 (2021)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

M. Nikos Christodoulides, issu du centre-droit, a été élu en février 2023 pour un mandat de cinq ans avec 51,9 % des voix. Ancien ministre des Affaires étrangères (2018-2022), il a succédé à Nikos Anastasiades, président de la République de 2013 à 2023. La Chambre des représentants (Parlement monocaméral) a été renouvelée lors des élections législatives du 30 mai 2021, auxquelles le DISY (centre-droit) est arrivé en tête avec 27,8 % des suffrages (en recul de 2,9 % par rapport à 2016), obtenant 17 (-1) des 56 sièges. La deuxième force politique est l’AKEL (gauche) qui a recueilli 22,4 % des voix et 15 sièges. Annita Demetriou (DISY) a été élue à la présidence de la Chambre ; elle est la première femme à occuper ce poste, deuxième fonction la plus importante de l’État chypriote.

La République de Chypre est devenue indépendante du Royaume-Uni en 1960. À la suite d’un coup d’État soutenu par la junte militaire grecque en 1974, la Turquie est intervenue militairement dans le nord de Chypre, ce qui a entraîné la partition de l’île, qui est aujourd’hui encore divisée en deux parties, séparées par une ligne de démarcation (« ligne verte »). La République de Chypre, seul gouvernement reconnu au niveau international, n’exerce un contrôle effectif que sur la partie sud de l’île. La partie nord, occupée par la Turquie, s’est autoproclamée indépendante en 1983 (« République turque de Chypre nord »). Dans sa résolution 541(1983), le Conseil de sécurité des Nations Unies a « considéré la tentative de créer une "République turque de Chypre-Nord" comme nulle et non avenue » et a « demandé à tous les États de ne pas reconnaitre d’autre État chypriote que la République de Chypre ». Seule la Turquie reconnaît la « RTCN ».

L’ONU maintient depuis 1964 une force d’interposition à Chypre (FNUCHYP), qui gère la zone tampon (ligne verte), ainsi qu’une mission de bons offices afin de favoriser des négociations entre les deux communautés. Des mesures de conciliation ont abouti à l’ouverture de points de passage sur la ligne de démarcation depuis 2003.

Les négociations interchypriotes visant la réunification de l’île prennent la forme de discussions directes entre les dirigeants des deux communautés, chypriote-grecque et chypriote-turque, sous l’égide des Nations Unies. Les résolutions du Conseil de sécurité (résolutions 750 (1992) et 774 (1992), notamment) posent le principe d’un « règlement durable, global et juste fondé sur une fédération bi-communautaire et bizonale et sur l’égalité politique ». Après les échecs du Plan Annan en 2004 et des conférences du Mont Pèlerin et de Crans Montana en 2017, le Secrétaire général des Nations Unies (SGNU) poursuit ses efforts en vue d’une reprise des négociations. Le 5 janvier 2024, le SGNU a nommé Mme Maria Angel Holguin Cuéllar en qualité d’Envoyée personnelle pour Chypre.

Politique étrangère

Chypre est liée à la Grèce par une « doctrine de défense commune » conclue le 18 mars 1994, qui inclut l’île dans un espace hellénique de défense. La Grèce et Chypre sont également liées par un accord de coopération économique signé le 16 mars 1996 et se retrouvent au sein de partenariats trilatéraux avec plusieurs pays du Proche-Orient (Égypte, Israël, Liban, Émirats Arabes Unis).

Chypre a rejoint l’Union européenne en 2004. Elle participe aux sommets des États membres méditerranéens (UE-MED). Un fonds de 30 M€/an est versé depuis 2006 à des projets au nord de l’île pour rapprocher les réglementations locales de l’acquis communautaire.

Dans le cadre du Brexit, Chypre a conclu un accord avec le Royaume-Uni pour préserver le statut des habitants chypriotes des bases souveraines britanniques.

La Turquie ne reconnaît pas la République de Chypre et s’oppose à son adhésion à plusieurs instances internationales (OCDE, Wassenaar, MTCR en particulier). En contradiction avec le Protocole d’Ankara, signé le 29 juillet 2005 et qui visait à étendre l’Union douanière aux dix États membres ayant adhéré en 2005, dont Chypre, la Turquie interdit l’accès aux ports et aéroports turcs des bateaux et aéronefs chypriotes ou ayant transité par Chypre.

Chypre a participé à l’adoption de sanctions contre la Russie et la Biélorussie en réaction à la guerre d’agression lancée contre l’Ukraine le 24 février 2022.

Situation économique

PIB (2023) : 30,03 milliards d’euros (Banque mondiale)
PIB par habitant (2023) : 32 330 euros (Banque mondiale)
Taux de croissance (2023) : +2,5 % (Banque mondiale)
Taux de chômage (2023) : 6,1 % (Banque mondiale)
Inflation, prix à la consommation (2023) : +3,5 % (Banque mondiale)
Balance commerciale (en % du PIB, 2023) : -0,9 % (Banque mondiale)

Principaux fournisseurs (2022) : 1/ Grèce 2/ Italie 3/ Chine – la France est en 15ème position
Principaux clients (2022) : 1/ Chine 2/ Liban 3/ Grèce – la France est en 14e position

Exportations françaises (2023) : 301 millions d’euros
Importations françaises (2023) : 76 millions d’euros

Mise à jour : 18.07.24

Informations complémentaires