Présentation du Chili

Données générales

Présentation du pays

La France et le Chili entretiennent depuis longtemps d’étroites relations d’amitié et une active coopération. La visite officielle en France en juin 2015 de Madame Michelle Bachelet, qui s’est réunie de nouveau avec le Président français à Paris en juin 2016, ainsi que la visite officielle au Chili du Président Hollande en janvier 2017 témoignent de cette affinité. Parallèlement à ses lignes de force traditionnelles (éducation, recherche, sciences et culture, promotion des droits de l’Homme et de l’environnement, financements innovants, commerce), le partenariat bilatéral s’applique à de nouveaux secteurs, tels que l’innovation technologique et le tourisme.

chili

Source des données chiffrées : Ambassade de France au Chili, ministère de l’Économie et des Finances, UbiFrance, PNUD, FMI, Banque mondiale.

Nom officiel : République du Chili
Chef d’Etat : M. Sebastián Piñera

Données géographiques

Superficie : 755 776 km²
Capitale : Santiago du Chili
Villes principales : Santiago, Valparaiso, Concepción, Antofagasta
Langue officielle : espagnol
Monnaie : peso (1000 pesos = 1,41 € au 1er janvier 2017)
Fête nationale : 18 septembre

Le Chili s’étend sur 4 265 km du nord au sud, et d’ouest en est sur une bande de terres comprise entre 15 km (à Puerto Natales, au sud du pays) et 350 km (à Antofagasta au nord). Son littoral, bordé presque entièrement par l’océan Pacifique, et pour une courte portion par l’océan Atlantique, est long de 5 338 km. Le pays est entouré par l’Argentine (plus de 5 000 km de frontière commune), la Bolivie et le Pérou. Le désert d’Atacama, situé au nord du pays, est le désert le plus aride du monde. L’île de Pâques, annexée par le Chili en 1888, située à 3 700 km de ses côtes, dispose depuis 2007 d’un statut de territoire spécial.

Données démographiques

Population : 17,57 millions
Densité : 23 habitants/km2
Taux de croissance démographique : 0,88 %
Espérance de vie : 81,7 ans
Taux d’alphabétisation 98,55 %
Religion(s) : catholicisme romain 88%, églises protestantes 11%
Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,83 (42e rang sur 177)


Données économiques (2017)

PIB : 259 Mds USD
PIB (ppa) par habitant : 23 500 USD
Taux de croissance : 1,7 % (prévision FMI)
Taux de chômage : 7 %
Taux d’inflation : 2,3 %
Déficit budgétaire : 2,9 % du PIB
Balance commerciale : 6.9 Md USD
Principaux clients : Chine, Etats Unis, Japon
Principaux fournisseurs : Chine, Etats Unis, Brésil
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • Primaire - Agriculture : 4,3 %
  • Secondaire - Industrie : 31,3 % dont 14,1% du secteur minier
  • Services : 74,4 %

Exportations de la France vers le Chili (2017) : 975 M€
Importations françaises depuis le Chili (2017) : 1089 M€

Site du service économique au Chili :
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/pays/chili

Présence française

Le site de l’ambassade de France au Chili : www.ambafrance-cl.org

Consulat(s) de France : section consulaire de l’Ambassade, consulats honoraires à Antofagasta, La Serena, Valparaiso - Viña del Mar, Concepción, Temuco, Osorno et Punta Arenas

Communauté française : 12252 inscrits
Communauté chilienne en France : estimée à 15 000 personnes

Histoire

Le Chili tient son nom des peuples indigènes Tchili, qui vivaient sur l’île de Chiloé, atteinte par Fernand de Magellan en 1520. Pedro de Valdivia, envoyé par Charles Quint en 1540, parvint à établir plusieurs colonies avant de périr en 1554 lors du soulèvement général des Mapuches, qui offrirent une farouche résistance aux colons espagnols. Les combats menés de façon intermittente par ces derniers ne cessèrent que vers la fin du XIXe siècle. Après la formation de la première junte nationale de gouvernement le 18 septembre 1810, le Chili conquiert son indépendance face aux troupes espagnoles et celles du vice-roi du Pérou, grâce à l’aide de l’Argentin José de San Martín. Bernardo O’Higgins, chef des milices chiliennes, déclare officiellement l’indépendance du Chili le 12 février 1818. L’histoire du Chili a été marquée par les conflits frontaliers avec l’Argentine en 1843 (traité signé en 1881 accordant la moitié de la Terre de Feu au Chili) et avec le Pérou et la Bolivie (guerre du Pacifique, qui opposa le Pérou et la Bolivie au Chili entre 1879 et 1884, suivie d’autres confrontations militaires entre le Chili et le Pérou en 1941 et 1981).

Après le coup d’État du général Pinochet du 11 septembre 1973, le pays a connu seize ans de dictature militaire. La transition a été assurée par le Président Patricio Aylwin (DC) élu en 1990, à la suite du référendum d’octobre 1988 qui a obligé le régime du général Pinochet à organiser des élections. M. Eduardo Frei (DC) a consolidé, de 1994 à 1998, la transition démocratique, sans parvenir à supprimer les « enclaves autoritaires » héritées de l’ère Pinochet, en raison de l’opposition persistante du Sénat. Le mandat de M. Ricardo Lagos (PS), qui a bénéficié de 2000 à 2006 d’une cote de popularité très élevée jusqu’à la fin de sa présidence (supérieure à 70%), a été marqué par de grandes réussites en matière économique et sociale. La réforme constitutionnelle de 2005 a été présentée comme une étape importante de la transition démocratique, même si certaines questions, comme la reconnaissance constitutionnelle des peuples indigènes n’ont pas été réglées. En 2006, Mme Michelle Bachelet (PS) est la première femme Présidente de la République élue au suffrage universel direct en Amérique du sud. L’action de son gouvernement face à la crise a permis en 2009 de limiter la récession et son impact sur la population, grâce à des mesures d’accompagnement social, notamment à l’égard des retraités, des foyers les plus modestes et des boursiers. Mme Bachelet a achevé son mandat avec une popularité record (80%). M. Sebastián Piñera, son successeur, représentant une coalition de droite, a remporté une victoire historique le 17 janvier 2010, à l’issue du second tour, avec 51,6% des voix. Durant son mandat, M. Piñera a dû faire face à une multiplication des conflits sociaux, la société chilienne, et en particulier les jeunes, aspirant à davantage de prestations, tant dans le domaine social qu’éducatif.

Le 15 décembre 2013, Michelle Bachelet a remporté pour la deuxième fois le scrutin présidentiel avec 62,1% des voix. En réponse aux très fortes attentes, exprimées notamment à l’occasion des manifestations étudiantes de 2011, le programme de la « Nouvelle majorité » promettait de combler le « déficit social » chilien autour de trois piliers principaux : une réforme en profondeur du système éducatif, une nouvelle constitution se substituant à celle issue du pinochétisme, et une réforme fiscale destinée à financer l’éducation. Dans la mise en œuvre de son programme, Michelle Bachelet, qui détenait pourtant la majorité dans les deux chambres du Parlement, s’est heurté au caractère relativement hétérogène de sa majorité. Dans un contexte marqué par des scandales de corruption et une croissance en perte de vitesse, la Présidente Bachelet a terminé son mandat avec un taux de popularité en berne (35%).

Éléments d’actualité

Composition du gouvernement

Chef de l’État, M. Sebastián Piñera (11/03/2018)

Ministre de l’Intérieur, M. Andrés Chadwick
Ministre des Relations extérieures, M. Roberto Ampuero
Ministre de la Défense nationale, M. Alberto Espina
Ministre des Finances, M. Felipe Larrain
Ministre-Secrétaire général de la Présidence, M. Gonzalo Blumel Ministre du Développement social et de la Famille : Alfredo Moreno.

Ministre-Secrétaire général du Gouvernement (porte-parole), Mme. Cécilia Pérez
Ministre de l’Économie, du Développement et du Tourisme, M. José Ramon Valente
Ministre de l’Éducation, M. Gerardo Varela
Ministre de la Justice et des droits de l’Homme : M. Hernan Larrain

Ministre du Travail, M. Nicolas Monckeberg
Ministre des Travaux publics, M. Juan Andrés Fontaine
Ministre de la Santé, M. Emilio Santelices
Ministre du Logement, de l’Urbanisme, M Cristian Monckeberg
Ministre de l’Agriculture, M. Antonio Walker
Ministre des Mines, M. Baldo Prokurica
Ministre des Transports et des Télécommunications, Mme Gloria Hutt
Ministre des Biens nationaux, M. Felipe Ward
Ministre de l’Énergie, Mme Susana Jiménez
Ministre de l’environnement, Mme Marcela Cubillos Ministre des Sports, Mme Pauline Kantor Ministre de la Femme et de l’Egalité de genre, Mme Isabel Plá Ministre, Président du Conseil national de la Culture et des Arts, Mme Alejandra Pérez

Politique intérieure

Institutions

  • Constitution de 1980, révisée en août 2005.
  • Pouvoir exécutif : régime présidentiel. Le président de la République est élu au suffrage universel direct (deux tours), pour un mandat de quatre ans (depuis septembre 2005). Il ne peut pas constitutionnellement prétendre à un deuxième mandat consécutif. Il nomme les membres du gouvernement. Le président de la République ne peut pas dissoudre le Congrès national. Le gouvernement n’est pas responsable devant le Congrès national.
  • Le pouvoir législatif est bicaméral. Le parlement, appelé Congrès National, est constitué du Sénat (la chambre haute) dont les 38 membres sont élus au suffrage universel pour huit ans et de la Chambre des députés (la chambre basse), dont les 120 députés sont élus pour quatre ans au suffrage universel. La révision constitutionnelle d’août 2005 a supprimé deux catégories de sénateurs : les 9 membres nommés (deux anciens membres de la Cour suprême, un ancien contrôleur général de la République, un ancien chef d’état-major de chacune des trois armes, un ancien recteur d’université et un ancien ministre) et les anciens présidents de la République (qui étaient sénateurs à vie s’ils avaient été en poste pendant 6 années).
  • Pouvoir judiciaire : Cour suprême (un président et 20 juges).

Principaux pactes et partis politiques

  • Fuerza de Mayoria – Alliance de partis de centre-gauche : Parti pour la démocratie (PPD), Parti socialiste (PS), Parti radical social-démocrate (PRSD), et d’autres partis de gauche, notamment le Parti communiste (PC), le Movimiento amplio social (MAS) et la Izquierda ciudadana (IC).
  • Parti démocrate-chrétien (DC) : ancien allié des partis de centre gauche au sein de la Nueva Mayoria (alliance des partis de la Concertación), devenue Fuerza de Mayoria, suite à la décision de la DC de présenter un candidat aux élections présidentielles et de quitter la coalition.
  • « Chile vamos », ex-Alianza - Coalition de partis de droite : Renovación nacional (Renouveau national - RN) et Union démocrate indépendante (UDI)
  • PRO : Parti progressiste
  • Frente Amplio – coalition de gauche née en 2016 de partis (Révolution Démocratique, Parti Humaniste) et de mouvements politiques (gauche libertaire, mouvement autonomiste…) souvent créés par les leaders étudiants des manifestations de 2011.

Situation politique

Au cours de son deuxième mandat, Michelle Bachelet s’est efforcée de mettre en œuvre un programme de réformes structurelles sans précédent fondé sur trois piliers : l’éducation, la fiscalité et la mise en œuvre d’une nouvelle Constitution. Des avancées ont été obtenues dans ce domaine : début de mise en place de la gratuité dans les études secondaires et supérieures, plusieurs textes modifiant substantiellement le fonctionnement de la vie publique, amélioration de l’accès aux soins médicaux et à la santé publique, loi portant la dépénalisation partielle de l’avortement (en cas de viol, risque pour la vie de la mère ou fœtus non viable), loi portant création d’un accord d’union civile (équivalent du PACS) et dépôt de projets de loi, à l’étude, relatifs au mariage pour tous et à l’identité de genre (toujours à l’examen au Congrès). En matière environnementale, la présidente Bachelet a également accompagné le développement fulgurant des énergies renouvelables.

Cependant, dans un contexte de situation économique dégradée et de crise de confiance des Chiliens envers leurs institutions (en raison d’affaires touchant les milieux politiques et notamment le fils de la Présidente), un certain nombre de réformes restent inachevées, en particulier : la création d’un ministère des peuples autochtones, la réforme de la législation en matière d’immigration, la réforme des assurances de santé privées. La politique menée par Mme Bachelet a également contribué à diviser sa fragile coalition, la Nouvelle majorité (de la Démocratie chrétienne au Parti communiste).

Dans ce contexte, le 17 décembre 2017, le conservateur Sebastián Piñera a remporté l’élection présidentielle face à son rival de centre-gauche, Alejandro Guillier. Avec 54,48 % des voix, contre 43,42 % pour la coalition de gauche, Fuerza de Mayoria, le nouveau Président a réussi bien au-delà des estimations de second tour, qui, suite à la percée du nouveau mouvement de gauche radicale, Frente Amplio, prévoyaient un écart très faible. Cette franche victoire permet au président élu d’assoir sa légitimité, même si le taux d’abstention, traditionnellement important au Chili depuis la fin du vote obligatoire, est resté élevé (51%), contribuant largement à l’échec du candidat de gauche.

Sebastián Piñera, qui a déjà présidé le pays de 2010 à 2014, et qui a succédé officiellement à Michelle Bachelet le 11 mars 2018, a fait campagne sur un programme centré sur l’amélioration de la situation économique, la famille et la protection des classes moyennes. Ce discours proposait « une deuxième transition », après celle opérée au retour à la démocratie dans les années 90, permettant d’ancrer durablement le Chili parmi les pays développés et d’éradiquer la pauvreté.

Pour mener à bien son programme, le Président élu a nommé un gouvernement composé d’un noyau dur de fidèles ou de personnalités reconnues pour leurs compétences, représentatif des différentes sensibilités de la droite. Ce nouveau gouvernement souhaiterait revenir sur certaines réformes de Michelle Bachelet, notamment dans le domaine fiscal.

Situation économique

Le Chili s’est imposé ces dernières années comme l’une des économies les plus dynamiques d’Amérique latine. Depuis une vingtaine d’années, le pays connaît une forte croissance économique (croissance moyenne du PIB de +4,5% entre 2001 et 2013). Quatrième économie sud-américaine derrière le Brésil, l’Argentine et la Colombie, son PIB par habitant est l’un des plus élevé de la région (23 500 USD/habitant en ppa). Enfin, son adhésion à l’OCDE en janvier 2010 témoigne de la bonne santé de son économie et d’une reconnaissance internationale de sa stratégie de libéralisation et de sa politique économique, caractérisée par une gestion rigoureuse de ses dépenses publiques et une forte ouverture sur l’extérieur.

Cette économie dynamique a toutefois subi un ralentissement important en 2014 (croissance de 1,9%) du fait d’un retournement des investissements (anticipation du ralentissement de la croissance chinoise et correction des cours du cuivre) et d’un recul de la consommation intérieure, dans un contexte d’endettement croissant des ménages. Le redressement des cours du cuivre (hausse d’environ 30 % en 2016) et la stabilisation de l’investissement devraient induire une reprise progressive en 2018 (prévision FMI de 3%).

Economie libérale et ouverte sur l’extérieur, le Chili a conclu à ce jour des accords de libre-échange avec 64 économies représentant plus de 85 % du commerce mondial ce qui lui permet de conforter ses positions commerciales et son rôle de plate-forme d’exportation en Amérique du sud, mais aussi vers la zone Asie-Pacifique. Si le Chili est un marché compétitif et exigeant, l’ouverture, la solidité et le dynamisme de son économie en font une destination attractive, aussi bien pour les exportateurs que pour les investisseurs.

Le bilan chilien comporte cependant quelques fragilités, en particulier une forte dépendance aux matières premières (notamment du cuivre, qui représente la moitié de ses exportations) et une dépendance énergétique élevée, domaine dans lequel le pays s’efforce de redéfinir sa matrice de production et d’approvisionnement.

Politique étrangère

Depuis le rétablissement de la démocratie, le Chili s’est employé à normaliser ses relations avec ses voisins, malgré la persistance de certaines tensions. Les relations avec le Pérou et surtout la Bolivie restent marquées par le souvenir de la guerre du Pacifique (1879-84) : le 27 janvier 2014, la CIJ a pris une décision mettant fin au litige frontalier avec le Pérou, qui laisse au Chili une grande partie de ses ressources halieutiques ; la Bolivie a également saisi, en mars 2013, la CIJ pour trancher la querelle séculaire du problème de l’accès de la Bolivie à la mer. Par un arrêt du 24 septembre 2015, la Cour s’est reconnue compétente pour connaître de la requête bolivienne d’obligation de négocier de bonne foi un accès souverain à la mer, sans pouvoir préjuger des résultats de ces négociations. Le Chili a, quant à lui, saisi la CIJ en juin 2016 afin de faire reconnaitre le statut international au fleuve Silala qui prend sa source en Bolivie et parcourt le nord du Chili.

Actif sur la scène internationale, le Chili s’engage en faveur du renforcement du multilatéralisme, du libre-échange, mais aussi de la régulation de la mondialisation, de la diversité culturelle et des droits de l’homme (membre du CDH depuis 2008). Sous la présidence de M. Ricardo Lagos, le Chili a dénoncé l’intervention américaine en Irak. Il a été le premier pays latino-américain à participer à la force intérimaire envoyée en Haïti après le départ du Président Aristide, avec le déploiement d’un contingent chilien de quelque 500 soldats, sous mandat de l’ONU. Le Président Piñera a effectué un déplacement en Israël et en Palestine (reconnue dès janvier 2011) en mars 2011. Enfin, le Chili a siégé au Conseil de Sécurité de l’ONU de janvier 2014 à décembre 2015. Membre de l’Association indépendante de l’Amérique latine et des Caraïbes (groupe AILAC), qui joue un rôle facilitateur entre pays développés et pays en développement, le Chili a été particulièrement actif à l’occasion de la COP21 pour favoriser l’émergence de compromis. Soucieux de donner l’image d’un pays en pointe sur la question climatique le Chili se montre très engagé sur les grandes initiatives en faveur de l’environnement.

Le Chili entretient en outre de bonnes relations avec la Colombie et l’Équateur. Il a assumé la première Présidence pro tempore de l’UNASUR (l’Union des Nations sud-américaines) et joué un rôle positif dans l’apaisement des tensions en Bolivie, lors de la crise bolivienne d’août-septembre 2008 (convocation d’une réunion d’urgence des 9 pays membres et déclaration de la Moneda du 16 septembre). Il a participé en tant qu’« accompagnateur » aux négociations de paix entre le gouvernement colombien et les FARC et a déployé 66 observateurs dans la mission de pays de l’ONU en Colombie. Il a conservé ce rôle dans le cadre des négociations de paix qui se sont récemment ouvertes entre le gouvernement colombien et l’ELN. S’agissant de la crise au Venezuela, le Chili est membre du Groupe de Lima, qui condamne fermement la dérive du régime du Président Maduro. Il a accompagné le processus de Saint-Domingue, avant de s’en retirer en janvier 2018.

Si le Chili s’est abstenu de s’engager pleinement dans une logique d’intégration commerciale régionale (il n’est que membre associé du Mercosur depuis 1996 et de la CAN depuis juin 2007), il s’est fortement impliqué dans l’Alliance Pacifique. Créée en janvier 2007 à Cali (Colombie) à la suite d’une initiative du président péruvien Alan Garcia, celle-ci connait un développement rapide et substantiel et à laquelle la France est devenue membre observateur en 2013. La Présidente Bachelet a fait du rapprochement entre l’Alliance du Pacifique et le Mercosur fondé sur la « convergence dans la diversité », une priorité de sa politique étrangère : le président argentin Mauricio Macri a ainsi été l’invité spécial de la présidence chilienne de l’Alliance du Pacifique lors du XIème Sommet des Chefs d’Etat le 1er juillet 2016 au Chili. Le Président Macri s’est par ailleurs rendu quatre fois au Chili depuis son investiture et a invité le Chili à participer à la présidence argentine du G20, au mois de novembre.

Le Chili entretient d’étroites relations avec les États-Unis (1er pays investisseur) et la zone Asie-Pacifique (1er client). Il est membre de l’APEC depuis 1994 et a signé le 5 octobre 2015 le Traité de Partenariat Transpacifique. La relance du TPP après le retrait américain est d’ailleurs à mettre au nombre des réussites du gouvernement chilien, avec la signature d’un nouveau traité désormais appelé Partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP), sans les Etats-Unis, le 8 mars 2018 à Santiago.

La conclusion d’un Accord d’Association en 2002 a marqué une étape importante dans le développement des relations UE/Chili. Ambitieux et novateur au moment de sa signature, cet accord doit être modernisé afin de l’adapter aux préoccupations actuelles et à niveau d’ambition plus élevé quant à la libéralisation des échanges commerciaux.

Mise à jour : 01.04.18

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