Présentation du Chili

Données générales

Présentation du pays

CHILI {JPEG}

La France et le Chili entretiennent depuis longtemps d’étroites relations d’amitié et une active coopération. L’entretien entre le Président de la République et son homologue Sebastián Piñera, en visite officielle à Paris le 8 octobre 2018, ainsi que l’adoption d’une feuille de route conjointe à cette occasion a permis de donner une impulsion nouvelle à la relation bilatérale. Parallèlement à ses lignes de force traditionnelles (éducation, recherche, sciences et culture, promotion des droits de l’Homme et de l’environnement, financements innovants, commerce), le partenariat bilatéral s’applique à de nouveaux secteurs, tels que l’innovation technologique et le tourisme.

Source des données chiffrées : Ambassade de France au Chili, ministère de l’Économie et des Finances, UbiFrance, PNUD, FMI, Banque mondiale.

Nom officiel : République du Chili
Chef d’Etat : M. Sebastián Piñera

Données géographiques

Superficie : 755 776 km²
Capitale : Santiago du Chili
Villes principales : Santiago, Valparaiso, Concepción, Antofagasta
Langue officielle : espagnol
Monnaie : peso (1000 pesos = 1,30 € au9 juillet 2019)
Fête nationale : 18 septembre

Données démographiques

Population : 18,05millions (Banque mondiale, 2017)
Densité : 23 habitants/km2
Taux de croissance démographique : 0,88 %
Espérance de vie : 81,7 ans
Taux d’alphabétisation 98,55 %
Religion(s) : catholicisme romain 88%, églises protestantes 11%
Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,83 (42e rang sur 177)

Données économiques (2018)

PIB : 298 Mds USD (Banque mondiale)
PIB (nominal) par habitant : 15 924 USD(Banque mondiale)
Taux de croissance : 4% (Banque mondiale)
Taux de chômage : 7,2% (Banque mondiale)
Taux d’inflation : 2,6 %
Déficit budgétaire : 1,7% du PIB
Balance commerciale : 6,9 Md (en 2017)
Principaux clients : Chine, Etats Unis, Japon
Principaux fournisseurs : Chine, Etats Unis, Brésil
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (en 2017) :

  • Primaire-Agriculture : 4,3 %
  • Secondaire-Industrie : 31,3 %, dont 14,1% du secteur minier
  • Services : 74,4 %
    Exportations de la France vers le Chili (2018) : 1,07 Md€
    Importations françaises depuis le Chili (2018) : 1,1 Md€

Informations sur la communauté française du Chili

Consulat (s) de France : section consulaire de l’Ambassade, consulats honoraires à Antofagasta, La Serena, Valparaiso - Viña del Mar, Concepción, Temuco, Osorno et Punta Arenas
Communauté française : 12 252 inscrits
Communauté chilienne en France : estimée à 15 000 personnes

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Principaux partis politiques et alliances :

  • Fuerza de Mayoria (Alliance de partis de centre-gauche) : Parti pour la démocratie (PPD), Parti socialiste (PS), Parti radical social-démocrate (PRSD), et d’autres partis de gauche, notamment le Parti communiste (PC), le Movimiento amplio social (MAS) et la Izquierda ciudadana (IC).
  • Parti démocrate-chrétien (DC) : ancien allié des partis de centre gauche au sein de la Nueva Mayoria (alliance des partis de la Concertación), devenue Fuerza de Mayoria, suite à la décision de la DC de présenter un candidat aux élections présidentielles et de quitter la coalition.
  • « Chile vamos » (Coalition de partis de droite et de centre-droite, à laquelle appartient le Président Sebastián Piñera) : Renovación nacional (Renouveau national - RN), Union démocrate indépendante (UDI), Evópoli et Parti régionaliste indépendant (PRI).
  • PRO : Parti progressiste
  • Frente Amplio – coalition de gauche née en 2016 de partis (Révolution Démocratique, Parti Humaniste) et de mouvements politiques (gauche libertaire, mouvement autonomiste…) souvent créés par les leaders étudiants des manifestations de 2011.

Situation politique :

Le 15 décembre 2013, Michelle Bachelet a remporté pour la deuxième fois le scrutin présidentiel avec 62,1% des voix. En réponse aux très fortes attentes, exprimées notamment à l’occasion des manifestations étudiantes de 2011, le programme de la « Nouvelle majorité » promettait de combler le « déficit social » chilien autour de trois piliers principaux : une réforme en profondeur du système éducatif, une nouvelle constitution se substituant à celle issue du pinochétisme, et une réforme fiscale destinée à financer l’éducation. Dans la mise en œuvre de son programme, Michelle Bachelet, qui détenait pourtant la majorité dans les deux chambres du Parlement, s’est heurté au caractère relativement hétérogène de sa majorité. Dans un contexte marqué par des scandales de corruption et une croissance en perte de vitesse, la Présidente Bachelet a terminé son mandat avec un taux de popularité de 35%.

Le 17 décembre 2017, le conservateur Sebastián Piñera a remporté l’élection présidentielle face à son rival de centre-gauche, Alejandro Guillier. Avec 54,48 % des voix, contre 43,42 % pour la coalition de gauche, Fuerza de Mayoria.

Sebastián Piñera, qui a déjà présidé le pays de 2010 à 2014, et qui a succédé officiellement à Michelle Bachelet le 11 mars 2018, a fait campagne sur un programme centré sur l’amélioration de la situation économique, la famille et la protection des classes moyennes. Ce discours proposait « une deuxième transition », après celle opérée au retour à la démocratie dans les années 90, permettant d’ancrer durablement le Chili parmi les pays développés et d’éradiquer la pauvreté.

A son arrivée au pouvoir, le Président Piñera a proposé cinq grands accords nationaux sur les sujets de l’enfance, de la santé, de la sécurité publique, de la « paix en Araucanie » et du développement du pays. Il a pris de nombreuses initiatives, encore en discussion au Congrès : réforme du système de protection de l’enfance, projet de loi élargissant l’accès aux crèches, réforme du système public de santé (qui couvre 80% de la population) et des assurances de santé privées, projet de réforme fiscale, destinée à soutenir l’entreprenariat et l’emploi et à simplifier la fiscalité, projet de réforme des retraites (visant à créer une cotisation patronale).

Sur les questions sociétales, le gouvernement a fait adopter en décembre 2018 une loi relative à l’identité de genre permettant de changer de sexe auprès de l’état civil.

Enfin, à l’approche de la COP25, le gouvernement a annoncé un plan de « décarbonisation » de la matrice énergétique à l’horizon 2050 (près de 20% d’ERNC actuellement). Une loi interdisant l’usage des sacs plastiques dans les commerces a également été adoptée

Situation économique

Le Chili s’est imposé ces dernières années comme l’une des économies les plus dynamiques d’Amérique latine. Depuis une vingtaine d’années, le pays connaît une forte croissance économique (croissance moyenne du PIB de +4,5% entre 2001 et 2013). Quatrième économie sud-américaine derrière le Brésil, l’Argentine et la Colombie, son PIB par habitant est l’un des plus élevé de la région (23 500 USD/habitant en ppa). Enfin, son adhésion à l’OCDE en janvier 2010 témoigne de la bonne santé de son économie et d’une reconnaissance internationale de sa stratégie de libéralisation et de sa politique économique, caractérisée par une gestion rigoureuse de ses dépenses publiques et une forte ouverture sur l’extérieur.

Cette économie dynamique a toutefois subi un ralentissement important en 2014 (croissance de 1,9%) du fait d’un retournement des investissements (anticipation du ralentissement de la croissance chinoise et correction des cours du cuivre) et d’un recul de la consommation intérieure, dans un contexte d’endettement croissant des ménages. Le redressement des cours du cuivre (hausse d’environ 30 % en 2016) et la stabilisation de l’investissement devraient induire une reprise progressive en 2018 et 2019 (prévisions FMI de 3,4% et 3,7%).

Economie libérale et ouverte sur l’extérieur, le Chili a conclu à ce jour des accords de libre-échange avec 64 économies représentant plus de 85 % du commerce mondial ce qui lui permet de conforter ses positions commerciales et son rôle de plate-forme d’exportation en Amérique du sud, mais aussi vers la zone Asie-Pacifique. Si le Chili est un marché compétitif et exigeant, l’ouverture, la solidité et le dynamisme de son économie en font une destination attractive, aussi bien pour les exportateurs que pour les investisseurs.

Le bilan chilien comporte cependant quelques fragilités, en particulier une forte dépendance aux matières premières (notamment du cuivre, qui représente la moitié de ses exportations) et une dépendance énergétique élevée, domaine dans lequel le pays s’efforce de redéfinir sa matrice de production et d’approvisionnement.

Politique étrangère

Depuis le rétablissement de la démocratie, le Chili s’est employé à normaliser ses relations avec ses voisins, malgré la persistance de certaines tensions. Les relations avec le Pérou et surtout la Bolivie restent marquées par le souvenir de la guerre du Pacifique (1879-84) : le 27 janvier 2014, la CIJ a pris une décision mettant fin au litige frontalier avec le Pérou, qui laisse au Chili une grande partie de ses ressources halieutiques ; la Bolivie a également saisi, en mars 2013, la CIJ pour trancher la querelle séculaire du problème de l’accès de la Bolivie à la mer. Le 1er octobre 2018, la Cour a écarté l’ensemble des prétentions et des arguments présentés par la Bolivie. Le Chili a, quant à lui, saisi la CIJ en juin 2016 afin de faire reconnaitre le statut international au fleuve Silala qui prend sa source en Bolivie et parcourt le nord du Chili.

Actif sur la scène internationale, le Chili s’engage en faveur du renforcement du multilatéralisme, du libre-échange, mais aussi de la régulation de la mondialisation, de la diversité culturelle et des droits de l’homme (membre du CDH depuis 2008). Sous la présidence de M. Ricardo Lagos, le Chili a dénoncé l’intervention américaine en Irak. Il a été le premier pays latino-américain à participer à la force intérimaire envoyée en Haïti après le départ du Président Aristide, avec le déploiement d’un contingent chilien de quelque 500 soldats, sous mandat de l’ONU. Le Président Piñera a effectué un déplacement en Israël et en Palestine (reconnue dès janvier 2011) en mars 2011 (lors de son premier mandat) puis de nouveau en juin 2019. Enfin, le Chili a siégé au Conseil de Sécurité de l’ONU de janvier 2014 à décembre 2015. Membre de l’Association indépendante de l’Amérique latine et des Caraïbes (groupe AILAC), qui joue un rôle facilitateur entre pays développés et pays en développement, le Chili a été particulièrement actif à l’occasion de la COP21 pour favoriser l’émergence de compromis. Soucieux de donner l’image d’un pays en pointe sur la question climatique le Chili se montre très engagé sur les grandes initiatives en faveur de l’environnement. Le Chili a d’ailleurs été désigné pour organiser la COP25 prévue fin 2019.

Le Chili entretient en outre de bonnes relations avec la Colombie et l’Équateur. Il a assumé la première Présidence pro tempore de l’UNASUR (l’Union des Nations sud-américaines) et joué un rôle positif dans l’apaisement des tensions en Bolivie, lors de la crise bolivienne d’août-septembre 2008 (convocation d’une réunion d’urgence des 9 pays membres et déclaration de la Moneda du 16 septembre). Il a participé en tant qu’« accompagnateur » aux négociations de paix entre le gouvernement colombien et les FARC et a déployé 66 observateurs dans la mission de pays de l’ONU en Colombie.

Le Chili est membre du Groupe de Lima, qui condamne fermement la dérive autoritaire du régime du Président Maduro au Venezuela. Dès le 23 janvier dernier, Juan Guaido, président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, a été reconnu président par intérim du Venezuela par les autorités chiliennes. Le pays a accueilli près de 300 000 migrants vénézuéliens depuis le début de la crise.

Si le Chili s’est abstenu de s’engager pleinement dans une logique d’intégration commerciale régionale (il n’est que membre associé du Mercosur depuis 1996 et de la CAN depuis juin 2007), il s’est fortement impliqué dans l’Alliance Pacifique. Créée en janvier 2007 à Cali (Colombie) à la suite d’une initiative du président péruvien Alan Garcia, celle-ci connait un développement rapide et substantiel et à laquelle la France est devenue membre observateur en 2013. La Présidente Bachelet a fait du rapprochement entre l’Alliance du Pacifique et le Mercosur fondé sur la « convergence dans la diversité », une priorité de sa politique étrangère : le président argentin Mauricio Macri a ainsi été l’invité spécial de la présidence chilienne de l’Alliance du Pacifique lors du XIème Sommet des Chefs d’Etat le 1er juillet 2016 au Chili. Le Président Macri s’est par ailleurs rendu quatre fois au Chili depuis son investiture et a invité le Chili à participer à la présidence argentine du G20, en novembre 2018. Par ailleurs, le 22 mars 2019, le Président Piñera, en étroite collaboration avec le Président colombien, a pris l’initiative de convoquer un sommet des chefs d’Etat sud-américains afin de lancer l’organisation PROSUR (souple et pragmatique, sur le modèle de l’Alliance Pacifique) en remplacement de l’UNASUR.

Le Chili entretient d’étroites relations avec les États-Unis (1er pays investisseur) et la zone Asie-Pacifique (1er client). Il est membre de l’APEC (dont il accueillera le Sommet en novembre 2019) depuis 1994 et a signé le 5 octobre 2015 le Traité de Partenariat Transpacifique. La relance du TPP après le retrait américain est d’ailleurs à mettre au nombre des réussites du gouvernement chilien, avec la signature d’un nouveau traité désormais appelé Partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP), sans les Etats-Unis, le 8 mars 2018 à Santiago.

La conclusion d’un Accord d’Association en 2002 a marqué une étape importante dans le développement des relations UE/Chili. Ambitieux et novateur au moment de sa signature, cet accord doit être modernisé afin de l’adapter aux préoccupations actuelles et à niveau d’ambition plus élevé quant à la libéralisation des échanges commerciaux.

Mise à jour : 18.07.19

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