Présentation de Cap-Vert

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Présentation du pays

Données générales

CAP-VERT {JPEG}

Nom officiel : République de Cabo Verde
Chef de l’Etat : M. Jorge Carlos Fonseca depuis le 9 septembre 2011, réélu le 2 octobre 2016
Chef du Gouvernement : José Ulisses Correia e Silva depuis 2016

Données géographiques

Superficie : 4 033 km²
Capitale : Praia
Villes principales : Praia, Mindelo, Assomada
Langue (s) officielle (s) : Portugais
Langue (s) courante (s) : Portugais, Créole
Monnaie : escudo cap-verdien (1 EUR = 110 CVE)
Fête nationale : 5 juillet (proclamation de l’indépendance en 1975)

Données démographiques

Population : 568 373 habitants (2018)
Densité : 129,2 habitant/km² (2015), densité à Santiago 300 habitant/km² (Près de 300 000 habitants sur moins de 1000 km²)
Espérance de vie : 72,7 ans en 2018
Taux d’alphabétisation : 85 %
Religion (s) : Catholicisme (92 %), protestantisme (7 %), Islam (1 %)
Indice de développement humain : 91e (2017)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Depuis son indépendance en 1975, le pays connait une stabilité. Après quinze ans de régime d’obédience marxiste dirigé par un parti unique, le Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert (PAICV) est né en 1980 de l’éclatement du Parti africain de l’indépendance de la Guinée-Bissao et des îles du Cap-Vert (PAIGC) suite au coup d’État en Guinée Bissao.

Le multipartisme a été institué en 1990. La transition s’effectue pacifiquement avec la victoire du Mouvement pour la démocratie (MPD). Reconduit en 1995, le MPD perd les élections de 2001, face au PAICV : M. Pedro Pires est élu à la présidence (avec 12 voix d’écart sur un total de plus de 150 000 suffrages exprimés) et M. José Maria Neves, secrétaire général du PAICV, est nommé Premier ministre.

M. Pedro Pires est réélu en février 2006 face à l’ancien Premier ministre Carlos Veiga, le PAICV conservant la majorité à l’Assemblée nationale. Suite aux élections législatives de février 2011, le PAICV conserve la majorité absolue. Mais Jorge Carlos Fonseca (MPD) remporte, le 21 août 2011, le second tour de l’élection présidentielle cap-verdienne avec 54 % des voix. Il devient ainsi le quatrième président de la République du Cap-Vert.

Les élections législatives de mars 2016 puis les municipales de septembre confirment la popularité du MPD, dont le vice-président (et maire de Praia), M. Ulisses Correia e Silva, devient Premier ministre. Le 2 octobre 2016, le président Jorge Carlos Fonseca, est réélu pour un deuxième et dernier mandat, avec 74 % des voix. Suite au remaniement du 2 janvier 2018, l’équipe gouvernementale est étoffée (notamment par la création d’un ministre délégué en charge de l’intégration régionale, et la création de six secrétariats d’État).

Des élections législatives sont prévues en avril 2021 et l’élection présidentielle sera organisée en octobre 2021. Les élections locales se sont tenues le 25 octobre dernier dans les 22 municipalités de l’archipel. Dans un contexte de récession économique et de crise sanitaire majeure, ce scrutin a donné lieu à une campagne de proximité intense. Aucun incident n’a été à déplorer pendant la campagne et pendant le vote (participation à 58 %). Les prochaines élections devraient avoir pour sujet centraux la jeunesse, le logement, les violences, la promotion des femmes, le développement durable, les des énergies, le climat.

Politique étrangère

L’appartenance à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) constitue une composante importante de la politique extérieure du Cap-Vert, seul pays insulaire de la région. Malgré sa taille modeste, le Cap-Vert mène une diplomatie active et ambitieuse et affirme sa vocation à être une passerelle entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques. Le Cap-Vert se caractérise par une importante diaspora : on estime à plus de 800 000 le nombre de capverdien résidant à l’étranger (dont environ 100 000 en France).

Le pays abrite l’Institut de recherche internationale sur l’intégration régionale et les transformations sociales de l’Afrique de l’Ouest, ainsi que le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO (CEREEC).

Le Cap-Vert a signé en décembre 2010 avec les gouvernements de l’Espagne et du Portugal ainsi que les gouvernements régionaux des Açores, des Canaries et de Madère, la déclaration commune portant création de la Macaronésie, espace politique et de coopération régionale renforcée : outre ses bénéfices directs pour les quatre archipels, il vise à ancrer davantage le Cap-Vert à l’Union européenne et à améliorer son accès à l’Afrique occidentale.

Le Cap-Vert a été choisi pour être l’un des deux pays tiers pilotes, avec la Moldavie, pour la mise en place d’un partenariat pour la mobilité avec l’Union européenne. L’accord est entré en vigueur en décembre 2014.

Si le Cap-Vert cherche à diversifier ses appuis extérieurs (Union européenne, Etats-Unis, Chine, Afrique du Sud), son appartenance au monde lusophone demeure déterminante. Il a accueilli sur l’ile de Sal, du 16 au 18 juillet 2018, le sommet des chefs d’Etat de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), dont le thème était « « Culture, Peuples, Océans ». Il a par ailleurs adhéré à la Francophonie en décembre 1996.

Situation économique

L’archipel cap-verdien, isolé et disposant de très peu d’eau douce, est largement dépendant de l’extérieur.

Son PIB (11,63 milliards EUR en 2018) est dominé par le tourisme et le commerce d’importation. Le secteur primaire (6 % du PIB) tend à se développer mais demeure loin de satisfaire les besoins domestiques : ne disposant que de 10 % de terres arables, le Cap-Vert importe 85 % de ses besoins alimentaires. L’industrie (18 % du PIB) est à la recherche de débouchés extérieurs pour des activités de sous-traitance (secteurs aéronautique et pharmaceutique notamment). Le secteur des services (62 % du PIB) est porté par le tourisme (20 % du PIB et 200 millions EUR par an) et les services financiers.

Le Cap-Vert a su s’imposer comme l’un des pays les plus dynamiques de la région.

Cet essor a néanmoins été fortement obéré par la crise économique et les difficultés des principaux partenaires européens du pays (en particulier le Portugal et l’Espagne). La bonne tenue du secteur touristique a permis au pays d’échapper à la récession. Depuis 2009, la conjugaison de dépenses de soutien à l’activité économique et de recettes limitées par le ralentissement de la croissance s’est traduite par un déficit budgétaire important. La dette publique a atteint 123,9 % du PIB fin 2018.

Le FMI classe cette dette publique en risque « élevé », même si elle est pour l’instant jugée soutenable du fait de son profil, très majoritairement concessionnel et portant sur de longues maturités (moyenne de 18 ans estimée).

Le pays a été considérablement impacté par la pandémie de Covid-19 qui a touché de plein fouet le tourisme qui est l’une des principales sources de revenus de l’archipel (30 % du PIB, 800 000 touristes en 2019).

En 2020, le Cap-Vert a vu son PIB reculer de 8 points, son endettement avoisine les 150 % du PIB et le chômage approche les 20 %. La forte baisse reflète l’impact considérable de la pandémie sur les exportations (-76 %), la consommation privée (-14 %) et l’investissement (-27 %). Les secteurs liés du transport et du tourisme sont les plus touchés par la crise avec une baisse respective de leur valeur ajoutée brute de -71 % et -96 %. De même, les valeurs ajoutées brutes de l’industrie manufacturière, de la construction et du commerce ont respectivement baissé de plus de 30 %.

Dans ce contexte, le gouvernement a renforcé ses mesures sociales afin de venir en aide aux populations les plus défavorisées. Les bailleurs de fonds sont confiants dans la reprise économique du Cap-Vert. Les projections récentes du FMI sont les plus allantes de la zone lusophone en Afrique. Le Cap-Vert figure toujours en bonne position dans les classements de Transparency International et de Doing Business.

Mise à jour : 22.02.21

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