Présentation du Cameroun

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République du Cameroun / Republic of Cameroon.
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : M. Paul Biya, Président de la République
Chef du gouvernement : M. Philémon Yang, Premier Ministre

Données géographiques

Superficie : 475 442 km²
Capitale : Yaoundé
Villes principales : Douala, Yaoundé, Bafoussam, Garoua, Maroua.
Langue(s) officielle(s) : français, anglais
Monnaie : Franc CFA (1€ = 655,96 XAF)
Fête nationale : 20 mai

Données démographiques

Population : 23,3 millions d’habitants (Banque mondiale, 2015)
Croissance démographique : 2,5 % (BM, 2015)
Espérance de vie : 55 ans (BM, 2014)
Religion(s) : Christianisme (35-40%), Islam (15-20%), animisme (45%)
Indice de développement humain : 153e rang sur 188 (PNUD, 2016).

Données économiques

PIB nominal : 29,198 Mds USD courants (BM, 2015).
PIB par habitant (USD courants) : 1250 $ (BM, 2015).
PIB par habitant (PPA) : 3122 $ (BM, 2015).
Taux de croissance du PIB : 4,5 % (FMI, 2016).
Taux d’inflation : 2 % (FMI, 2015).
Exportations de la France vers le Cameroun : 631 M€ (DG Trésor, 2016).
Importations de la France en provenance du Cameroun : 262 M€ (DG Trésor, 2016).
Fiche pays de la Direction générale du Trésor :
http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/cameroun

Composition du gouvernement

Premier ministre, Chef du Gouvernement, M. Philémon Yang
Vice-Premier ministre, Ministre délégué à la Présidence chargé des relations avec les Assemblées, M. Ali Amadou.

Ministres d’Etat

  • Ministre d’Etat, Ministre du tourisme et des loisirs, M. Maïgari Bello Bouba.
  • Ministre d’Etat, Ministre de la justice, garde des sceaux, M. Laurent Esso.

Ministres

  • Ministre délégué à la Présidence, chargé de la Défense, M. Joseph Beti Assomo.
  • Ministre délégué à la Présidence chargé du contrôle supérieur de l’Etat, Mme Rose Mbah Acha.
  • Ministre délégué à la Présidence chargé des marchés publics, M. Sadou Abba.
  • Ministre de l’administration territoriale, M. Paul Atanga Nji.
  • Ministre de la décentralisation et du développement local : M. George Elanga Obam.
  • Ministre des affaires sociales, Mme Pauline Irène Nguene.
  • Ministre de l’agriculture et du développement rural, M. Henri Eyebe Ayissi.
  • Ministre des arts et de la culture, M. Jean Narcisse Mouelle Kombi.
  • Ministre du commerce, M. Luc Magloire Mbarga Atangana.
  • Ministre de la communication, M. Issa Tchiroma Bakary.
  • Ministre des domaines, du cadastre et des affaires foncières, Mme Jacqueline Koung A Bessike.
  • Ministre de l’eau et de l’énergie, M. Gaston Eloundou Essomba.
  • Ministre de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire, M. Ousmane Mey Alamine.
  • Ministre de l’éducation de base, Mme Hadidja Alim Youssouf.
  • Ministre de l’élevage, des pêches et des industries animales, Dr Taiga.
  • Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, M. Perevet Zacharie.
  • Ministre des enseignements secondaires, Mme Pauline Egbe Nalova Lyongha.
  • Ministre de l’enseignement supérieur, M. Jacques Fame Ndongo.
  • Ministre de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable, M. Pierre Helé.
  • Ministre des finances, M. Louis Paul Motaze.
  • Ministre de la fonction publique et de la réforme administrative, M. Joseph Le
  • Ministre des forêts et de la faune, M. Jules Doret Ndongo
  • Ministre de l’habitat et du développement urbain, M. Jean Claude Mbwentchou.
  • Ministre de la jeunesse et de l’éducation civique, M. Foutsou Mounouna.
  • Ministre des mines, de l’industrie et du développement technologique, M. Ernest Ngwaboubou.
  • Ministre des petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat, M. Laurent Serge Etoundi Ngoa.
  • Ministre des postes et télécommunications, Mme Minette Libom Li Likeng.
  • Ministre de la promotion de la femme et de la famille, Mme Marie-Thérèse Abena Ondoa .
  • Ministre de la recherche scientifique et de l’innovation, Mme Madeleine Tchuinte.
  • Ministre des relations extérieures, M. Lejeune Mbella Mbella.
  • Ministre de la santé publique, M. André Mama Fouda.
  • Ministre des sports et de l’éducation physique, M. Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt.
  • Ministre des transports, M. Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe.
  • Ministre du travail et de la sécurité sociale, M. Grégoire Owona.
  • Ministre des travaux publics, M. Emmanuel Nganou Djoumessi.

    Ministres délégués
  • Ministre délégué auprès du Ministre de l’agriculture et du développement rural chargé du développement rural, Mme Clémentine Ananga Messina.
  • Ministre délégué auprès du Ministre de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable, Dr Djalloh Nana Aboubakar.
  • Ministre délégué auprès du Ministre de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire, chargé de la planification, M. Paul Tazong Tchoutang.
  • Ministre délégué auprès du Ministre des finances, M. Abdoulaye Yaouba
  • Ministre délégué auprès du Ministre de la justice, Garde des Sceaux, M. Jean-Pierre Fogui.
  • Ministre délégué auprès du Ministre des relations extérieures chargé de la coopération avec le Commonwealth, M. Félix Mbayu
  • Ministre délégué auprès du Ministre des relations extérieures chargé de la coopération avec le monde islamique, M. Gargoum Adoum.
  • Ministre délégué auprès du Ministre des transports, M. Oumarou Mefiro.

Ministres chargés de mission à la Présidence de la République

  • M. Emmanuel René Sadi.
  • M. Joseph Dion Ngute
  • M. Moustapha Hamadou.
  • M. Victor Arrey Nkongho Mengot
  • M. Philippe Mbarga Mboa.


Secrétaires d’Etat

  • Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense, chargé de la Gendarmerie nationale, M. Yves Landry Etoga Galax
  • Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense, chargé des anciens combattants et victimes de guerre, M. Issa Koumpa.
  • Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’éducation de base, M. Benoît Ndong Soumhet.
  • Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des enseignements secondaires, chargé de l’enseignement normal, M. Boniface Bayaola.
  • Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des forêts et de la faune, Mme Alhadj Koulsoumi.
  • Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’habitat et du développement urbain, chargé de l’habitat, Mme Marie Rose Dibong née Biyong.
  • Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la justice, garde des sceaux, chargé de l’administration pénitentiaire, M. Jérome Penbaga Dooh.
  • Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des mines, de l’industrie et du développement technologique, M. Gentry Fuh Calistus.
  • Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la santé publique chargé de la lutte contre les épidémies et les pandémies, M. Hayatou Alim.
  • Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des travaux publics chargé des routes, M. Armand Ndjodom.

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://cm.ambafrance.org/
Consulat général : Douala.
Section consulaire : Yaoundé.
Communauté française au Cameroun : 6433 personnes immatriculées (2016).
Communauté camerounaise en France (personnes disposant d’un titre de séjour) : 51 625 (2016).

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Au pouvoir depuis 1982, le président Biya a été reconduit pour un nouveau septennat en 2011, recueillant 78% des suffrages exprimés face à une opposition morcelée (23 candidats). Les élections législatives et municipales de 2013 ont été remportées par le parti présidentiel, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), qui détient une large majorité à l’assemblée nationale avec 148 députés sur 180 sièges. M. Philemon Yang a succédé à M. Ephraïm Inoni à la tête du gouvernement en 2009. Remanié une première fois le en 2011, le gouvernement Yang a été réaménagé en 2015, puis de nouveau le 2 mars 2018.
Les premières élections sénatoriales ont eu lieu en 2013 afin de désigner les 70 sénateurs élus (les 30 autres étant nommés par le chef de l’Etat). A l’issue des élections sénatoriales du 25 mars 2018, le RDPC a remporté 63 sièges, les 7 autres revenant au Social Democratic Front (SDF), principale formation d’opposition. Le président du sénat (Marcel Niat Njifenji) serait appelé à assurer l’intérim du chef de l’Etat en cas de vacance du pouvoir. La prochaine élection présidentielle aura lieu à l’automne 2018. .
Depuis novembre 2016, les régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest du Cameroun connaissent des mouvements de contestation.

Situation économique

L’économie camerounaise est la plus diversifiée de la région. Les activités agricoles et forestières, qui représentent 22,2 % du PIB (2014) s’appuient à la fois sur les cultures de rente (cacao, café, banane, palmier à huile, canne à sucre, hévéa) et vivrières (banane plantain, maïs, manioc…).
Le secteur secondaire représente 30,1 % du PIB. Les hydrocarbures restent un élément important de l’économie. L’industrie couvre des secteurs variés (boissons, sucrerie, huilerie, savonnerie, minoterie, aluminium, ciment, métallurgie, première transformation du bois). Le secteur des services (47,8 % du PIB) est dominé par les transports (en particulier les ports), le commerce, la téléphonie mobile et les services financiers.
Malgré cette diversification, l’essentiel des exportations (80%) repose sur des produits non transformés. Les flux d’échanges avec les pays de la zone CEMAC ne représentent qu’une faible part des échanges commerciaux, et le Cameroun réalise à lui seul 70% des échanges agricoles intracommunautaires de la CEMAC. Les principaux partenaires commerciaux du Cameroun sont l’UE, le Nigéria et la Chine.
La croissance économique du Cameroun est passée de 2 % environ en 2009 à 5,9 % en 2015, 4,8 % en 2016, et 3,2 % en 2017. Depuis 2010, la moyenne de l’inflation est restée inférieure à 3 %. La dette publique camerounaise est passée de 9,7 % du PIB en 2008 à 33,8% du PIB en 2016. Souhaitant mettre le Cameroun sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035, les autorités ont lancé un programme de grands projets structurants qui visent à dynamiser l’économie.

Politique étrangère

Par sa situation géographique, le Cameroun est la porte d’entrée naturelle de l’Afrique centrale, désenclavant la République centrafricaine et le Tchad. Les attaques menées depuis 2013 par le groupe terroriste nigérian Boko Haram ont conduit les autorités camerounaises à renforcer le dispositif militaire dans le nord du pays. Membre de la Commission du bassin du lac Tchad, le Cameroun a participé au Sommet de Paris pour la sécurité au Nigéria de mai 2014. L’action des forces armées camerounaises, ainsi que la mise en place en 2016 d’une force multinationale mixte par les pays de la région (Nigéria, Tchad, Cameroun, Niger, Bénin), ont contribué à réduire la pression exercée par Boko Haram, mais la menace demeure active. Selon le HCR, le Cameroun accueillait en janvier 2017 environ 85 000 réfugiés nigérians sur son territoire.
Un différend territorial a opposé le Cameroun et le Nigéria sur le statut de la presqu’île de Bakassi. Réglé par un arrêt de la Cour internationale de Justice du 10 octobre 2002, il a fait l’objet d’un accord de mise en œuvre en 2006 (accord de Greentree) et Abuja a rétrocédé la dernière partie de la presqu’île en 2008. Le président Biya s’est rendu en visite bilatérale à Abuja en mai 2016.
Le Cameroun a pris part à la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX) puis à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) avec 850 hommes. Ce bataillon a été intégré en 2014 dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA). Pays frontalier de la RCA dont il est l’unique voie de communication commerciale avec l’extérieur via le port de Douala, le Cameroun accueille environ 275 000 réfugiés centrafricains.
Le Cameroun a accueilli, en juin 2013, le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, de la CEEAC et de la Commission du golfe de Guinée sur la sûreté et la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée. Au cours de ce sommet, une architecture régionale de lutte contre la piraterie a été adoptée, coiffée par le centre interrégional de coordination (CIC), inauguré à Yaoundé en 2014.
Membre de l’Organisation de la conférence islamique depuis 1975, Yaoundé a rejoint l’Organisation internationale de la Francophonie en 1991 et le Commonwealth en 1995.

Mise à jour : 11.04.18

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