Présentation du Burundi

Présentation du pays

BURUNDI {JPEG}

Nom officiel : République du Burundi
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’Etat : M. Pierre Nkurunziza

Données géographiques

Superficie : 27 834 km²
Capitale : Gitega (depuis le 21 décembre 2018)
Villes principales : Gitega, Ngozi, Rumonge, Muyinga
Langue (s) officielle (s) : français, kirundi
Langue (s) courante (s) : kirundi
Monnaie : Franc burundais (1 eur = 2005, 55 BIF)
Fête nationale : 1er juillet

Données démographiques

Population : 10,86 millions d’habitants
Densité : 423 hab/km²
Croissance démographique : 3,18%
Taux de fécondité : 6,1 naissances/femme
Espérance de vie : 57 ans
Taux d’alphabétisation : 59,3 %
Religion (s) : chrétienne (dont catholique 60% et protestante 15%), animiste (11%), musulmane (2%)
Indice de développement humain : 185ème sur 189
Classement Transparency international : 157ème sur 180

Données économiques

PIB : 3,5 mds de $ (2017)
PIB par habitant : 212 $ (2017)
Taux de croissance du PIB : 0,5% en 2017
Balance commerciale : -253(MUS$)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 34,8 %
  • industrie : 20 %
  • services : 45,1 %

Exportations de la France vers le Burundi : 11,3M€ en 2018
Importations françaises depuis le Burundi : 18,8 M€ en 2018

Ambassade de France : Bujumbura
Communauté française au Burundi : 281 immatriculés (2019)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Burundi a connu des violences qui ont fait 300.000 morts et un long processus de paix entre 1993 et 2006.

L’accord de paix d’Arusha signé en 2000 a permis la mise en place d’une république multipartite où le Président occupe les fonctions de chef de l’État et chef du gouvernement. Les institutions et les partis politiques doivent obligatoirement respecter des quotas entre communautés. Les deux vice-présidents doivent être issus de communautés et de partis politiques différents. Conformément à la constitution, l’Assemblée nationale est composée à 60% de Hutu et à 40% de Tutsi, y compris un minimum de 30% de femmes.

Le Burundi est en crise depuis que le président Nkurunziza a annoncé sa candidature à un troisième mandat en avril 2015. Les autorités ont réagi à l’hostilité d’une partie de la population par des violences policières et la restriction des libertés fondamentales. Près de 400.000 Burundais se sont réfugiés à l’extérieur du pays.

Le président Pierre Nkurunziza a été réélu au premier tour le 21 juillet 2015 avec 69,41 % des suffrages. Le processus électoral (législatives, présidentielle, collinaires* et communales), a été boycotté par l’opposition et jugé non crédible par la communauté internationale. Celle-ci a demandé l’ouverture d’un dialogue inter-burundais en vue de la réconciliation nationale et la sanctuarisation de la constitution et de l’accord d’Arusha. La Communauté d’Afrique de l’Est a confié à l’Ouganda la médiation en faveur du dialogue national et nommé un facilitateur en la personne de l’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, pour appuyer cette médiation.

Le referendum constitutionnel du 17 mai 2018, approuvé à 73.2%, donne la possibilité au président Nkurunziza de se présenter à un nouveau mandat et se maintenir potentiellement au pouvoir jusqu’en 2034. Il remet aussi en cause certains acquis de l’accord d’Arusha, à l’image des mécanismes de protection de la minorité tutsi (réduction des seuils de majorité au Parlement, invalidation possible par le Sénat des dispositions constitutionnelles sur les quotas ethniques au sein des institutions publiques). Le président Nkurunziza a néanmoins annoncé le 7 juin, à l’occasion de la proclamation de la nouvelle constitution, qu’il ne briguera pas de 4ème mandat en 2020.

Situation économique

Le Burundi est l’un des pays les plus pauvres au monde avec un PIB par habitant de 212 USD (2017) et plus des deux tiers de sa population qui vit sous le seuil de pauvreté.
Le Burundi a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2009, ce qui lui a permis d’obtenir une annulation de 100% de sa dette grâce aux annulations bilatérales additionnelles. Le niveau de la dette extérieure est cependant redevenu important. Le pays présente un risque de surendettement élevé. Enclavé, le pays a connu une croissance économique moyenne de +3,7% sur la décennie écoulée, presque intégralement amortie par la croissance démographique (+3,3% en 2015, pour 11,55 millions d’habitants). La population rurale (90%) vit d’une agriculture de subsistance tandis que les pressions sur les terres agricoles s’accentuent.
Le pays souffre structurellement d’une économie peu diversifiée et vulnérable aux conditions climatiques et aux variations des cours des marchés internationaux.

La crise politique et sécuritaire résultant des élections de 2015 a aggravé cette situation de fragilités structurelles. Les secteurs source d’emploi et de croissance (agriculture, industrie de la bière) sont très fortement affectés par les mouvements de population, la hausse des prix et de la fiscalité et l’absence d’investissement. La crise a également conduit les bailleurs à revoir leur politique d’aide qui représentait, jusqu’en 2015, plus de 50% du budget national (l’Union européenne et ses Etats membres, en application de l’article 96 des accords de Cotonou, n’apportent plus de financements directs (y compris appuis budgétaires) au gouvernement burundais).

Les priorités du gouvernement burundais en matière de développement ont été formalisées dans le Plan national de développement (PND) 2018-2027, officialisé le 22 août 2018, qui reprend les grands axes développés par le « Cadre de lutte stratégique contre la pauvreté 2012-2015 » (CLSP) élaboré avec le système onusien. Celui-ci prévoit notamment de renforcer l’industrialisation du pays, d’améliorer la formation des élèves et des étudiants et de mieux s’adapter aux changements climatiques. .

Politique étrangère

Le Burundi et l’intégration régionale

Bujumbura accueille le Secrétariat permanent de la Conférence internationale sur les Grands Lacs (CIRGL) depuis 2007.

A l’instar du Rwanda, le Burundi a rejoint en 2007 la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) qui regroupe l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie et le Soudan du Sud. Il a ratifié le protocole de marché commun de la Communauté de l’Afrique de l’Est, entré en vigueur le 1er juillet 2010. Néanmoins, les tensions se sont multipliées entre le Burundi et les autres pays membres durant les 3 dernières années, à l’image des crispations dans la médiation régionale de la crise burundaise ainsi que le différend politique entre le Rwanda et le Burundi (chacun accusant l’autre d’héberger et soutenir des groupes rebelles)

En outre, le pays a pris part à la relance de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) en 2007.

Bujumbura est partie à l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération dans la région des Grands Lacs, signé à Addis-Abeba le 24 février 2013, par onze Etats de la région, sous les auspices des Nations Unies, de l’Union africaine, de la CIRGL et de la communauté de développement d’Afrique australe (SADC). Par cet accord, les Etats de la région s’engagent à respecter l’intégrité territoriale de leurs voisins et à s’abstenir de susciter ou de soutenir des groupes armés hors de leurs frontières.

Le Burundi et les Nations Unies

Admis aux Nations Unies le 18 septembre 1962, le Burundi a siégé comme membre non-permanent au Conseil de sécurité à une seule reprise (1970-1971).

L’Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB), a été déployée de 2004 à 2006, afin de soutenir et d’accompagner les efforts entrepris par le Burundi pour établir durablement la paix et la réconciliation nationale suite à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Burundi, signé à Arusha le 28 août 2000. Fin 2006, cette opération de maintien de la paix a laissé place au Bureau intégré des Nations unies au Burundi (BINUB) dont le mandat s’est achevé en décembre 2014.

Une mission d’observation électorale des Nations Unies (MENUB) a observé le processus électoral de 2015.
La situation au Burundi a été mise à l’ordre du jour du Conseil des droits de l’Homme (CDH) en septembre 2015 et fait l’objet de discussions lors des trois sessions ordinaires annuelles du CDH depuis lors. La commission d’enquête indépendante, chargée par le CDH d’enquêter sur les violations des droits de l’Homme au Burundi, a fait mention dans son rapport de septembre 2018 de la commission de crimes contre l’humanité dans la période 2015-2018.

Le Conseil de sécurité est activement mobilisé en faveur d’un règlement pacifique et durable de la crise de 2015 depuis le déclenchement de celle-ci, en particulier via l’adoption de plusieurs résolutions (2248 du 12/11/2015, 2279 du 01/04/2016, 2303 du 29/01/ 2016). Le Burundi est figure toujours à l’agenda du Conseil de sécurité.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies (HCDH) qui disposait d’un bureau au Burundi depuis janvier 2015 a été contraint au départ par les autorités burundaises en décembre 2018.

Le Burundi et les opérations de maintien de la paix

En Somalie le Burundi est engagé depuis 2007 dans le cadre de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Son contingent s’élève à environ 4100 soldats, suite à une réduction de 1000 hommes en février 2019.
Dans le cadre des Nations unies, le Burundi contribue aux opérations de maintien de la paix à hauteur de 768 personnels (novembre 2018) répartis principalement au sein de la MINUSCA en République centrafricaine (764) et dans une moindre mesure dans la MINUSMA au Mali (2) et dans la FISNUA (2).

Mise à jour : 09.07.19

Informations complémentaires

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