Relations bilatérales

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Relations politiques

La France entretient avec le Burkina Faso des relations historiquement privilégiées.

Présence française

Consulat de France au Burkina Faso : Ouagadougou
Communauté française au Burkina Faso : 3 695 Français inscrits au registre en février 2020
Consulat du Burkina Faso en France : Paris
Communauté burkinabè de France : 6 700 Burkinabè en 2018

Visites

  • Le président de la République française, Emmanuel Macron, s’est rendu au Burkina Faso du 27 au 29 novembre 2017.
  • Le président Roch Kaboré a été reçu en visite officielle à Paris le 14 avril 2017 et du 17 au 19 décembre 2018. En avril 2016, il avait effectué une première visite en France. Il s’est également rendu à Paris en décembre 2016 à l’occasion de la conférence des partenaires organisée par son pays et la Banque mondiale et en 2018 à l’occasion du Forum de Paris sur la paix le 11 novembre. En 2019, il a participé au Sommet du G7 en août à Biarritz. Le 13 janvier 2020, il a participé, avec ses homologues du G5 au Sommet de Pau.
  • Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu à Ouagadougou le 16 mars ainsi que le 19 octobre 2018.
  • Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération Alpha Barry s’est rendu à Paris pour la conférence sur les enfants et la guerre le 21 février 2017, en marge de laquelle il a eu un entretien avec Jean-Marc Ayrault. Il a également participé au Sommet de Pau du 13 janvier 2020.
  • La ministre des Armées Florence Parly s’est rendue au Burkina Faso en novembre 2019.
Ambassadeur de France au Burkina Faso : Luc Hallade


Ambassadeur du Burkina Faso en France : Alain Francis Gustave Ilboudo

Relations économiques

La France est le troisième fournisseur et sixième client du Burkina Faso. Le pays accueille une soixantaine de filiales d’entreprises françaises. Au total, on estime à une centaine le nombre d’entreprises filiales ou à intérêts français (capitalistiques et/ou management). On dénombre par ailleurs une cinquantaine d’entrepreneurs français dans le secteur de l’hôtellerie-tourisme. Les investissements des entreprises françaises sont concentrés sur les secteurs suivants : agriculture, industrie alimentaire, construction, banques et assurances et services de communication.

Coopération culturelle, scientifique et technique

La France est le 1er bailleur bilatéral du pays. Le Burkina Faso fait partie des 19 pays prioritaires de la politique de développement de la France. En 2019, l’AFD a engagé plus de 200 millions d’euros dans des secteurs prioritaires, notamment en appui au Programme d’urgence Sahel du gouvernement burkinabè.

Au Burkina Faso, les axes prioritaires d’intervention se concentrent sur le soutien aux services essentiels pour les populations (eau, assainissement, éducation/formation, énergie) et sur le développement local (rural et urbain, en particulier à Ouagadougou), en privilégiant l’accompagnement des institutions publiques et notamment l’appui aux collectivités locales.

Expertise France mène sept projets au Burkina Faso sur financement de la France et de l’Union européenne, pour un montant de l’ordre de 21 millions d’euros, en priorité dans les zones fragiles. Les axes thématiques prioritaires sont le développement économique et locale, la sécurité et le lien de confiance entre forces de défense et populations locales.

La France est la première destination à l’étranger pour les étudiants burkinabè (plus de 2500 en 2019). Elle met en œuvre 0,6 million d’euros de bourses au profit des Burkinabè.

Le Burkina Faso accueille deux Instituts français, à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et un incubateur de projets, la Maison de la jeunesse et de l’innovation (« La Ruche »).

Le Lycée Saint-Exupéry de Ouagadougou accueille 1078 élèves de la petite section à la terminale (dont 450 Français).

L’activité des instituts de recherche et de coopération technique au Burkina Faso est dense avec une quarantaine d’accords universitaires, et des acteurs tels que l’IRD (Institut de recherche pour le développement), le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) et l’ANRS (Agence nationale de recherche sur le Sida et les hépatites virales).

La coopération décentralisée est l’une des plus dynamiques des collectivités locales françaises, avec plus de 130 partenariats actifs en 2019 et près de 9 millions d’euros d’aide publique au développement annoncée par les collectivités territoriales en 2017 (3e récipiendaire au monde).

Autres types de coopération

Compte tenu des enjeux de sécurité dans la zone sahélo-saharienne et dans le pays et de l’engagement burkinabè dans les opérations de maintien de la paix, la France et le Burkina Faso entretiennent une coopération importante en matière de sécurité et de défense.

Le pays héberge deux écoles nationales à vocation régionale soutenues par la coopération française, qui accueillent des stagiaires venus de pays tiers : l’institut d’études supérieures de protection civile et l’institut supérieur de logistique de Ouagadougou.

Dans le cadre de l’opération Barkhane, lancée en août 2014, la France dispose d’un point d’appui à Ouagadougou. Elle appuie la montée en puissance du détachement burkinabè de la force conjointe du G5 Sahel.

Depuis décembre 2018, la France et le Burkina Faso sont liés par un accord intergouvernemental relatif au statut des éléments des forces françaises intervenant au Burkina Faso pour la sécurité au Sahel. La mise en œuvre de cet Accord permet la conduite d’opérations conjointes entre Barkhane et les forces armées burkinabè.

Relations avec l’Union européenne

L’Union européenne est le 1er bailleur multilatéral du Burkina Faso. Cet appui se décline dans le fonds européen de développement (FED, 628 millions d’euros sur 2016-2020) et le Fonds fiduciaire d’urgence (FFU, alimenté par l’UE et certains États membres) destiné à lutter contre les causes profondes des migrations, créé suite au Sommet de la Valette en novembre 2015.

L’UE cible quatre secteurs de concentration : l’appui à la gouvernance (325 millions d’euros) ; appui au secteur de la santé (80 millions d’euros) ; appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à l’agriculture durable et à l’eau (190 millions euros).

Mise à jour : 15.10.20

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