Relations bilatérales

Relations politiques

La France entretient avec le Burkina Faso des relations historiquement privilégiées. La France est le premier partenaire en matière d’aide au développement.

Dernières rencontres bilatérales

Le président de la République française, Emmanuel Macron, s’est rendu au Burkina Faso du 27 au 29 novembre 2018.
Le Président Roch Kaboré a été reçu en visite officielle à Paris le 14 avril 2017 et du 17 au 19 décembre 2018. En avril 2016, il avait effectué une première visite en France. Il s’est également rendu à Paris en décembre 2016 à l’occasion de la conférence des partenaires organisée par son pays et la Banque mondiale.
Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu à Ouagadougou le 16 mars ainsi que le 19 octobre 2018.
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération Alpha Barry s’est rendu à Paris pour la conférence sur les enfants et la guerre le 21 février 2017, en marge de laquelle il a eu un entretien avec Jean-Marc Ayrault.

Relations économiques

La France est le second fournisseur du Burkina Faso. Le pays accueille une soixantaine de filiales d’entreprises françaises. Au total, on estime à une centaine le nombre d’entreprises filiales ou à intérêts français (capitalistiques et/ou management). On dénombre par ailleurs une cinquantaine d’entrepreneurs français dans le secteur de l’hôtellerie-tourisme. Les investissements des entreprises françaises sont concentrés sur les secteurs suivants : agriculture, industrie alimentaire, construction, banques et assurances et services de communication.

Coopération culturelle, scientifique et technique

En 2017, la France a alloué un montant d’aide total de 115,02 M€ au Burkina Faso (sur un total de 789,80 M€ tous bailleurs confondus), dont 75,93 M € d’aide bilatérale. La France est le 1er bailleur bilatéral du pays. Le Burkina Faso fait partie des 19 pays prioritaires de la politique de développement de la France.

Au Burkina Faso, ses axes sont l’éducation et la formation professionnelle, le développement rural, le secteur urbain, l’énergie, l’appui au secteur privé et la gouvernance.

Dans ce cadre, le monde rural est une priorité de l’AFD, avec 107 M€ de projets depuis 2012. Le pays est aussi un pionnier de l’agroécologie.
Expertise France mène une quinzaine de projets au Burkina Faso sur financement de la France et de l’Union européenne. Les activités d’Expertise France visent à renforcer les capacités des administrations publiques burkinabè, la stabilité et la paix, le développement durable, la santé et le développement humain. .

La France est la première destination à l’étranger pour les étudiants burkinabè (plus de 1 800 en 2017-2018). Elle met en œuvre 0,6 million d’euros de bourses au profit des Burkinabè.
La société civile française s’engage sur ses fonds propres (plus de 60 volontaires de solidarité internationale en 2018).
Le Burkina Faso accueille deux Instituts français, à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Le Lycée Saint-Exupéry de Ouagadougou accueille 1078 élèves de la petite section à la terminale (dont 450 Français).
L’activité des instituts de recherche et de coopération technique au Burkina Faso est dense avec une quarantaine d’accords universitaires, et des acteurs tels que l’IRD, le CIRAD, le CNRS, l’INRA et l’ANRS, pour près de 5 millions d’euros de projets par an.

La coopération décentralisée est l’une des plus dynamiques des collectivités locales françaises, avec plus de 130 partenariats actifs en 2019 et près de 9 millions d’euros d’aide publique au développement annoncée par les collectivités territoriales en 2017 (3e récipiendaire au monde).

Autres coopérations

Compte tenu des enjeux de sécurité dans la zone sahélo-saharienne et de l’engagement burkinabè dans les opérations de maintien de la paix, la France et le Burkina Faso entretiennent une coopération importante en matière de sécurité et de défense.

Le pays héberge deux écoles nationales à vocation régionale soutenues par la coopération française, qui accueillent des stagiaires venus de pays tiers : l’institut d’études supérieures de protection civile et l’école militaire technique.

Dans le cadre de l’opération Barkhane, lancée en août 2014, la France dispose d’un point d’appui à Ouagadougou. Elle appuie la montée en puissance du détachement burkinabè de la force conjointe du G5 Sahel.
En 2018, un accord relatif au statut des éléments des forces françaises intervenant au Burkina Faso pour la sécurité au Sahel a été signé.

Mise à jour : 18.07.19

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