Relations bilatérales

Relations politiques

Ambassadeur de France au Brésil : M. Michel Miraillet (depuis septembre 2017)
Ambassadeur du Brésil en France : M. Paulo César de Oliveira Campos (depuis juillet 2015)

Relations politiques

Le Brésil et la France entretiennent une relation d’amitié ancienne qui a changé d’échelle avec la construction d’un partenariat stratégique ambitieux, lancé en mai 2006 par les Présidents Lula et Chirac. Il reconnait le Brésil comme un acteur global et un candidat légitime à un siège de membre permanent au CSNU. Il engage un partage de savoir-faire et d’expertise par des initiatives conjointes, s’appuyant sur la mise en commun de ressources matérielles, technologiques, humaines ou naturelles. Il touche tous les domaines : militaire, spatial, énergétique, économique, éducatif, transfrontalier, aide au développement en pays tiers, coopération transfrontalière entre la Guyane française et l’Etat de l’Amapá.

Visites

Le partenariat stratégique avec le Brésil a été lancé en mai 2006 lors de la visite d’Etat au Brésil du Président Chirac, puis confirmé lors de la rencontre des Présidents Lula et Sarkozy à Saint-Georges de l’Oyapock (Guyane) le 12 février 2008, sur notre frontière commune. Il s’est traduit par l’adoption d’un plan d’action et la signature de nombreux accords lors du sommet bilatéral de Rio le 23 décembre 2008 (organisé avec le sommet UE-Brésil). La visite du Président Sarkozy le 7 septembre 2009, premier chef d’Etat non latino-américain invité d’honneur à la fête nationale brésilienne, a permis de dresser un bilan de la mise en œuvre des projets mis en route. L’Année de la France au Brésil, du 21 avril au 15 novembre 2009, a permis d’intensifier tous ces échanges et de présenter aux brésiliens une France moderne, ouverte sur le monde, à la société diverse.

Parmi les dernières rencontres, il convient de retenir :

  • le déplacement à Brasilia et São Paulo de Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères, en 21-22 février 2011 ;
  • le déplacement à Brasilia, São Paulo et Rio de Janeiro de François Fillon, Premier ministre, en 14-17 décembre 2011 ;
  • la venue à Paris de Antonio Patriota, ministre des Relations extérieures, 27 août 2012 ;
  • la visite d’Etat en France de la Présidente Dilma Rousseff, 11-12 décembre 2012 ;
  • la visite d’Etat du Président François Hollande au Brésil, 12-13 décembre 2013 ;
  • la venue à Paris de Luiz Alberto Figueiredo, ministre des Relations extérieures, 19 mars 2014 ;
  • la venue à Paris de Mauro Vieira, ministre des Relations extérieures, 3 juin 2015 ;
  • le déplacement à São Paulo et à Rio de Janeiro de Matthias Fekl, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger, 13-15 octobre 2015 ;
  • le déplacement à Brasilia de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, 22 novembre 2015 ;
  • le passage à Paris de José Serra, ministre des Relations extérieures, 2 juin 2016 ;
  • le déplacement à Rio de Janeiro du Président François Hollande pour l’ouverture des Jeux Olympiques, 4-5 août 2016 ;
  • la venue à Paris de Marcos Pereira, ministre de l’Industrie, du Commerce et des Services, 22 novembre 2016 ;
  • le déplacement à Brasilia et São Paulo de Michel Sapin, ministre de l’Economie et des Finances, 31 mars et 1er avril 2017 ;
  • la venue à Paris d’Aloysio Nunes, ministre des Relations extérieures, 28 août 2017 ;
  • le passage à Paris du général Sergio Etchegoyen, ministre Chef du Cabinet pour la Sécurité institutionnelle de la Présidence de la République du Brésil, du 22 au 24 janvier 2018 ;
  • le passage à Paris de Gilberto Kassab, ministre des Sciences, de la Technologie, des Innovations et des Communications, le 25 janvier 2018 ;
  • le passage à Paris de Blairo Maggi, ministre de l’agriculture, le 20 mai 2018.

Relations économiques

La dynamique des relations économiques est fondée à la fois sur le commerce et l’investissement dans un pays qui, pour les entreprises françaises, n’est plus un simple marché mais un élément de leur stratégie globale de développement.

En dépit de la conjoncture et d’une réglementation byzantine, le Brésil reste très attractif pour les entreprises françaises, et les opportunités sont réelles :

- le commerce bilatéral est dynamique sur longue période (doublement entre 2003 et 2013, croissance annuelle moyenne depuis 2007 de 9,2%) et génère de forts excédents pour la France (le 11e dans le monde avec +1,2 Mds EUR, en baisse de -23,1% par rapport à 2016). Près de 900 filiales d’entreprises françaises sont implantées au Brésil (tout le CAC 40), où elles génèrent 500 000 emplois. La récession a toutefois un impact très direct sur le nombre d’entreprises françaises exportatrices au Brésil : de 5 000 par an sur la période 2011-2013, ce nombre a chuté à 4 200 en 2017, soit une baisse de 16% ;

  • les échanges commerciaux franco-brésiliens se sont élevés à 7,1 Mds EUR en 2017, soit une hausse de 1,2% par rapport à 2016 (7 Mds EUR), en raison d’une forte augmentation des importations en provenance du Brésil (+8,3%), notamment en matière premières agricoles et en minerai de fer. Les exportations françaises vers le Brésil sont à la peine (-3,3%), en raison de la réduction des commandes de LATAM à Airbus. Le Brésil est le 24e client de la France (19e en 2016), qui est son 9e fournisseur (7e en 2016) ;
  • la France se trouve dans le peloton de tête des pays qui investissent le plus au Brésil (5e investisseur en termes de stocks d’IDE, 28,5 Mds $) pour des investissements de conquête de marché et non des délocalisations. Le Brésil demeure la 2e destination des IDE français dans les pays émergents, après la Chine ;

- le Brésil constitue le principal marché de la France en Amérique latine. La France achète principalement au Brésil des produits primaires agricoles et fossiles (31,5% des importations), des produits de l’industrie agroalimentaire (26,9%) et des produits semi-industrialisés de base comme le bois et le papier (15,9%). Elle exporte principalement vers le Brésil des biens à contenu de moyenne et haute technologie : matériel de transport (34%), équipements technologiques (21%).

Alors que 2017 a été marquée par la reprise économique brésilienne (+1% de croissance du PIB) et une forte hausse des importations (+5%), la France fait face à une concurrence accrue sur marché brésilien (notamment chinoise).

Coopération culturelle, scientifique et technique

La montée en puissance de notre relation s’appuie sur un socle de coopération particulièrement solide et diversifié, avec un pays où la francophilie est vivace et où la diversité culturelle est une composante de l’identité nationale :

- le Brésil est le 1er partenaire de la France en Amérique latine pour la coopération scientifique, avec une attention particulière pour la recherche et à l’innovation technologique (la France est le 3ème partenaire scientifique du Brésil). La coopération scientifique est structurée autour de formations d’excellence entre universités et par des partenariats de haut niveau entre les organismes de recherche des deux pays. Ils portent notamment sur les mathématiques fondamentales et appliquées, les changements climatiques, les sciences sociales et humaines. Les programmes de technologies innovantes connaissent un important développement (ex : programme CAPES-COFECUB, partenariat équilibré et de très grande qualité scientifique qui a permis de former près de 2000 docteurs brésiliens depuis son lancement en 1978) ;

- la France demeure le 1er partenaire européen du Brésil en matière universitaire. Dès les années 1930, Fernand Braudel, Claude Lévi-Strauss et Roger Bastide ont, par exemple, œuvré à tisser les liens universitaires forts qui existent entre la France et le Brésil en participant à la fondation de l’Université de São Paulo, aujourd’hui première université d’Amérique latine ;

- l’ENA entretient un partenariat historique avec l’ENAP (l’école nationale d’administration publique brésilienne) sur la formation des hauts fonctionnaires, qui a été conforté et enrichi de nouveaux volets d’échange en mai 2016 ;

- l’action en faveur du français et des échanges culturels occupe également une place importante de notre coopération. Trois lycées français (São Paulo, Rio, Brasilia) totalisent plus de 2 500 élèves dont environ 1 500 Français. Les Alliances françaises du Brésil constituent le réseau le plus ancien et le plus dense du monde (39 implantations), accueillant plus de 43 000 élèves. Dans le domaine du livre, les relations entre éditeurs et écrivains des deux pays sont étroites (le Brésil est le premier marché pour le livre français en Amérique du Sud).

Autres types de coopération

La coopération décentralisée a été officialisée par le protocole signé en Guyane le 12 février 2008. Elle a par la suite connu un développement soutenu. Depuis 2011, elle connaît toutefois une forte décrue, avec une dizaine de collectivités territoriales françaises engagées aujourd’hui.

La coopération transfrontalière est une singularité de notre relation, la France partageant plus de 700 km de frontière avec le Brésil. La construction du pont sur l’Oyapock, qui en est une illustration, s’accompagne d’une coopération croissante dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement durable, en lien avec l’AFD. Cette coopération permet d’apporter des réponses aux préoccupations de chaque partie liées aux différents risques transfrontaliers (immigration clandestine, sécurité, orpaillage illégal, pêche illicite, enjeux sanitaires et phytosanitaires), d’encourager les échanges humains et commerciaux (éducation, circulation) et de développer l’économie de la région amazonienne dans le respect des populations locales et d’un environnement exceptionnel.

Mise à jour : 06.06.18

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