Relations bilatérales

Partager

Relations politiques

Depuis 2009, les relations bilatérales sont rythmées par des consultations politiques au niveau des hauts fonctionnaires. Les dernières se sont tenues à Paris en juin 2019 et à La Paz en mars 2017. Parmi les thèmes saillants de la relation bilatérale figurent la mobilité étudiante et l’aide publique au développement à travers l’AFD.

Présence française

Consulat : Consulat de France à La Paz
Communauté française : 1 450 inscrits (2019)
Communauté bolivienne en France : 1 635

Visites

a France et la Bolivie entretiennent des relations diplomatiques depuis 1831. Deux Présidents français se sont rendus en Bolivie : le Général de Gaulle en 1964 et le Président Chirac en 1997.

Le Président Morales a été reçu en France en qualité de Président élu dès janvier 2006. Il y est revenu en visite officielle, en mai 2006, en février 2009 et en novembre 2015. Il a effectué une visite de travail dans notre pays les 12 et 13 mars 2013 et a participé au sommet One Planet Summit le 12 décembre 2017. M. Jean-Pierre Bel, envoyé personnel du président de la République pour l’Amérique latine et les Caraïbes, s’est rendu à la Paz du 6 au 8 mars 2017 pour participer à des entretiens de haut niveau avec des autorités locales. Les présidents Evo Morales et Emmanuel Macron se sont par ailleurs entretenus en marge de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2019.

Ces rencontres ont permis de confirmer le caractère amical de la relation.

S’agissant des visites ministérielles, le ministre des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, s’est entretenu avec le Président Evo Morales, en marge de la COP20 et pour préparer la COP21, respectivement à Lima, en décembre 2014, et à Cochabamba, en octobre 2015. Le ministre des Relations extérieures, M. David Choquehuanca, s’est rendu en France à plusieurs reprises : janvier et juillet 2008, janvier 2011, octobre 2012 et novembre 2013. Lors de ces deux derniers voyages, il a été reçu par le ministre des Affaires étrangères.

Le ministre de la Planification du Développement, M. René Orellana, a effectué une visite de travail en France du 12 au 15 décembre 2016. À cette occasion, il s’est entretenu avec M. Matthias Fekl, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du Tourisme et des Français de l’Etranger, et avec M. Jean-Pierre Bel. Enfin, le ministre des Transports, M. Milton Claros, a effectué une visite de travail en France du 26 au 28 janvier 2017. À cette occasion, il a rencontré M. Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche et a eu des échanges avec des représentants de l’AFD.

(Pour des informations complémentaires, merci de consulter le site de l’ambassade :

Relations économiques

Le commerce entre la Bolivie et la France est de volume modeste mais en forte progression. La valeur totale de nos échanges varie ces cinq dernières années entre 119 M € et 187 M €, fluctuation assignable en grande partie à la volatilité du cours des matières premières. En 2018, nos deux pays ont échangé 178 M € de biens, contre 144 M € en 2017.

D’un montant estimé à plus de 500 M USD, les investissements français pourraient plus que doubler grâce à l’entreprise Total (développement du champ gazier d’Incahuasi).

L’isolement géographique de ce petit marché explique également la faiblesse de nos ventes directes, car nombre de produits français présents en Bolivie sont importés et distribués à partir de pays voisins (Chili, Pérou et Brésil), et n’apparaissent pas dans les statistiques bilatérales.

Les exportations françaises se sont élevées à 66,8 M € en 2018, quasiment stables par rapport à 2017.

La Bolivie est notre 122e client au niveau mondial (13e client en Amérique latine) et ne représente qu’un peu plus de 0,01 % du total de nos exportations. Les principales catégories de produits exportés sont, par ordre d’importance, les produits informatiques, électroniques et optiques (33,2 % des exportations en 2018), les produits chimiques, parfums et cosmétiques (17 %), les machines industrielles et agricoles (11,1 %) et les produits pharmaceutiques (9,6 %).

En 2017, nos importations en provenance de Bolivie ont connu une augmentation de 59,3 %.

La Bolivie occupe le 122e rang du classement de nos fournisseurs (14e fournisseur en Amérique latine) et représente un peu plus de 0,01 % du total de nos importations.

Ces importations sont concentrées sur les produits miniers qui s’élèvent à 85 M € en 2018 (76 % du total de nos importations). Les produits agricoles et agroalimentaires représentent 16 % de nos importations et les produits de la chimique organique ne représentent plus que 3,1 % (en déclin depuis plusieurs années).

Coopération culturelle, scientifique et technique

La coopération culturelle s’appuie sur les deux lycées français de La Paz (1 031 élèves en 2018) et de Santa Cruz (469 élèves), ainsi que sur un réseau dynamique de quatre Alliances françaises (La Paz, Cochabamba, Santa Cruz de la Sierra, Sucre, soit près de 2 500 étudiants dont la moitié à La Paz).

Dans le domaine scientifique, l’Institut de recherche pour le développement (IRD) dispose en Bolivie de l’une des représentations les plus importantes en Amérique latine, avec une vingtaine d’agents, et travaille notamment sur le changement climatique, la santé et les glaciers. Un chercheur-associé de l’Institut français d’études andines (IFEA) est également présent dans le pays (développement de projets de fouilles archéologiques).

La Bolivie a par ailleurs intégré des programmes régionaux de recherche française (STIC & MATH AmSud).

La France est le 4e pays d’accueil des étudiants boliviens (400) et le 6e partenaire scientifique de la Bolivie (plus de 100 co-publications / an). Une convention de reconnaissance mutuelle des diplômes a été signée en juin 2018.

La mobilité étudiante s’appuie sur une trentaine d’accords universitaires et sur le programme de bourses « souveraineté scientifique et technologique » financé par le gouvernement bolivien et bénéficiant largement à la France.

Autres types de coopération

L’AFD est autorisée à intervenir en Bolivie depuis 2015. Elle accompagne en priorité des projets de développement pour une croissance verte et solidaire : énergie, eau et assainissement. Une agence été ouverte à La Paz en août 2015, composée de cinq personnes. À ce jour, le groupe AFD a engagé près de 436 millions d’euros en Bolivie dont environ 418 millions d’euros de prêts AFD et environ 18 millions d’euros via PROPARCO.

Dans le sillage du plan d’aide d’urgence annoncé par le président Emmanuel Macron lors du G7 d’août 2019, la France a mis en place une coopération avec la Bolivie pour lutter contre les feux qui ravageaient l’Amazonie. Cette réponse d’urgence, qui a articulé des moyens publics et privés, a permis le déploiement d’un détachement des forces militaires de la sécurité civile française du 8 au 26 septembre 2019. Leur intervention a permis d’éteindre 720 hectares de feu. Des heures d’hélicoptères ont également été financées et plusieurs tonnes de matériels de lutte contre les incendies ont été données à la sécurité civile bolivienne.

Champ ad hoc

La Bolivie est le premier bénéficiaire de l’aide européenne en Amérique latine (hors Caraïbes) avec 281 M € pour la période 2014-2020. L’aide européenne se concentre sur la réforme judiciaire et la lutte contre la corruption, la lutte contre la production illicite et le trafic de drogues et la gestion des ressources en eau. En matière de coopération, une programmation conjointe entre l’UE et les États membres représentés en Bolivie a été adoptée pour la période 2017-2020.

Sur le plan commercial, la Bolivie bénéficie depuis 2009 du « SPG (schéma des préférences tarifaires généralisées) » et depuis 2014 du « SPG+ », ce qui favorise ses exportations vers l’UE (échanges commerciaux d’environ 400 M € par an). Une évaluation annuelle du respect de 27 conventions relatives aux droits de l’Homme, sociaux et environnementaux est conduite par la Commission européenne et le système a été prorogé depuis 2016. Enfin, la Bolivie a signé le 17 juillet 2015 à Brasilia, un protocole d’adhésion au MERCOSUR. Ce dernier doit cependant être ratifié par le Brésil.

Mise à jour : 06.01.20

Informations complémentaires