Présentation de la Bolivie

Données générales

BOLIVIE {JPEG}

Nom officiel : État plurinational de Bolivie
Nature du régime : République présidentielle
Chef de l’État et/ou du gouvernement : Evo Morales

Données géographiques

Superficie : 1 098 580 km2 (Banque mondiale)
Capitale (s) :

  • La Paz (3 640 m. d’altitude ; 850 000 habitants et 1,8 M. avec El Alto) : capitale administrative (siège des pouvoirs exécutif et législatif) ;
  • Sucre (285 000 habitants) : capitale constitutionnelle.

Villes principales : Santa Cruz de la Sierra (1,6 M.), capitale économique ; Cochabamba (620 000) ; Oruro (215 000), Tarija (195 000), Potosí (150 000).
Langue (s) officielle (s) : espagnol + 36 langues indigènes (art. 5 de la Constitution)
Langue (s) courante (s) : Espagnol (61.37 %, UNSD, 2012), Quechua (16.04 %, UNSD, 2012), Aymara (9.92 %, UNSD, 2012)
Monnaie : boliviano. 1 BOB = 0,12 euro au 11/02/2019
Fête nationale : 6 août (déclaration d’Indépendance, en 1825)

Données démographiques

Population (2016) : 11.3 M. hab.
Densité : 10 h./km2
Croissance démographique (2016) : 1,2 %
Espérance de vie (2015) : 68 ans
Taux d’alphabétisation (2015) : 95 %
Religion (s) : catholicisme (95 %), églises protestantes
Indice de développement humain (2016) : 0,66 (118e rang mondial PNUD)

Données économiques

PIB (2017) : 37.6 Mds USD
PIB par habitant (2017) : 3 324 USD
Croissance (2018) : 4,7 % (+4.1 % de moyenne depuis 1996 avec un pic à +6.8 % en 2013)
Chômage (au sens du BIT) (2017) : 4.5 %
Inflation (2017) : 5 %
Solde budgétaire (2018) : -8 % du PIB
Balance commerciale avec la France (2017) : -18 M€
Principaux clients : Brésil, Argentine, Corée du Sud, États-Unis
Principaux fournisseurs : Chine, Brésil, Argentine, États-Unis
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2017 CEPAL) :

  • services : 22 %
  • secteur agricole : 13 %
  • industrie manufacturière : 12 %
  • secteur minier : 12 %
  • transport et communications : 10 %

Part des principaux produits exportés (2017) :

  • hydrocarbures : 33 %
  • minéraux : 28 %
  • industrie manufacturière : 32 %
  • agriculture, élevage, pêche : 4 %

Exportations de la France vers la Bolivie (2017) : 63.1M€
Importations françaises depuis la Bolivie (2017) : 81 M€

Pour des informations complémentaires, consulter la fiche pays Bolivie sur le site de la Direction générale du Trésor

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://bo.ambafrance.org/
Page facebook de l’ambassade : https://www.facebook.com/AmbaFranceBolivie/
Page facebook agenda culture France-Bolivie : https://www.facebook.com/FranciaenBolivia/
Twitter : https://twitter.com/FranceBolivie

Consulat : Consulat de France à La Paz
Communauté française : 1 498 inscrits (2018)
Communauté bolivienne en France : 1 635

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Élu en décembre 2005, Evo Morales a apporté, au cours de ses trois mandats successifs, une stabilité politique inédite dans un pays ayant connu une grande instabilité gouvernementale depuis son indépendance en 1825. Cette élection a engagé la Bolivie dans un processus de profondes transformations sociales, économiques et politiques, débouchant sur de réelles avancées en matière de lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales. Cela a été rendu possible par des politiques de redistribution du revenu national et des richesses tirées de l’industrie extractive, et par la mise en place de programmes sociaux, d’accès à l’éducation et à la santé, dans un contexte de croissance soutenue.
Une nouvelle constitution a été adoptée par referendum en janvier 2009, redéfinissant les structures de l’État et garantissant de nouveaux droits, notamment en faveur des peuples autochtones.

Divers épisodes de tensions sociales et contestations ont cependant marqué les présidences de Morales. En août 2011, plusieurs centaines d’indigènes d’Amazonie ont entrepris une marche de 600 km vers la Paz, pour contraindre les autorités à abandonner un projet de construction de route devant traverser une zone écologiquement sensible (parc naturel du Tipnis). Ce conflit a donné lieu à une forte répression policière. De nouvelles grèves ont éclaté en 2012, toujours dans les mêmes secteurs (mines, médecine, transport, police) au printemps 2013 ainsi qu’en été 2016. Cette dernière grève des mineurs, extrêmement violente, a été marquée par la mort tragique du vice-ministre de l’Intérieur M. Rodolfo Illanes.

Lors des dernières élections générales du 12 octobre 2014, Evo Morales a été réélu pour un 3me mandat avec plus de 61 % des voix. Malgré cette popularité, à l’issue du référendum du 21 février 2016, le président Morales a échoué à faire accepter par la population une révision de la constitution lui permettant de se présenter de nouveau à l’élection présidentielle : le « non » l’a emporté à 51,3 % des suffrages. Mais Evo Morales, qui a été investi à cet effet en décembre 2016 par son parti, le MAS (Movimiento al Socialismo) a cependant été autorisé par le Tribunal constitutionnel plurinational en novembre 2017 à briguer un nouveau mandat lors des élections d’octobre 2019. La candidature du binôme « Morales / Garcia Linera » a été validée le 5 décembre 2018 par le Tribunal suprême électoral (TSE).

Des élections primaires se sont tenues pour la première fois le 27 janvier 2019, auxquelles se sont présentés neuf partis ou alliances de partis, en lice pour les élections présidentielles à venir.

Situation économique

Le pays détient les 2e réserves de gaz du sous-continent, derrière le Vénézuéla, les premières réserves de lithium du monde (35 %) et d’importantes ressources minières (fer, cuivre, étain, etc.).

L’économie bolivienne, malgré un territoire enclavé, a connu lors de la dernière décennie une forte croissance (supérieure à 5 % jusqu’en 2015, de 4 % depuis 2016), soutenue par une demande intérieure dynamique et des dépenses publiques élevées. La politique économique du pays repose en grande partie sur l’investissement public, central dans les domaines de la santé et de l’éducation, et dans les entreprises publiques issues des nombreuses nationalisations décidées par le président Morales depuis 2006 (étatisation des hydrocarbures et du secteur de l’électricité notamment). Le PIB global a été multiplié par trois en dix ans, tandis que la politique de redistribution sociale structurée par des programmes ambitieux a permis de réduire le taux de pauvreté de 60 % en 2005 à 39 % en 2015. En dépit de ces indicateurs favorables et de l’apparition d’une classe moyenne, la Bolivie demeure cependant l’un des pays les plus pauvres de la région.

Par ailleurs, l’économie bolivienne souffre d’un manque de diversification, ce qui la rend très dépendante à la fois des hydrocarbures et du secteur public. L’économie informelle reste forte, représentant 60 % de l’activité économique et 70 % de l’emploi en 2017. Le pays pâtit également d’un environnement des affaires peu attractif (classé 152e au classement Doing Business 2018).

Politique étrangère

La victoire d’Evo Morales en 2005, suivie de l’entrée de la Bolivie dans l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA, créée en 2004 par le Vénézuéla et Cuba) a conduit le pays à adopter un discours anti-impérialiste et hostile aux États-Unis : critiques envers l’Organisation des États américains (OEA), positions favorables à l’Iran (avec lequel la Bolivie a établi des relations diplomatiques en 2007), rapprochement avec la Chine et la Russie. La Bolivie a ainsi rompu ses relations avec Israël en 2009, pour protester contre l’offensive à Gaza, et reconnu l’État palestinien en décembre 2010.

Depuis 2006, les relations avec les États-Unis sont tendues. En 2008, à la suite des révélations de Wikileaks, la Bolivie a expulsé l’ambassadeur américain, avant de faire de même avec les services de la DEA (Drug Enforcement Administration). En retour, les États-Unis ont retiré à la Bolivie les bénéfices accordés en échange d’efforts en matière de lutte contre le narcotrafic. Les deux pays ont néanmoins signé en novembre 2011 un accord-cadre de coopération bilatérale, ouvrant la perspective d’une normalisation des relations, mais qui n’a toutefois pas empêché l’expulsion de l’agence USAID en mai 2013.

Au niveau régional, les liens sont chaleureux avec les partenaires de l’ALBA.
Avec le Chili en revanche, la relation reste tendue en raison du traumatisme causé par la perte du littoral à la suite de la guerre du Pacifique (1879-1884). Les deux pays n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1978. Le gouvernement du président Morales a déposé en 2013 un mémoire portant ce différend devant la Cour internationale de Justice (CIJ). Le 1er octobre 2018, la CIJ a débouté la Bolivie de sa demande, estimant que le Chili n’était pas tenu de négocier avec la Bolivie en vue de parvenir à un accord assurant à celle-ci un accès souverain à l’océan Pacifique.

La relation avec le Brésil, traditionnellement bonne, s’est dégradée conjoncturellement en 2012 en raison de divers irritants, désormais dépassés.
Avec l’Argentine du président Macri les convergences politiques et économiques (exportations de gaz, forte communauté bolivienne, soutien sur les Malouines) sont recherchées, tandis que les relations avec le Pérou sont régulières dans le cadre notamment du projet de corridor bi-océanique. Lima s’est engagé à ne pas faire obstacle à un règlement boliviano-chilien concernant l’accès au littoral.

L’alternance en Argentine, la crise au Venezuela, l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro au Brésil tendent à isoler le président Morales dans sa « lutte anti-impérialiste ». Ce dernier entretient néanmoins une politique étrangère pragmatique, démontrée par la présence active de son pays dans plusieurs instances régionales et internationales.

Depuis le 20 avril 2018, la Bolivie assume la présidence pro tempore de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR). L’Argentine, le Brésil, la Chili, la Colombie, le Paraguay et le Pérou ont fait part de la suspension temporaire de leur participation à cette organisation, alors que la Colombie a annoncé son retrait de l’UNASUR en août 2018.
La Bolivie exerce par ailleurs la présidence de la Communauté d’États latino-américains et caraïbes (CELAC) depuis le 14 janvier 2019, pour une durée d’un an.

Membre de l’OEA, la Bolivie est partie aux principales conventions du système interaméricain de protection des droits de l’Homme et reconnaît la juridiction de la Cour interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH). En février 2019, elle a accueilli à Sucre les audiences de la Commission (CIDH).

Aux Nations unies, la Bolivie a été membre du Conseil de Sécurité pour la période 2017-2018.
La Bolivie, troisième producteur de cocaïne au monde, a dénoncé, en juin 2011, la Convention unique des Nations unies sur les stupéfiants de 1961. Elle a toutefois adhéré à nouveau en janvier 2013 avec une réserve relative au droit d’autoriser sur son territoire la consommation traditionnelle de la feuille de coca (le droit de produire la feuille de coca est reconnu par la Constitution de 2009). La France et une trentaine de pays ont objecté à cette réserve au motif qu’elle créait un précédent de nature à fragiliser le régime juridique international. Enfin, les négociations climatiques constituent une priorité pour le gouvernement bolivien, qui entend lutter principalement contre la déforestation. Aux mois de novembre et décembre 2015, lors de la COP21 à Paris-Le Bourget, elle a co-présidé le groupe de travail sur les pertes et dommages, et contribué à l’obtention de l’accord de Paris qu’elle a signé à New York en avril et ratifié en septembre 2016.

La Bolivie est membre du Groupe de contact international sur le Vénézuéla, à l’invitation de l’Union européenne.

Mise à jour : 18.02.19

Informations complémentaires

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