Présentation de la Birmanie

Données générales

BIRMANIE {JPEG}

Nom officiel : République de l’Union de Birmanie
Nature du régime : gouvernement civil depuis le 30 mars 2011, dirigé depuis le 1er avril 2016 par le parti d’Aung San Suu Kyi.
Chef de l’Etat : Win Myint, Président de la République (depuis le 30 mars 2018)

Situation économique

Données géographiques

Superficie : 678 528 km²
Capitale : Naypyidaw (1,2 M d’habitants)
Villes principales : Rangoun (5,8 M d’habitants), Mandalay (2,5 M d’habitants), Moulmein (500 000), Sittwe (200 000)
Langue officielle : birman
Fête nationale : 4 janvier (anniversaire de l’indépendance en 1947)

Données démographiques

Population : 52,9 millions d’habitants (2016, Banque mondiale)
Densité : 81 habitants/km2 (2016, Banque mondiale)
Croissance démographique : 0,9 (2016, Banque mondiale)
Espérance de vie : 66,4 ans (2015, Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 75,5 % (2016, Banque mondiale)
Religions : bouddhisme (87,9 %), christianisme (6,2 %), islam (4,3 %), animisme (0,8 %), hindouisme (0,5 %)
Indice de développement humain : 0,556, soit 145e/188 pays (2015, PNUD)

Ambassade de France à Rangoun : https://mm.ambafrance.org/

Politique étrangère

La Chine est l’un des partenaires principaux de la Birmanie. Ses investissements dans le pays (2,8 Mds $ en 2016-2017) se concentrent principalement dans les infrastructures et le secteur énergétique. La mise en service en 2013 d’un gazoduc et d’un oléoduc approvisionnant le centre de la Chine témoigne de la position stratégique de la Birmanie et notamment son accès direct à l’Océan indien dans le cadre du projet des nouvelles routes de la Soie.

La Birmanie est membre de l’ASEAN depuis 1997. Elle a assuré la présidence de l’ASEAN en 2014, actant la normalisation de son statut au sein de l’organisation régionale.

L’Inde et la Birmanie, qui entretiennent des relations étroites, ont célébré l’année dernière le 70ème anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. . Les échanges atteignent 2,1Mds $ en 2016. Le Premier ministre indien a réitéré le soutien de l’Inde au développement de l’Arakan lors de la visite d’Aung San Suu Kyi à New Delhi en marge du sommet commémoratif des 25 ans de la relation Inde-ASEAN, le 25 janvier 2018.

Le Japon renforce considérablement sa présence en Birmanie, qui constitue une priorité stratégique. Depuis la réouverture du pays, le Japon se positionne comme un partenaire économique clé de la Birmanie grâce à une politique de coopération ambitieuse menée par l’agence japonaise de coopération internationale (JICA) à travers des financements importants et très concessionnels notamment dans le secteur des infrastructures.. Le Premier ministre Shinzo Abe a annoncé en novembre 2017 qu’1 Md $ d’aide serait octroyé à la Birmanie pour soutenir l’économie rurale.

Plus d’un an après le déclenchement de la crise des Rohingyas (plus de 720 000 ont fui les violences en Birmanie vers le Bangladesh depuis le 25 août 2017), la communauté internationale reste très attentive à la situation humanitaire et celle des droits de l’Homme en Birmanie. La Birmanie a conclu un arrangement avec le Bangladesh le 23 novembre 2017 pour le retour des réfugiés. Elle a également signé, le 6 juin 2018, un accord avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en vue de faciliter le retour sûr, volontaire, digne et durable des réfugiés Rohingyas. Selon la Mission d’établissement des faits mandatée par le Conseil des droits de l’Homme, qui a publié son rapport final le 18 septembre 2018, des qualifications de génocide, de crime contre l’humanité et de crimes de guerre, relevant de la compétence de la Cour pénale internationale, pourraient être retenues contre l’armée birmane.
La Cour pénale internationale s’est déclarée compétente pour juger le crime de déportation des Rohingyas au Bangladesh et, le 18 septembre 2018, la Procureure de la Cour pénale internationale a décidé d’ouvrir un examen préliminaire sur les allégations de crime de déportation. Une résolution conjointe de l’Union Européenne et de l’Organisation de la coopération islamique, instituant un mécanisme de collecte et de préservation des preuves, a été adoptée le 27 septembre au Conseil des droits de l’Homme.

Mise à jour : 05.04.19

Informations complémentaires

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