Présentation de la Biélorussie

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Présentation du pays

BIÉLORUSSIE {JPEG}

Données générales

Nom officiel en français : République de Biélorussie
Nature du régime : République présidentielle
Chef de l’Etat : Alexandre Loukachenko a été élu en 1994 puis réélu en 2001, 2006, 2010 et 2015. Il a été réélu le 9 août 2020 au cours d’une élection entâchée de fraudes et contestée, dont l’Union européenne ne reconnaît pas la légitimité.

Données géographiques

Superficie : 207 600 km²
Capitale : Minsk
Villes principales : Gomel, Vitebsk, Grodno, Brest, Moguilev
Langues officielles : le biélorusse et le russe
Monnaie : rouble biélorusse
Fête nationale : 3 juillet

Données démographiques

Population : 9,44 millions d’habitants (CIA, 2021)
Espérance de vie : 74,8 ans (PNUD, 2020)
Taux d’alphabétisation : 99,6 %
Religions : orthodoxes 75% (Patriarcat de Moscou – 5 millions de fidèles, Eglise autocéphale –300 000 fidèles), catholiques 20% (romains – 2 millions de fidèles, de rite grec – 200 000 fidèles), protestants 2% (baptistes, évangéliques), juifs 1%, musulmans 1%
Indice de développement humain : 0,823 (53ème, classement PNUD 2019)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La Biélorussie traverse depuis le mois d’août 2020 la plus grave crise politique de son histoire depuis son indépendance. Les fraudes massives qui ont accompagné la réélection d’Alexandre Loukachenko le 9 août, et la répression qui s’est abattue sur les manifestants, ont provoqué une mobilisation massive de la population, dans toutes les catégories et à travers tout le pays. La situation en matière de respect des droits de l’homme et des libertés publiques est préoccupante. Le pays affiche un nombre record d’interpellations (plus de 30 000 depuis le mois d’août) et de prisonniers politiques (près de 300). La Biélorussie a été qualifiée par RSF de pays le plus dangereux d’Europe pour l’exercice du journalisme. L’on observe par ailleurs une multiplication des entraves administratives et financières à l’encontre des militants des droits de l’homme, des médias indépendants et des représentants de l’opposition, dont la plupart sont emprisonnés ou exilés.

Politique étrangère

La Biélorussie est liée à la Russie par un traité sur l’union des deux Etats, conclu à la fin des années 1990. Les deux pays entretiennent des relations étroites à tous les niveaux, stratégique et militaire, économique et commercial, douanier et financier ou encore juridique et culturel. Leurs liens se sont renforcés avec la création, en 2014, de l’Union économique eurasiatique dont elles sont, avec le Kazakhstan, membres fondateurs. Ils devraient s’approfondir encore avec la crise post-électorale, qui a déjà conduit à une dégradation substantielle des relations avec les Etats-Unis et l’UE, qui ne reconnaissent pas la légitimité d’A. Loukachenko et ont adopté des sanctions contre les responsables des répressions et un certain nombre d’entités. En retour, Minsk s’est engagé dans un bras de fer diplomatique avec l’Union européenne, en refusant le retour des ambassadeurs de Pologne et de Lituanie en Biélorussie et en procédant à l’expulsion de diplomates européens.

Situation économique

Troisième économie de l’Union économique eurasiatique par son PIB, la Biélorussie présente une économie centralisée (plus de 70% du PIB est généré par des entreprises publiques) mais relativement ouverte du point de vue commercial (les exportations représentaient 60% du PIB avant la crise post-électorale). L’économie biélorusse reste structurellement dépendante de la Russie, qui détient 50% de la dette publique biélorusse, et représente plus de 50% du commerce extérieur de la Biélorussie. Les indicateurs macro—économiques sont médiocres : le pays est entré en récession depuis le début de l’année 2021 et la dégradation de la situation devrait s’approfondir dans le contexte de crise politique. Le FMI prévoit une diminution du PIB de 6% pour 2020. Le rouble biélorusse devrait poursuivre sa chute et continuer à éroder le pouvoir d’achat de la population, en même temps que devrait s’accentuer la hausse de l’inflation et du chômage. Les entreprises d’Etat, premier employeur du pays, sont fortement endettées et le secteur privé est sous forte pression depuis le début de la crise post-électorale.

Mise à jour : 25.03.21

Informations complémentaires