Présentation du Bélize

Présentation du pays

Données générales

BÉLIZE {JPEG}

Nom officiel : Bélize
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle
Chef du Gouvernement : Dean Barrow

Données géographiques

Superficie : 22 966 km2
Capitale : Belmopan (13 400 h.)
Villes principales : Belize City (60 000 h.), Orange Walk, San Ignacio et Santa Elena, Dangriga
Langue officielle : anglais
Langues courantes : créole, espagnol, garifuna, langues mayas
Monnaie : dollar bélizien (BZD)
Fête nationale : 21 septembre
Décalage horaire avec la France : - 7 h en hiver et – 8 h en été.

Seule enclave anglophone d’Amérique centrale et membre du Commonwealth, le Bélize présente une grande diversité humaine et culturelle et bénéficie d’importantes ressources naturelles.

Situé au sud de la péninsule du Yucatan (Mexique) et à l’est du Guatémala, le Bélize est séparé du Honduras par le Golfe du Honduras.
Belmopan est la capitale depuis 1970, elle succède à Belize City, victime d’un raz de marée qui emporta en 1961 un tiers de la ville. Néanmoins, Belize City demeure la principale agglomération et le plus grand port du pays. Le Bélize est riche par la diversité de sa nature, de sa faune et de sa flore, ainsi que de ses sites archéologiques. Sa barrière de corail est la deuxième du monde. Le nord du pays est marécageux et 60 % du pays est recouvert de forêts. Le climat, tropical, est très chaud et humide toute l’année. La saison des pluies se déroule de juin à septembre et la saison cyclonique de mai à novembre ; les ouragans et inondations sont fréquents. Aussi, le Bélize figure parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique.

La présence des Mayas dans la région est très ancienne, et elle connaît son apogée entre le VIIe et le Xe siècle. Les Espagnols découvrent la région en 1520. Déçus par l’absence de minerai, ils négligent cette région nord-est du Guatémala. Les Britanniques et leurs esclaves africains, chassés de la Jamaïque par les Espagnols en 1635, en profitent pour s’y établir afin d’en exploiter les forêts. L’actuel Bélize est d’abord un paradis pour les activités des pirates anglais. Le territoire devient officiellement une colonie de l’Empire britannique en 1862 sous le nom de Honduras britannique. En 1963, il obtient un statut d’autonomie au sein de la Couronne britannique et, en 1973, il prend le nom de Bélize, avant d’acquérir son indépendance à la suite d’une résolution des Nations unies en 1981.

Données démographiques

Population (Banque mondiale 2017) : 370 000 habitants
Densité : 16,1 h/km2
Croissance démographique (Banque mondiale 2017) : 2,1 %
Espérance de vie (Banque mondiale, 2015) : 70 ans
Taux d’alphabétisation (Cepal, 2011) : 96 %
Religions : catholique (50 %), protestants évangélistes (40 %), hindouistes (6 %), musulmans (4 %)
Indice de développement humain (rapport 2016) : 0,706 (rang : 103)

Données économiques

PIB (Banque mondiale, 2016) : 1,74 Md $
PIB par habitant (Banque mondiale, 2016) : 4 360 $
Taux de croissance (Banque mondiale, 2017) : 1,4 %
Taux de chômage (FMI, 2017) : 10,1 %
Taux d’inflation (Banque mondiale, 2016) : 0,5 %
Déficit public (FMI, 2016) : - 4,2 % du PIB
Solde commercial (Banque mondiale, 2015) : - 701 M $
Principaux clients (Banque mondiale, 2015) : États-Unis (40 %), Grande Bretagne (25 %) et Mexique (4,6 %)
Principaux fournisseurs (Banque mondiale, 2015) : États-Unis (34 %), Mexique (10,6 %) et Chine (10 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale, 2017) :

  • agriculture/pêche : 11 %
  • industrie/construction : 13 %
  • services : 76 %

Exportations de la France vers le Bélize (2017) : 1,4 M €
Importations françaises depuis le Bélize (2017) : 8,3 M €
Consulter la fiche pays économique sur le site du Trésor

Présence française

Consulat de France : section consulaire de l’Ambassade de France au Guatémala
Communauté française au Bélize : une quarantaine d’inscrits
Communauté bélizienne en France : entre 20 et 30
Site internet de l’ambassade de France au Bélize : https://gt.ambafrance.org/

Politique intérieure

Conformément à la Constitution de 1981, le pouvoir exécutif est détenu par le Premier ministre et son gouvernement. Le chef du gouvernement est désigné par le parti majoritaire à la Chambre des représentants.
Le Parlement est bicaméral. La Chambre des représentants est composée de 31 membres élus pour un mandat de cinq ans. Le Sénat est composé de douze membres nommés, dont six par le gouvernement, trois par l’opposition et trois par le Conseil des églises, l’association des syndicats et le secteur privé.
Deux grands partis dominent la vie politique bélizienne depuis 1974 : le Parti uni du peuple (People’s United Party - PUP) de centre-gauche, et le Parti démocratique uni (United Democratic Party - UDP), de tradition libérale.

Le Premier ministre du Bélize, M. Dean Oliver Barrow, a anticipé l’organisation des élections législatives, normalement prévues pour le printemps 2017 et convoqué un scrutin pour le 4 novembre 2015. Le scrutin, avec un taux de participation de 73 %, a confirmé la victoire du Parti uni démocratique - UDP : en remportant un peu plus de 50,5 % des voix et, surtout, 19 (+2) des 31 sièges de l’Assemblée législative, l’UDP signe une troisième victoire consécutive, inédite dans la courte histoire politique du Bélize. M. Dean Barrow a été reconduit pour un dernier mandat dans ses fonctions avec 78 % des voix.

Les prochaines élections générales se tiendront en 2020.

Éléments d’actualité

Situation économique

La structure économique est dominée par les secteurs du sucre, des agrumes et de la banane. Elle s’est diversifiée vers le tourisme, devenu la première activité du pays, les services (zones franches le long de la frontière mexicaine accueillant en particulier des centres d’appels et des sociétés de vente à distance), l’élevage de crustacés et, tout récemment, l’extraction pétrolière (21 % des exportations). Néanmoins, le pays continue à importer l’essentiel de son énergie, principalement des États-Unis et du Mexique.

Principaux partenaires du Bélize, les États-Unis et la Grande-Bretagne absorbent la majorité de ses exportations. Le Bélize importe des États-Unis, du Mexique, de Cuba, du Guatémala, d’Espagne et de la Chine des équipements de transport, des machines, des biens manufacturés, des combustibles, des produits pharmaceutiques, de l’alimentation, de l’alcool et du tabac.

Le pays est très sensible aux chocs externes, compte tenu de sa dépendance vis-à-vis des exportations de produits de base (sucre, mélasse, bananes, agrumes, crevettes) et du tourisme, sans compter son exposition aux tempêtes tropicales qui endommagent chaque année ses infrastructures.

Politique extérieure

Sur le plan régional, le Bélize appartient à deux ensembles : l’espace caribéen, auquel il est lié à travers son adhésion à l’Association des États de la Caraïbe (AEC) et à la CARICOM (Communauté de la Caraïbe), ainsi que l’espace centraméricain : le Bélize est à la fois membre du SICA (Système d’intégration centraméricain), du Parlement et de la Cour de justice centraméricains. Il n’est pas membre du SIECA (Système d’intégration économique centraméricain). Il entretient des relations privilégiées avec le Mexique, le Vénézuéla et Cuba.

L’importante aide apportée par Taïwan (et dans une moindre mesure par la Corée du Sud et le Japon) dispose d’une forte visibilité au Bélize.

Depuis 1946, le Bélize connaît un contentieux frontalier avec le Guatémala. Les deux gouvernements avaient signé un accord historique le 8 décembre 2008, sous l’égide de l’Organisation des États américains (OEA), par lequel ils s’engageaient à porter leur contentieux devant la Cour internationale de justice (CIJ). Un référendum relatif au recours à la CIJ devait être organisé en octobre 2013 dans les deux pays, mais il a été annulé par le Guatémala. L’OEA continue d’assurer un rôle de médiation et dispose d’un bureau dans la zone adjacente entre les deux pays. L’UE soutient ce mécanisme, en tant que membre du Groupe d’Amis du processus de transition Bélize-Guatémala et à travers sa contribution au « Fonds pour la paix Bélize-Guatémala » mis en place par l’OEA, pour un budget qui avoisine les 700 000 dollars.

Aux termes du texte voté par le Congrès guatémaltèque le 2 août 2017, la consultation a été organisée au Guatémala le 15 avril 2018. À cette occasion, 96 % des votants se sont prononcés en faveur d’une saisine de la CIJ dans le cadre de la résolution du différend. Un référendum analogue a été organisé au Bélize le 8 mai 2019 au cours duquel 55 % des électeurs se sont prononcés en faveur de la saisine de la CIJ. Les deux États peuvent désormais saisir la Cour pour arbitrer ce contentieux.

Une coopération s’est également engagée entre les deux pays pour combattre l’insécurité frontalière due à l’augmentation du trafic de drogue, mais les tensions sont récurrentes.

Mise à jour : 29.07.19

Informations complémentaires

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