Relations bilatérales

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Relations politiques

Le voisinage géographique, les facteurs historiques et culturels (40% des Belges sont francophones), la forte imbrication des deux économies et des analyses souvent convergentes rendent les relations franco-belges particulièrement étroites, confiantes et sereines. Une concertation régulière a été instaurée sur les questions européennes, les dossiers politico-stratégiques, ainsi que sur les dossiers africains.

Présence française

Communauté française en Belgique : 125 000 inscrits (estimation)
Communauté belge en France : 65 000 personnes (estimation)

Visites

À l’invitation de LL. MM. le Roi Philippe et la Reine Mathilde, le Président de la République, M. Emmanuel Macron, et son épouse ont effectué une visite d’État au Royaume de Belgique (en Flandre et en Wallonie) les 19 et 20 novembre 2018.

Le Président de la République rencontre fréquemment les Premiers ministres belges. Compte tenu de la proximité entre nos deux pays, les Premiers ministres belges sont généralement reçus au palais de Élysée et à l’Hôtel Matignon dans les semaines suivant leur nomination.

Les contacts à caractère spécifiquement bilatéral sont fréquents, notamment en marge des réunions européennes et depuis les attentats de Paris du 13 novembre 2015 et du 22 mars 2016 à Bruxelles.

Ambassade de France en Belgique :
Ambassadrice : S. Exc. Hélène Farnaud-Defromont
Site : be.ambafrance.org
Twitter : @AmbassFranceBel
Facebook : @la.France.en.Belgique
Ambassade de Belgique en France :
Ambassadeur : S. Exc. François de Kerchove d’Exaerde
Site : france.diplomatie.belgium.be
Twitter : @belgique_france
Facebook : @ambabelparis

Relations économiques

Nos relations économiques et commerciales sont denses.

Dans un environnement international défavorable, nos échanges de biens avec la Belgique (72,2 Md€) sont restés dynamiques en 2019, malgré une diminution de 1,8% par rapport à 2018. Le solde commercial, au 5e rang de nos déficits bilatéraux reste structurellement déficitaire compte tenu de nos importations de gaz qui transitent par la Belgique, mais excédentaire hors hydrocarbures. Le pays est demeuré notre 5e client en 2019, mais est passé de la 4e à la 5e place comme fournisseur, après les États-Unis. Automobile et pharmacie demeurent nos deux points forts à l’exportation.

La Belgique et la France demeurent des partenaires commerciaux de premier plan.

La Belgique est le 5e client de la France (6,9% des exportations françaises) et son 5e fournisseur (6,6% des importations françaises). La France est le 2e client de la Belgique (14,1% des exportations belges) et son 3e fournisseur (9,7% des importations belges).

Voir aussi la fiche relations bilatérales sur le site de la Direction générale du Trésor

Coopération culturelle, scientifique et technique

La coopération culturelle scientifique et technique franco-belge est particulièrement dense en raison de la proximité entre les deux pays.

La dévolution aux trois Communautés linguistiques de l’essentiel des compétences éducatives, culturelles, linguistiques, scientifiques et universitaires a conduit à réactualiser le dispositif de coopération franco-belge par des accords avec les entités fédérées (accords entre la France et, respectivement, la Communauté francophone de Belgique, la Communauté flamande et la Communauté germanophone en 1999 et 2000).

Le renforcement de la francophonie et de la langue française est un axe important de notre coopération, en particulier en Flandre et en Communauté germanophone ou "Ostbelgien" (actions pédagogiques et formation des enseignants, soutien au renforcement des effectifs du lycée français d’Anvers et mise en place d’une filière bilingue). Un mémorandum d’entente concernant la coopération linguistique et éducative entre le gouvernement flamand et le gouvernement français a été conclu le 29 mai 2017 au Lycée français international d’Anvers. À Bruxelles, l’enseignement du français est dispensé par l’Alliance française de Bruxelles Europe, avec un accent particulier donné à la formation des fonctionnaires européens et des diplomates en poste dans la capitale belge, siège de la Commission européenne.

Autres types de coopération

Avec quelque 620 km de frontière terrestre commune, 25 000 résidents en France qui se rendent quotidiennement en Belgique pour travailler et 5 000 résidents en Belgique qui viennent travailler en France, la coopération transfrontalière entre les régions françaises et belges est ancienne et dense. Elle reste néanmoins trop peu visible ou médiatisée.

L’Union européenne joue un rôle essentiel dans le développement de la coopération transfrontalière (le programme Interreg V prévoyait 170 M€ pour la période 2014-2020).

La coopération décentralisée est également dynamique avec l’existence de Groupements européens de coopération territoriale (GECT), le premier GECT en Europe « Eurométropole Lille/Courtrai/Tournai », et le GECT « Flandre-Côte d’Opale ».

La coopération policière et douanière franco-belge repose sur un accord signé le 5 mars 2001, créant un centre de coopération policière et douanière à Tournai. Un nouvel accord (18 mars 2013) autorise des patrouilles de police mixtes franco-belges et les arrestations sur le territoire de l’autre pays.

Dans le domaine hospitalier, un parcours d’accès transfrontalier aux centres hospitaliers de la région a été mis en place. La France et la Wallonie ont en outre signé le 21 décembre 2011 un accord-cadre portant sur l’accueil des personnes handicapées françaises dans les établissements spécialisés de la région wallonne, entré en vigueur le 1er mars 2014.

Liaison Seine-Escaut

La liaison Seine-Escaut relie le bassin de la Seine au bassin de l’Escaut ainsi qu’au delta Rhin-Escaut et au bassin rhénan (le tronçon central de ce projet consiste en la construction du canal Seine-Nord Europe de plus de cent kilomètres sur le territoire français). Des aménagements connexes sont prévus en Belgique (Flandre et Wallonie) et en France. Les pays concernés par ce projet sont la France, la Belgique (les autorités flamandes et wallonnes sont compétentes en la matière), les Pays-Bas et l’Allemagne. La Conférence intergouvernementale (CIG), créée le 24 septembre 2009, est chargée de mener à bien la réalisation de ce projet incluant notamment la mise au gabarit de canaux et le remplacement de ponts et d’écluses. Sur le sol français, le projet engage particulièrement l’établissement public Voies navigables de France et la Société du Canal Seine-Nord Europe.

Le 17 octobre 2013, les ministres français, wallon et flamand des transports ont signé une déclaration d’engagement concernant la réalisation du Canal. Nos gouvernements ont fixé pour objectif l’achèvement des travaux en 2023. Le coût estimé du projet est de 4,5 à 4,8 milliards d’euros. Ce projet est éligible à d’importants financements européens dans le cadre du mécanisme d’interconnexion (MIE) 2014-2020 (réponse positive de la Commission européenne en juillet 2015 pour un financement à hauteur de 1 Md €).

Voir aussi :

Mise à jour : 15.10.20

Informations complémentaires