Présentation de la Belgique

Données générales

BELGIQUE {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : Royaume de Belgique
Nature du régime : État fédéral – monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Sa Majesté le Roi Philippe Ier (depuis le 21 juillet 2013)
Chef du gouvernement : M. Charles Michel (MR – parti libéral francophone) depuis le 11 octobre 2014

Données géographiques

Superficie : 30.528 km2
Capitale : Bruxelles (171.459 hab. au 1er août 2013 ; 1.119.088 pour la région Bruxelles-Capitale au 1er janvier 2011)
Villes principales : Anvers (493.517 hab.), Gand (247.486 hab.), Charleroi (203.464 hab.), Liège (194.715 hab.)
Langues officielles : néerlandais, français, allemand
Monnaie : Euro
Fête nationale : 21 juillet

Données démographiques

Population : 11.289.900 (1er janvier 2016)
Densité : 369,8 hab. /km2
Croissance démographique : 0,038% en 2013
Espérance de vie (2014) : 78,8ans pour les hommes et 83,9 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions : catholiques (81%), musulmans (400.000 fidèles), protestants (250.000 fidèles) et juifs (12.000 fidèles).
Indice de développement humain : 0,881 ; 21ème rang (rapport PNUD 2013)

Données économiques

(Sources : DGTPE, Commission européenne, PNUD, Banque nationale de Belgique)

PIB (2017) : 437,2Md d’euros ()
PIB par habitant (2017) : 38 500 euros
Taux de croissance (2017) : 1,7% (1,8% en 2018- prévisions Commission européenne)
Taux de chômage (2017) : 7,4% (Bruxelles 15,7 % - Flandre 4,6 % - Wallonie 10,0 %)
Taux d’inflation (2017) : 2,2%
Solde budgétaire (2017) : - 1 % du P.I.B.
Dette (2017) : 452,2 Mrd€ soit 103,1 % du PIB
Solde commercial (2017) : +23,4 Mrd€
Principaux clients (2017) : Allemagne (16,7%), France (14,9%), Pays-Bas (12%),
Principaux fournisseurs (2017) : Pays-Bas (17%), Allemagne (13,9%), France (9,5%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) : agriculture : 0,7 % ; industrie : 16,8 % ; construction : 5,2% ; services : 77,3 %
Exportations de la France vers la Belgique (2017) : 32,1 Mrd€
Importations françaises depuis la Belgique (2017) : 36,5 Mrd€
http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/Belgique

Présence française

http://ambafrance-be.org/
Consulat général de France : Bruxelles
Communauté française en Belgique : 125 249 inscrits (fin 2016)
Communauté belge en France : 65.000 personnes (estimation)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La Belgique est une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Le Roi Philippe bénéficie du soutien de la majorité de la population belge (64% des Belges lui font confiance). Il est épaulé par son épouse, la Reine Mathilde, qui jouit toujours d’une popularité élevée. Le Roi des Belges, qui symbolise l’unité de la Belgique, joue un rôle important dans la vie politique belge, notamment en signant les lois votées par le Parlement afin qu’elles puissent entrer en vigueur et en désignant le formateur du gouvernement après les élections législatives.

La démission du gouvernement fédéral le 21 décembre dernier a été provoquée par la signature à Marrakech par le Premier ministre Charles Michel du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées, et régulières, qui s’est heurtée à une opposition très vive de la NVA (parti indépendantiste flamand faisant partie de la coalition), entraînant par la suite son départ du gouvernement. Le gouvernement actuel ne bénéficie donc du soutien que de 52 des 150 des membres de la chambre des représentants. Le Roi Philippe n’a pas souhaité convoquer d’élections anticipées, les prochaines élections législatives étant prévues le 26 mai, au même moment que les européennes. La Belgique est familière de cette situation d’affaires courantes. Le gouvernement peut prendre des nouvelles initiatives, mais doit pour ce faire obtenir le soutien du parlement, ce qui implique une diminution de l’ambition gouvernementale.

Fondé en 1830 sur un modèle unitaire et centralisé, le Royaume de Belgique a vu ses structures institutionnelles profondément évoluer dès le début des années soixante jusqu’à devenir, en 1993, à la suite des accords de la Saint-Michel, un État fédéral aux structures inédites, comprenant six entités fédérées qui se chevauchent géographiquement :

  • Les trois « Régions » (Flandre, Wallonie, Bruxelles-Capitale), compétentes dans les matières liées à l’économie et au territoire (agriculture, politique économique, emploi, pouvoirs locaux, travaux publics, transports régionaux - bus et trams -, environnement).
  • Les trois « Communautés » (flamande, française, germanophone), fondées sur le régime linguistique, sont chargées de la langue, la culture, l’audiovisuel, l’enseignement et des matières dites « personnalisables » (aide sociale, santé, formation professionnelle, protection de la jeunesse, tourisme).

L’Etat fédéral conserve principalement les fonctions régaliennes (défense, politique étrangère, justice, fiscalité, sécurité publique, politique économique) et reste compétent pour la sécurité sociale et les pensions. La sixième réforme de l’État, adoptée en novembre 2011, a renforcé les compétences des entités fédérées. Cette répartition des compétences, toujours évolutive, a pour résultat que chacune des entités fédérées a compétence internationale dans son domaine d’attribution, et que ces compétences sont attribuées en bloc. Ainsi, dès lors qu’une matière est confiée aux entités fédérées, l’échelon fédéral n’a plus à en connaître.
Les six entités fédérées sont dotées d’un exécutif et d’assemblées délibérantes élues au suffrage universel. Il n’existe pas, en Belgique, de circonscription nationale : flamands et wallons votent ainsi pour des partis politiques différents, aux élections régionales comme aux élections fédérales. Le simple jeu de l’éclatement des compétences entre régions et communautés a ainsi donné naissance à cinq parlements. Comme s’y ajoute le parlement fédéral lui-même formé de deux chambres, la chambre des représentants et le Sénat, ce sont au total sept assemblées délibérantes qui siègent en Belgique (la Flandre a fusionné ses institutions régionales et communautaires). Le scrutin proportionnel aboutit à tous les échelons à la constitution de gouvernements de coalition.

Le gouvernement de la communauté germanophone, ou « Ostbelgien » c’est à dire Belgique de l’Est, est présidé par Oliver Paasch, du parti Pro-DG qui défend les intérêts des germanophones. M. Paasch est à la tête d’une coalition reconduite entre le ProDG, les libéraux du PFF et les socialistes germanophones.

En région wallonne, le gouvernement de coalition associe le MR aux chrétiens-démocrates francophones (cdH) depuis sa recomposition fin juillet 2017 à la suite d’un scandale politique concernant le fonctionnement de structures intercommunales (Paul Magnette, du parti socialiste francophone et qui en était le Ministre-Président, a laissé sa place à Willy Borsus, du parti MR). Dans la Fédération Wallonie-Bruxelles, le gouvernement de coalition associe le parti socialiste francophone (PS) aux chrétiens-démocrates francophones (cdH). Le socialiste Rudy Demotte en est le ministre-président.

Dans la région Bruxelles-Capitale, le gouvernement associe le PS, le cdH et le FDF (parti défendant les intérêts des francophones dans la région bruxelloise) côté francophone, au parti socialiste (sp.a), aux chrétiens-démocrates (CD&V) et aux libéraux néerlandophones (Open VLD). Le socialiste Rudy Vervoort en est le ministre-président.

En Flandre, le parti séparatiste (nouvelle alliance flamande N-VA), les chrétiens-démocrates (CD&V) et les libéraux (Open VLD) ont formé un gouvernement autour de Geert Bourgeois, membre de la N-VA.

Situation économique

L’embellie de l’économie belge semble se confirmer. La croissance atteint 1,7% en 2017. Le taux de chômage (7,4% au niveau national) devrait poursuivre sa résorption (6,4% en 2018 et 6 % en 2019 selon les prévisions de la Commission européenne). Il connaît cependant de fortes disparités en fonction des régions : 4,6% en Flandre contre 10% en Wallonie et 15,7% dans la région de Bruxelles-Capitale.

Cependant, en raison de prévisions économiques plus pessimistes (il faudrait fournir 2,6Mds€ d’effort supplémentaire en 2019 à politique inchangée pour respecter la trajectoire fixée dans le dernier programme de stabilité et de croissance), le gouvernement belge a revu ses objectifs à la baisse. En concertation avec les entités fédérées, l’objectif à moyen terme n’est plus l’équilibre structurel mais un déficit structurel à 0,5% du PIB. L’objectif d’équilibre structurel est reporté à 2020. Le déficit public atteint -1% en 2017. La dette publique est de 103,1% du PIB en 2017.

La Belgique a consenti d’importants efforts pour sécuriser sa trajectoire budgétaire (22 milliards d’économies sur les trois dernières années) et sortir, en juin 2014, de la procédure pour déficit excessif engagée en 2009. Dans le cadre du semestre européen 2017, plusieurs « risques » ont été identifiés par la Commission : le niveau élevé de la dette du pays inquiète la Commission qui juge insuffisantes les mesures structurelles prises afin de le faire diminuer ; ii) le défaut d’assainissement structurel du budget pour 2016 et 2017 oblige à un effort trop conséquent en 2018 afin d’atteindre le retour à l’équilibre structurel ; iii) le manque de coordination entre entités fédérale et fédérées en matière de répartition de l’effort budgétaire nuit à la viabilité de la trajectoire globale du pays.

La marge de manœuvre du gouvernement fédéral est limitée du fait de la sixième réforme de l’Etat, qui a conduit au transfert de nouvelles compétences et ressources aux entités fédérées. Dès l’année 2015, le budget de la seule région flamande (39 Mds €) dépasse celui de l’Etat fédéral (30 Mds €). Alors que le cumul des budgets des entités régionales atteint plus du double de celui du seul Etat fédéral, hors budget de la sécurité sociale qui reste une compétence fédérale, c’est l’Etat fédéral qui demeure responsable devant les autorités européennes du respect des engagements et de la trajectoire budgétaire.

Politique étrangère

La Belgique place la coopération au développement au cœur de sa diplomatie bilatérale et y consacre 0,42% de son RNB. Même si sa politique d’aide au développement fait l’objet d’une diversification croissante vers l’Amérique latine et l’Asie, la Belgique destine encore la majeure partie de ce budget à l’Afrique centrale et reste traditionnellement très active en République démocratique du Congo (ex-Congo belge), au Rwanda et au Burundi (sous mandat belge avant leur accès à l’indépendance).

La Belgique participe activement à plusieurs opérations de maintien de la paix, dans le cadre de l’OTAN dont elle accueille le siège, comme de la PSDC. Elle a pris part pendant plus de dix ans aux opérations militaires en Afghanistan (mission de l’Otan « Resolute Support », à hauteur de 135 personnes). Suite à l’invocation de l’article 42-7 TUE par la France, la Belgique a déployé la frégate Léopold I en accompagnement et protection du porte-avions Charles de Gaulle, dans sa mission en méditerranée orientale, et vingt-quatre formateurs militaires belges sont par ailleurs déployés en Irak. La Belgique participe également à la coalition contre Daech.

Présente au Tchad au sein de la mission EUFOR et en République démocratique du Congo, au sein de la MONUC, elle participe à l’opération Atalante qui vise à lutter contre la piraterie au large des côtes somaliennes, et à EUTM Mali (161 personnels), contribue à la mission EUCAP Sahel Mali à hauteur de 13 personnes, ainsi qu’à la mission EUCAP Sahel Niger à hauteur de 8 personnes.

Sur le plan humanitaire, la Belgique a considérablement augmenté son aide humanitaire à destination des réfugiés syriens, en y consacrant un tiers de son enveloppe dédiée (augmentation de l’aide humanitaire à destination des réfugiés syriens à 75M€ pour 2016 et 2017).

Coopération au sein du Benelux

La coopération entre les trois pays du Benelux a été expressément identifiée par le gouvernement belge comme le cadre privilégié de la coopération internationale : Le Traité sur l’« Union du Benelux » signé en 2008 et entré en vigueur en 2011 (qui succède à celui ratifié en 1958 pour une période de cinquante ans) vise à renforcer l’influence des trois pays, notamment sur la scène européenne (plan d’action sur la mobilité professionnelle transfrontalière adopté en 2014, plan d’action pour l’emploi et la croissance adopté en 2015).

Une déclaration d’intention relative au développement d’une coopération plus étroite entre la France et les Etats de l’Union Benelux a été signée le 11 décembre dernier à Bruxelles. Elle permet à la France et aux Etats de l’Union Benelux d’affirmer leur volonté de donner un nouvel élan à leur coopération transfrontalière, en particulier dans les domaines du développement économique, du développement durable, de l’innovation, du numérique et de la culture.

Relations avec l’Union européenne

L’engagement européen demeure l’axe prédominant de la politique étrangère de la Belgique, membre fondateur des Communautés. Siège de nombreuses institutions européennes, notamment de la Commission, elle se montre particulièrement favorable à une intégration forte.

L’euroscepticisme est un concept peu développé voire inexistant en Belgique et un consensus existe entre les différents partis (à l’exception du Vlaams Belang) concernant le bien-fondé de l’appartenance de la Belgique à l’UE.

La Belgique présente des positions proches des nôtres sur de nombreux dossiers, notamment sur l’avenir de l’Union économique et monétaire et la nécessité d’une Europe sociale. Concernant la PSDC, elle se montre ambitieuse et a participé à l’ensemble des opérations européennes, à l’exception notoire d’EUFOR RCA et d’EUMAM RCA. Suite aux attentats de Paris et de Bruxelles, le gouvernement fédéral belge a adopté des mesures pour intensifier la lutte contre le terrorisme (accès du service de la Sûreté de l’Etat au système d’information Schengen (SIS II), et se montre particulièrement mobilisé, avec la France, pour renforcer la coopération au niveau européen dans ce domaine.

Les Nations unies et la Belgique

La Belgique siège au Conseil de sécurité de l’ONU en tant que membre non permanent pour le biennum 2019-2020.

Mise à jour : 18.02.19

Informations complémentaires

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