Présentation de la Barbade

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Présentation du pays

Données générales

Nom officiel : La Barbade
Nature du régime : régime parlementaire
Chef de l’Etat : la Reine Elizabeth II, représentée par la gouverneure générale, dame Sandra Mason, désignée à compter du 8 janvier 2018.
Chef du Gouvernement : Mme Mia MOTTLEY, Première ministre et ministre des finances, des affaires économiques, des investissements, de la sécurité nationale et de la fonction publique.

Données géographiques

Superficie : 430 km²
Capitale : Bridgetown
Villes principales : Holetown, Speightstown
Langue (s) officielle (s) : anglais
Langue (s) courante (s) : anglais, bajan (créole afro-anglais)
Monnaie : dollar barbadien (BBD) avec un taux de change fixe 1 US$ = 2 BB$ depuis 1967 et 1 BBD =0,462 € au 1er mai 2020 (taux de chancellerie)
Fête nationale : 30 novembre (fête de l’Indépendance, 1966)

Données démographiques

Population (Banque mondiale 2018) : 286 641 habitants
Densité (BM 2018) : 667 habitants par km²
Croissance démographique (Banque mondiale 2018) : 0,1 %
Espérance de vie (Banque mondiale 2017) : 79 ans
Taux d’alphabétisation (BM 2014) : 100 %
Religion(s) : anglicans, protestants, catholiques, islam, bouddhistes
Indice de développement humain (PNUD 2019) : 0,813 soit 56e rang mondial sur 188

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Barbados Labour Party (BLP) occupe la totalité des 30 sièges à l’Assemblée nationale depuis les élections du 24 mai 2018 au détriment du Parti travailliste démocrate (DLP party) qui a été battu.
La Première ministre, Mia Amor Mottley, a annoncé qu’elle souhaitait que l’opposition soit tout de même représentée et a dit envisager de modifier la Constitution en ce sens. Elle est la première femme à occuper le poste de Premier ministre de la Barbade.

Politique étrangère

La Barbade, membre de la CARICOM, est également membre de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC), de l’Organisation des Etats Américains (OEA) et du Commonwealth.

Compte-tenu de l’importance économique du tourisme, vital pour le pays, et de l’existence d’importantes diasporas, les liens avec les Etats-Unis, le Canada et le Royaume-Uni constituent la priorité de la diplomatie barbadienne. Ce tropisme n’empêche pas un renforcement de la coopération avec Cuba, notamment en matière de santé publique et plus encore avec la Chine.

La Banque mondiale estimait en 2010 que 105 200 Barbadiens avaient émigré, soient 42 % de la population de l’époque, principalement vers les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, mais aussi Trinité-et-Tobago, les Antilles néerlandaises, la Jamaïque, Antigua-et-Barbuda, la Dominique, et même vers l’Allemagne ou l’Australie. Le taux d’émigration est, comme dans la plupart des pays de la région, particulièrement élevé dans la tranche de population ayant suivi des études universitaires. A l’inverse, la Barbade est un pays d’immigration, avec une population, souvent âgée, venant des pays de l’OCDE (Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada) et des populations provenant de pays de la région (Guyana) ou d’ailleurs (Inde).

La diplomatie barbadienne s’inscrit également dans le cadre de l’intégration régionale au sein de la CARICOM. La Barbade a rejoint le marché unique caribéen (Caribbean Single Market and Economy) dès janvier 2006, mais a refusé d’adhérer à l’initiative Petrocaribe. Elle refuse également à ce stade d’intégrer l’Organisation des Etats de la Caraïbe orientale (OECO) et sa monnaie unique, préférant conserver le dollar barbadien.

La Barbade est partie à l’accord de partenariat économique (APE) entre le CARIFORUM et l’Union européenne, signé à Bridgetown le 15 octobre 2008. La Délégation de l’Union européenne pour la Caraïbe orientale a son siège régional dans ce pays. Au titre du XIe FED (2014-2020), la Barbade bénéficie d’une enveloppe de 3,5 M€ pour des projets portant sur le développement des énergies renouvelables et le soutien à la société civile.

Situation économique

PIB (FMI 2019) : 5,19 milliards US $
RNB par habitant (Banque mondiale 2018) : 15 410 US $
Croissance (FMI 2019) : -0,1 %
Chômage (au sens du BIT) (CIA World factbook 2019) : 9,6 %
Inflation (FMI 2019) : 1,9 %
Solde budgétaire (CIA WFB 2017) : -4 %
Balance commerciale en % du PIB (Banque mondiale 2018) : 1,1 %
Principaux clients (CIA WFB 2017) : Etats-Unis (38 %), Trinité et Tobago (10,2 %), Guyana (5,5 %), Jamaïque (5 %), Chine (4,8 %), Sainte-Lucie (4,6 %)
Principaux fournisseurs (CIA WFB 2017) Etats-Unis (38,5 %), Trinité et Tobago (14,6 %), Chine (7,1 %), UK (4,7 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale 2016) :

  • agriculture : 2 %
  • industrie : 10 %
  • services : 89 %

Exportations de la France vers la Barbade (en 2016 - DGT) : 21,842 M €
Importations françaises depuis la Barbade (en 2016 - DGT) : 5,851 €

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-economique-et-commerce-exterieur/la-france-et-ses-partenaires-economiques-pays-par-pays/ameriques/article/barbade
La Barbade a longtemps été considérée comme une référence de prospérité dans la Caraïbe orientale. Du XVIIe siècle à l’indépendance en 1966, le développement du pays s’est appuyé sur l’industrie de la canne à sucre. La fin des préférences tarifaires européennes a contraint le pays à réorienter et diversifier son économie en s’ouvrant à l’industrie légère, au tourisme et au secteur financier. Aujourd’hui, ces activités dominent largement.

L’économie de la Barbade a été fragilisée par la crise internationale de 2008-2009, avec une récession (-4,2 % en 2009) suivie d’une croissance atone depuis lors. Les secteurs financiers et bancaires off-shore ont également souffert de l’impact des faillites des consortia trinidadiens et barbadiens CLICO et BAICO (4,5 % du PIB). Néanmoins, ils représentent toujours la seconde source d’activités du pays (21 % du PIB). Cette faible croissance s’est accompagnée d’un creusement du chômage, de l’ordre de 9,6 % en 2019. Le déficit public a atteint 4 % du PIB en 2017, et la dette publique est évaluée à 157,3 % du PIB.

Les investissements directs étrangers représentent 3,8 % du PIB en 2018
En matière de transparence fiscale, le gouvernement barbadien déclare vouloir se mettre en conformité avec les normes internationales en matière de transparence fiscale, de supervision financière et de lutte contre le blanchiment d’argent pour en faire un avantage comparatif. La Barbade a été inscrite le 5 décembre 2017 sur la liste « noire » des juridictions non coopératives de l’Union européenne, avant d’être placée sur la liste « grise » en janvier 2018. Le 12 mars 2019, la Commission européenne, considérant que les engagements fiscaux de la Barbade restaient insuffisants vis-à-vis de l’UE, a réinscrit la Barbade sur la liste « noire » avant de la réinscrire sur la liste « grise » le 17 mai 2019.

A la suite des engagements pris et mis en œuvre par le gouvernement, la Barbade a été retirée de la « liste grise » de l’Union européenne le 18 février 2020 mais a été inscrite trois jours plus tard, le 21 février 2020 sur la « liste grise » du GAFI.

Mise à jour : 15.06.20

Informations complémentaires