Présentation de la Barbade

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Présentation du pays

Données générales

Nom officiel : La Barbade
Nature du régime : régime parlementaire (transition en république à compter du 30/11/2021)
Chef de l’État : la Reine Elizabeth II, représentée par la gouverneure générale, dame Sandra MASON, désignée à compter du 8 janvier 2018.
Chef du Gouvernement : Mme Mia MOTTLEY, Première ministre et ministre des finances, des affaires économiques et des investissements

Données géographiques

Superficie : 430 km²
Capitale : Bridgetown
Villes principales : Holetown, Speightstown
Langue (s) officielle (s) : anglais
Langue (s) courante (s) : anglais, bajan (créole afro-anglais)
Monnaie : dollar barbadien (BBD) avec un taux de change fixe 1 USD = 2 BBD depuis 1967 et 1 BBD =0,41 EUR en juin 2021 (taux de chancellerie)
Fête nationale : 30 novembre (fête de l’Indépendance, 1966)

Données démographiques

Population (Banque mondiale 2018) : 286 641 habitants
Densité (Banque mondiale 2018) : 667 habitants par km²
Croissance démographique (Banque mondiale 2018) : 0,1 %
Espérance de vie (Banque mondiale 2017) : 79 ans
Taux d’alphabétisation (Banque mondiale 2014) : 100 %
Religion(s) : anglicans, protestants, catholiques, islam, bouddhistes
Indice de développement humain (PNUD 2019) : 0,813 soit 56e rang mondial sur 188

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Barbados Labour Party (BLP) occupe la totalité des 30 sièges à l’Assemblée nationale depuis les élections du 24 mai 2018 au détriment du Parti travailliste démocrate (DLP party) qui a été battu. Au cours de la législature, un député s’est séparé du groupe majoritaire pour constituer le seul membre de l’opposition au Gouvernement.
La Première ministre, Mia Amor Mottley est la première femme à occuper ce poste à la Barbade.

Politique étrangère

La Barbade, membre de la CARICOM, est également membre de l’Association des États de la Caraïbe (AEC), de l’Organisation des États américains (OEA) et du Commonwealth.

Compte-tenu de l’importance économique du tourisme, vital pour le pays, et de l’existence d’importantes diasporas, les liens avec les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni constituent la priorité de la diplomatie barbadienne. Ce tropisme n’empêche pas un renforcement de la coopération avec Cuba, notamment en matière de santé publique et plus encore avec la Chine populaire.

La Banque mondiale estimait en 2010 que 105 200 Barbadiens avaient émigré, soient 42 % de la population de l’époque, principalement vers les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, mais aussi Trinité-et-Tobago, les Antilles néerlandaises, la Jamaïque, Antigua-et-Barbuda, la Dominique, et même vers l’Allemagne ou l’Australie. Le taux d’émigration est, comme dans la plupart des pays de la région, particulièrement élevé dans la tranche de population ayant suivi des études universitaires. A l’inverse, la Barbade est un pays d’immigration, avec une population, souvent âgée, venant des pays de l’OCDE (Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada) et des populations provenant de pays de la région (Guyana) ou d’ailleurs (Inde).

La diplomatie barbadienne s’inscrit également dans le cadre de l’intégration régionale au sein de la CARICOM. La Barbade a rejoint le marché unique caribéen (Caribbean Single Market and Economy) dès janvier 2006, mais a refusé d’adhérer à l’initiative Petrocaribe. Elle refuse également à ce stade d’intégrer l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) et sa monnaie unique, préférant conserver le dollar barbadien.

La Barbade est partie à l’accord de partenariat économique (APE) entre le CARIFORUM et l’Union européenne, signé à Bridgetown le 15 octobre 2008. La Délégation de l’Union européenne pour la Caraïbe orientale a son siège régional dans ce pays. Au titre du XIe FED (2014-2020), la Barbade bénéficie d’une enveloppe de 3,5 millions d’euros pour des projets portant sur le développement des énergies renouvelables et le soutien à la société civile.

Situation économique

PIB (FMI 2019) : 5,19 milliards USD
RNB par habitant (Banque mondiale 2019) : 18 148 USD
Croissance (FMI 2019) : -0,1 %
Chômage (au sens du BIT) (CIA World factbook 2019) : 9,6 %
Inflation (FMI 2019) : 1,9 %
Solde budgétaire (CIA WFB 2017) : -4 %
Balance commerciale en % du PIB (Banque mondiale 2018) : 1,1 %
Principaux clients (FMI 2019) : États-Unis , Guyana, Trinité et Tobago
Principaux fournisseurs (FMI 2019) États-Unis , Trinité et Tobago , Pays-Bas, Chine
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale 2016) :

  • agriculture : 2 %
  • industrie : 10 %
  • services : 89 %

Exportations de la France vers la Barbade (en 2019 - Direction générale du Trésor) : 10,6 millions d’euros
Importations françaises depuis la Barbade (en 2019 - Direction générale du Trésor) : 8,5 millions d’euros

Consulter la fiche "relations économiques"

La Barbade a longtemps été considérée comme une référence de prospérité dans la Caraïbe orientale. Du XVIIe siècle à l’indépendance en 1966, le développement du pays s’est appuyé sur l’industrie de la canne à sucre. La fin des préférences tarifaires européennes a contraint le pays à réorienter et diversifier son économie en s’ouvrant à l’industrie légère, au tourisme et au secteur financier. Aujourd’hui, ces activités dominent largement.

L’économie de la Barbade a été fragilisée par la crise internationale de 2008-2009, avec une récession (-4,2 % en 2009) suivie d’une croissance atone depuis lors. Les secteurs financiers et bancaires off-shore ont également souffert de l’impact des faillites des consortia trinidadiens et barbadiens CLICO et BAICO (4,5 % du PIB). Néanmoins, ils représentent toujours la seconde source d’activités du pays (21 % du PIB). Cette faible croissance s’est accompagnée d’un creusement du chômage, de l’ordre de 9,6 % en 2019. Le déficit public a atteint 4 % du PIB en 2017, et la dette publique est évaluée à 157,3 % du PIB. Les investissements directs étrangers représentent 3,8 % du PIB en 2018.

La pandémie de COVID-19 a contribué à affaiblir, depuis la mi-2020, cette économie largement dépendante de l’extérieur.

En matière de transparence fiscale, le gouvernement barbadien déclare vouloir se mettre en conformité avec les normes internationales de supervision financière et de lutte contre le blanchiment d’argent pour en faire un avantage comparatif. Depuis 2017 la Barbade a été régulièrement inscrite puis retirée des listes "noire" et "grise" des juridictions non coopératives de l’Union Européenne. Elle a ainsi été ajoutée à nouveau à la liste noire en octobre 2020, puis retirée et ajoutée en liste grise en février 2021.

Mise à jour : 31.08.2021

Informations complémentaires