Présentation des Bahamas

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Présentation du pays

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Données générales

Nom officiel : Commonwealth des Bahamas
Nature du régime : parlementaire de type britannique
Chef de l’Etat : la reine Elizabeth II, représentée par un gouverneur général, Sir Cornelius Alvin SMITH nommé le 28 juin 2019
Chef du Gouvernement : M. Hubert Alexandre Minnis, qui a remporté les élections législatives du 10 mai 2017 (chef de la majorité parlementaire).

Données géographiques

Superficie : 13 880 km², répartis entre 700 îles, dont une quinzaine seulement sont habitées
Capitale : Nassau
Villes principales : Freeport, West End et George Town
Langue (s) officielle (s) : anglais
Langue (s) courante (s) : anglais, créole bahamien, anglo-bahamien, créole haïtien, créole jamaïcain, chinois mandarin
Monnaie : dollar des Bahamas (BSD), 1 BSD = 0,91 EUR (au 03/2020)
Fête nationale : 10 juillet (fête de l’indépendance, 1973)

Données démographiques

Population (Banque mondiale 2018) : 385 640 habitants (dont 248 948 à Nassau sur l’île de Providence).
Densité (Banque mondiale 2018) : 39 habitants par km²
Croissance démographique (Banque mondiale 2018) : 1,1 %
Espérance de vie (Banque mondiale 2017) : 73,6 ans
Taux d’alphabétisation (PNUD, 2005-2013) : 95,6 %
Indice de développement humain (PNUD 2017) : 0,807 soit 54e rang mondial sur 188
Indice de fécondité (2018, UNESCO) : 1,8
Religion (s) : baptisme (35,4 %), anglicanisme (15,1 %), catholicisme (13,5 %), pentecôtisme (8,1 %), Church of God (4,8 %), méthodisme (4,2 %)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Parti majoritaire : le Free National Movement (FNM), de tendance centre droit) a remporté 35 des 39 sièges de la Chambre des Représentants aux élections du 10 mai 2017.

Autres partis représentés : le Progressive Liberal Party (PLP), de tendance centre gauche 4 sièges sur 39.

Le Chef de l’Etat est la reine Elizabeth II du Royaume-Uni, représentée par un gouverneur général, nommé après délibération avec le cabinet.
Le Premier ministre est le chef du parti qui remporte les élections législatives : il est nommé, ainsi que les membres du cabinet, par le gouverneur général. Le pouvoir exécutif est assumé par le cabinet des ministres, responsable devant le Parlement bicaméral. Le Sénat est constitué de 16 membres nommés par le gouverneur général : 9 sur proposition du Premier ministre, 4 sur celle du chef de l’opposition et 3 d’un commun accord. La Chambre des Représentants est composée de 39 membres élus au suffrage universel direct pour 5 ans.

Le Progressive Liberal Party (PLP-tendance centre gauche) a dominé la vie politique durant les deux premières décennies de l’indépendance, jusqu’à la victoire de M. Hubert Ingraham, chef du Free National Movement (FNM-tendance centre droit), aux élections de 1992. Le FNM a perdu les élections de mai 2012, qui donnent une ample majorité (29 sur 38 sièges) au PLP. Les élections du 10 mai 2017 donnent une large victoire au FNM qui remporte 35 sièges. Le chef du FNM, le docteur Hubert MINNIS, est élu Premier ministre le 11 mai 2017.

Politique étrangère

Les Bahamas entretiennent les meilleures relations avec les Etats-Unis comme avec le mouvement des non-alignés, dont elles font partie.

L’imbrication avec le territoire américain, sur lequel vivent d’ailleurs 32 000 Bahaméens résidents légaux, est totale. Pour les Etats-Unis, l’archipel des Bahamas a acquis une importance indéniable du point de vue de la sécurité. Dès 1982, le pays a bénéficié d’un dispositif de coordination entre le Pentagone, la Drug Enforcement Administration et les garde-côtes en matière de lutte contre les trafics, l’OPBAT (Operation Bahamas, Turks & Caicos), incluant le détachement d’hélicoptères sur l’île d’Exuma. Depuis mai 2010, il est complété par la Caribbean Basin Security Initiative (CBSI), qui pourvoit les forces bahaméennes en équipements et entraînement.

Depuis l’établissement des relations diplomatiques avec Pekin, en 1997, les investissements chinois se multiplient aux Bahamas : l’entreprise hongkongaise Wampoa Hutchinson gère la zone franche de Freeport ; l’hôtel de luxe Baha Mar, dont le coût de construction est estimé à 4,2 Mds USD, a été financé aux deux-tiers par des crédits de l’Eximbank.

Les Bahamas participent aux organisations régionales de la Caraïbe (membres de la CARICOM et de l’Association des Etats de la Caraïbe), sans chercher toutefois à approfondir leur intégration au marché régional, le Caribbean Single Market & Economy. Avec Cuba, le différend relatif à la définition des frontières maritimes a été réglé par la signature d’un accord entre les deux pays le 3 octobre 2011. Une coopération s’est établie avec La Havane, après mise à disposition par Cuba d’une trentaine d’enseignants et d’entraîneurs sportifs, et financement de bourses d’études médicales.

Les relations des Bahamas avec Haïti et la Jamaïque sont contrariées par l’important flux migratoire provenant de ces pays.
Haïti, Cuba, la Chine, le Brésil disposent d’une ambassade à Nassau, les Etats-Unis d’un chargé d’affaires. Pour leur part, les Bahamas ont une seule représentation en Europe, à Londres.

Pays observateur de l’Organisation mondiale du commerce, les Bahamas souhaitent désormais en devenir membre à part entière. Elles ne sont pas parties au statut de la Cour pénale internationale. Elles ont adhéré à l’Office international de santé animale (OIE), dont le siège est en France.

Les Bahamas ont souscrit à l’Accord de partenariat économique (APE) Union européenne – CARIFORUM, signé à la Barbade le 15 octobre 2008. Un accord complémentaire sur les services a été signé le 25 janvier 2010. Le pays a par ailleurs bénéficié du Fonds européen de développement en vertu de l’accord de Cotonou jusqu’en 2013 (10e FED).

Enfin, un accord d’exemption de visa Schengen avec l’Union européenne est entré en vigueur le 1er juin 2009 ; la France a complété cet assouplissement des conditions de la circulation des personnes en levant l’obligation de visa pour les citoyens bahaméens souhaitant se rendre dans les départements et collectivités d’outre-mer, par arrêté du 14 décembre 2009.

Situation économique

PIB (Banque mondiale 2017) : 12,16 Mds USD
PIB par habitant (OCDE 2018) : 32 217 USD (3e pays le plus riche d’Amérique après les Etats-Unis et le Canada)
Croissance (Banque mondiale 2018) : 0,6 %
Chômage (BM, 2019) : 11,5 %
Inflation (BM 2018) : 2,3 %
Solde budgétaire (DGT 2018) : -3,39 % du PIB
Balance commerciale, hors services (BM, 2018) : -2,675 Mds USD
Principaux clients (BM 2015) : Etats-Unis (83,1 %), France (4,4 %), Finlande (3,2 %), Royaume-Uni (1,4 %), Canada (1,2 %)
Principaux fournisseurs (BM 2015) : Etats-Unis (81,9 %), Dominique (1,5 %), Japon (1,1 %), France (1 %), Brésil (0,9 %), Chine (0,8 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (BM, 2016) :

  • agriculture : 1 %
  • industrie : 13 %
  • services : 86 %

L’économie des Bahamas dépend dans une large mesure du tourisme, principalement des Etats-Unis. Fortement touché par la crise financière mondiale, le pays peine à renouer avec la croissance (-0,3 % en 2016, +1,8 % estimé en 2017). Le pays souffre en outre d’un taux de chômage atteignant 11,9 % (2019). Le déficit commercial est creusé par l’importation des biens d’équipement et de consommation nécessaires au secteur du tourisme. Fin 2015, la dette publique représente 65,9 % du PIB.

Le gouvernement s’est efforcé d’améliorer les services publics de base (énergie, eau et transport) et de soutenir le tourisme représentant 40 à 60 % du PIB. De nombreux projets immobiliers sont programmés, ainsi que des projets d’infrastructure publics et privés (construction de routes et de réseaux d’adduction d’eau, extension de l’aéroport de Nassau, construction du complexe touristique de Baha Mar). Le PIB/habitant fait des Bahamas le 3e pays d’Amérique le plus riche derrière les Etats-Unis et le Canada. Les Bahamas ont attiré 6 M de visiteurs en 2015.

L’obligation d’une représentation physique aux Bahamas introduite par la Banque centrale en 2001 (Banks and Trust Companies Regulations Act) a réduit le nombre de banques offshore ou sociétés de gestion de trusts à 270. Les autorités américaines estiment à 115 K les IBCs enregistrées, parmi lesquelles environ 40 K seraient actives. Le secteur financier compte pour 20 % du PIB.

La BID a concédé de nouveaux prêts aux Bahamas en 2012, le premier d’un montant de 81 M USD pour la réhabilitation des réseaux d’eau de l’île de New Providence, un second de 16,5 M USD en appui au commerce extérieur (modernisation des procédures douanières de façon à faciliter l’adhésion à l’OMC), et le dernier de 7,5 M USD pour des actions en matière d’éducation et de santé publique.

Il n’existe toutefois pas d’impôts sur le revenu des particuliers ou des sociétés, et l’assiette fiscale repose beaucoup sur des taxes sur la propriété foncière, sur les ressources touristiques et sur le commerce international. Une TVA de 7,5 % est appliquée depuis janvier 2015.

Les Bahamas sont sorties de la liste grise des juridictions non coopératives de l’OCDE en avril 2010. Par ailleurs, le Foreign Accounts Tax Compliance Act (FATCA) est entré en vigueur aux Bahamas en avril 2014. Les Bahamas font partie des pays placés sous surveillance renforcée du GAFI avec qui ils coopèrent étroitement. Ils figurent également sur la liste française des Etats et territoires non coopératifs en matière fiscale.

Les Bahamas sont, à l’instar des autres États insulaires des Caraïbes, vulnérables aux catastrophes naturelles. L’économie bahamienne souffre notamment du passage des ouragans (Irene en 2011, Joaquin en 2015, Matthew en 2016, Irma et Maria en 2017 et Dorian, de catégorie 5, le 1er septembre 2019, pour lequel un détachement de 50 militaires français a été mis à disposition au travers d’une force conjointe avec les Allemands et les Néerlandais pour aider à la gestion de l’urgence immédiate de la catastrophe et pour soutenir la population).
Ces catastrophes naturelles ont contribué à l’irrégularité de la croissance économique de l’archipel depuis 2010.

Mise à jour : 25.06.20

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