Présentation des Bahamas

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : Commonwealth des Bahamas
Nature du régime : parlementaire de type britannique
Chef de l’Etat : la Reine Elizabeth II, représentée par un Gouverneur général, Dame Marguerite PINDLING nommée le 8 juillet 2014
Chef du Gouvernement : M. Hubert Alexandre MINNIS, qui a remporté les élections législatives du 10 mai 2017 (chef de la majorité parlementaire).

Données géographiques

Superficie : 13 880 km², répartis entre 700 îles, dont une quinzaine seulement sont habitées
Capitale : Nassau (248 948 habitants) sur l’île de Providence
Villes principales : Freeport et West End (sur Grand Bahama), George Town (sur Great Exuma)
Iles importantes : Andros, Eleuthera, Grand Bahama, Great Abaco, Great Inagua, Harbour, Long, Mayaguana, San Salvador
Langue (s) officielle (s) : anglais
Langue (s) courante (s) : anglais, créole bahamien, anglo-bahamien, créole haïtien, créole jamaïcain, chinois mandarin
Monnaie : dollar des Bahamas ou BS$ à parité avec le dollar des Etats-Unis. 1 BS$ = 0,85 € au 1er janvier 2018 (taux de chancellerie)
Fête nationale : 10 juillet (fête de l’Indépendance, 1973)

Données démographiques

Population (BM 2016) : 391 232 habitants
Densité (BM 2016) : 39,08 habitants par km2
Croissance démographique (BM 2016) : 1,13 %
Espérance de vie (BM 2015) : 75,36 ans
Taux d’alphabétisation (PNUD, 2005-2013) : 95,6 %
Religion (s) : baptisme (35,4 %), anglicanisme (15,1 %), catholicisme (13,5 %), pentecôtisme (8,1 %), Church of God (4,8 %), méthodisme (4,2 %)
Indice de développement humain (PNUD 2016) : 0,792 soit 58ème rang mondial sur 188

Données économiques

PIB (BM 2016) : 9,05 Mds US$
RNB par habitant (BM 2016) : 21 680 US$ (3ème pays le plus riche d’Amérique après les EU et le Canada)
Croissance (BM 2016) : 0,16 %
Chômage (BM, 2016) : 12,6 %
Inflation (BM 2016) : -0,34 %
Solde budgétaire (DGT 2016) : - 2,7%
Balance commerciale (2013/2014) : - 4 Mds US$, soit 27 % du PIB
Principaux clients (BM 2015) : Etats-Unis (83,06 %), France (4,37 %), Finlande (3,18 %), Royaume-Uni (1,38%), Canada (1,23 %)
Principaux fournisseurs (BM 2015) : Etats-Unis (81,86 %), Dominique (1,49%), Japon (1,13%), France (1,01%), Brésil (0,88%), Chine (0,82%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale, 2016) :

  • agriculture : 1%
  • industrie : 13%
  • services : 86%

Exportations de la France vers les Bahamas (en 2015 - DGT) : 85,09 M€
Importations françaises depuis les Bahamas (en 2015 - DGT) : 26,61 M€

Pour aller plus loin : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/Pays/bahamas

Composition du gouvernement(au 2 janvier 2018) source

Premier ministre : M. Hubert Alexandre MINNIS
Vice Premier ministre, ministre des Finances : M. Kevin Peter TURNQUEST
Ministre des Services financiers,Commerce, Industrie et Immigration : M. Theodore Brent SYMONETTE
Procureur général et ministre des Affaires légales : M. Carl Wilshire BETHEL
Ministre des Travaux publics : M.Desmond Thomas BANNISTER
Ministre des Affaires étrangères : M. Darren Allen HENFIELD
Ministre de l’Agriculture et des Ressources marines : M . Renward Ricardo WELLS
Ministre d’Etat du Service public et de la Sécurité sociale : Mme. Brenzil Dennis ROLLE
Ministre du Transport et du Gouvernement local : M. Frankie Alfred CAMPBELL
Ministre d‘Etat des Affaires légales : M. Elsworth Nathaniel JOHNSON
Ministre d’Etat de l’île de Grand Bahamas : M. James Kwasi Malik THOMPSON
Ministre de la Santé : M.Duane Ernest Lascelles SANDS
Minnistre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture : M.Michael Cliston PINTARD
Ministre de la Sécurité nationale :M. Marvin Hanlon DAMES
Ministre du Tourisme, de l’Aviation et de Bahamair : M. Dionisio James d’AGUILAR
Ministre de l’Education : M. M.Jeffery Leonard LLOYD
Ministre de l’Environnement et du Logement : M. Romauld Sotario FERREIRA
Ministre du Travail : M. Dion Alexander FOULKES
Ministre des Affaires sociales et du Développement urbain : Lanisha Tamar ROLLE

Présence française

Site internet de l’ambassade de France à Panama (en charge des affaires politiques des Bahamas)
 : https://pa.ambafrance.org/
Consulat général de France à Miami (en charge des affaires consulaires des Bahamas)  : https://miami.consulfrance.org
Communauté française (registre décembre 2017) : 165 français inscrits (à Miami) dont 42 binationaux
Il existe une Alliance française à Nassau. Des étudiants Bahaméens bénéficient du programme d’assistants d’anglais en France.
Entre 10 000 et 20 000 touristes français se rendent chaque année aux Bahamas.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Parti majoritaire : le Free National Movement (FNM), de tendance centre droit) a remporté 35 des 39 sièges de la Chambre des Représentants aux élections du 10 mai 2017.

Autres partis représentés  : le Progressive Liberal Party (PLP), de tendance centre gauche 4 sièges sur 39.

Le Chef de l’Etat est la Reine Elizabeth II de Grande-Bretagne, représentée par un gouverneur général, nommé après délibération avec le cabinet.
Le Premier ministre est le chef du parti qui remporte les élections législatives ; il est nommé, ainsi que les membres du Cabinet, par le Gouverneur général. Le pouvoir exécutif est assumé par le Cabinet des Ministres, responsable devant le Parlement bicaméral. Le Sénat est constitué de 16 membres nommés par le Gouverneur général : 9 sur proposition du Premier ministre, 4 sur celle du chef de l’opposition et 3 d’un commun accord. La Chambre des Représentants est composée de 39 membres élus au suffrage universel direct pour 5 ans.

Le Progressive Liberal Party (PLP-tendance centre gauche) a dominé la vie politique durant les deux premières décennies de l’indépendance, jusqu’à la victoire de M. Hubert Ingraham, chef du Free National Movement (FNM-tendance centre droit), aux élections de 1992. Le FNM a perdu les élections de mai 2012, qui donnent une ample majorité (29 sur 38 sièges) au PLP. Les élections du 10 mai 2017 donnent une large victoire au FNM qui remporte 35 sièges. Le chef du FNM, le docteur Hubert MINNIS, est élu Premier ministre le 11 mai 2017.

Situation économique

L’économie des Bahamas dépend dans une large mesure du tourisme, principalement en provenance des Etats-Unis. Fortement touché par la crise financière mondiale, le pays peine à renouer avec la croissance (-0,3 % en 2016, +1,8 % estimé en 2017). Le pays souffre en outre d’un taux de chômage atteignant 14,3 %. Le déficit commercial est creusé par l’importation des biens d’équipement et de consommation nécessaires au secteur du tourisme. Fin 2015, la dette publique représente 65,9 % du PIB.

Le gouvernement s’est efforcé d’améliorer les services publics de base (énergie, eau et transport) et de soutenir le tourisme, secteur vital de l’économie, représentant 40 à 60 % du PIB, selon les estimations Le coût de l’énergie - autour de $0,40 BS$ le kilowatt-heure sur les îles principales contre moins de 0,10 US$ en Floride. De nombreux projets immobiliers sont programmés, ainsi que des projets d’infrastructure publics et privés (construction de routes et de réseaux d’adduction d’eau, d’extension de l’aéroport de Nassau, construction du complexe touristique de grande envergure Baha Mar). Le PIB par habitant fait des Bahamas le 3ème pays d’Amérique le plus riche derrière les Etats-Unis et le Canada. Les Bahamas ont attiré 6 millions de visiteurs en 2015.

L’obligation d’une représentation physique aux Bahamas introduite par la Banque centrale en 2001 (Banks and Trust Companies Regulations Act) a réduit le nombre de banques offshore ou sociétés de gestion de trusts à 270 selon les registres officiels des Bahamas. Les autorités américaines estiment à 115 000 le nombre des IBC’s (International Business Companies) enregistrées aux Bahamas, parmi lesquelles environ 40 000 seraient actives. Le secteur financier compte pour 20 % du PIB. Les Bahamas sont sorties de la « liste grise » des juridictions non coopératives de l’OCDE en avril 2010, après que les autorités ont négocié une quinzaine d’accords avec les principaux pays de l’OCDE ; l’application effective des accords d’échange d’informations ainsi conclus, est toujours suivie par les services spécialisés de l’Organisation. Par ailleurs, le Foreign Accounts Tax Compliance Act (FATCA), qui oblige les entreprises financières américaines présentes dans le pays à s’enregistrer auprès de l’Internal Revenue Service (IRS) américain et à déclarer leurs clients, sous peine de lourdes amendes, est entré en vigueur aux Bahamas en avril 2014.

De son côté, le Conseil EcoFin du 5 décembre 2017 a octroyé un délai supplémentaire jusqu’en février 2018 aux Bahamas, affectées par des catastrophes naturelles, pour préciser leurs engagements en matière de coopération fiscale (liste des Etats non coopératifs établies par l’Union européenne).

Les agences Moody et Standard & Poor’s ont dégradé leur notation des Bahamas, l’une en août 2011, l’autre en octobre de la même année, puis une nouvelle fois en 2012. La Banque Interaméricaine de Développement (BID) a toutefois concédé de nouveaux prêts aux Bahamas au même moment, le premier d’un montant de 81 MUS$ pour la réhabilitation des réseaux d’eau de l’île de New Providence, un second de 16,5 MUS$ en appui au commerce extérieur (modernisation des procédures douanières de façon à faciliter l’adhésion à l’OMC), et le dernier de 7,5 MUS$ pour des actions en matière d’éducation et de santé publique.

Net des taxes, notamment douanières, supprimées en compensation, la pression fiscale a bondi de 4,3 points de PIB en deux ans pour s’établir à 18,8% du PIB. Il n’existe toutefois pas d’impôts sur le revenu des particuliers comme des sociétés, et l’assiette repose beaucoup sur des taxes sur la propriété foncière, sur les ressources touristiques et sur le commerce international. Une TVA de 7,5% est appliquée depuis janvier 2015.

Le Conseil EcoFin du 5 décembre 2017 a octroyé un délai supplémentaire jusqu’en février 2018 aux Bahamas, affectées par des catastrophes naturelles, pour préciser leurs engagements en matière de coopération fiscale (liste des Etats non coopératifs établies par l’Union européenne).

Politique étrangère

Les Bahamas entretiennent les meilleures relations avec les Etats-Unis comme avec le mouvement des non-alignés, dont elles font partie.

L’imbrication avec le territoire américain, sur lequel vivent d’ailleurs 32 000 Bahaméens résidents légaux, est totale. Pour les Etats-Unis, l’archipel des Bahamas a acquis une importance indéniable du point de vue de la sécurité. Dès 1982, le pays a bénéficié d’un dispositif de coordination entre le Pentagone, la DEA et les Garde-côtes en matière de lutte contre les trafics, l’OPBAT (Operation Bahamas, Turks & Caicos), incluant le détachement d’hélicoptères sur l’île d’Exuma. Depuis mai 2010, il est complété par la Caribbean Basin Security Initiative (CBSI), qui pourvoit les forces bahaméennes en équipements et entraînement.

Depuis l’établissement des relations diplomatiques avec Pekin, en 1997, les investissements chinois se multiplient aux Bahamas : l’entreprise hongkongaise Wampoa Hutchinson gère la zone franche de Freeport ; l’hôtel de grand luxe Baha Mar, dont le coût de construction est estimé à 4,2 Mds US$, a été financé aux deux-tiers par des crédits de l’Eximbank.

Les Bahamas participent aux organisations régionales de la Caraïbe (membres de la CARICOM et de l’AEC), sans chercher toutefois à approfondir leur intégration au marché régional, le Caribbean Single Market & Economy. Avec Cuba, le différend relatif à la définition des frontières maritimes a été réglé par la signature d’un accord entre les deux pays le 3 octobre 2011. Une coopération s’est établie avec La Havane, après mise à disposition par Cuba d’une trentaine d’enseignants et d’entraîneurs sportifs, et financement de bourses d’études médicales.

Les relations des Bahamas avec Haïti et la Jamaïque sont contrariées par l’important flux migratoire provenant de ces pays.

Haïti, Cuba, la Chine, le Brésil
disposent d’une ambassade à Nassau, les Etats-Unis d’un chargé d’affaires. Pour leur part, les Bahamas ont une seule représentation en Europe, à Londres.

Pays observateur de l’Organisation mondiale du commerce, les Bahamas souhaitent désormais en devenir membre à part entière. Elles ne sont pas partie au statut de la Cour pénale internationale. Elles ont adhéré à l’Office international de santé animale (OIE), dont le siège est en France.

Les Bahamas ont souscrit à l’Accord de partenariat économique (APE) Union européenne – CARIFORUM, signé à la Barbade le 15 octobre 2008. Un accord complémentaire sur les services a été signé le 25 janvier 2010. Le pays a par ailleurs bénéficié du Fonds européen de développement en vertu de l’accord de Cotonou jusqu’en 2013 (10ème FED).

Enfin, un accord d’exemption de visa Schengen avec l’Union européenne est entré en vigueur le 1er juin 2009 ; la France a complété cet assouplissement des conditions de la circulation des personnes en levant l’obligation de visa pour les citoyens bahaméens souhaitant se rendre dans les départements et collectivités d’outre-mer, par arrêté du 14 décembre 2009.

Mise à jour : 30.01.18

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