Présentation de l’Arménie

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Présentation du pays

ARMÉNIE {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République d’Arménie
Nature du régime : République parlementaire
Chef de l’Etat et/ou de gouvernement :

  • Président de la République : Armen Sarkissian (depuis le 9 avril 2018)
  • Premier ministre : Nikol Pachinian (depuis le 8 mai 2018)

Données géographiques

Superficie : 29800 km²
Capitale : Erevan (1 073 700 hab.)
Villes principales : Gumri (117 700 hab.)
Langues officielles : arménien
Langues courantes : arménien
Monnaie : dram arménien
Fête nationale : 21 septembre (proclamation de l’indépendance en 1991)

Données démographiques

Population (1er janvier 2019) : 2 957 731
Densité : 102,7 hab/km²
Croissance démographique (2016) : 4,6 ‰ (1er janvier 2016)
Espérance de vie (2018) : 74,9 ans
Taux d’alphabétisation (2017) : 99,8%
Religion (s) : christianisme (Eglise apostolique arménienne) 94%
Indice de développement humain (2018) : 0,755 (83ème rang)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Après six semaines d’intenses combats entre les forces armées arméniennes et azerbaïdjanaises au Haut-Karabagh, la déclaration conclue le 9 novembre entre l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Russie entérine la défaite arménienne et ouvre une phase nouvelle et difficile dans l’histoire du pays. Durant les 44 jours qu’a duré le conflit, les forces azerbaïdjanaises ont reconquis par la force quatre des sept districts adjacents au Haut-Karabagh que l’Arménie contrôlait. Les trois derniers ont été graduellement rétrocédés à l’Azerbaïdjan, conformément aux dispositions de l’accord. Aujourd’hui, les troupes de maintien de la paix russes sont de fait les uniques garantes de la sécurité du territoire du Haut-Karabagh.

Le Premier ministre Pachinian, fortement fragilisé sur le plan interne, appelle à des élections législatives anticipées en 2021, une proposition rejetée par l’opposition arménienne, qui exige la démission du Premier ministre.

Politique étrangère

La politique étrangère arménienne est principalement axée d’une part autour de la défense du Haut-Karabagh (ancienne région autonome de l’Azerbaïdjan soviétique, qui, majoritairement peuplée d’Arméniens, s’est autoproclamée indépendante de Bakou en 1991) et, d’autre part, de la lutte pour la reconnaissance du génocide de 1915. L’Arménie a établi un partenariat stratégique avec la Russie (qui entretient une base militaire à Gumri), tout en cherchant à développer ses relations avec l’Iran, la Chine et l’Union européenne.

Situation économique

PIB (2019) : 13,27 milliards USD
PIB par habitant (2019) : 4622 USD
Croissance (2020) : -4,5% (est.)
Chômage (2019) : 17 % (est.)
Inflation (2020) : 0,9 % (est.)
Solde budgétaire (2019) : -8,18%)
Balance commerciale (2019) : -1 967 millions USD
Principaux clients : Russie, Suisse, Bulgarie, Chine,
Principaux fournisseurs : Russie, Chine, Allemagne, Iran,
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2019) :

  • agriculture : 12 %
  • industrie : 24,3 %
  • services : 54,2 %

Exportations de la France vers l’Arménie (2019) : 53,8 M€
Importations françaises depuis l’Arménie (2019) : 10,5 M€
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/Pays/armenie

Alors que ses frontières restent ouvertes avec la Géorgie et l’Iran mais sont fermées avec la Turquie et l’Azerbaïdjan, l’Arménie est très dépendante de ses relations avec la Russie, que ce soit pour ses approvisionnements (notamment énergétiques) ou les investissements russes dans des secteurs stratégiques (transports, télécommunications). Dans ce contexte d’enclavement qui a considérablement favorisé l’émigration, le principal défi des autorités arméniennes est de combattre la corruption et d’améliorer le climat des affaires afin d’attirer les investissements étrangers.

Mise à jour : 09.02.21

Informations complémentaires