Présentation de l’Angola

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Données générales

ANGOLA {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : République d’Angola
Nature du régime : République à régime présidentiel
Chef de l’Etat et chef de gouvernement : M. João Lourenço (depuis 2017)

Données géographiques

Superficie : 1 246 700 km²
Capitale : Luanda
Villes principales : Luanda, Huambo, Benguela, Lobito, Namibe, Lubango, Cabinda, Malange
Langue officielle : portugais
Langues courantes : umbundu, kimbundu, kikongo, nganguela, tchokwe, …
Monnaie : Kwanza (1 AOA = 0,0013 EUR en mai 2021)
Fête nationale : 11 novembre (indépendance en 1975)

Données démographiques

Population : 31,82 millions d’habitants (Banque mondiale, 2019)
Densité : 25,5 habitants/km²
Espérance de vie à la naissance : 61,2 ans (PNUD, 2019)
Taux d’alphabétisation : 66 % (PNUD, 2019)
Religion(s) : chrétiens (90 %), croyances traditionnelles (10 %)
IDH : 148e sur 189 (PNUD, 2019)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Après 27 ans de guerre civile, l’Angola a retrouvé la paix avec l’accord de cessez-le-feu de Luanda du 4 avril 2002. Des tensions et des troubles sporadiques persistent cependant dans l’enclave de Cabinda entre les forces gouvernementales et les mouvements indépendantistes malgré la signature, le 1er août 2006, d’un mémorandum d’entente pour la paix et la réconciliation. Approuvée début 2010, une nouvelle Constitution est entrée en vigueur le 5 février 2010.

Depuis l’indépendance, le pays est dirigé par le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), d’origine marxiste. Le président José Eduardo dos Santos a gouverné le pays de 1979 à 2017. João Lourenço (MPLA) lui a succédé le 26 septembre 2017 à la suite des élections générales du 23 août où le MPLA a obtenu 61 % des voix, l’UNITA 26,6 % et CASA–CE 9,5 %. Bornito de Sousa, ancien ministre de l’Administration territoriale est devenu vice-Président.

Dès son entrée en fonction, le Président Lourenço a imposé des changements à la tête des administrations (y compris la police, les services de renseignement et les forces armées), ainsi que de la banque centrale, des principales entreprises publiques (dont la compagnie nationale des pétroles SONANGOL) et du Fonds souverain. Il a pris des premières mesures dans le domaine de la lutte contre la corruption (notamment l’ouverture de procédures judiciaires) et a incité, par une loi d’amnistie, au rapatriement en Angola des capitaux détournés. En 2019, l’Angola a également ratifié des traités internationaux sur les droits de l’Homme.

Politique étrangère

L’Angola joue un rôle croissant au sein des instances régionales et internationales, notamment sur le continent africain. L’Angola est membre de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), dont un Angolais, Gilberto Da Piedade Verissimo, assure la présidence de la Commission depuis juillet 2020. L’Angola est également membre de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), dont il a présidé l’organe de paix et de sécurité jusqu’en août 2018. Il est aussi investi au sein de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), qu’il préside depuis fin novembre 2020 pour la deuxième fois depuis la création de l’organisation et dont un Angolais, João Samuel Caholo, est le secrétaire exécutif depuis décembre 2020. Les situations en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs sont parmi les dossiers prioritaires de l’Angola à l’échelle régionale. Par ailleurs, dans le cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), l’Angola s’est investie depuis le début de l’année dans la résolution de la crise centrafricaine et a accueilli à Luanda deux sommets consacrés à la République centrafricaine (29 janvier et 20 avril 2021). L’Angola accueille le siège de la Commission du golfe de Guinée (CGG) et contribue aux efforts de lutte contre l’insécurité maritime.

Outre une coopération étroite avec le Portugal et le Brésil, l’Angola joue un rôle important au sein de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP). Les États-Unis sont un partenaire économique majeur pour l’Angola, qui entretient également des relations historiques et privilégiées avec la Russie (coopération dans les secteurs du pétrole, des diamants, de la défense) et Cuba (formation et santé). L’Angola a candidaté en mai 2019 au statut de membre observateur à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Situation économique

PIB (2020) : 68,07 milliards USD (FMI)
PIB par habitant (2020) : 2 130 USD (FMI)
Croissance : 3,2 % en 2021 (prévision), -4 % en 2020, -0,9 % en 2019 (FMI)
Inflation : 20,6 % en 2021 (prévision), 21 % en 2020, 17,1 % en 2019 (FMI)

L’Angola dispose d’un fort potentiel économique : pétrole et gaz, diamants, hydroélectricité, agriculture, pêche.

À l’issue de la guerre civile, le pays a connu des taux de croissance soutenus de 2004 à 2014. Étant donné sa forte dépendance aux ressources pétrolières (45 % du PIB, 70 % des recettes et 98 % des exportations jusqu’en 2014), la chute puis la forte instabilité du cours du baril de pétrole ont eu un impact considérable sur l’économie angolaise, en récession continue depuis 2016.

Élu en 2017 sur la promesse de redresser l’économie, le Président Lourenço a entrepris depuis lors de lancer des réformes d’ajustement monétaire et de rééquilibre budgétaire, de stabiliser la dette et de lutter de façon plus visible contre la corruption. Le gouvernement angolais soutient à plus long terme une politique de diversification économique, de développement de l’activité privée et de frein à l’interpénétration entre intérêts privés et publics. Un vaste programme de privatisation des actifs de l’État dans l’économie angolaise a été lancé en ce sens en août 2019.

Ce train de réformes volontaristes a permis à l’Angola de bénéficier de l’appui financier des bailleurs internationaux. En décembre 2018, le FMI a approuvé une facilité élargie de crédit sur trois ans (2019-2021) de 3,7 milliards USD, augmentée en septembre 2020 de 750 millions USD.

La dette publique, établie en partie en devises, a également fortement augmenté, atteignant 111 % du PIB fin 2019 (contre 40 % en 2014). La moitié de la dette extérieure angolaise, estimée à 60 % du PIB, est détenue par la Chine, dont l’Angola est le premier débiteur en Afrique subsaharienne.

En 2020, l’effondrement du prix du baril et la pandémie de la Covid-19 impactent négativement la croissance et fragilisent la situation socio-économique. Dans le cadre de la riposte à la crise sanitaire, l’Angola bénéficie de l’initiative de suspension du service de la dette extérieure du G20 et du Club de Paris, signée fin août et étendue jusqu’au 31 décembre 2021.

Mise à jour : 4.04. 2021

Informations complémentaires