Présentation de l’Angola

Données générales

ANGOLA {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : République d’Angola
Nature du régime : République
Chef de l’État : M. João Lourenço

Données géographiques

Superficie : 1 246 700 km²
Capitale : Luanda
Villes principales : Luanda, Huambo, Benguela,
Lobito, Namibe, Lubango, Cabinda, Malange
Langue officielle : Portugais
Monnaie : Kwanza (1 Kwanza = 0,0029 €)
Fête nationale : 11 novembre

Données démographiques

Population : 28 millions d’habitants (Institut national de statistiques d’Angola)
Croissance démographique : 3,6 % (Banque mondiale, 2014)
Densité : 22 h/km²
Peuples : Ovimbundu (37 %), Kimbundu (24 %), Bakongo (13,2 %), Lunda-Tchokwe (5,4 %),
Nyaneka-Humbé (5,4 %), Ngangela (5 %)
Espérance de vie : 61,8 (PNUD, 2018)
Taux d’alphabétisation : 66 % (PNUD, 2018)
Religion(s) : chrétiens (90 %), croyances traditionnelles (10 %)
IDH : 147e sur 188 (PNUD, 2018)

Données économiques

PIB (2018) : 119 Md $ (FMI)
PIB par habitant (2018) : 4 250 $ (FMI)
Taux de croissance : - 1,7 % en 2018 (DGT)
Taux d’inflation : 20 % en 2018
Solde budgétaire : + 0,4 % du PIB en 2018
Balance commerciale (2017) : 13 % du PIB (FMI)
Principaux clients (2016 ) : Chine (45 %), Inde (7 %), États-Unis (5 %)
Principaux fournisseurs (2016) : Portugal (14,9 %), Chine (12,5 %), États-Unis (10,8 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2017, source gouvernementale) :

  • Secteur primaire : 39,8 % (dont pétrole : 30,9 % ;agro : 4,3 % ; diamant : 3 %)
  • Secteur secondaire : 17,3 % (construction : 12 % ; énergie : 1,14 %)
  • Secteur tertiaire : 42,9 %

Production pétrolière (juin 2019) : 1,5 M barils/jour
Exportations françaises vers l’Angola (2018) : 268 M € (Douanes)
Importations françaises de l’Angola (2018) : 508 M € (Douanes)

Consulter la fiche pays économique sur le site du Trésor

Classement « Doing Business 2019 » : 173e rang sur 190 (gain de deux places)

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://ao.ambafrance.org
Communauté française en Angola : environ 2 000 personnes (1 730 Français inscrits au registre consulaire en mars 2019)
Communauté angolaise en France : plus de 12 000 ressortissants (ministère de l’Intérieur, 2016)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Après 27 ans de guerre civile, l’Angola a retrouvé la paix avec l’accord de cessez-le-feu de Luanda du 4 avril 2002. Des tensions et des troubles sporadiques persistent cependant dans l’enclave de Cabinda entre les forces gouvernementales et les mouvements indépendantistes malgré la signature, le 1er août 2006, d’un mémorandum d’entente pour la paix et la réconciliation. Approuvée début 2010, une nouvelle Constitution est entrée en vigueur le 5 février 2010. Depuis l’indépendance, le pays est dirigé par le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), d’origine marxiste. Le président José Eduardo dos Santos a gouverné le pays de 1979 jusqu’en 2017. M. João Lourenço (MPLA) lui a succédé le 26 septembre 2017 à la suite des élections générales du 23 août où le MPLA a obtenu 61 % des voix, l’UNITA 26,6 % et CASA–CE 9,5 %. M. Bornito de Sousa, ancien ministre de l’Administration territoriale est devenu vice-président. Le gouvernement a été formé le 2 octobre 2017. Dès son entrée en fonction, le président a imposé des changements à la tête des administrations (y compris la police, les services de renseignement et les forces armées), ainsi que de la banque centrale, des principales entreprises publiques (dont la compagnie nationale des pétroles SONANGOL) et du Fonds souverain. Il a fait prendre de premières mesures dans le domaine de la lutte contre la corruption (notamment l’ouverture de procédures judiciaires). Il a incité, par une loi d’amnistie, au rapatriement en Angola des capitaux détournés.

Situation économique

L’Angola dispose d’un fort potentiel économique : pétrole et gaz, diamants, hydroélectricité, agriculture, pêche. Le pays a connu des taux de croissance à deux chiffres (24,4 % en 2007). Étant donné la forte dépendance aux ressources pétrolières (45 % du PIB, 70 % des recettes et 98 % des exportations jusqu’en 2014) la chute du cours du baril de pétrole a eu un très fort impact sur l’économie angolaise. Le taux de croissance s’est effondré à - 1,7 % en 2018. La raréfaction des devises affecte les transactions et freine l’activité. Après avoir atteint un point historiquement bas en 2014 (7,3 % en moyenne), l’inflation a repris (+ 42 % en décembre 2016), mais s’est stabilisée (+ 20 % en 2018). Plusieurs mesures de politiques économiques (monétaire et budgétaire) ont été prises : le déficit budgétaire a été réduit (solde quasi à l’équilibre en 2018) et le taux de change réajusté. La dette publique a toutefois augmenté, atteignant 91 % du PIB en 2018 (40 % en 2014). En décembre 2018, le FMI a approuvé un programme de soutien triennal (3,7 Mds $).

Politique étrangère

L’Angola joue un rôle croissant au sein des instances régionales et internationales, notamment sur le continent africain. L’Angola est membre de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), qu’il a présidé de janvier 2014 à octobre 2017. Il a présidé l’organe de paix et de sécurité de la SADC jusqu’en août 2018. La situation en République démocratique du Congo est l’un de ses dossiers prioritaires à l’échelle régionale. L’Angola accueille le siège de la Commission du golfe de Guinée (CGG) et contribue aux efforts de lutte contre l’insécurité maritime. Outre une coopération étroite avec le Portugal et le Brésil, l’Angola joue un rôle important au sein de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP). Les États-Unis sont un partenaire économique majeur pour l’Angola, qui entretient également des relations anciennes et privilégiées avec la Russie (coopération dans les secteurs du pétrole, des diamants, de la défense). L’Angola se prépare à être candidate au statut d’observateur à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Relations avec l’Union européenne

L’Angola bénéficie d’une enveloppe au titre du 11e FED (Fonds européen de développement) 2014-2020 (concentrée sur les secteurs de la formation professionnelle et supérieure et de l’agriculture durable) et d’une partie de l’enveloppe du Programme indicatif régional (PIR) pour l’Afrique australe du FED. En juillet 2012, l’UE et l’Angola ont souscrit une « Action conjointe pour le futur » visant à renforcer le dialogue politique et la coopération dans de nombreux domaines, notamment à travers des rencontres ministérielles UE/Angola (2014, 2015, 2017, mars 2019).

Mise à jour : octobre 2019

Informations complémentaires