Présentation de l’Allemagne

Par son intensité et sa diversité, la coopération franco-allemande est sans équivalent sur la scène internationale. L’un des piliers de ce partenariat est le traité entre la République française et la République fédérale d’Allemagne sur la coopération franco-allemande, dit traité de l’Élysée, signé le 22 janvier 1963 par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer

Données générales

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Présentation du pays

Nom officiel : République fédérale d’Allemagne
Nature du régime : démocratie parlementaire
Chef de l’État : Frank-Walter Steinmeier
Chef du gouvernement : Angela Merkel

Données géographiques

Superficie : 357 027 km²
Capitale : Berlin
Villes principales : Hambourg, Munich, Cologne, Francfort-sur-le-Main, Stuttgart, Düsseldorf, Dortmund, Essen, Brême, Dresde, Leipzig, Hanovre, Nuremberg
Langue officielle : allemand
Monnaie : euro
Fête nationale : 3 octobre (jour de l’Unité allemande)

Données démographiques

Population : 82,5 millions d’habitants (mars 2017)
Croissance de la population : +0,4 % (2016)
Taux de fécondité : 1,5 (2015)

Espérance de vie à la naissance : 81,09 années
Religions (2016) : catholicisme (28,5 %), protestantisme (26,5 %), Islam (4,9 %)
Indice de développement humain (classement ONU, 2014) : 0,916, 6e rang

Données migratoires

Solde migratoire : +499 944 (2016)
Population étrangère (2016) : 9,3 millions

Données économiques

PIB : 3 263 milliards d’euros (2017)
PIB par habitant : 39 454 euros (2017)
Taux de croissance (2017) : 2,2 %
Taux de chômage : 5,2 % selon la définition nationale (août 2018).
Taux d’inflation (moyenne 2017) : 1,8 %
Solde budgétaire : 36,6 milliards d’euros ; 1,2 % du PIB (2017)
Endettement public (2017) 65,1 % du PIB
Balance commerciale : 244,9 milliards d’euros (2017) (exportations : 1 279 milliards d’euros, importations : 1 034 milliards).
Principaux clients (2017) : États-Unis (8,7 %) ; France (8,2 %) ; Chine (6,7 %) ; Pays-Bas (6,7 %) ; Royaume-Uni (6,6 %)
Principaux fournisseurs (2017) : Chine (9,7 %), Pays-Bas (8,8 %), France (6,1 %), États-Unis (5,9 %), Italie (5,4 %)
Principaux secteurs d’activités et part du PIB (2016) : services (69 %) ; industrie (30,4 %) ; agriculture (0,6 %)

Exportations de la France vers l’Allemagne (hors matériel militaire) : 68,6 milliards d’euros (2017)
Importations françaises en provenance d’Allemagne : 85,8 milliards d’euros (2017)
Solde : - 17,2 milliards d’euros (2017)
Structure sectorielle des échanges (exportations et importations, et solde commercial sectoriel de la France, en 2017) : matériels de transport (30 %, -6,5 milliards d’euros), produits chimiques, parfums et cosmétiques (12 %), machines industrielles et agricoles (11 %, -4,8 milliards), produits métallurgiques (9 %, - 1,2 milliards), produits agro-alimentaires (7 %, -0,3 milliard), produits informatiques, électroniques et optiques (5 %, +1,9 milliard), équipements électriques et ménagers (4 %, -0 ,7 milliard), produits pharmaceutiques (4 %, -1,1 milliard).

Autres

Consulats généraux de France : Düsseldorf, Francfort, Hambourg, Munich, Sarrebruck, Stuttgart
Communauté française en Allemagne : 160 000 personnes (décembre 2013)
Communauté allemande en France : 130 000 personnes (novembre 2012).

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Les institutions politiques allemandes

L’organisation institutionnelle de la République fédérale d’Allemagne se fonde sur la Loi fondamentale (Grundgesetz) adoptée le 23 mai 1949.

Le chef de l’État, dont les fonctions sont essentiellement représentatives, est le président de la République fédérale : il s’agit depuis le 19 mars 2017 de Frank-Walter Steinmeier. Le chancelier fédéral est le chef de l’exécutif. Cette fonction est exercée depuis 2005 par Angela Merkel.

Le Bundestag, chambre basse du parlement allemand, siège depuis 1999 à Berlin. Élu au scrutin proportionnel plurinominal, il vote les lois en lien avec le Bundesrat, chambre haute représentant les Länder. Depuis le 24 octobre 2017, le Bundestag est présidé par l’ancien ministre des Finances Wolfgang Schäuble.
Les 16 Länder (États fédérés) qui composent l’Allemagne disposent de compétences étendues en matière de police, d’éducation, d’environnement, de culture et d’administration. Chaque Land dispose d’un exécutif propre et d’un parlement régional (Landtag).

La cour constitutionnelle de Karlsruhe contrôle la conformité de loi à la Loi fondamentale de 1949. Sa jurisprudence est essentielle en matière de respect des droits fondamentaux.

Les partis politiques allemands

La vie politique allemande est traditionnellement dominée par deux grands mouvements, la CDU-CSU et le SPD.

La CDU (Christliche Demokratische Union) est la principale force politique de centre-droit en Allemagne. Fondée en 1949 et dominant le paysage politique de l’Allemagne d’après-guerre, elle aura porté au pouvoir cinq chanceliers fédéraux : Konrad Adenauer, Ludwig Erhard, Kurt Kiesinger, puis Helmut Kohl et aujourd’hui Angela Merkel, depuis 2005. De par ses racines rhénanes, la CDU est acquise aux principes de l’économie sociale de marché.
Pour des raisons historiques, la CDU n’est pas représentée en Bavière où l’espace centre-droit est occupé par la CSU (Christliche Soziale Union), qui se caractérise par une orientation traditionnellement plus conservatrice.
Les deux partis ont pour pratique de présenter un candidat et un programme commun lors des élections législatives, de sorte que l’on parle des Schwesterparteien (partis-frères).

Le parti social-démocrate (SPD) a été fondé en 1875 et est, à ce titre, le plus ancien parti d’Allemagne. Reformé après la guerre, il renonce à l’idéologie marxiste et confirme son adhésion à l’économie sociale de marché lors du congrès de Bad Godesberg, en 1959. Principal parti d’opposition jusqu’en 1966, il participe à la première expérience de Grande coalition avec la CDU entre 1966 et 1969, avant l’élection de Willy Brandt à la chancellerie (1969-1974), puis les deux mandats successifs d’Helmut Schmidt (1974-1982).
Le parti restera dans l’opposition sous les mandats successifs d’Helmut Kohl et reviendra au pouvoir en 1998 avec la victoire de Gerhard Schröder (1998-2005), qui opèrera un recentrage du parti, dont les réformes Hartz IV sont emblématiques. Depuis 2005, le SPD a été associé à trois « grandes coalitions » (2005-2009, puis depuis 2013), au sein desquelles il a pu défendre des points importants de son programme politique (notamment l’introduction du salaire minimum en 2015) sans pour autant parvenir à enrayer l’érosion de son électorat lors des dernières élections générales (20,5 % lors des élections législatives de septembre 2017).
Le parti est présidé, depuis le 22 avril 2018 et suite à la démission de Martin Schulz, par Andrea Nahles, dont le profil est plus nettement marqué à gauche que ses prédécesseurs.

Le parti libéral-démocrate (FDP) a été fondé en 1948. Obtenant traditionnellement entre 6 et 10 % des voix (à l’exception des élections de 2009 où il recueille 14,6 % des voix), il s’est imposé comme un partenaire de coalition incontournable, tant pour la CDU (1949-1957, 1961-1965 puis 1982-1998) que pour le SPD (1969-1982). N’ayant pas atteint le seuil nécessaire des 5 % lors des élections législatives de 2013, le parti n’a pas été représenté au Bundestag pendant la dernière législature, pour la première fois depuis 1949. Les élections législatives de septembre 2017 ont confirmé son retour au Bundestag, mais les négociations engagées avec la CDU et les Verts pour la formation d’un gouvernement ont échoué en raison d’importantes divergences programmatiques.

Le parti des Verts, né du mouvement écologiste et pacifiste de la fin des années 1970, a été fondé en 1980, par Joschka Fischer, Daniel Cohn-Bendit et Otto Schilly et a fait son entrée au Bundestag en 1983. Il s’est ensuite allié à Bündnis 90, une coalition de mouvements citoyens formée en RDA en vue des premières élections libres. Entré au gouvernement fédéral en coalition avec le SPD en 1998, il a eu une influence déterminante dans la réforme du droit de la nationalité (introduction d’une forme de « droit du sol » en 2000). Le parti écologiste est aujourd’hui un partenaire de coalition dans de nombreux gouvernements au niveau local et préside le Land de Bade-Würtemberg depuis le score historique, supérieur à 30 %, obtenu lors des élections de mars 2016.

Die Linke est un parti de gauche radicale, né en 2007 de la fusion du WASG (Travail et justice sociale, né en 2004 d’une scission avec le SPD en réaction aux réformes libérales Hartz IV) avec le PDS (Parti du socialisme démocratique, successeur de l’ancien parti communiste de RDA). Solidement implanté dans les anciens Länder de l’Est (où il réalise régulièrement des scores supérieurs à 20 %) ainsi que dans le Land de Sarre, die Linke est aujourd’hui un partenaire de coalition dans plusieurs Länder, et préside le Land de Thuringe.

L’AfD (Alternative für Deutschland) est une formation fondée en 2013 par l’économiste Bernd Lücke, dans un contexte marqué par la crise de l’euro et le sauvetage financier de la Grèce. Prônant initialement la sortie de l’Allemagne de l’euro et une réforme radicale du système monétaire européen, l’AfD a pris une orientation plus nettement nationale-conservatrice suite à la crise migratoire de 2015 et à la politique de la Chancelière dans ce domaine.
L’AfD a confirmé lors des scrutins régionaux des 4 dernières années son ancrage dans le paysage politique allemand. Désormais représenté dans 14 des 16 assemblées régionales, le parti a fait son entrée au Bundestag lors des élections législatives de septembre 2017, obtenant 94 députés et des scores supérieurs à 20 % dans les Länder de l’ancienne RDA. Le parti reste néanmoins travaillé par des divisions internes entre son aile nationale-conservatrice et les tenants d’une normalisation.

Situation de politique intérieure

Lors des élections législatives du 24 septembre 2017, la CDU, parti d’Angela Merkel, est arrivée en tête mais réalise avec 33 %, son plus mauvais score au niveau fédéral depuis 1953, confirmant l’affaiblissement de la chancelière, en partie imputable à sa politique migratoire. Le parti social-démocrate, conduit par l’ancien président du parlement européen, Martin Schulz, a également connu un nouveau recul, avec 20,5% des voix, son plus mauvais score depuis 1949. Le parti libéral, avec 10,7 % des voix, a fait en revanche son retour au Bundestag. Les Verts ont obtenu 8,9 % des voix et die Linke, 9,2 %. Mais l’autre bouleversement de cette élection est le score de l’AfD (12,6 %) qui lui a permis d’entrer au Bundestag avec un groupe de 94 députés. Le parti a enregistré des scores supérieurs à 20 % dans les Länder de l’ancienne RDA et s’est imposé comme première force politique en Saxe, devant la CDU.

Alors que le parti social-démocrate a, dans un premier temps, annoncé sa décision de ne pas participer au futur gouvernement afin d’engager un travail de refondation dans l’opposition, les négociations se sont d’abord engagées entre la CDU-CSU, le FDP et les Verts pour la formation d’un gouvernement « Jamaïque » (par référence aux couleurs du drapeau jamaïcain, dont les trois couleurs correspondent aux couleurs de ces formations politiques). Le FDP a annoncé, le 20 novembre 2017, sa décision de ne pas poursuivre les négociations.

Afin d’éviter la convocation de nouvelles élections, le président fédéral, Frank-Walter Steinmeier (SPD), à qui revient le pouvoir de dissoudre le Bundestag, a encouragé le parti social-démocrate à revenir sur sa position et engager des négociations avec la CDU-CSU. Un accord de coalition a été convenu le 12 février 2018. Malgré les réticences d’une partie des militants du SPD à voir le SPD participer à une nouvelle « grande coalition », l’accord a été approuvé par les membres des trois partis participant à ce gouvernement « Merkel IV ».

Depuis l’entrée en fonction du gouvernement le 14 mars 2018, les questions migratoires occupent le haut de l’agenda politique et suscite des tensions entre la chancelière et le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer (du « parti frère » bavarois CSU) qui ont culminé au début de l’été 2018. Les manifestations anti-immigrants dans les Länder de l’Est ont confirmé la tension extrême autour du sujet dans l’opinion publique. Lors des élections régionales en Bavière du 14 octobre 2018, la CSU (37,2 %) a perdu la majorité absolue et le SPD (9,7%) est arrivé en 5ème position derrière l’AfD (10,2 %). Des prochaines élections régionales doivent avoir lieu le 28 octobre 2018 en Hesse.

Situation économique

Première puissance économique européenne avec un PIB de 3263 milliards d’euros en 2017, l’Allemagne occupe depuis 2007 le 4e rang au niveau mondial, derrière les États-Unis, la Chine et la Japon. L’économie allemande se caractérise depuis la fin de la crise par des taux de croissance supérieurs à la moyenne de la zone euro : en 2017, le PIB allemand a augmenté de 2,2 %, dépassant ainsi la moyenne des dix dernières années (1,2 %). Les projections pour 2018 s’établissent autour de 2 %. La demande interne contribue largement à la croissance du PIB : l’augmentation générale du pouvoir d’achat, portée par une augmentation des revenus (+1,9 % après déduction de l’inflation) stimulent en particulier un marché de l’immobilier en plein essor. L’augmentation des dépenses publiques liées à l’accueil de 1,1 million de réfugiés en 2015 et 2016 est par ailleurs un élément à prendre en considération.

Représentant environ 6,5 % des échanges mondiaux, elle est la 3e puissance commerciale mondiale, derrière la Chine et les États-Unis, et enregistre depuis plusieurs années d’importants excédents commerciaux, en léger recul toutefois en 2017 pour la première fois depuis huit ans (244,9 milliards d’euros). La Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial de l’Allemagne, devant les États-Unis et la France. Les exportations portent sur l’ensemble des domaines de pointe de l’économie allemande (automobile, machines-outils, industries chimiques et pharmaceutiques en particulier).

Le dynamisme commercial de l’Allemagne repose sur un réseau dense de petites et moyennes entreprises (Mittelstand) qui bénéficie d’une compétitivité restaurée par les réformes du marché du travail (Hartz IV), engagées sous le second mandat du chancelier Gerhard Schröder (2002-2005). Il tient aussi à une configuration particulière des relations entre entreprises et partenaires sociaux en Allemagne, désignée sous le terme de « cogestion », dont l’une des conséquences est un système de formation professionnelle en phase avec les besoins des acteurs économiques.

En baisse constante depuis 2005, le taux de demandeurs d’emplois a atteint en 2017 un niveau historiquement bas depuis la réunification et approche aujourd’hui, en moyenne fédérale, d’une situation de quasi plein emploi. Des disparités territoriales sont cependant notables : le taux de chômage reste plus important dans les Länder de l’ancienne RDA (7,9 %) qu’à l’Ouest (5,4 %). ÀA noter par ailleurs une augmentation de la précarité depuis 2005, liée à une augmentation des « mini-jobs » : le nombre de travailleurs pauvres a doublé depuis 2005. L’intégration des réfugiés sur le marché de l’emploi constituera par ailleurs un enjeu majeur de ces prochaines années (formation linguistique, programmes de formation professionnelle, etc.).

Situation des finances publiques

L’Allemagne poursuit depuis plusieurs années une politique budgétaire marquée par la volonté de réduire l’endettement et les déficits publics (dite « Schwarze Null »), conformément aux objectifs fixés par les traités européens. L’excédent budgétaire représentait, en 2017, 1,2 % du PIB, soit 36,6 milliards d’euros. Si le respect des traités, et notamment du pacte de stabilité et de croissance un élément central du positionnement de l’Allemagne sur le plan européen, l’augmentation des dépenses publiques au service de l’investissement dans les domaines de l’éducation et des infrastructures a constitué un enjeu important de la dernière campagne législative.

Au niveau fédéral, les disparités financières entre les Länder les plus riches et les pauvres sont compensées par un système de solidarité et de péréquation financière prévu par la loi fondamentale. Suite à une plainte déposée auprès de la cour constitutionnelle par deux des principaux contributeurs nets (Bavière et Hesse), une réforme du système devrait entrer en vigueur en 2020. Elle prévoit un engagement financier direct accru de l’État fédéral, moyennant le transfert de certaines compétences au niveau fédéral (gestion des autoroutes par exemple) et un renforcement des mécanismes de surveillance budgétaire (Schuldenbremse)

Politique extérieure

La politique étrangère allemande est déterminée au niveau gouvernemental par la chancelière fédérale Angela Merkel et le ministre fédéral des affaires étrangères Heiko Maas. Le président fédéral Frank-Walter Steinmeier s’exprime également sur ces sujets. Le Bundestag joue un rôle également essentiel. Les interventions militaires extérieures sont notamment soumises à son approbation préalable.

Vers un engagement accru de l’Allemagne sur la scène internationale

Le Président fédéral d’alors, J. Gauck, puis les ministres des affaires étrangères (F.W. Steinmeier) et de la défense (U. von der Leyen), se sont successivement prononcés pour un renforcement du rôle de l’Allemagne dans le monde, lors de la conférence de sécurité de Munich de janvier-février 2014. L’Allemagne intervient désormais, dans le cadre de l’OTAN, de l’UE et de l’ONU, sur un grand nombre de théâtres extérieurs (Mali, Afghanistan, corne de l’Afrique, Kosovo, etc.).

Vers un rééquilibrage de la relation transatlantique

L’Allemagne est étroitement liée aux États-Unis, premier partenaire en dehors de l’Europe. Les positions adoptées par le nouveau président américain ont toutefois conduit l’actuel ministre des affaires étrangères à soutenir un « partenariat [plus]équilibré » dans lequel le rôle de l’Europe serait renforcé, notamment au sein de l’Alliance atlantique, autre pilier de la politique étrangère allemande.

Un engagement aux côté de la France pour une résolution de la crise ukrainienne

L’étroite coopération franco-allemande s’est concrétisée dans les négociations au « format Normandie », et en particulier l’initiative franco-allemande de Minsk.

Une relation spéciale avec Israël

L’Allemagne est attachée à la qualité de sa relation avec Israël. Depuis 2008 sont organisées des consultations annuelles entre les gouvernements allemand et israélien. L’Allemagne a voté contre la résolution ayant admis la Palestine comme État-membre de l’UNESCO et s’est abstenue lors du vote de la résolution sur le rehaussement du statut de la Palestine aux Nations unies. Le gouvernement allemand condamne en revanche la construction de nouvelles colonies dans les territoires occupés, qui menacent la viabilité d’une solution à deux États que l’Allemagne soutient.

Lutte contre le terrorisme et engagement pour la stabilité du monde arabo-musulman

Le gouvernement allemand s’est engagé résolument aux côtés de son allié français, en participant à la Coalition contre Daech, en soutenant l’action des Peshmergas et en participant à la MINUSMA au Mali. Berlin soutient également la force G5 Sahel.
Lors de la crise migratoire de 2015, l’Allemagne s’est fortement impliquée et a participé à la négociation d’un accord entre l’Union européenne et la Turquie, adopté le 18 mars 2016.
L’Allemagne qui s’était particulièrement impliquée dans la négociation de l’accord sur le nucléaire iranien, travaille aujourd’hui étroitement avec ses partenaires européens et russes pour sauver l’accord.

Une diplomatie économique active avec les pays émergents

La chancelière a déjà effectué huit visites officielles en Chine, où l’Allemagne est le premier investisseur européen et compte 5 000 entreprises, dans un contexte de résorption du déficit bilatéral allemand.
L’Allemagne a établi avec l’Inde en 2006 un « partenariat stratégique ».

Un engagement plus important en Afrique

La chancelière s’investit personnellement dans le renforcement du lien de l’Allemagne avec le continent africain et a effectué deux séries de déplacements, en octobre 2016 et en août 2018.
Au-delà des questions politiques et sécuritaires (notamment en matière migratoire), l’Allemagne souhaite développer ses liens économiques et jouer un rôle majeur en matière d’aide au développement.

L’Allemagne et les Nations Unies

L’Allemagne est très active dans les enceintes multilatérales, notamment sur les questions de droits de l’Homme, environnement, climat et développement. Elle siège régulièrement en tant que membre non-permanent au Conseil de sécurité. Elle y siègera de nouveau pour le biennium 2019-2020. Elle est le troisième contributeur au budget régulier des Nations-Unies et le quatrième pour les opérations de maintien de la paix. Elle est également un des principaux contributeurs volontaires. En 2017, sa contribution totale au système des Nations unies s’élève à 3,4 Md €. L’Allemagne a été élue le 8 juin 2018 comme membre non-permanent du Conseil de sécurité pour deux ans (2019-2020), et en assurera la présidence en avril 2019.

L’Union européenne et l’Allemagne

L’Allemagne occupe une place centrale dans les institutions européennes.
Premier pays de l’UE par son économie mais également sa population, l’Allemagne compte, avec 96 députés, la première délégation au Parlement européen. L’Allemagne est le plus grand contributeur net de l’UE (20,7 % du budget européen en 2016 ; France : 16 %). Au sein de la Commission Juncker, Gunther Öttinger est le commissaire allemand en charge du budget et des ressources humaines.

L’engagement européen constitue la priorité principale de la politique étrangère allemande qui a privilégié une réponse européenne, en coopération avec la France lors de la crise de la zone euro et, actuellement, en matière migratoire.

Enfin, l’Allemagne joue un rôle moteur aux côté de la France dans la construction de l’Europe de la défense.
Elle est particulièrement attachée au renforcement à long terme des capacités des États tiers (initiative « CBSD » - Capacity building for security and development). Elle a soutenu la mise en œuvre du fonds européen de défense (juin 2017), de la coopération de sécurité permanente (décembre 2017), et de l’initiative européenne d’intervention (juin 2018).

Liens utiles

Les Nations Unies et l’Allemagne

L’Allemagne siège régulièrement en tant que membre non-permanent au Conseil de sécurité. Après y avoir siégé en 1977-1978, 1987-1988, 1995-1996 et 2003-2004, elle y a terminé son 5ème mandat pour le biennium 2011-2012 et a été élue pour le biennium 2019-2020. Elle est le troisième contributeur au budget régulier des Nations-Unies et le quatrième pour les opérations de maintien de la paix. La France soutient la candidature de l’Allemagne pour un siège de membre permanent au sein d’un Conseil de sécurité réformé.

Mise à jour : 22.10.18

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