Présentation de l’Allemagne

Présentation

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République fédérale d’Allemagne
Nature du régime : démocratie parlementaire
Chef de l’Etat : Frank-Walter Steinmeier (depuis le 19 mars 2017)
Chef du gouvernement : Mme Angela Merkel

Données géographiques

Superficie : 357 027 km²
Capitale : Berlin
Villes principales  : Hambourg, Munich, Cologne, Francfort-sur-le-Main, Stuttgart, Düsseldorf, Dortmund, Essen, Brême, Dresde, Leipzig, Hanovre, Nuremberg
Langue officielle : allemand
Monnaie : euro
Fête nationale : 3 octobre (jour de l’Unité allemande)

Données démographiques

Population : 82,8 millions d’habitants (31 décembre 2016)
Croissance de la population : + 0,5% (2015)
Taux de fécondité : 1,5 (2015)

Espérance de vie à la naissance
 : 78,2 années pour les hommes et 83,1 années pour les femmes (2015)
Religions : catholicisme (32,9 %), protestantisme (32,5 %), Islam (3 %), judaïsme (0,14%)
Indice de développement humain (classement ONU, 2014) : 0,916, 6 ème rang

Données migratoires

Solde migratoire : + 1,1 million (2015)
Naturalisations (2015) :107 317
Origine des naturalisés (2015) : Turquie (18,3%) Pologne (5,5 %), Croatie (3,1%), Kosovo (3,7%) Italie (3,2%)
Population étrangère (2015)  : 9,1 millions (11,1% de la population)
Origine des étrangers (2015) : Europe (6,8 millions) ; UE-28 (4,0 millions) ; Turquie (1,5 millions) ; Pologne (0,7 million)

Données économiques

PIB : 3132,6 milliards d’euros (2016)
PIB par habitant : 37.107 € (2015)
Taux de croissance (prévisions pour 2017) : 1,4 %
Taux de chômage (Janvier 2017) : 6,3% selon la définition nationale (2,77 millions de demandeur d’emploi).
Taux d’inflation (taux moyen sur 12 mois) : 0,1% (après 0,8% en 2014)
Solde budgétaire : +0,3% (2015)
Endettement public (prévision 2017) 66,3% du PIB
Balance commerciale : 252,9 milliards d’euros (2016) (exportations : 1207 milliards d’euros, importations : 954 milliards). Principaux clients (2015) : États-Unis (9,5%), France (8,6%), Royaume-Uni (7,5%), Pays-Bas (6,6%), Chine (5,9%), Italie et Autriche (4,8%). Principaux fournisseurs (2015) : Chine (9,7%), Pays-Bas (9,3%), Pays-Bas (9,3%), France (7,1 %), Etats-Unis (6,3 %), Italie (5,3 %)
Principaux secteurs d’activités et part du PIB (2015)  : services (69%) ; industrie (30,4%) ; agriculture (0,5%)

Exportations de la France vers l’Allemagne
 : 71,3 Mds€ (2015)
Importations françaises en provenance d’Allemagne : 87 Mds€ (2015)
Solde : - 15,6 Mds€ (2015)
Structure sectorielle des échanges (2015) :

  • Exportations françaises : matériels de transport (33,3%) ; équipements mécaniques, matériel électrique, électronique (19,0%) ; produits chimiques, parfums et cosmétiques (11,5%) ; produits métallurgiques et métalliques (8,1%)
  • Importations françaises : matériels de transport (33,1%) ; équipements mécaniques, matériel électrique, électronique (19,4%) ; produits chimiques (10,9%).

Présence française

Consulats généraux de France : Düsseldorf, Francfort, Hambourg, Munich, Sarrebruck, Stuttgart
Communauté française en Allemagne : 160 000 personnes (décembre 2013)
Communauté allemande en France  : 130 000 personnes (novembre 2012).

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Les institutions politiques allemandes

L’organisation institutionnelle de la République fédérale d’Allemagne se fonde sur la Loi fondamentale (Grundgesetz) adoptée le 23 mai 1949.
Le chef de l’Etat, dont les fonctions sont essentiellement représentatives, est le Président de la République fédérale : il s’agit depuis le 19 mars 2017 de Frank-Walter Steinmeier. Le chancelier fédéral est le chef de l’exécutif.
Le Bundestag, chambre basse du parlement allemand, siège depuis 1999 à Berlin. Il vote les lois en lien avec le Bundesrat, chambre haute représentant les Länder. Depuis le 24 octobre 2017, le Bundestag est présidé par l’ancien ministre des Finances Wolfgang Schäuble.
Les 16 Länder (Etats fédérés) qui composent l’Allemagne disposent de compétences étendues en matière de police, d’éducation, d’environnement, de culture et d’administration. Chaque Land dispose d’un exécutif propre et d’un parlement régional (Landtag)
La cour constitutionnelle de Karlsruhe contrôle la conformité de loi à la Loi fondamentale de 1949. Sa jurisprudence est essentielle en matière de respect des droits fondamentaux.

Les partis politiques allemands

La vie politique allemande est traditionnellement dominée par deux grands mouvements, la CDU-CSU et le SPD.

La CDU (Christliche Demokratische Union) est la principale force politique de centre-droit en Allemagne. Fondée en 1949 et dominant le paysage politique de l’Allemagne d’après-guerre, elle aura porté au pouvoir cinq chanceliers fédéraux : Konrad Adenauer, Ludwig Erhard, Kurt Kiesinger, puis Helmut Kohl et aujourd’hui Angela Merkel, depuis 2005. De par ses racines rhénanes, la CDU est acquise aux principes de l’économie sociale de marché.
Pour des raisons historiques, la CDU n’est pas représentée en Bavière où l’espace centre-droit est occupé par la CSU (Christliche Soziale Union), qui se caractérise par une orientation traditionnellement plus conservatrice.
Les deux partis ont pour pratique de présenter un candidat et un programme commun lors des élections législatives, de sorte que l’on parle des Schwesterparteien (partis-frères).

Le parti social-démocrate (SPD) a été fondé en 1875 et est, à ce titre, le plus ancien parti d’Allemagne. Reformé après la guerre, il renonce à l’idéologie marxiste et confirme son adhésion à l’économie sociale de marché lors du congrès de Bad Godesberg, en 1959. Principal parti d’opposition jusqu’en 1966, il participe à la première expérience de Grande coalition avec la CDU entre 1966 et 1969, avant l’élection de Willy Brandt à la chancellerie (1969-1974), puis les deux mandats successifs d’Helmut Schmidt (1974-1982).
Le parti restera dans l’opposition sous les mandats successifs d’Helmut Kohl et reviendra au pouvoir en 1998 avec la victoire de Gerhard Schröder (1998-2005). Depuis 2005, le SPD a été associé à deux « grandes coalitions » (2005-2009, puis depuis 2013), au sein desquelles il a pu défendre des points importants de son programme politique (notamment l’introduction du salaire minimum en 2015).

Le parti libéral FDP a été fondé en 1948. Obtenant traditionnellement entre 6 et 10% des voix (à l’exception des élections de 2009 où il recueille 14,6% des voix), il s’est imposé comme un partenaire de coalition incontournable, tant pour la CDU (1949-1957, 1961-1965 puis 1982-1998) que pour le SPD (1969-1982). N’ayant pas atteint le seul nécessaire des 5% lors des élections législatives de 2013, le parti n’est plus représenté au Bundestag depuis lors, pour la première fois depuis 1949. Les élections législatives de septembre ont confirmé son retour au Bundestag, mais les négociations engagées avec la CDU et les Verts pour la formation d’un gouvernement ont échoué en raison d’importantes divergences programmatiques.

Le parti des Verts, né du mouvement écologiste et paficiste de la fin des années 1970, a été fondé en 1980, par Joschka Fischer, Daniel Cohn-Bendit et Otto Schilly et a fait son entrée au Bundestag en 1983. Il s’est ensuite allié à Bündnis 90, une coalition de mouvements citoyens formée en RDA en vue des premières élections libres. Entré au gouvernement fédéral en coalition avec le SPD en 1998, il a eu une influence déterminante dans la réforme du droit de la nationalité (introduction d’une forme de « droit du sol » en 2000). Le parti écologiste est aujourd’hui un partenaire de coalition dans de nombreux gouvernements au niveau local et préside le Land de Bade-Würtemberg depuis le score historique, supérieur à 30%, obtenu lors des élections de mars 2016.

Die Linke est un parti récent, né en 2007 de la fusion du WASG (Travail et justice sociale, né en 2004 d’une scission avec le SPD en réaction aux réformes libérales Hartz IV) avec le PDS (Parti du socialisme démocratique, successeur de l’ancien parti communiste de RDA). Solidement implanté dans les anciens Länder de l’Est (où il réalise régulièrement des scores supérieurs à 20%) ainsi que dans le Land de Sarre, die Linke est aujourd’hui un partenaire de coalition dans plusieurs Länder, et préside le Land de Thuringe.

L’AfD (Alternative für Deutschland) est une formation populiste fondée en 2013 par l’économiste Bernd Lucke, dans un contexte marqué par la crise de l’euro et le sauvetage financier de la Grèce. Prônant initialement la sortie de l’Allemagne de l’euro et une réforme radicale du système monétaire européen, l’AfD a pris une orientation plus nettement populiste et nationale-conservatrice face à l’accueil des réfugiés sur le territoire allemand, en 2015.
L’AfD a confirmé lors des scrutins régionaux de 2015 et 2016 (Saxe, Thuringe, Brandebourg, Bade-Würtemberg, Saxe-Anhalt, Mecklembourg-Poméranie occidentale et Berlin notamment) son ancrage dans le paysage politique allemand. Désormais représenté dans 12 des 16 assemblées régionales,le parti a fait son entrée au Bundestag lors des élections législatives de septembre 2017, obtenant 94 députés et des scores supérieurs à 20% dans les Länder de l’ancienne RDA. Le parti reste néanmoins travaillé par des divisions internes entre son aile nationale-conservatrice et les tenants d’une normalisation.

Le NPD (Nationaldemokratische Partei Deutschlands) est un parti ultranationaliste, associé à la mouvance néonazie. Fondé en 1964, il a fait l’objet de plusieurs demandes d’interdiction, rejetées par la Cour constitutionnelle de Karslruhe. Aujourd’hui en déclin après avoir connu quelques percées électorales dans le courant des années 2000 (notamment en Saxe et au Mecklembourg-Poméranie occidentale)le NPD a perdu les derniers députés qu’il détenait à l’assemblée régionale de Mecklembourg-Poméranie occidentale lors des élections de septembre 2016, et n’est plus représenté dans aucune assemblée régionale. Il n’a jamais été représenté au Bundestag.

Situation de politique intérieure

Les élections législatives du 24 septembre 2017 ont vu la victoire de la CDU, conduite par la chancelière Angela Merkel. Avec 33% des suffrages, le parti réalise cependant son plus mauvais score au niveau fédéral depuis 1953, confirmant un certain affaiblissement de la chancelière, en partie imputable à sa politique migratoire. Le parti social-démocrate, conduit par l’ancien président du parlement européen, Martin Schulz, est également en recul, avec 20,5% des voix, son plus mauvais score depuis 1949. Le parti libéral, avec 10,7% des voix, fait son retour au Bundestag, alors que les Verts obtiennent 8,9% des voix et die Linke, 9,2%. Après avoir chuté dans les sondages, l’AfD enregistre un score 12,6% qui lui permet de conduire au Bundestag un groupe parlementaire de 94 députés. Le parti a enregistré des scores supérieurs à 20% dans les Länder de l’ancienne RDA et s’est imposée comme première force politique en Saxe, devant la CDU.
Compte tenu de l’absence de tradition de gouvernements minoritaires en Allemagne, ces résultats offraient théoriquement deux possibilités : la reconduction d’une nouvelle Grande coalition entre la CDU-CSU et le SPD (déjà au pouvoir depuis 2013), ou la formation d’un gouvernement entre la CDU-CSU, le parti libéral et le parti écologiste, formule inédite au niveau fédéral.
Alors que le parti social-démocrate a, dans un premier temps, annoncé sa décision de ne pas participer au futur gouvernement afin d’engager un travail de refondation dans l’opposition, les négociations se sont engagées entre la CDU-CSU, le FDP et les Verts pour la formation d’un gouvernement Jamaïque (par référence aux couleurs du drapeau jamaïcain, dont les trois couleurs correspondent aux couleurs de ces formations politiques). Les négociations se sont avérées complexes en raison de visions divergentes sur les dossiers migratoires, environnementaux et européens, de sorte que le FDP a annoncé, le 20 novembre, sa décision de ne pas poursuivre les négociations.
N’envisageant la convocation de nouvelles élections qu’en ultime recours, le président fédéral, Frank-Walter Steinmeier, à qui revient le pouvoir de dissoudre le Bundestag, a enjoint le parti social-démocrate à revenir sur sa position. Des discussions exploratoires sont actuellement en cours, depuis l’autorisation donnée par le congrès du SPD des 8 et 9 décembre. Dans l’attente de l’issue de ces discussions (formation d’un gouvernement de Grande coalition, ou convocation de nouvelles élections en cas d’échec), le gouvernement issu des élections législatives de 2013 reste au pouvoir, à titre intérimaire.

Situation économique

Situation macroéconomique

En 2016, le PIB allemand a augmenté de 1,9%, dépassant ainsi la moyenne des dix dernières années (1,2%). Les prévisions pour l’année 2017 sont établies à 1,4%.
Toutes les composantes ont contribué positivement à la croissance du PIB en 2016. La hausse des exportations et des importations a été particulièrement forte avec les pays de l’UE n’appartenant pas à la zone euro, et avec les États-Unis. La demande interne a également largement contribué à la croissance du PIB. L’augmentation générale du pouvoir d’achat, portée par une augmentation des revenus (+1,9% après déduction de l’inflation) a stimulé un marché de l’immobilier en plein essor.
L’indice des prix à la consommation (ICP) a augmenté en janvier (+1,9% en glissement annuel, après +1,7% en décembre 2016) et devrait poursuivre sa hausse en 2017, tirée par une hausse des prix du pétrole et des prix alimentaires.
Le taux de demandeurs d’emplois a atteint en 2016 un niveau historiquement bas depuis la réunification. Le taux de chômage reste néanmoins plus important dans les Länder de l’ancienne RDA (7,9%) qu’à l’Ouest (5,4%).L’intégration des réfugiés sur le marché de l’emploi constituera un enjeu majeur de ces prochaines années (formation linguistique, programmes de formation professionnelle, etc.).

Situation des finances publiques

L’Allemagne poursuit depuis plusieurs années une politique budgétaire marquée par la volonté de réduire l’endettement et les déficits publics (dite « Schwarze Null »), conformément aux objectifs fixés par les traités européens.
Le Bundestag a adopté le 25 novembre dernier le budget fédéral 2017 et la programmation 2018-2020 qui prévoient un solde budgétaire équilibré sur l’ensemble de la période.

Politique étrangère

La politique étrangère allemande repose sur une partition à trois voix, principalement (le président fédéral, la chancelière fédérale et le ministre fédéral des affaires étrangères).

Une réflexion en cours sur un engagement accru de l’Allemagne sur la scène internationale.

S’interrogeant sur l’opportunité de donner à l’Allemagne une place à la mesure de son poids économique et de son influence politique, le Président fédéral d’abord, puis les ministres des affaires étrangères et de la défense, se sont successivement prononcés pour un renforcement du rôle de l’Allemagne dans le monde, tout en rappelant les responsabilités liées au passé, estompant ainsi en partie la culture de retenue militaire.. Cependant, l’opinion publique allemande demeure largement réticente à un engagement accru de l’Allemagne sur la scène internationale, comme en témoigne un sondage réalisé par la fondation Körber en mai 2014 : seuls 37% des Allemands sondés y sont favorables, tandis que 60% préconisent l’inverse. L’afflux de réfugiés en Allemagne, et la nécessité d’agir sur les causes profondes des migrations, fait cependant évoluer le débat.

Un engagement en faveur du partenariat transatlantique

L’Allemagne est étroitement liée aux Etats-Unis, en dépit d’épisodes de tensions, comme lors du refus allemand de participer à l’intervention en Irak ou, plus récemment, à l’occasion des révélations dans l’affaire des écoutes de la NSA. Cette relation particulière explique, par exemple, le fort soutien de la chancelière au projet de Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (TTIP).

La quasi-totalité de l’effort de défense allemand est consacré à l’OTAN, même si Berlin participe activement à la relance de l’Europe de la défense. L’Allemagne contribue de manière significative aux opérations de l’Alliance atlantique : son engagement au sein de la FIAS en Afghanistan a été, en nombre, en durée (de 2001 à 2014) et en intensité, son intervention à l’étranger la plus importante depuis la Seconde guerre mondiale, avant d’être dépassée en termes d’effectifs par l’implication allemande au sein de la MINUSMA au Mali (renforcée en janvier 2017).

La fin d’une politique d’engagement constructif avec la Russie

L’Allemagne s’est engagée dès le début de la crise ukrainienne, de manière active et au plus haut niveau, dans la recherche d’une solution, en privilégiant le dialogue avec Moscou, tout en ayant une position ferme sur la question des sanctions. L’étroite coopération franco-allemande sur ce dossier, matérialisée par le « format Normandie  », et en particulier l’initiative franco-allemande de Minsk, a largement contribué à l’engagement de l’Allemagne dans la gestion de cette crise.

Une relation spéciale avec Israël

L’Allemagne a une sensibilité particulière vis-à-vis de l’Etat d’Israël. Depuis 2008 sont organisées des consultations annuelles entre les gouvernements allemand et israélien. L’Allemagne a voté contre la résolution ayant admis la Palestine comme Etat-membre de l’UNESCO et s’est abstenue lors du vote de la résolution sur le rehaussement du statut de la Palestine aux Nations unies. Les autorités allemandes ont en revanche systématiquement condamné, fermement, les annonces concernant la construction de nouvelles colonies dans les territoires occupés, qui menacent la viabilité d’une solution à deux Etats.

Lutte contre le terrorisme et engagement pour la stabilité du monde arabo-musulman

Alors que le gouvernement allemand refusait jusqu’alors à livrer des armes dans les régions en conflit, la décision d’aout 2014 de livrer des armes aux forces Kurdes, face à la montée en puissance de Daech en Irak, a constitué une étape importante dans le renforcement de l’implication allemande dans la lutte contre le terrorisme.

Actuellement, la crise migratoire et la situation au Proche-Orient préoccupent conjointement la Turquie (premier pays d’accueil des réfugiés syriens, qui sont 2,5 millions sur son sol) et l’Allemagne, (premier pays d’accueil de l’Union européenne). Le dialogue autour de cette question, pour lequel l’Allemagne s’est fortement impliquée, a permis de trouver un accord entre l’Union européenne et la Turquie le 18 mars 2016, qui vise à réduire de manière pérenne le nombre de personnes cherchant l’asile en Europe.

Enfin, l’Allemagne s’est particulièrement impliquée dans le dossier iranien, en étroite concertation avec ses partenaires européens (France, Royaume-Uni) ainsi que les Etats-Unis, la Chine et la Russie

Une diplomatie économique active avec les pays émergents

La Chancelière a déjà effectué huit visites officielles en Chine, où l’Allemagne est le premier investisseur européen et compte 5 000 entreprises, dans un contexte de résorption du déficit bilatéral allemand. Avec l’Inde, les relations ont, depuis 2006, la qualité de « partenariat stratégique  » pour les deux pays.

Une nouvelle politique africaine de l’Allemagne

L’Allemagne s’engage davantage en Afrique depuis plusieurs années. Le risque terroriste et la crise migratoire n’ont pas suscité mais bien catalysé cet engagement, notamment dans son volet politique et sécuritaire. La « semaine africaine de la chancelière » d’octobre 2016 a illustré cette nouvelle inflexion de la politique africaine de l’Allemagne, qui concrétise les perspectives tracées en 2006 déjà par le président Köhler.

Au-delà des questions politiques et sécuritaires, le maintien d’importants liens économiques, notamment sur le volet « aide au développement » et aide humanitaire, et commerciaux, bien que l’Afrique ne représente encore que 2% du commerce extérieur allemand, est un élément déterminant de la relation de Berlin avec le continent.
Le renforcement de l’engagement multiforme de l’Allemagne en Afrique fait l’objet d’un assez large consensus dans la classe politique allemande. L’opinion publique allemande, peu impliquée sur les questions africaines, reste cependant soucieuse d’un engagement militaire le plus limité possible.

Mise à jour : 20.12.17

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