Présentation de l’Algérie

Partager

Données générales

ALGÉRIE {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : République Algérienne Démocratique et Populaire
Nature du régime : Présidentiel
Président de la République : M. Abdelmajid Tebboune (depuis le 19 décembre 2019)
Premier ministre : Abdelaziz Djerad (depuis le 28 décembre 2019)

Données géographiques

Superficie : 2 381 741 km², dont 85% de désert
Capitale : Alger (4,4 millions d’habitants pour le Grand Alger)
Villes principales : Oran, Constantine, Annaba, Tlemcen, Sétif
Langues officielles : Arabe littéraire, Tamazight
Langues courantes : Arabe dialectal, langues berbères, français
Monnaie : Dinar Algérien (DA) (1 € = 132 DA au taux officiel en 2019)
Fête nationale : 1er novembre (anniversaire du début de la guerre d’Indépendance)

Données démographiques

Population : 42,2 millions d’habitants (ONS, janvier 2018)
Densité : 15,88 hab/km² ; 56 % de la population sur 3% du territoire
Croissance démographique : 2,17 %
Espérance de vie : 77,2 ans
Alphabétisation : 77,9 %
Religion : islam sunnite, minorité ibadite (dans la région du Mzab)
IDH : 85ème rang mondial sur 191– Indice 0,754
sources : PNUD, ONS

Données économiques

PIB : 188,3 Mds $ (FMI, 2018)
PIB/hab. : 4 815,6 $ (Banque mondiale, 2018)
Taux de croissance : 1,4 %, (Banque mondiale, 2018)
1,9% en 2019 (prévision Banque mondiale)
Taux de chômage : 12,1 % de la population active (Banque mondiale, septembre 2018)
Taux d’inflation : 4,3 % (FMI, 2018) 5,6% prévu pour 2019 (FMI)
Dette publique : 34.8 % PIB (FMI, 2018)
Dette extérieure : 2,1 % PIB (FMI, 2018)
Balance commerciale : - 9,7% PIB (FMI, 2018)
Principaux clients : Italie (16%), France (13,9%), Espagne (11,9%), Etats-Unis (10%), Royaume-Uni (8,3%) - Douanes algériennes (2019)
Principaux fournisseurs : Chine (19,8%), France (8,7%), Italie (7,8%), Espagne (7,1%) Allemagne (7%) - Douanes algériennes (2019)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (ONS, 2017) :
̵ Hydrocarbures : 19% (94,5% des exportations ; 47% des recettes de l’Etat)
̵ Agriculture : 12%
̵ Construction/BTP : 11%
̵ Services : 44%
̵ Industrie : 5%
Exportations de la France vers l’Algérie (2018) 5,3 Mds€
Importations de la France depuis l’Algérie (2018) : 4,2 Mds€

Présence française

Site internet de l’ambassade
Consulats de France : Alger, Annaba, Oran
Communauté française en Algérie : 41 780 français inscrits au 31 décembre 2017
Communauté algérienne en France : 564 936 Algériens titulaires d’un permis de séjour français au 31/12/2017 hors binationaux.

Politique intérieure

L’annonce de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un 5ème mandat présidentiel a entraîné une mobilisation massive et pacifique en Algérie. Tous les vendredis depuis le 22 février 2019, la mobilisation a touché, au-delà d’Alger, l’ensemble du territoire algérien.

Le président Bouteflika a annoncé, le 11 mars 2019 : le report de l’élection présidentielle prévue le 18 avril 2019, sa décision de ne pas briguer un 5ème mandat, la mise en place d’un plan de sortie de crise à travers une conférence nationale, et la nomination de M. Noureddine Bedoui Premier ministre.

Face au maintien de la contestation, le président Bouteflika a démissionné le 2 avril 2019. Aux termes de l’article 102 de la constitution algérienne, le président du Conseil de la Nation, M. Abdelkader Bensalah, a assuré l’intérim du chef de l’Etat.

Le gouvernement a mis en place le cadre institutionnel pour une nouvelle élection présidentielle. Abdelmajid Tebboune a été élu le 12 décembre 2019 avec 58,51% des suffrages exprimés. Les résultats des autres candidats sont les suivants : Abdelkader Bengrina à 17,38%, Ali Benflis à 10,55%, Azzedine Mihoubi à 7,26% et Abdelkader Belaid à 6,66%.

La composition du gouvernement Djerad a été annoncée le 2 janvier 2020.

Situation économique

L’Algérie est la quatrième économie du continent africain, avec un PIB de 196 Mds USD en 2019.

L’économie algérienne doit faire face face, depuis 2014, à la chute des cours des hydrocarbures. Dans ce contexte, les indicateurs macro-économiques n’ont eu de cesse de se dégrader : en 2015, le déficit budgétaire a atteint 15% du PIB avec une croissance à 3,7%. Cette situation a mis en exergue la nécessité d’une diversification de l’économie algérienne dont les revenus sont principalement issus de l’exportation des hydrocarbures (94,5% des exportations).

En 2019, le déficit budgétaire a atteint 9% du PIB, avec une croissance à 0,7%.

En dépit de la dégradation de ses finances publiques, l’Algérie ne recourt pas à l’endettement extérieur et a préféré, en 2018, avoir recours à des politiques non-conventionnelles (création monétaire).

La pandémie de Covid-19, accompagnée d’une chute des cours des hydrocarbures depuis février 2020, est venue détériorer les perspectives économiques de l’Algérie pour 2020. Les indicateurs macro-économiques ont été revus dans la loi de finances complémentaire (LFC) 2020, adoptée le 2 juin par le Parlement. Basée sur un baril à 30 dollars, elle prévoit une hausse du déficit budgétaire à 10,5% du PIB (20% selon le FMI), un creusement de la balance commerciale à 18,8 milliards de dollars et une croissance négative à 2,63% (-5,2% selon le FMI).

Politique étrangère

L’Algérie est un acteur régional majeur et s’affirme face à ses partenaires occidentaux comme un pôle de stabilité dans le monde arabe et africain.

S’agissant de la Libye, l’Algérie, qui redoute l’infiltration de groupes terroristes sur son territoire, a fortement renforcé son dispositif militaire à sa frontière orientale. Alger affiche son soutien au processus politique mené par l’ONU ainsi qu’au gouvernement d’entente nationale du Premier ministre Sarraj. L’Algérie tente de s’imposer comme un interlocuteur incontournable en multipliant les rencontres avec les différents acteurs libyens et en participant aux divers formats régionaux et internationaux sur le sujet.

L’Algérie a ainsi participé à la conférence de Paris sur la Libye le 29 mai 2018, à la 7ème réunion tripartite algéro-tuniso-égyptienne sur la Libye le 12 juin 2019 à Tunis, à la conférence de Berlin sur la Libye le 19 janvier 2020, ainsi qu’à la conférence du comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye organisée à Brazzaville le 29 janvier. Une réunion des Etats voisins (Algérie, Tunisie, Niger, Tchad, Soudan, Egypte) s’est également tenue à Alger les 22 et 23 janvier.
Par ailleurs, l’Algérie garde un contact étroit avec les acteurs libyens. Abdelmajid Tebboune a reçu le Premier ministre du Gouvernement d’entente nationale, Fayez al-Sarraj, le 20 juin 2020 et Sabri Boukadoum s’est par ailleurs rendu à Benghazi le 6 février 2020, où il a rencontré le maréchal Khalifa Haftar.

Alger suit aussi avec attention le dossier malien. Après avoir été un acteur clé de la signature de l’accord de paix du 20 juin 2015 entre le gouvernement et les groupes du Nord, l’Algérie, aux côtés des Nations unies, préside le comité de suivi de l’accord, dont la dernière réunion ministérielle s’est tenue à Bamako le 17 juin 2019. La quatrième réunion du CSA prévue le 17 septembre à Kidal a été reportée. Le ministre des Affaires malien, Tiébilé Dramé, s’est rendu à Alger au mois d’octobre 2019 pour annoncer une reprise des travaux du CSA. Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Rachid Bladehane, a présidé le 4ème CSA le 19 janvier 2020 à Bamako. Des consultations franco-algériennes sur le Mali et le Sahel se sont déroulées à Alger en janvier et en juillet 2017.

Au Maghreb, l’Algérie entretient des relations très cordiales avec la Tunisie. Les deux pays ont des échanges économiques importants et entretiennent une étroite coopération dans le domaine de la lutte antiterroriste.
Avec le Maroc, la question du Sahara occidental cristallise les tensions qui se manifestent régulièrement dans la presse des deux pays et plus ponctuellement au niveau gouvernemental. La frontière entre les deux pays est fermée depuis 1994. Ce différend entrave la coopération au Maghreb et la concrétisation de l’Union du Maghreb arabe (UMA).

La diplomatie algérienne reste attachée aux relations bilatérales avec ses principaux partenaires européens (France, Espagne, Italie, Allemagne). L’année 2018 a vu la visite de plusieurs dirigeants européens, notamment M. Mariano Rajoy (avril 2018), Mme Angela Merkel (septembre 2018) ou M. Giuseppe Conte (novembre 2018).

L’Algérie entretient des partenariats diversifiés, en particulier avec la Russie, la Turquie, les États-Unis et la Chine. Le domaine militaire et sécuritaire constitue le volet principal des relations avec la Russie (visite du chef de l’état-major, Saïd Chengriha, le 23 juin). L’Algérie s’attache à développer ses relations économiques avec la Turquie comme en témoigne la visite en Algérie du président Erdogan le 26 janvier 2020.

Enfin, la Chine est le premier fournisseur de l’Algérie et les Chinois, souvent employés sur les grands projets d’infrastructures, constituent aujourd’hui la première communauté expatriée en Algérie (environ 70 000).

La diplomatie algérienne fait entendre sa voix au sein des instances internationales, bénéficiant d’un rôle particulier, issu de sa tradition anti-impérialiste. L’Algérie, active sur les questions arabes et africaines (réforme de l’Organisation de la coopération islamique, Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) est également attachée à des thèmes plus transversaux (conférence sur le désarmement, changement climatique). Au sein de l’Union africaine (UA), l’Algérie porte la réflexion sur la mise en place d’une Capacité africaine de réaction immédiate aux crises (CARIC). Le 9 et 10 avril 2018, l’Algérie a co-organisé avec l’UA une « conférence sur le financement du terrorisme en Afrique » rassemblant les délégués des pays africains. Enfin, à l’occasion du 33ème sommet de l’UA le 9 février, Abdelmajid Tebboune a annoncé la création d’une Agence algérienne pour la coopération internationale pour aider les pays africains, notamment du Sahel.

L’Algérie est également engagée dans le dialogue en Méditerranée occidentale (initiative « 5 + 5 ») : Alger a ainsi présidé les travaux des ministres du « 5 + 5 Défense » en 2016 et copréside les réunions des ministres du « 5 + 5 Affaires étrangères » pour 2016-2018 et du « 5 + 5 Finances » pour 2017-2018, dont les travaux se sont tenus le 18 novembre 2018 à Alger.

Relations avec l’Union européenne

Les relations avec l’UE sont encadrées par un accord d’association entré en vigueur le 1er septembre 2005. Le dialogue entre l’Algérie et l’UE est structuré autour de réunions informelles et techniques (huit sous-comités et le comité d’association) et de réunions de niveau ministériel (le conseil d’association).
Alger avait officiellement formulé le 31 août 2015 le souhait d’évaluer l’accord d’association, qu’il estime déséquilibré, à son détriment, dans un contexte de baisse du cours des hydrocarbures. De son côté, l’UE reproche à Alger de vouloir contourner l’accord d’association par ses mesures de restrictions aux importations. Sur ces questions, un dialogue est en cours, marqué par le courrier de la commissaire européenne au Commerce Mme Malmström au ministre du Commerce algérien, M. Ahmed Saci, le 20 juillet 2017 et la visite du commissaire européen en charge de la politique européenne de voisinage, M. Hahn, les 20 et 21 juillet 2017. L’UE est le premier partenaire commercial de l’Algérie qui réalise chaque année plus de 60% de ses échanges avec l’Union. La Haute-représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité a effectué une visite officielle en Algérie en novembre 2018.

Le onzième Conseil d’association s’est tenu le 14 mai 2018 à Bruxelles. Il n’a pas marqué d’avancées sur le dossier commercial. Cette réunion a néanmoins permis de souligner les progrès effectués dans les différents domaines de l’accord d’association : i) dialogue politique, gouvernance, État de droit et promotion des droits fondamentaux (une mission d’expertise électorale de l’UE avait été déployée à Alger pour les élections législatives de 2014 et 2017) ; ii) coopération, développement socio-économique inclusif, échanges commerciaux et accès au marché unique européen ; iii) partenariat énergétique, environnement et développement durable ; iv) dialogue stratégique et sécuritaire ; v) migration et mobilité.

Mise à jour : 12.08.20

Informations complémentaires