Relations bilatérales

Présentation

UN DIALOGUE POLITIQUE DE HAUT NIVEAU

Le partenariat stratégique franco-sud-africain a été relancé à l’occasion du déplacement du Président Sarkozy en 2008 et de la visite du Président Zuma en 2011. La visite du Président Hollande (14 – 15 octobre 2013) a marqué le resserrement de ces liens. Le Président de la République et le Ministre des affaires étrangères ont également assisté aux obsèques de Nelson Mandela le 10 décembre 2013. Le président Jacob Zuma s’est rendu en visite d’Etat en France les 10-12 juillet 2016. Le 22 mars 2018 s’est tenu à Paris un Forum de Dialogue Politique (niveau hauts fonctionnaires) entre la France et l’Afrique du Sud.
Par ailleurs, les échanges au niveau ministériel sont relativement réguliers. Pour la France, le Ministre des Affaires étrangères et du développement international s’est rendu en Afrique du Sud le 21 novembre 2015, en amont de la COP 21, le Secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur le 9 novembre 2016, le ministre de l’Economie et des Finances les 2 et 3 février 2017, et le Ministre de la Transition écologique et solidaire, du 13 au 18 juillet 2018. Il a participé à la cérémonie d’hommage organisée à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Nelson Mandela.
La Ministre de la défense sud-africaine représentait l’Afrique du Sud aux cérémonies de commémoration du 11 novembre 2018 et au Forum de Paris pour la paix.

UNE RELATION ECONOMIQUE BILATERALE SATISFAISANTE FONDEE SUR UN PARTENARIAT « EQUILIBRE »

Les exportations françaises en Afrique du Sud se sont élevées à 1,75 milliard d’euros en 2017 et les exportations sud-africaines en France à 1,09 milliard d’euros à la même période.

Avec un excédent commercial de près de 700M € en faveur de la France, l’Afrique du Sud constitue un partenaire de premier rang. Si la part de marché de la France se réduit tendanciellement, elle reste significative : avec 2,3 % du marché, la France est le 4ème fournisseur européen de l’Afrique du Sud.

La relation bilatérale tire en outre profit de l’implantation de plus de 370 entreprises françaises, (dont 29 sociétés du CAC40), qui représentent 37.000 emplois et un chiffre d’affaires évalué à 8,5 Mds €, couvrant la quasi-totalité des secteurs industriels et de services et respectant pleinement les règles locales imposées par les autorités en matière de contenu local (65 % à titre illustratif dans le secteur des transports) et de discrimination positive (emploi, formation). A ce titre, les entreprises contribuent activement à l’industrialisation du pays, permettant à l’Afrique du Sud de monter progressivement en gamme en dépit de ses contraintes structurelles toujours fortes (à commencer par la faiblesse du système éducatif).

La France est le 14ème investisseur étranger en Afrique du Sud avec un stock légèrement inférieur à 1 Md €, mais qui devrait croître à moyen terme, suite notamment au contrat signé en 2013 entre Alstom et PRASA (agence publique de transport de passagers) pour un montant de 4 Mds € (dont 400 M € de part française) pour la fourniture de 3600 wagons à l’horizon 2025.

La participation du Ministre sud-africain du Commerce de l’Industrie (DTI), Rob Davis, au salon Vivatechnology (24 – 26 mai) à Paris, a permis notamment de valoriser la coopération en matière d’innovation technologique et d’appui à l’écosystème africain des start-ups.

UNE COOPERATION VISANT A SOUTENIR L’EMERGENCE SUD-AFRICAINE

Le réseau de coopération français en Afrique du Sud couvre tous les secteurs-clef de notre influence en matière culturelle, scientifique, recherche, santé, universitaire ou linguistique.

Le dispositif de coopération culturelle est principalement structuré autour du SCAC à l’ambassade (Pretoria), de l’Institut français d’Afrique du Sud (IFAS), et des 14 alliances françaises (dont les principales, situées dans les 6 plus grandes villes d’Afrique du Sud : Pretoria, Johannesburg, Le Cap, Durban, Port-Elisabeth). L’IFAS demeure un partenaire privilégié et reconnu des principaux festivals sud-africains (danse, arts plastiques, musique, livre, cinéma, etc…).

En matière de recherche, il existe une présence importante d’organismes publics français et un Institut français de recherche à l’étranger (IFRE). Plusieurs fonds de solidarité (Fonds de solidarité pour les projets innovants destiné à la société civile et Fonds de solidarité prioritaire) sont alloués pour des projets innovants de recherche dans différents domaines : droits de l’homme, bonne gouvernance locale, agriculture…
Le réseau compte également 2 lycées français totalisant près de 1500 élèves sur 3 sites à Johannesburg, Pretoria et le Cap.
Dans le domaine scientifique, la France est devenue le 4ème partenaire de l’Afrique du Sud, avec plus de 940 articles co-signés en 2017 par des scientifiques des deux pays. Ce chiffre, en croissance annuelle moyenne de 16%, illustre le dynamisme de cette collaboration qui couvre tous les domaines scientifiques.

L’appui à la formation et au développement des capacités sud-africaines demeure un axe structurant de la coopération française, répondant à la fois aux besoins sud-africains et aux priorités de notre politique d’attractivité. Elle s’articule autour d’un programme de bourses du gouvernement français et de cinq centres de formations bilatéraux dont trois centres de formation pour la recherche et l’innovation, notamment l’institut franco-sud-africain pour la technologie (F’SATI, avec deux antennes au Cap et à Pretoria), et deux centres de formations professionnelles, dont le F’SASEC, centre d’excellence du ministère de l’Education Nationale dans le domaine de l’énergie développé avec l’entreprise Schneider Electric et le PLMCC, centre d’excellence du ministère de l’Education Nationale dans le domaine des logiciels industriels développé avec l’entreprise Dassault Systèmes./.

Mise à jour : 26.11.18

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