Présentation de l’Afrique du Sud

Données générales

AFRIQUE DU SUD {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : République d’Afrique du Sud
Nature du régime : parlementaire
Chef de l’État : M. Cyril Ramaphosa

Données géographiques

Superficie : 1 219 912 km2
Capitales :

  • Administrative : Prétoria/Tshwane
  • Parlementaire : Le Cap
  • Judiciaire : Bloemfontein/Mangaung
    Villes principales : Johannesbourg (3,2 M.), Durban (3 M.), Le Cap (2,9 M.), East Rand/Ekurhuleni (2,4 M.)
    Langues officielles : anglais (langue maternelle de 8,2 % des Sud-Africains), zoulou (23,8 %), xhosa (17,6 %), afrikaans (13,3 %), swazi, ndébélé, sotho du nord, sotho du sud, tswana, venda, tsonga-shangaan
    Monnaie : Rand sud-africain (ZAR) : 1 € = 16.36 ZAR (31 mai 2019)
    Fête nationale : 27 avril (Jour de la Liberté)
Données démographiques

Population (2017) : 56,7 millions d’habitants (2017)
Densité : 46 hab./km2
Croissance démographique (2017) : 1,2 %
Espérance de vie : 63 ans pour les femmes et 56 ans pour les hommes (2018) ans (Blancs : 71 ans, Noirs : 51 ans).
VIH : 19 % des adultes seraient séropositifs.
Taux d’alphabétisation : 86 %
Communautés : Noirs 79,2 %, Blancs 9,4 %, Métis 8,9 %, Indiens 2,5 %
Religions : Chrétiens (toutes églises confondues) 80 % ; athées, agnostiques, sans affiliation 14 % ; musulmans 1,7 % ; hindouistes 1,1 % ; autres 2,2 %
Indice de développement humain (PNUD, 2018) : 0,669 – 113e place sur 188 (recul de plus de 35 places entre 1990 et 2005 lié à la pandémie de SIDA)

Données économiques

(sources : Banque mondiale, Trésor)

PIB (Banque Mondiale, 2017) : 349 Mds USD courants
PIB par habitant (Banque Mondiale, 2017) : 6 151 USD (revenu moyen supérieur)
Croissance (DG Trésor, 2017) : 1,3 % (projections à moins de 1 % en 2018 et 1,9 % en 2019 (DG Trésor)
Taux de chômage (DG Trésor, 2017) : 27,3 % (15,6 % en 1994)
Taux d’inflation (DG Trésor, 2017) : 5,1 % en 2017
Dette publique (DG Trésor, 2017) : 52,6 % du PIB
Déficit budgétaire (DG Trésor, 2017) : - 4,3 %
Balance des paiements courants (DG Trésor, 2017) : - 2,4 % du PIB
Échanges commerciaux (DG Trésor) : excédent français de 221M€ (2018), 691M€ (2017)

  • Exportations françaises en Afrique du Sud : 1,6 milliard € (2018), 1,8 milliard € (2017)
  • Importations sud-africaines en France : 1,4 milliard € (2018), 1,1 milliard € (2017)

Principaux fournisseurs : Chine, Allemagne, États-Unis, Inde. La France est le 10e fournisseur (le 4e européen après l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie) avec une part de marché de 2,5 % en 2017 (contre 3 % en 2016)

Principaux clients : Chine, États-Unis, Allemagne, Namibie. La France est le 27e client (0,9 % des exportations sud-africaines).
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2017) :

  • Agriculture : 2 %
  • Industrie : 26 %
  • Services : 72 %

Plus de données économiques sur le site du Trésor

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://za.ambafrance.org/
Consulats : Johannesbourg et Le Cap
Communauté française en Afrique du Sud (31/12/2017) : environ 10 000 ressortissants
Communauté sud-africaine en France (31/12/2016) : environ 2 000 ressortissants

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Depuis l’avènement de la démocratie sud-africaine et les premières élections de 1994, qui avaient vu la victoire de Nelson Mandela, le parti ANC (African National Congress) est au pouvoir. Les dernières élections législatives (le 8 mai 2019) ont vu à nouveau la victoire du parti, portant à la présidence de la République Cyril Ramaphosa, cinquième président de la République d’Afrique du Sud. L’ANC conserve une majorité confortable au parlement (230 sièges sur 400 après avoir obtenu 57,5 % des voix aux élections de mai 2019), mais est fortement concurrencé sur sa droite comme sur sa gauche, notamment par l’Alliance démocratique (DA), principal parti d’opposition (84 sièges, 20,8 % en 2019) et les Economic Freedom Fighters (EFF), parti de gauche radicale (44 sièges, 10,8 % en 2019).

Déjà à la tête de l’État depuis la démission de Jacob Zuma (février 2018), le président Ramaphosa a annoncé le 29 mai 2019 la formation de son gouvernement, réduit à 28 ministres (36 dans la précédente mandature) et respectant la parité. Le président Ramaphosa a promis de mettre en œuvre les réformes annoncées (propriété foncière, accès à la santé, chômage, corruption, lutte contre la pauvreté), dénonçant l’érosion des institutions et le gaspillage des ressources dans la période récente.

Situation économique

(source : DGTrésor)

Avec un PIB de 349 Mds USD (62 % du PIB d’Afrique australe ; 21 % du PIB d’Afrique sub-saharienne), l’Afrique du Sud, unique pays africain membre des BRICS et du G20, est la 3e économie du continent derrière le Nigéria et l’Égypte. Toutefois, en termes de richesse par habitant, l’Afrique du Sud (6 151 USD/tête - 2e pays d’Afrique australe derrière le Botswana) se situe bien devant ces deux pays.

Le pays dispose de nombreux atouts qui en font une économie émergente importante : économie la plus moderne et diversifiée d’Afrique (malgré une forte dépendance au secteur minier – 7 % du PIB), secteur des services puissants (notamment financiers – 21 % du PIB), large ouverture aux exportations, stabilité politique et fiabilité des institutions notamment judiciaires, richesses en ressources naturelles, qualité des infrastructures, progression de la classe moyenne, sophistication financière (11e et devant la France sur ce critère au classement du World Economic Forum). La croissance du pays a cependant du mal à redécoller depuis la récession de 2009 (croissance de 1,3 % en 2017).

D’importants progrès ont été enregistrés depuis la fin de l’Apartheid : réduction de l’extrême pauvreté (11,5 % en 1994, 5 % en 2019), accès à l’électricité (accessible pour 83 % des ménages) ou au logement (79,4 % des ménages résident aujourd’hui dans des maisons en dur), mais le pays souffre encore d’importantes disparités sociales.

Politique étrangère

L’année 2018 fut une année diplomatique majeure pour l’Afrique du Sud, qui cumulait trois présidences (BRICS, SADC jusqu’en août 2018, IORA), a obtenu un siège de membre non-permanent au Conseil de sécurité et célébrait le centenaire de la naissance de Mandela. L’Afrique du Sud donne la priorité aux pays du Sud, aux BRICS (en particulier la Chine) et aux pays africains, bien que l’Union européenne demeure son premier partenaire commercial.

L’Afrique du Sud affiche clairement ses ambitions à l’échelle du continent et présente des positions alignées sur celles de l’Union africaine (UA). Lors du dernier sommet de l’Union africaine en juillet 2018, elle a signé l’accord de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC).

L’Afrique du Sud demeure néanmoins centrée sur sa zone d’influence prioritaire, la SADC. Le président Ramaphosa a ainsi effectué ses premières visites à l’étranger en Namibie (2 mars 2018) puis en Angola (3 mars 2018), confirmant ainsi l’importance accordée par la diplomatie sud-africaine aux pays de la SADC.

Depuis 2011, l’Afrique du Sud participe et s’investit aux forums des BRICS, dans l’optique de renforcer ses partenariats Sud-Sud. Elle tisse des liens économiques étroits avec ses partenaires, dont la Chine, qui est devenu le premier partenaire commercial étatique de l’Afrique du Sud.

Seul État africain membre du G20, elle s’efforce d’y promouvoir les intérêts africains. L’Afrique du Sud aura la présidence de l’Union africaine en 2020 et fait partie des pays africains invités par le président Macron au sommet du G7 à Biarritz.

La diplomatie sud-africaine repose sur le respect de la souveraineté nationale et l’autodétermination des peuples. Ses positions concernant la Syrie (hostilité à tout interventionnisme, prenant régulièrement l’exemple de l’échec de l’interventionnisme en Libye), sur l’Iran (droit inaliénable à l’enrichissement et à l’utilisation du nucléaire civil, conformément au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP)) et concernant la Palestine (reconnaissance de l’État palestinien) illustrent cette position.

Sur les négociations climatiques, l’Afrique du Sud est très ambitieuse et constitue un partenaire-clé. L’Afrique du Sud a soutenu la mise en place d’un accord universel, plaçant l’adaptation au cœur des engagements et fondé sur le principe d’une responsabilité commune mais différenciée. L’Afrique du Sud souhaite que les pays du Nord honorent les engagements qui ont été pris en matière de financement. La société civile se mobilise régulièrement.

Concernant la réforme du Conseil de sécurité, le pays soutient officiellement la position africaine, déterminée par le consensus d’Ezulwini (2005) : au moins deux sièges permanents attribués à l’Afrique, et cinq sièges non-permanents. Le choix des États qui obtiendraient ces sièges serait ensuite déterminé par l’Union africaine.

L’Afrique du Sud est également très engagée en matière de non-prolifération nucléaire et a ratifié le Traité d’interdiction des armes nucléaires (ICAN).

Mise à jour : 06.06.19

Informations complémentaires

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