Présentation de l’Afghanistan

Données générales

AFGHANISTAN {JPEG}

Nom officiel : République islamique d’Afghanistan.
Nature du régime : présidentiel.
Chef de l’Etat : Ashraf GHANI (investi le 29 septembre 2014).
Chef de l’Exécutif : Abdullah ABDULLAH.

Politique intérieure : élections législatives en octobre 2018 / élection présidentielle prévue le 28 septembre 2019

Situation économique

Données géographiques

Superficie : 652 090 km².
Capitale : Kaboul (2,4 millions d’habitants).
Villes principales : Hérat (400 000 habitants), Kandahar (350 000 habitants), Mazar-e Charif (300 000 habitants).
Langues officielles : pachto et dari (autres langues courantes : tadjik, ouzbek, turkmène).
Fête nationale : 19 août (fête de l’Indépendance de 1919).

Données démographiques

Population : 35,5 millions (2017, Banque mondiale), auxquels s’ajoutent près d’un million de réfugiés afghans de retour d’Iran (chiffres OIM établis fin 2018) et deux millions environ demeurant encore en Iran et au Pakistan.
Croissance démographique : 3 % par an (2018, Banque mondiale ).
Espérance de vie : 63,6 ans (2016, Banque mondiale).
Taux d’alphabétisation : 38,17 % (2015, Unesco).
Religions : 84% de musulmans sunnites (rite hanéfite), 15% de musulmans chiites (duodécimains et ismaéliens), autres (sikhs, hindous…).
Indice de développement humain : 0,479 (2016, PNUD – 169e rang, catégorie des pays les moins avancés (PMA)).

Ambassade de France à Kaboul : https://af.ambafrance.org/

Politique étrangère

La politique extérieure afghane est marquée par le renforcement de la coopération régionale et des liens étroits avec de nombreux partenaires internationaux. Plusieurs processus multilatéraux ont été mis en place pour renforcer la coopération régionale autour de l’Afghanistan, notamment le « Regional Economic Cooperation Conference on Afghanistan » (RECCA) lancée en 2005, axé sur les questions économiques de connectivité régionale, et le « Processus d’Istanbul / Cœur de l’Asie – Heart of Asia », lancé en novembre 2011, qui traite des questions politiques et sécuritaires, mais aussi de problématiques économiques. Compte tenu de la situation politique et de la complexité de la relation afghano-pakistanaise, le renforcement de cette coopération régionale s’opère essentiellement en direction des cinq pays d’Asie centrale et, dans une moindre mesure, de l’Iran et de l’Inde.

L’Afghanistan bénéficie d’un soutien important de la communauté internationale depuis 2001. Les Nations unies sont présentes notamment à travers la mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA). La MANUA a été mise en place par la résolution 1401 du Conseil de Sécurité du 28 mars 2002 et renouvelée depuis chaque année (dernier renouvellement en mars 2019, dans le cadre de la résolution 2460). Le mandat de la MANUA couvre notamment la cohérence de l’aide, les élections, la réconciliation, la coopération régionale, la gouvernance, les droits de l’Homme et l’assistance humanitaire. Plusieurs des agences des Nations unies interviennent aussi fortement en Afghanistan (PNUD, HCR, ONUDC, PAM) sous la coordination de la MANUA. Pour plus d’informations, voir le site de la Représentation permanente de la France auprès des Nations Unies, ainsi que celui de la MANUA :

https://unama.unmissions.org/.

L’Afghanistan a en outre bénéficié, depuis 2001, d’une aide civile des donateurs bilatéraux et multilatéraux (Banque mondiale, Banque asiatique de développement notamment) très significative (plus de 40 milliards de dollars). Les 4-5 octobre 2016 à Bruxelles, l’Union Européenne a coprésidé avec l’Afghanistan une conférence ministérielle des donateurs sur l’Afghanistan dans la continuité des conférences de Tokyo (2012) et de Londres (2014). Cette conférence a permis aux différents bailleurs d’annoncer leurs engagements pour les prochaines années et aux autorités afghanes de faire un état des lieux des réformes en cours et attendues. Le montant des contributions annoncées lors de la conférence s’élève à 14,4 milliards d’euros pour la période 2017-2020. Un bilan de ces aides a été effectué et un nouvel engagement des bailleurs à soutenir l’Afghanistan a été pris lors de la conférence de Genève de novembre 2018, coprésidée par l’Afghanistan et les Nations-Unies.

La force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS, sous mandat des Nations Unies, créée par la Résolution 1386 du CSNU en décembre 2001 et sous le commandement de l’OTAN dès août 2003) a achevé sa mission le 31 décembre 2014. Jusqu’à 130 000 personnels (51 nations contributrices, dont la France) ont été déployés. La FIAS s’est dissoute fin 2014 et les forces de sécurité afghanes (ANDSF) ne bénéficient plus de l’appui direct des forces de l’OTAN sur le terrain. Néanmoins, des activités de formation, de conseil et d’assistance destinées aux forces de sécurité et aux institutions afghanes se poursuivent depuis le 1er janvier 2015 dans le cadre de la mission « Resolute Support » (RCSNU 2189 du 12 décembre 2014), sous le commandement du général américain Austin S. Miller. Après avoir augmenté le nombre de soldats américains sur le territoire afghan à partir d’août 2017 (« nouvelle stratégie pour l’Asie du Sud »), le Président Trump souhaite à présent réduire progressivement la présence des Etats-Unis en Afghanistan, à la condition et au fur et à mesure des progrès des discussions de paix. Pour plus d’informations, voir le site de la Représentation permanente de la France auprès de l’OTAN.

Mise à jour : 22.07.19

Informations complémentaires

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