Tchad

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Sécurité

Risques encourus et recommandations associées

Terrorisme

Le groupe Boko Haram demeure actif dans la région du Lac Tchad, et développe ses activités terroristes sur le territoire des pays riverains (Nigéria, Niger et Cameroun). Ce groupe continue de mener régulièrement des actions de prédation (abords du Lac et sur les îles). Malgré l’adoption par les autorités tchadiennes de mesures fortes pour renforcer la sécurité (mise en place de nombreux contrôles, multiplication des patrouilles, actions militaires dans la région du Lac, interdiction de voitures à vitres fumées, lutte contre la mendicité, …), de nouvelles tentatives d’attentats sont possibles, y compris dans N’Djamena. Dans ces conditions, il est déconseillé de se rendre dans des lieux très fréquentés (marchés, lieux de culte,…) qui pourraient constituer une cible.

Délinquance

La délinquance de droit commun (vols, agressions, cambriolages), souvent accompagnée d’actes de violence, est en augmentation, en particulier à N’Djamena. Des agressions ont notamment été relevées, en pleine journée, à proximité du Lycée français Montaigne et devant les supermarchés (Modern Market notamment). Il convient d’éviter les déplacements à pied dans l’ensemble de la ville. La nuit, les quartiers populaires, majoritairement situés à l’est de la capitale (Moursal, Chagoua) sont généralement plus animés, et doivent être évités.

Manifestations

Dans un contexte de fortes tensions sociales, des manifestations de mécontentement peuvent survenir et être vigoureusement réprimées par les forces de sécurité.

Risques liés aux transports

Malgré un récent effort d’aménagement des infrastructures, l’usage des voies de communication terrestres reste difficile sur l’ensemble du territoire (à l’exception de N’Djamena dont les principales artères sont bitumées).

A l’extérieur de la capitale, ce réseau est essentiellement composé de routes en mauvais état ou de pistes, souvent impraticables pendant la saison des pluies, notamment dans le sud du pays. Au nord, les quelques pistes à usages commercial ou logistique (tronçons Libye - Ounianga Kebir / Faya-Largeau - N’Djamena / Faya-Largeau, Fada et Abéché) sont en mauvais état et la présence de mines constitue un danger important.

Tout déplacement en dehors de la capitale doit être effectué en convoi, le plus souvent avec une escorte des forces de sécurité tchadiennes (2 véhicules minimum).

Les coupeurs de route sont toujours actifs. Armés, potentiellement très violents et bien organisés, leurs agressions peuvent aller jusqu’à l’enlèvement de leurs victimes. Des cas ont été récemment rapportés (vols de véhicules avec violence, avec enlèvement pendant quelques heures). Les déplacements en province doivent être limités au strict nécessaire et, dans toute la mesure du possible, la voie aérienne doit être privilégiée.

En cas de voyage par voie terrestre, il est fortement recommandé de se faire accompagner par une escorte des forces de sécurité tchadiennes. Il convient de ne pas voyager de nuit, de rester discret sur les dates, horaires et conditions du voyage et de limiter au maximum les interlocuteurs informés du déplacement.

Zones de vigilance

Régions formellement déconseillées (en rouge)

• Lac Tchad

Cette région, qui fait l’objet d’attaques régulières, est formellement déconseillée. Des opérations militaires y sont régulièrement conduites par l’armée tchadienne.

• Est et sud du Tchad

L’insécurité dans l’est et le sud du Tchad (frontières avec la province soudanaise du Darfour et avec la République Centrafricaine) reste un sujet de préoccupation. La situation de sécurité qui reste dégradée en République Centrafricaine et les récentes vagues de réfugiés en provenance du nord du pays constituent un facteur de risque supplémentaire. La frontière entre les deux pays est fermée.

• Zones frontalières

En raison de l’incursion de groupes armés et d’opérations militaires, les frontières du Tchad avec les pays voisins sont formellement déconseillées.

Régions déconseillées sauf raison impérative (en orange)

• Nord du pays

Les zones frontalières avec la Libye ont été déclarées « zones d’opérations militaires » en janvier 2017. Les déplacements dans le nord du pays (régions du Tibesti, du Borkou et de l’Ennedi) sont donc déconseillés, sauf raison impérative. Ces trois régions, aux territoires immenses, sont très difficiles à sécuriser et abritent divers trafics. Il y a, en outre, de très nombreuses mines dans le Tibesti et le Borkou.

Outre les éléments relatifs aux conditions de sécurité, cette zone reste très difficile d’accès et dépourvue de toute infrastructure, notamment sanitaire. Elle est située dans une des régions les plus chaudes du monde, notamment à partir du mois de février / mars (les températures, en journée, peuvent atteindre 50°). Entre décembre et fin février, il peut y avoir des vents de sable qui perturbent l’orientation et compliquent les interventions des secours.

Tout déplacement dans ces régions (Tibesti, Borkou et Ennedi) s’effectue donc aux risques et périls du voyageur. Toute personne qui souhaiterait néanmoins s’y rendre doit impérativement suivre les recommandations suivantes :
• le déplacement doit être sécurisé par un convoi des forces de sécurité tchadiennes ;
• partir avec au minimum 2 véhicules (avec pièces de rechange), des réserves en eau (extrême sécheresse à partir du mois de février – risque important de déshydratation), en nourriture, en carburant ;
• se doter de matériels de communication adaptés (téléphones satellitaires) ;
• le convoi doit impérativement être accompagné par une équipe médicale dotée d’un kit de première urgence. Une assurance d’évacuation aérienne doit être souscrite avant le départ. En effet, il n’existe aucune infrastructure sanitaire et les transports par voie terrestre peuvent s’avérer dangereux pour une personne déjà affaiblie. Les militaires déployés dans le cadre de l’opération Barkhane n’ont ni vocation ni les moyens d’assurer la sécurité sanitaire des touristes français ;
• un encadrement professionnel des voyageurs impliquant un temps de séjour sur le site limité à quelques heures et des itinéraires de visite sécurisés doivent être respectés ;
• le déplacement d’enfants mineurs et de personnes âgées est fortement déconseillé. Seuls des adultes, en pleine forme physique, peuvent envisager un déplacement de cette nature. Il est recommandé, avant toute inscription, de solliciter l’avis de son médecin traitant.

Recommandations générales

Il est recommandé de :

• Avoir sur soi la carte d’inscription consulaire et une photocopie de son passeport (page du visa valide incluse) ;
• Éviter de se déplacer avec des objets de valeur et d’importantes sommes d’argent ;
• Éviter les déplacements à pied, même sur de courtes distances ;
• Prévenir quelqu’un si votre déplacement est inhabituel ou dans des zones peu fréquentées par des expatriés ;
• Favoriser les déplacements en groupe ;
• Circuler en voiture portières et vitres fermées ;
• Proscrire l’usage des motos-taxis, appelées « clando men » (conduite dangereuse et cible régulière de malfaiteurs) ;
• Avoir toujours une carte de crédits téléphoniques d’avance.

Activités sportives à risque

La baignade dans les fleuves (Chari ou Logone) est non seulement déconseillée en raison des risques de bilharziose (cf. onglet santé), mais également interdite à N’Djamena. Dans le contexte de la lutte contre Boko Haram, le fleuve fait en effet l’objet d’une stricte surveillance.

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée et de séjour

Visas

L’accès au territoire tchadien est subordonné à l’apposition d’un visa qui est obtenu auprès d’une représentation diplomatique ou consulaire tchadienne. Aucun visa tchadien ne peut être délivré à la frontière. Des exceptions sont parfois possibles, mais limitées aux cas où le voyageur viendrait d’un pays (notamment africain) où il n’y a pas d’ambassade tchadienne, et sur la base d’une dérogation préalablement notifiée.

Les Français voyageant sans visa, y compris les fonctionnaires civils ou militaires, risquent de ne pas pouvoir embarquer dans l’avion ou de se voir refoulés à leur arrivée au Tchad.
L’enregistrement auprès du service de l’immigration est obligatoire dès l’arrivée. A défaut, les autorités tchadiennes peuvent être amenées à refuser l’embarquement pour le vol retour.

Contrôles

Les déplacements en dehors de la capitale sont soumis à une autorisation de circuler délivrée par le Ministère de l’Intérieur. Ce permis est généralement accordé sans difficulté, en quelques jours. Lors d’une entrée sur le territoire tchadien par un autre poste frontière que N’Djamena, cette formalité est accomplie par le premier poste de police après consultation du Ministère de l’intérieur.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Il est conseillé de consulter suffisamment longtemps avant la date de départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins.

Il est également vivement recommandé de contracter en France une assurance couvrant les frais médicaux et ceux de rapatriement sanitaire.

Avant le départ

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et, de manière générale, aux dépenses de santé qui peuvent être très élevées à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (opération chirurgicale, hospitalisation ou rapatriement). Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place. Faute de pouvoir justifier d’une couverture sociale, vous vous exposez au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale.
Le pays se caractérise par une absence d’infrastructures médicales et hospitalières fiables. Seul l’hôpital de la Renaissance, situé dans le quartier N’Djari, est un hôpital moderne doté de toutes les infrastructures aux normes européennes.
Les voyageurs abonnés peuvent s’adresser à SOS International (tél. +235 22 52 25 01) ou Europ Assistance (tél. +235 66 71 95 25). Ces structures ne reçoivent que leurs assurés.
Le centre médico-social de l’ambassade de France à N’Djamena reçoit sans abonnement, mais n’assure pas de permanence.

Recommandations pour votre santé

Consultez si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé, analyser les risques sanitaires et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations nécessaires ou recommandées.

Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et emportez dans vos bagages les médicaments nécessaires ; ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consultez la fiche Infos Pratiques.

Vaccinations

  • La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
  • D’autres vaccinations sont recommandées : assurez-vous d’être à jour dans vos vaccinations habituelles mais aussi liées à toutes les zones géographiques visitées.
  • Ainsi, la mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant rubéole-oreillons-rougeole (ROR) chez l’enfant. La vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • Autres vaccinations conseillées : en fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
  • Il est fortement recommandé d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
RISQUES SANITAIRES

Maladies transmises par les moustiques

Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf ci-après). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France pour une durée variable selon le produit utilisé. Durant votre séjour, et pendant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Chikungunya - Dengue
La transmission du Chikungunya ou de la Dengue est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf ci-après).

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

  • Portez des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage) ;
  • Utilisez des produits répulsifs cutanés : http://social-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-microbiologiques-physiques-et-chimiques/especes-nuisibles-et-parasites/repulsifs-moustiques ;
  • Protégez votre logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation, etc.) ;
  • Détruisez les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.) ;
  • Si elle est indiquée, n’oubliez pas de prendre régulièrement votre prévention contre le paludisme pendant toute la durée du traitement.

Méningite
Des épidémies de méningite bactérienne à méningocoque frappent le Tchad chaque année de fin février à fin mai, occasionnant des décès. La vaccination des touristes est vivement conseillée. La plus grande prudence est conseillée en cas de déplacement dans cette zone, et il convient d’éviter de s’y rendre avec de jeunes enfants. L’infection à méningocoque peut se présenter sous la forme d’une méningite (fièvre avec maux de tête, vomissements) ou d’une septicémie avec apparition de taches cutanées (purpura). Dès suspicion, Il convient de consulter un médecin en urgence pour la mise en route d’une antibiothérapie en urgence. Il est donc vivement recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour faire une évaluation sur la nécessité de vaccination. Pour plus d’informations, consultez le lien www.info-meningocoque.fr/index.html

Fièvre Typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Apres une phase d’incubation, les symptômes associent notamment une forte fièvre avec diarrhée et troubles neurologiques. Des complications, notamment digestives et cardiaques sont possibles, et peuvent être mortelles en l’absence de traitement. Le diagnostic repose sur une consultation médicale urgente et sur la mise en route d’une antibiothérapie. La prévention repose sur la vaccination qui est recommandée et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

Bilharziose
Pour éviter d’être contaminé par ce parasite, il est recommandé d’éviter de se baigner dans les fleuves et les lacs tchadiens.

Infection par le virus HIV – MST- Hépatites A et B
Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

MESURES D’HYGIÈNE ALIMENTAIRE

Choléra

Le choléra frappe de façon endémique le Tchad. Une nouvelle épidémie a vu le jour à l’Est du pays, dans les régions du Sila et du Salamat depuis août 2017. Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet soit par ingestion d’aliments mal cuits ou souillés (fruits et légumes) soit par ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs (diarrhée aqueuse profuse, crampes abdominales) et parfois de la fièvre. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence.

Hépatite E

L’hépatite E est une maladie du foie provoquée par l’infection due à un virus. Depuis février 2017, des cas ont été recensés dans le district d’Am Timan (région du Salamat). L’hépatite E régresse généralement spontanément mais peut évoluer en hépatite fulminante (insuffisance hépatique aiguë). La transmission s’effectue par voie fécale-orale, principalement à travers de l’eau contaminée. La prévention repose sur les mesures d’hygiène alimentaire (cf ci-après).

Préservez-vous des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC.
QUELQUES RÈGLES SIMPLES
  • Penser à boire suffisamment (il peut être nécessaire de boire de 3 à 6 litres d’eau par jour) ;
  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides ;
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections ;
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne pas caresser les animaux rencontrés ;
  • Secouer les habits, draps et sac de couchage pour éviter les piqûres de scorpions ou serpents ;
  • Veiller à sa sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque à deux roues) ;
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue ou dans des dépôts-ventes ; privilégier l’achat direct auprès d’un établissement prescripteur (hôpital de la Renaissance, centre médicosocial de l’ambassade).

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Transport

Infrastructure routière

L’état du réseau routier et du parc automobile local ainsi qu’une méconnaissance des règles de base du code de la route doivent inciter les conducteurs étrangers à la plus grande prudence. En cas d’accident de la route, un constat doit être effectué par les autorités de police ou de gendarmerie tchadiennes. L’ambassade de France doit en être informée au plus tôt (cf. les numéros utiles). Tout incident de circulation, y compris en cas de responsabilité de la partie adverse, peut rapidement dégénérer et avoir des conséquences fâcheuses. L’emploi d’un chauffeur tchadien est donc vivement recommandé. Les conducteurs de deux-roues (motos, mobylettes…) font très régulièrement l’objet de vols avec violence. Il est déconseillé de faire appel à eux.

L’approvisionnement en carburant est assuré dans les grandes villes mais toujours difficile (parfois impossible) hors des agglomérations. Il convient de prévoir, pour tout trajet, une réserve de fuel et d’eau.

Le permis de conduire français est reconnu et peut être utilisé pendant les trois premiers mois de séjour.

Transport aérien

Les procédures de sûreté concernant l’accès et la circulation des personnes dans les zones sensibles de l’aéroport sont respectées. Des vols internationaux sont assurés par les compagnies internationales suivantes : Air France, Ethiopian Airlines, Asky, Camair-Co, Air Côte d’Ivoire, Royal Air Maroc, Egypt Air, Turkish Airlines.

Législation locale

Stupéfiants

Le trafic de stupéfiants est sévèrement réprimé.

Photographies

La photographie est à proscrire en ville : la prise d’images, non seulement de bâtiments officiels mais aussi de sujets paraissant moins sensibles (femmes en habit traditionnel par exemple) peut donner lieu à des arrestations.

Homosexualité

Le code pénal pénalise l’homosexualité, passible d’amende, voire de peine de prison.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Le délai d’obtention d’un visa pour le Tchad est de trois jours. Ce délai est exprimé en jours ouvrables à compter de la réception de la demande et de tous les documents nécessaires dont, notamment, une lettre de recommandation de l’entreprise en 2 exemplaires.

Comme pour les déplacements d’ordre privé, l’enregistrement est obligatoire dans les 48 heures suivant l’arrivée au Tchad, auprès des services de l’immigration.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique Entrée/Séjour.

Réseaux de communication

Le réseau téléphonique fonctionne correctement, grâce à deux opérateurs principaux : Tigo et Airtel.

Les connexions internet sont en revanche plus aléatoires, y compris dans les grands hôtels de la capitale. Les abonnements sont assez onéreux (compter 150 à 200 euros par mois pour une connexion de qualité).

Données économiques

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques Tchad.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Le Tchad relève du Service économique de Yaoundé :

Service économique de Yaoundé
Ambassade de France
352, rue Joseph Atemengue, quartier Olézoa, Yaoundé, Cameroun
Tél. : +237 222 22 79 70
Télécopie : +237 222 22 79 79
Courriel : yaounde chez dgtresor.gouv.fr
Site internet : www.tresor.economie.gouv.fr/pays/cameroun

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section : Pierre AMBERT - +235 2252 8843 (société Brasseries du Tchad)

Annuaire pour le Tchad

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de N’Djamena
Route de Farcha BP 478
N’Djamena - TCHAD
Tél : +235 22 52 70 71 - +235 22 52 73 35
Fax : +235 22 52 78 31
Courriel : afdndjamena chez afd.fr
Site internet : http://tchad.afd.fr

  • BAD

Le Tchad est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/.

La page du Tchad est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/countries/central-africa/chad/.

  • FMI

Bureau du représentant permanent du FMI au Tchad.

Le Tchad et le FMI.

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