Tchad

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Situation intérieure (21/06/2021)

Des attaques de « coupeurs de routes » ont été signalées récemment sur les axes routiers interurbains dans la moitié sud du pays. Les déplacements à l’intérieur du pays, qui doivent être limités autant que possible, nécessitent la présence d’une escorte des Forces de défense et de sécurité.

Il existe actuellement un risque élevé d’enlèvement par des groupes terroristes, ciblant prioritairement les Occidentaux et les ONG, dans la région du Lac Tchad (axe reliant Bol et Baga Sola). Les déplacements dans cette zone doivent impérativement être évités jusqu’à nouvel avis.

Pour rappel, les déplacements au Tchad sont déconseillés sauf raison impérative (orange sur la carte sécuritaire) voire formellement déconseillés (rouge).

Avant tout déplacement à l’intérieur du pays, il est recommandé :

L’ambassade est joignable aux numéros suivants : (+235) 22 52 25 76 / (+235) 22 52 25 78 / (+235) 22 52 37 93.

Infection pulmonaire - Coronavirus Covid-19 (04/08/2021)

Du fait de la circulation du virus de COVID-19 et de ses variants qui demeure active (les chiffres de la pandémie peuvent être consultés sur le site du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies), toute entrée en France et toute sortie de notre territoire est encadrée. Dès lors, il convient de s’informer soigneusement et impérativement de la réglementation en vigueur en se référant notamment à l’alerte COVID-19 des conseils aux voyageurs pour d’une part, vérifier si le déplacement à destination ou en provenance du pays envisagé est soumis au régime des motifs impérieux, d’autre part, respecter les mesures sanitaires mises en place à l’entrée sur le territoire français.

Les liaisons aériennes internationales fonctionnent normalement. Les dispositions de contrôle sanitaire des voyageurs sont les suivantes :

  • Présentation obligatoire d’une attestation de test PCR négatif à la COVID-19 de moins de 72 heures à l’arrivée sur le territoire tchadien ;
  • Un test antigénique payant (30 euros) est effectué à l’arrivée à l’aéroport ;
  • Port du masque et respect des mesures barrières.

Pour plus d’informations, le ministère tchadien de la Santé a mis en place un numéro d’urgence : 13 13.

Appel à la vigilance maximale – risque d’attentat (29/03/2021)

Pour rappel, comme indiqué dans l’alerte générale, publiée le 29 octobre 2020, le risque d’attentat étant élevé, les Français résidents ou de passage à l’étranger sont appelés à faire preuve de vigilance maximale.

Il convient en particulier de se tenir à l’écart de tout rassemblement et d’être prudent à l’occasion des déplacements. Il est également recommandé de se tenir informé de la situation et des risques, en consultant les recommandations des Conseils aux voyageurs.

Les Français de passage sont invités à s’enregistrer sur le fil d’Ariane, afin de recevoir les alertes concernant le pays où ils se trouvent.

Sécurité

Risques encourus et recommandations associées

Terrorisme

Le groupe Boko Haram est toujours actif dans la région du Lac Tchad et y développe ses activités terroristes, ainsi que dans les pays riverains (Nigéria, Niger et Cameroun). Ce groupe continue de mener régulièrement des actions de prédation (abords du Lac et sur les îles). Malgré l’adoption par les autorités tchadiennes de mesures fortes pour renforcer la sécurité (mise en place de nombreux contrôles, multiplication des patrouilles, actions militaires dans la région du Lac), des tentatives d’attentats sont possibles dans les villes au sud du pays, y compris dans N’Djamena. Dans ces conditions, il est déconseillé de se rendre dans des lieux très fréquentés (marchés, lieux de culte, etc.) qui pourraient constituer une cible.

Rébellions armées

Des groupes rebelles tchadiens armés procèdent de manière récurrente à des incursions sur le territoire, notamment audans le nord du pays, à partir de la Libye. Des opérations militaires en réaction à ces incursions sont fréquemment conduites dans les régions frontalières concernées.

Délinquance

La délinquance de droit commun (vols, agressions, cambriolages, parfois avec violences) est en hausse régulière dans la capitale depuis quelques années. Il convient de se tenir informé régulièrement de son évolution. Les déplacements à pied dans l’ensemble de la ville sont à éviter, de jour comme de nuit. La nuit, les quartiers populaires, majoritairement situés à l’est de la capitale (Moursal, Chagoua) sont généralement plus animés, et doivent être évités. Le port d’armes à feu ou d’armes blanches est fréquent.

Manifestations

Dans un contexte de fortes tensions socio-économiques, des manifestations de mécontentement peuvent survenir et être vigoureusement réprimées par les forces de sécurité. Ces manifestions se déroulent le plus souvent dans le grand est de la capitale (quartiers Moursal, Sabangali et Chagoua).

Risques liés aux transports

Malgré des travaux d’aménagement des infrastructures, l’usage des voies de communication terrestres reste difficile sur l’ensemble du territoire (à l’exception de N’Djamena dont les principales artères sont bitumées).

A l’extérieur de la capitale, ce réseau est essentiellement composé de routes en mauvais état ou de pistes, souvent impraticables pendant la saison des pluies (de mai à octobre), notamment dans le sud du pays. Au nord, les quelques pistes à usage commercial ou logistique (tronçons Libye - Ounianga Kebir / Faya-Largeau - N’Djamena / Faya-Largeau, Fada et Abéché) sont en mauvais état et la présence de mines résiduelles constitue un danger important.

Les coupeurs de route sont toujours actifs. Armés, potentiellement très violents et bien organisés, leurs agressions peuvent aller jusqu’à l’enlèvement de leurs victimes. Des cas ont été récemment rapportés (vols de véhicules avec violence, enlèvement pendant quelques heures).

Conditions de déplacement dans les régions

L’intégralité du territoire est soit en zone orange, soit en zone rouge. Les déplacements, qui présentent un risque, doivent être limités au strict nécessaire, et préparés avec soin. Les déplacements en région sont fortement déconseillés aux enfants mineurs et aux personnes âgées, et une bonne condition physique est nécessaire. La consultation d’un médecin est recommandée avant un déplacement à l’intérieur du pays, en particulier pour les enfants et les personnes âgées, du fait de la faiblesse des infrastructures médicales. Tout déplacement en zone orange présente, outre le risque sécuritaire, un risque sanitaire.

Pour mémoire : les militaires déployés dans le cadre de l’opération Barkhane n’ont ni la vocation ni les moyens d’assurer la sécurité sanitaire des touristes français.

La voie aérienne doit être privilégiée dans toute la mesure du possible. En cas de voyage par voie terrestre, se déplacer uniquement de jour, tout déplacement nocturne étant à proscrire.

Quel que soit le mode de déplacement, il est nécessaire de respecter les recommandations suivantes :

  • faire connaître à des personnes de confiance les dates, horaires, parcours, destination et conditions du déplacement ;
  • s’inscrire sur Ariane et communiquer au moins un numéro de téléphone pour pouvoir être joint en permanence ;
  • préparer son déplacement en établissant des contacts préalables avec des interlocuteurs connaissant la région ;
  • se faire connaître à l’arrivée auprès des autorités locales ;
  • prévoir un hébergement sur des sites sécurisés.

En cas de déplacement par voie terrestre, veiller en outre à :

  • se renseigner sur l’état des routes et sur les conditions de sécurité sur le parcours et sur le lieu de destination ;
  • s’équiper : pièces de rechange, réserves de carburant, matériels de communication adaptés (téléphones satellitaires), kit médical d’urgence, nourriture, eau, etc.
  • se déplacer en convoi (2 véhicules minimum), le cas échéant sous escorte des forces de sécurité tchadiennes.

Zones de vigilance

Régions formellement déconseillées (en rouge)

Province du Tibesti, province de l’Ennedi et est de la province du Borkou

Des opérations militaires sont régulièrement menées dans ces zones frontalières de la Libye, depuis août 2018, en vue de contrôler les incursions armées de groupes rebelles. S’y ajoutent de nombreux trafics transfrontaliers, la présence de mines et le développement de sites d’orpaillage illégal. Les déplacements dans ces zones (hormis Bardaï) sont formellement déconseillés.

Lac Tchad

Cette région, qui fait l’objet d’attaques régulières, est formellement déconseillée (hormis la ville de Bol). Des opérations militaires y sont régulièrement conduites par l’armée tchadienne.

Zones frontalières

En raison de l’incursion potentielle de groupes armés et d’opérations militaires, les zones frontalières avec les pays voisins sont formellement déconseillées. La frontière avec la Libye est actuellement fermée, et toute la zone frontalière a été déclarée « zone d’opérations militaires » en janvier 2017. Il en est de même de certaines zones du lac Tchad depuis 2020. L’insécurité dans l’est du Tchad (frontière avec la province soudanaise du Darfour) reste un sujet de préoccupation. Au sud, la situation sécuritaire dégradée en République centrafricaine peut entraîner des mouvements de groupes armés dans la zone frontalière. Le sud-ouest du Tchad (frontière avec le Cameroun) est fortement touché par le phénomène des enlèvements contre rançons.

Régions déconseillées sauf raison impérative (en orange)

Les villes de Bardaï, Fada,Amdjarass, Abéché, Bongor et Bol

La ville de Bardaï, chef-lieu de la région du Tibesti, les villes de Fada et Amdjarass dans l’Ennedi (Ouest et est), la ville de Bongor dans la région de Mayo Kebbi Est, la ville d’Abéché dans le Ouaddaï ainsi que la ville de Bol dans la région du Lac font l’objet d’une attention particulière de la part des forces de sécurité tchadiennes. Compte tenu de la dangerosité des voies d’accès terrestres (présence de mines au nord du pays notamment), il est recommandé de s’y rendre exclusivement par voie aérienne.

Ouest de la province du Borkou et province du Wadi Fira

Les déplacements dans les provinces du Borkou et du Wadi Fira sont déconseillés sauf raison impérative.

Les provinces du nord, aux territoires immenses, sont très difficiles à sécuriser et abritent divers trafics. Il y a, en outre, de très nombreuses mines résiduelles dans le Borkou.

Outre les éléments relatifs aux conditions de sécurité, cette zone reste très difficile d’accès et dépourvue de toute infrastructure, notamment sanitaire. Elle est située dans une des régions les plus chaudes du monde, notamment à partir du mois de février / mars (les températures, en journée, peuvent atteindre 50°). Entre décembre et fin février, il peut y avoir des vents de sable qui perturbent l’orientation et compliquent les interventions des secours.

Recommandations générales

Il est recommandé de :

  • avoir sur soi la carte d’inscription consulaire et une photocopie de son passeport (page du visa valide incluse) ;
  • éviter de se déplacer avec des objets de valeur et d’importantes sommes d’argent ;
  • éviter les déplacements à pied, même sur de courtes distances ;
  • prévenir quelqu’un si son déplacement est inhabituel ou dans des zones peu fréquentées par des expatriés ;
  • favoriser les déplacements en groupe ;
  • circuler en voiture portières et vitres fermées ;
  • proscrire l’usage des motos-taxis, appelées « clando men » (conduite dangereuse et cible régulière de malfaiteurs) ;
  • avoir toujours une carte de crédits téléphoniques d’avance.

Activités sportives à risque

La baignade dans les fleuves (Chari ou Logone) est non seulement déconseillée en raison des risques de bilharziose (cf. onglet santé), mais également interdite à N’Djamena. Dans le contexte de la lutte contre Boko Haram, le fleuve fait en effet l’objet d’une stricte surveillance.

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée et de séjour

Visas

L’accès au territoire tchadien est subordonné à l’apposition d’un visa qui est obtenu auprès d’une représentation diplomatique ou consulaire tchadienne. Aucun visa tchadien ne peut être délivré à la frontière. Des exceptions sont parfois possibles, mais limitées aux cas où le voyageur viendrait d’un pays (notamment africain) où il n’y a pas d’ambassade du Tchad, et sur la base d’une dérogation préalablement notifiée.

Les Français voyageant sans visa, y compris les fonctionnaires et les militaires, risquent de ne pas pouvoir embarquer dans l’avion ou de se voir refoulés à leur arrivée au Tchad.
L’enregistrement auprès du service de l’immigration est obligatoire dès l’arrivée. A défaut, les autorités tchadiennes peuvent être amenées à refuser l’embarquement pour le vol retour.

Contrôles

Les déplacements en dehors de la capitale sont soumis à une autorisation de circuler délivrée par le Ministère de l’Intérieur. Ce permis est généralement accordé sans difficulté, en quelques jours. Lors d’une entrée sur le territoire tchadien par un autre poste frontière que N’Djamena, cette formalité est accomplie par le premier poste de police après consultation du Ministère de l’intérieur.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Il est conseillé de consulter suffisamment longtemps avant la date de départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins.

Il est également vivement recommandé de contracter en France une assurance couvrant les frais médicaux et ceux de rapatriement sanitaire.

Avant le départ

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et, de manière générale, aux dépenses de santé qui peuvent être très élevées à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (opération chirurgicale, hospitalisation ou rapatriement), au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place.

Le Tchad ne dispose que de quelques infrastructures médicales et hospitalières fiables. L’hôpital de la Renaissance, situé dans le quartier N’Djari, est un hôpital moderne doté de toutes les infrastructures aux normes européennes.
Les voyageurs abonnés peuvent s’adresser à SOS International (tél. +235 22 52 25 01) qui ne reçoit que ses assurés.
Le centre médico-social de l’ambassade de France à N’Djamena (tél. +235 63 30 01 78), qui fonctionne sur la base d’un abonnement annuel, peut toutefois recevoir les Français de passage en consultation.

Recommandations pour la santé

Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de son état de santé, analyser les risques sanitaires et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations nécessaires ou recommandées.

Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et emporter dans ses bagages les médicaments nécessaires ; ne jamais consommer des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consulter la fiche Infos Pratiques.

Vaccinations

  • La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
  • D’autres vaccinations sont recommandées : s’assurer d’être à jour dans les vaccinations habituelles mais aussi liées à toutes les zones géographiques visitées.
  • Ainsi, la mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant rubéole-oreillons-rougeole (ROR) chez l’enfant. La vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • Autres vaccinations conseillées : en fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
  • Il est fortement recommandé d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour. Demander conseil à son médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Risques sanitaires

Maladies transmises par les moustiques

Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf ci-après). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France pour une durée variable selon le produit utilisé.

En cas de fièvre :

  • durant le séjour, un avis médical doit être pris rapidement pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel ;
  • durant les deux mois qui suivent le retour, consulter rapidement et signaler un séjour en zone impaludée.
Chikungunya - Dengue

La transmission du chikungunya ou de la dengue est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf ci-après).

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques
  • Porter des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage) ;
  • Utiliser des produits répulsifs cutanés ;
  • Protéger son logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation, etc.) ;
  • Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.) ;
  • Si elle est indiquée, n’oubliez pas de prendre régulièrement une prévention contre le paludisme pendant toute la durée du traitement.

Autres maladies

Méningite

Des épidémies de méningite bactérienne à méningocoque frappent le Tchad chaque année de fin février à fin mai, occasionnant des décès. La vaccination des touristes est vivement conseillée. La plus grande prudence est conseillée en cas de déplacement dans cette zone, et il convient d’éviter de s’y rendre avec de jeunes enfants. L’infection à méningocoque peut se présenter sous la forme d’une méningite (fièvre avec maux de tête, vomissements) ou d’une septicémie avec apparition de taches cutanées (purpura). Dès suspicion, Il convient de consulter un médecin en urgence pour la mise en route d’une antibiothérapie en urgence. Il est donc vivement recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour faire une évaluation sur la nécessité de vaccination. Pour plus d’informations, consulter le site du ministère des Solidarités et de la Santé.

Fièvre Typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Après une phase d’incubation, les symptômes associent notamment une forte fièvre avec diarrhée et troubles neurologiques. Des complications, notamment digestives et cardiaques sont possibles, et peuvent être mortelles en l’absence de traitement. Le diagnostic repose sur une consultation médicale urgente et sur la mise en route d’une antibiothérapie. La prévention repose sur la vaccination qui est recommandée et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

Bilharziose

Pour éviter d’être contaminé par ce parasite, il est recommandé d’éviter de se baigner dans les fleuves et les lacs tchadiens.

Infection par le virus HIV – IST- Hépatites A et B

Concernant les infections sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

Mesures d’hygiène alimentaire

Choléra

Le choléra frappe de façon endémique le Tchad. Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet soit par ingestion d’aliments mal cuits ou souillés (fruits et légumes) soit par ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs (diarrhée aqueuse profuse, crampes abdominales) et parfois de la fièvre. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence.

Hépatite E

L’hépatite E est une maladie du foie provoquée par l’infection due à un virus. Depuis février 2017, des cas ont été recensés dans le district d’Am Timan (région du Salamat). L’hépatite E régresse généralement spontanément mais peut évoluer en hépatite fulminante (insuffisance hépatique aiguë). La transmission s’effectue par voie fécale-orale, principalement à travers de l’eau contaminée. La prévention repose sur les mesures d’hygiène alimentaire (cf ci-après).

Se préserver des contaminations digestives ou de contact

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC.

Quelques règles simples

  • Penser à boire régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif ;
  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides ;
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections ;
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne pas caresser les animaux rencontrés ;
  • Secouer les habits, draps et sac de couchage pour éviter les piqûres de scorpions ou serpents ;
  • Veiller à sa sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque à deux roues) ;
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue ou dans des dépôts-ventes ; privilégier l’achat direct auprès d’un établissement prescripteur (hôpital de la Renaissance, centre médicosocial de l’ambassade).
Pour de plus amples renseignements, consulter les sites Internets suivants :

Infos utiles

Transport

Infrastructure routière

L’état du réseau routier et du parc automobile local ainsi qu’une méconnaissance des règles de base du code de la route doivent inciter les conducteurs étrangers à la plus grande prudence. En cas d’accident de la route, un constat doit être effectué par les autorités de police ou de gendarmerie tchadiennes. L’ambassade de France doit en être informée au plus tôt (cf. les numéros utiles). Tout incident de circulation, y compris en cas de responsabilité de la partie adverse, peut rapidement dégénérer et avoir des conséquences fâcheuses. L’emploi d’un chauffeur tchadien est donc vivement recommandé. L’usage des motos-taxis est déconseillé en raison des risques d’accident et de vol à l’arrachée.

L’approvisionnement en carburant est assuré dans les grandes villes mais toujours difficile (parfois impossible) hors des agglomérations. Il convient de prévoir des réserves pour tout trajet interurbain (cf. rubrique sécurité).

Le permis de conduire français est reconnu et peut être utilisé pendant les trois premiers mois de séjour.

Transport aérien

Les procédures de sûreté concernant l’accès et la circulation des personnes dans les zones sensibles de l’aéroport sont respectées et il est nécessaire de s’y soumettre. Des vols internationaux sont assurés par les compagnies internationales suivantes : Air France (2 vols par semaine), Ethiopian Airlines, Asky, Egypt Air, Turkish Airlines.

Législation locale

Stupéfiants

Le trafic de stupéfiants est sévèrement réprimé.

Photographies

La photographie est à proscrire en ville : la prise d’images, non seulement de bâtiments officiels mais aussi de sujets paraissant moins sensibles (femmes en habit traditionnel par exemple) peut donner lieu à des arrestations.

Homosexualité

Le code pénal condamne l’homosexualité, passible d’amende, voire de peine de prison.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Le délai d’obtention d’un visa pour le Tchad est ordinairement de trois jours. Ce délai est exprimé en jours ouvrables à compter de la réception de la demande et de tous les documents nécessaires dont, notamment, une lettre de recommandation de l’entreprise en 2 exemplaires.

Comme pour les déplacements d’ordre privé, l’enregistrement est obligatoire dans les 48 heures suivant l’arrivée au Tchad, auprès des services de l’immigration.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique Entrée/Séjour.

Réseaux de communication

Le réseau téléphonique fonctionne correctement, grâce à deux opérateurs principaux : Moov Africa (anciennement Tigo) et Airtel.

Les connexions internet sont en revanche plus aléatoires, y compris dans les grands hôtels de la capitale. Les abonnements sont assez onéreux (compter 150 à 200 euros par mois pour une connexion de qualité).

Données économiques

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères publie une fiche repères économiques Tchad.

Par ailleurs, la Direction Générale du Trésor publie régulièrement des informations économiques sur sa page dédiée au Tchad.

Enfin, le site de Business France, opérateur public national chargée du développement international des entreprises françaises, des investissements internationaux en France et de la promotion économique de la France, inclut une fiche sur le Tchad.

Contacts utiles

Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Le Tchad relève du Service économique de Yaoundé :

Service économique de Yaoundé
Ambassade de France
352, rue Joseph Atemengue, quartier Olézoa, Yaoundé, Cameroun
Tél. : +237 222 22 79 70
Télécopie : +237 222 22 79 79
Courriel : yaounde chez dgtresor.gouv.fr
Site internet

CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section : Hervé LAMBERT-MOISAN, Manufacture de Cigarettes du Tchad, herve.lambert-moisan chez ame.imptob.com, +235 66 29 11 23

Site internet : Comité national des Conseillers du commerce extérieur de la France

AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de N’Djamena
Route de Farcha BP 478
N’Djamena - Tchad
Tél : +235 22 52 70 71 - +235 22 52 73 35
Fax : +235 22 52 78 31
Courriel : afdndjamena chez afd.fr
Site internet

Délégation de l’Union Européenne

La Délégation de l’Union européenne en République du Tchad représente les institutions européennes dans le pays. Elle relève du Service Extérieur de l’Union européenne qui compte 139 Délégations dans le monde y compris auprès des principales organisations internationales.

Délégation de l’Union européenne en République du Tchad
Avenue Général Kérim Nassour, BP 552 N`Djamena, Tchad
Tél. : +235 22 52 72 76 / +235 22 52 89 77
Courriel : delegation-chad chez eeas.europa.eu
Site internet : Délégation de l’Union Européenne en République du Tchad

BAD

Le Tchad est membre de la Banque africaine de développement (BAD).
Page du Tchad

FMI