Suriname

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Sécurité

Risques encourus et recommandations associées

Actes de piraterie

Une recrudescence des actes de piraterie, parfois violents, a été rapportée dans les eaux proches de la frontière avec le Guyana. Il est déconseillé, sauf raison impérative, d’y naviguer.
Voir également la fiche "Piraterie maritime".

Délinquance

La délinquance urbaine - notamment à Paramaribo et à Albina - appelle la vigilance des visiteurs, car les attaques, parfois à main armée, sont fréquentes, certaines ayant même eu lieu en plein jour dans la zone touristique de Paramaribo. Il est recommandé de ne pas circuler de nuit dans les quartiers non touristiques et, de façon générale, de ne pas porter des objets de valeur de façon ostensible ni se déplacer avec des fortes sommes d’argent.

Les guest-houses et hôtels bon marché sont parfois le lieu de cambriolages, qui sont nombreux et fréquents au Suriname, notamment à Paramaribo.

Zones de vigilance

L’ensemble du pays est en zone de vigilance renforcée.
La prudence est particulièrement recommandée dans la région d’Albina, et notamment sur la berge lors de l’arrivée du bac international ou de pirogues assurant la traversée du fleuve Maroni.
Il est conseillé de ne pas prendre la route de nuit en dehors des agglomérations.

Activités sportives à risque

En raison de difficultés d’orientation et des dangers propres à la forêt amazonienne, les voyages dans l’intérieur du pays (forêt et fleuve) doivent impérativement se faire en compagnie de guides locaux. La présence d’activités d’orpaillage illégales représente un facteur de risque supplémentaire.

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée et de séjour

Visa

Les ressortissants français désirant se rendre au Suriname doivent être en possession d’un passeport muni d’un visa ou d’une carte touristique.

Pour obtenir un visa, il convient de s’adresser à l’ambassade du Suriname à Paris ou au consulat général du Suriname à Cayenne.

La carte touristique permet aux ressortissants français d’effectuer un seul séjour, d’une durée maximale de 90 jours, sur le territoire surinamais. Elle doit être accompagnée d’un passeport valide au moins 6 mois après l’entrée au Suriname et peut être obtenue, à titre payant :

  • à l’aéroport international de Paramaribo-Zanderij (à l’arrivée),
  • à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol (au départ des vols d’Air France-KLM et de Suriname Airways vers Paramaribo),
  • auprès de l’ambassade du Suriname à Paris,
  • auprès du consulat général du Suriname à Cayenne,
  • auprès de l’antenne consulaire du Suriname à Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane).

Il est indispensable de prendre contact avec l’une des représentations diplomatiques ou consulaires surinamaises avant votre voyage, afin de connaître les conditions de délivrance des visas et cartes touristiques, ainsi que les heures d’ouverture des lieux de délivrance, notamment aux frontières.

Voyageurs en provenance des pays où il y a un risque de transmission de la fièvre jaune

Les voyageurs en provenance des pays et territoires dans lesquels il y a, selon les critères de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un risque de transmission de la fièvre jaune, doivent impérativement présenter aux services de l’immigration un certificat de vaccination contre la fièvre jaune pour entrer au Suriname, y compris pour un transit de plus de 12h et pour sortir du pays. La vaccination doit intervenir au moins 10 jours avant l’arrivée au Suriname.

La liste des pays où il y a un risque de transmission de la fièvre jaune est en ligne sur le site de l’OMS (http://www.who.int/ith/chapters/ithchapterannex1FR.pdf?ua=1).

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins).


AVANT LE DÉPART

• Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation …) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.

• Recommandations pour votre santé

Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.

Il convient :

  • de se munir d’une trousse médicale de voyage : les pharmacies locales ne délivrent pratiquement aucun médicament sans ordonnance et de nombreux produits pharmaceutiques de contrefaçon sont en circulation. En cas de besoins spécifiques, il y a possibilité de se procurer des médicaments en Guyane ;
  • de constituer sa pharmacie personnelle en conséquence, et de n’emporter que les médicaments nécessaires ;
  • de ne jamais consommer des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consulter la fiche « Infos pratiques » : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/infos-pratiques/.

• Vaccinations

  • La fièvre jaune est endémique, et la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer avant le départ dans un centre agréé).
  • S’assurer d’être à jour dans ses vaccinations habituelles mais aussi liées à toutes les zones géographiques visitées.
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant Rubéole, Oreillons et Rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • En fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde, la méningite et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.

RISQUES SANITAIRES

• Maladies transmises par les moustiques

Paludisme

Le paludisme est en régression très nette. Certaines précautions doivent toutefois être prises pour les séjours à l’intérieur du pays, notamment au sud et dans la zone frontalière avec la Guyane.
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après).
Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé.
Durant votre séjour, et pendant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Dengue

Elle est présente au Suriname et sévit essentiellement dans les zones urbaines, parfois sous forme hémorragique.
La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement. En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. La prise en charge est donc avant tout symptomatique : prise d’antalgiques à base de paracétamol et repos. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après)

Chikungunya

La transmission du chikungunya est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour cette maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.
Plus d’informations : http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/maladies-moustiques/chikungunya/index.asp.


Zika

Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.
Les symptômes de la maladie sont généralement modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et des complications neurologiques tels que des syndromes de Guillain Barré est attestée.

Il est notamment recommandé à tous :
• de respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustiques (cf. ci-dessus), ceci tant la nuit que le jour ;
• de consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de reporter leur voyage, et à défaut de respecter les mesures de prévention des piqûres de moustiques, d’éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage, et d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec une personne ayant pu être infectée par le virus Zika.
Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères rappelle que la décision d’annuler ou de maintenir un voyage à l’étranger appartient au seul voyageur.

En savoir plus :
1/ Risque de transmission par voie sexuelle : site du Haut conseil de la santé publique.
2/ Dossier d’information sur la maladie à virus Zika (site du ministère en charge de la Santé).
3/ Recommandations pour les femmes enceintes (site du ministère en charge de la Santé).
4/ Recommandations pour la prévention des piqûres de moustiques.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

• Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. quelques règles simples).

• Infection par le virus VIH – IST

Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.


QUELQUES RÈGLES SIMPLES
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections.
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne pas caresser les animaux rencontrés.
  • Veiller à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque à deux-roues, siège auto pour les enfants).

Pour se préserver des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes.
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson.
  • Eviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ; peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine).
  • Eviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids.
  • L’eau du robinet est considérée comme potable à Paramaribo. A l’intérieur du pays, ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
  • Eviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Santé publique France
Organisation mondiale de la Santé

Infos utiles

Transport

Infrastructures routières

La conduite automobile se fait à gauche et un permis international en cours de validité est obligatoire pour les personnes de passage. Tout véhicule immatriculé à l’étranger doit être assuré localement. De même, le passage en Guyane d’un véhicule immatriculé au Suriname, même pour quelques heures, n’est possible qu’après avoir souscrit une assurance spéciale, relativement onéreuse.

Si certaines routes (Paramaribo-Nickerie) ou tronçons de route (vers Paramaribo) sont en bon état, la majorité du réseau demeure en mauvaise condition. La route de Paramaribo vers Albina, ville frontière avec le département de Guyane, est satisfaisante.
Outre quelques grands axes bitumés, le réseau est principalement composé de pistes, qui ne peuvent être utilisées que par des véhicules tout terrain. Il est utile, notamment en saison des pluies, de se renseigner localement sur l’état des pistes, qui peuvent être rendues impraticables par les inondations.

La plus grande prudence est recommandée en raison de nombreux manquements au code de la route observés sur les axes situés en dehors des agglomérations. C’est tout particulièrement vrai sur l’axe Paramaribo-Albina, où de nombreux véhicules, et en particulier certains taxis collectifs assurant la liaison entre les deux villes, circulent à une vitesse excessive.
En cas d’accident et sauf urgence médicale, les véhicules ne doivent pas être déplacés avant l’arrivée de la police, qui dressera un procès-verbal de constat.

Transport aérien

Une liaison aérienne régulière est assurée, deux fois par semaine (lundi et jeudi), entre Paramaribo et Cayenne par la compagnie aérienne nationale Surinam Airways.
Deux compagnies aériennes (Blue Wings et Gum Air) opèrent les lignes intérieures et peuvent également affréter des avions à la demande.
Attention : la compagnie aérienne Blue Wings figure sur la liste des transporteurs aériens faisant l’objet d’une interdiction d’exploitation générale dans l’Union européenne.

Législation locale

Alcool
L’ivresse sur la voie publique est interdite.

Stupéfiants
La consommation de stupéfiants ou de substances psychotropes est prohibée et la répression à l’encontre des étrangers est sévère.

Us et coutumes

Le pays est caractérisé par un profond respect des croyances et des convictions religieuses de chacun ainsi que par une grande tolérance. Les grandes religions, chrétienne, musulmane et hindouiste, sont largement pratiquées.

Divers

Moyens de paiement
Il est vivement déconseillé de changer de l’argent dans la rue. Il est préférable de s’adresser à l’un des nombreux bureaux de change dûment établis.

Les cartes de crédit sont acceptées dans un nombre croissant de magasins et restaurants. Des retraits en dollars du Suriname (SRD) peuvent être effectués dans les distributeurs de la Republic Bank, qui acceptent les cartes Visa internationales.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

1/ Pièces à produire :

  • passeport en cours de validité (péremption maximale de six mois),
  • une photo d’identité,
  • un relevé "Kbis".

2/ Coût du visa :

  • pour une durée de deux mois, avec entrées multiples : 50 € pour un règlement en liquide, 52 € pour un règlement par carte bancaire,
  • pour une durée de deux ans, avec entrées multiples : 300 € pour un règlement en liquide, 302 € pour un règlement par carte bancaire.

3/ Délai d’obtention :

Le visa est délivré le jour même de la demande.

Réseaux de communication

Le réseau de téléphonie est bon, ainsi que l’accès à Internet dans les agglomérations, mais le signal n’est généralement pas perçu dans l’intérieur du pays.

Données économiques

La Direction des entreprises, de l’économie internationale et de la promotion du tourisme du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques Suriname.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, et le soutien public au développement international des entreprises.

Le Suriname relève du Service économique de Colombie :

Adresse : Carrera 11 N° 93-12 Piso 4, Bogotá - Colombie
Tél. : (57 1) 638 14 60
Site Internet : https://www.tresor.economie.gouv.fr/se/colombie

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux. Pour l’instant il n’y a pas de CCEF au Suriname.

Annuaire du Suriname.

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

AFD - Bureau de Paramaribo
Ambassade de France au Suriname
Nassylaan 23, PB 2648
Paramaribo
SURINAME

Responsable : Gaelle NARAYANASSAMY
Tél. : +597 87 33 216
Courriel : narayanassamyg chez afd.fr

  • CARICOM

Le Suriname est membre de la Communauté caribéenne (CARICOM), dont le site Internet est consultable à l’adresse : http://www.caricom.org/.

La page du Suriname est consultable à l’adresse : http://caricom.org/about-caricom/who-we-are/our-governance/heads-of-government/suriname.

  • AEC

Le Suriname est membre de l’Association des États de la Caraïbe (AEC), dont le site Internet est consultable à l’adresse : http://www.acs-aec.org/.

La page du Suriname est consultable à l’adresse : http://www.acs-aec.org/index.php?q=fr/membres/suriname.

  • FMI

Site Internet :

Le Suriname et le FMI.

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