Mali

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Sécurité

Appel à la responsabilité de chaque Français se trouvant au Mali.

En raison des menaces terroristes prévalant dans la zone sahélienne, il est recommandé aux personnes devant se rendre en mission au Mali, et à nos compatriotes résidant sur place, de faire preuve de vigilance et de se tenir informés de l’évolution de la situation.

Il est rappelé que les risques d’attentat et d’enlèvement dans les zones classées en rouge sont particulièrement élevés. Tout projet de déplacement dans ces zones doit être exclu. Les ressortissants français résidents sont invités à les quitter, au moins temporairement.

Les déplacements professionnels restent possibles en zone orange, sous réserve d’être en conformité avec l’ensemble des consignes détaillées ci-dessous.
Le tourisme au Mali reste formellement déconseillé.

Risques encourus et recommandations associées

Risque terroriste

Plusieurs groupes terroristes opèrent au Mali, notamment Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), al-Murabitoun, Ansare Dine, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), le front de libération du Macina (FLM) ou l’Etat Islamique dans le grand Sahara.

Dans le nord et une partie du centre du pays, les attaques ciblent en priorité les implantations et les convois des forces militaires maliennes ou internationales. La présence possible d’engins explosifs improvisés ou de mines sur les axes routiers interdit toute circulation par la route en dehors des centres urbains.

Des attaques sont également susceptibles d’être conduites dans le reste du pays, notamment contre les forces de sécurité maliennes et les symboles de la présence occidentale.

Le risque d’attentat à Bamako, notamment visant des lieux publics fréquentés par les occidentaux (restaurants, hôtels, lieux de loisirs, magasins, etc.), est particulièrement élevé. L’attaque du « Campement de Kangaba », le 18 juin 2017, a rappelé la prégnance de cette menace. Il est recommandé de faire preuve de la plus grande vigilance face à ce risque et de privilégier les lieux publics qui disposent d’un dispositif de sécurité adapté, notamment pour le contrôle des accès (exemple : clôture de l’ensemble de l’emprise, sas pour l’accès des piétons, issues de secours, gardiennage, surveillance armée, etc.). La fréquentation de lieux dépourvus de dispositif de sécurité est formellement déconseillée.

S’agissant des hébergements pour les déplacements professionnels, en cas de logement à l’hôtel, ceux dont les accès sont filtrés doivent être privilégiés. A défaut, il est recommandé de privilégier les hébergements dans des villas ou chambre d’hôtes discrètes.

Risque d’enlèvement
La menace d’enlèvement est élevée au Mali. Plusieurs enlèvements de ressortissants occidentaux ont eu lieu ces dernières années, dont une de nos compatriotes à Gao le 24 décembre 2016. Le risque est particulièrement élevé dans le nord du pays et dans le centre. L’enlèvement d’une ressortissante colombienne début 2017 au nord de la région de Sikasso montre une certaine extension géographique des capacités d’action des groupes criminels et terroristes.

Dans le reste du pays, les déplacements professionnels par la route doivent se faire de préférence en convoi. Au nord d’une ligne Diéma – Koulikoro – Ségou – Koutiala, une escorte est souhaitable. Il est recommandé de privilégier les déplacements par voie aérienne et de loger dans des hébergements disposant d’une sécurisation.

Criminalité

La présence insuffisante des services de l’Etat dans une grande partie du centre et du nord du Mali a conduit à une augmentation importante du banditisme et de la criminalité. Les atteintes aux biens et aux personnes y sont très fréquentes. Il est recommandé de ne pas se rendre dans les zones concernées.
Dans le reste du pays, le risque criminel est relativement modéré. Il est conseillé d’adopter une posture de vigilance dans les zones urbaines. La présence de coupeur de route a été signalée, ponctuellement, sur certains grands axes, notamment la nuit.

État d’urgence
L’état d’urgence est en vigueur sur l’ensemble du territoire malien.

Zones de vigilance

Le tourisme au Mali est formellement déconseillé.

Zone formellement déconseillée (zone signalée en rouge sur la carte)

Il est formellement déconseillé de se rendre dans les zones suivantes :

  • Frontière malo-mauritanienne et zones situées à l’Est de la ville de Kayes.

Compte tenu de la présence possible de groupes terroristes et des risques d’enlèvement, il est formellement déconseillé de circuler entre le Mali et la Mauritanie par la route. La circulation sur l’axe "route de l’espoir"/Nioro du Sahel demeure risquée du fait de la probabilité de la présence de groupes armés dans la région.

  • Régions du centre et du Nord du Mali situées au nord d’une ligne Kolokani – Banamba – fleuve Niger – Markala – Mopti-Sevaré (situé en zone orange) – Ouenkoro (frontière du Burkina faso – situé en zone rouge).

Les entreprises et les associations françaises susceptible d’avoir des activités dans cette zone doivent établir un plan de sécurité prenant en compte le niveau particulièrement élevé des risques. Il est recommandé de le transmettre au Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ou à l’ambassade de France. Les déplacements professionnels dans cette zone, lorsqu’ils sont absolument indispensables dans le cadre de ces activités, doivent faire l’objet de mesures de sécurité particulièrement robustes, incluant notamment une escorte armée.

  • Le franchissement par la route de la frontière du Burkina-Faso est formellement déconseillé.

Zone déconseillée, sauf raison impérative (zone signalée en orange sur la carte)

Les autorités françaises déconseillent tout déplacement hors de Bamako, sauf raison impérative, notamment d’ordre professionnel, au sud d’une ligne Kolokani – Banamba – fleuve Niger – Markala – Mopti-Sevaré (situé en zone orange) – Ouenkoro (frontière du Burkina Faso – situé en zone rouge). Il est recommandé d’informer l’Ambassade de France à Bamako de tout déplacement dans cette zone (bamako-fslt.admin-francais chez diplomatie.gouv.fr) en lui communiquant vos coordonnées.

Les déplacements professionnels sont possibles dans cette zone, sous réserve d’adopter notamment les précautions suivantes :

  • Veiller à ce que les autorités locales (gouverneurs de région et préfets de cercle) soient informées du déplacement ;
  • Privilégier les déplacements en convois d’au moins deux ou trois véhicules, pour éviter de risquer d’être immobilisés sur un axe ;
  • Au nord d’une ligne Diéma – Koulikoro – Ségou – Koutiala, une escorte est souhaitable ;
  • Privilégier des hébergements sécurisés (hôtels surveillés par les forces de sécurité locales, villas gardées) ;
  • Disposer de moyens de communications adaptés pour donner l’alerte en cas de difficulté.

Situation particulière de l’agglomération de Bamako
Les Français se rendant à Bamako, notamment pour raisons professionnelles, sont invités à faire preuve d’une grande vigilance face au risque élevé d’attentat terroriste (cf. supra). La plus grand prudence est de mise dans l’ensemble de la capitale. Il convient donc de respecter pleinement les précautions exposées dans le présent onglet.

Recommandations générales

Les personnes devant impérativement se rendre au Mali sont invitées à informer le Consulat général de France à Bamako de leur arrivée et à s’inscrire sur l’application ARIANE.

Il est impératif de disposer d’un numéro de téléphone portable afin de pouvoir communiquer facilement, de confier ce numéro à sa famille, ses amis ou ses contacts et sur Ariane afin de recevoir les messages de sécurité.

Préparer son arrivée
Être attendu à l’aéroport par une personne de confiance (envoyée par un hôtel, des amis ou un collaborateur). Dans l’hypothèse où le voyageur ne peut être attendu, réserver à l’avance une voiture de location avec chauffeur ou prendre un taxi agréé. Des adresses de loueurs peuvent être fournies par les hôtels ou les agences de voyage.

Sur place
• Séjourner dans les hôtels sécurisés dont les accès sont filtrés.
• Respecter les règles de sécurité données par les services de sécurité maliens et les messages éventuels diffusés en cas d’urgence par l’ambassade et / ou le Centre de Crise et de Soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères.
• Prévoir du matériel de communication permettant d’alerter les services de police ou de gendarmerie en cas de besoin (numéros d’urgence gratuits 80 00 11 15 (police) ou 80 00 11 14 (gendarmerie) pré-enregistrés sur le téléphone portable).
• Être particulièrement attentif à toute attitude inhabituelle ou suspecte compte tenu des usages locaux.
• Il est déconseillé de porter des bijoux et autres objets de valeur de manière ostentatoire. Au Mali comme ailleurs, les signes extérieurs de richesse suscitent ou peuvent accroître les risques de vol à la tire.
• Limiter autant que possible les déplacements à pied, les piétons étant particulièrement vulnérables.
• Être très prudent la nuit et à proximité des bars et discothèques, en particulier à l’égard des chauffeurs de taxi.
• Circuler en ville avec portes verrouillées et fenêtres fermées.
• Garer les véhicules dans des endroits surveillés, vérifier leur fermeture et contrôler leur aspect extérieur avant utilisation (bas de caisse, capot, coffre, traces d’effraction).
• Maintenir une réelle vigilance lors des déplacements de nuit et les réduire autant que possible en zone urbaine. Les voyages nocturnes en dehors des villes sont formellement déconseillés.
• Depuis plusieurs mois, les voitures sont contrôlées de façon accrue à Bamako et autour de la capitale par des forces de sécurité en armes. Il est conseillé de rouler lentement à l’approche de ces barrages, la nuit, de réduire l’intensité des phares et d’allumer le plafonnier dans l’habitacle du véhicule, de s’arrêter et de laisser contrôler le contenu du véhicule (habituellement le coffre). Munissez-vous toujours de vos pièces d’identité.
• Des contrôles nocturnes par un ou deux policiers en uniforme dans des endroits peu éclairés de Bamako ont été signalés. Dans ces cas, exiger la présentation de la carte professionnelle, vérifier que la photographie correspond à son détenteur, refuser l’accès du prétendu policier à l’intérieur du véhicule – ce qui est rigoureusement interdit par la réglementation malienne - en cas de difficulté persistante, appeler les numéros 80 00 11 15 ou 80 00 11 14 pour signaler le matricule du prétendu policier, l’expérience montrant que le recours à un appel téléphonique dissuade ces faux policiers de continuer leur intimidation. Proposer, éventuellement d’effectuer le contrôle au poste de police le plus proche.
• En cas de tentative de vol de votre véhicule avec menaces et/ou violences (« car jacking »), ne pas résister et observer tous les détails relatifs à cette situation. Se rendre ensuite immédiatement dans un commissariat de police afin de signaler les faits et en informer le Consulat général.
• Se tenir éloigné des mouvements de foule et des manifestations spontanées sur la voie publique, qui peuvent conduire à des violences contre les biens et les personnes.

Entrée / Séjour

Un visa d’entrée délivré par une ambassade ou un consulat du Mali est indispensable pour être autorisé à pénétrer sur le territoire malien. Les voyageurs arrivant sans visa, notamment à l’aéroport international de Bamako-Sénou, font l’objet d’une procédure de non-admission et sont reconduits à leur destination d’origine.

Le visa est délivré par le consulat général du Mali à Paris ou à Marseille, pour une durée de trente jours, renouvelable sur place.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade du Mali à Paris ou des consulats maliens en France.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins).

AVANT LE DÉPART

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation …) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale.
L’avance des frais médicaux est de règle au Mali. La carte vitale n’y est pas prise en compte. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’Ambassade ou les consulats généraux de France sur place.
L’équipement médical et hospitalier est en général sommaire au Mali. Le service des urgences de la Clinique Pasteur à Bamako est cependant satisfaisant. Le cas échéant, il convient de faire appel au Centre médico-social CMS du Consulat de France à Bamako. Le centre médico-social français de Bamako peut vous prodiguer les soins médicaux et infirmiers de base et vous orienter vers les autres structures médicales si nécessaire (Plus d’informations sur https://ml.ambafrance.org/Presentation,305 )

Recommandations pour votre santé

Consultez si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccination international pour faire une évaluation de votre état de santé, et bénéficier de recommandations sanitaires notamment sur les vaccinations. Consultez éventuellement votre dentiste avant votre départ.

Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et n’emportez que les médicaments nécessaires ; ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consultez la fiche Infos Pratiques.

Vaccinations

  • La fièvre jaune est endémique et la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer avant le départ dans un centre agréé).
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant rubéole-oreillons-rougeole (ROR) chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • Les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B sont hautement recommandées.
  • Il est fortement recommandé d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
RISQUES SANITAIRES

Maladies transmises par les moustiques
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après).
Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France pour une durée variable selon le produit utilisé.
Durant votre séjour, et pendant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Chikungunya - Dengue
La transmission du Chikungunya ou de la Dengue est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.
Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

Méningites à méningocoques
Des cas mortels ou des épidémies de méningite cérébrospinale sont régulièrement notifiés dans le pays. La plus grande prudence est conseillée en cas de déplacement dans cette zone, et il convient d’éviter de s’y rendre avec de jeunes enfants. L’infection à méningocoque peut se présenter sous la forme d’une méningite (fièvre avec maux de tête, vomissements) ou d’une septicémie avec apparition de taches cutanées (purpura). Dès suspicion, Il convient de consulter un médecin en urgence pour la mise en route d’une antibiothérapie en urgence. Il est donc vivement recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour faire une évaluation sur la nécessité de vaccination. Pour plus d’informations, consultez le lien www.info-meningocoque.fr/index.html

Ebola
Les autorités du Mali et l’OMS ont annoncé en 2015 conjointement la fin de l’épidémie de la maladie à virus Ebola au Mali. En raison d’un risque toujours envisageable d’une résurgence de l’épidémie, il est recommandé de s’informer sur les consignes de prévention et d’hygiène en consultant le lien suivant : http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/ebola/article/maladie-a-virus-ebola

Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Fièvre Typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. La prévention repose sur la vaccination qui est recommandée et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

Bilharziose
Les risques d’atteinte par la bilharziose sont importants au Mali. Il est donc déconseillé de se baigner dans les fleuves, rivières et plans d’eau dans l’ensemble du Mali. L’infection est possible, même dans les eaux courantes. Cette recommandation concerne notamment les mares de Banani (pays Dogon) et de Siby (environs de Bamako), situées dans des zones touristiques. La prévention de la maladie pour le voyageur repose notamment sur l’abstention de baignade en fleuve, rivière et plan d’eau et sur la consommation d’eau encapsulée ou rendue potable.

Infection par le virus HIV-IST
Concernant ce point et, plus largement, les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

QUELQUES RÈGLES SIMPLES
  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections.
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne pas caresser les animaux rencontrés.
  • Veiller à sa sécurité routière : Les accidents de la circulation sont une des premières causes d’hospitalisation et de rapatriement au Mali. Il est indispensable de porter un casque pour les motocyclistes, de mettre sa ceinture de sécurité et d’utiliser de dispositifs de sécurité pour les enfants.
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.

Pour se préserver des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
Institut Pasteur
Santé Publique France
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Us et coutumes

Il convient de respecter la sensibilité des habitants du Mali, pays musulman à 90 % et largement pratiquant (tenue vestimentaire décente, comportement adéquat). Se montrer courtois en toutes circonstances.

Législation locale

L’importation de stupéfiants est prohibée. La consommation est un délit et le trafic est un crime.

Divers

Quatre zones climatiques :

  • zone sahélienne désertique au nord du 17ème parallèle.
  • zone sahélienne steppique entre le 14ème et le 17ème parallèle : pluie de juillet à septembre.
  • zone soudanienne de savanes (dans laquelle est située Bamako) : pluies de juin à octobre - saison chaude et pénible de mars à juin - températures extrêmes dépassant 40 °C.
  • zone guinéenne de savane boisée au sud : pluies de 4 à 6 mois par an.

La carte de crédit Visa international est la plus couramment acceptée au Mali. Les chèques de voyage sont acceptés par les principales banques des grandes villes du Mali.

Infrastructure routière

Peu de routes sont bitumées mis à part quelques grands axes. Les chaussées sont étroites et dangereuses, particulièrement de nuit (circulation de piétons, bétail, véhicules non éclairés). Circuler en 4X4 est préférable. Le carburant, disponible à peu près partout, est de qualité variable.

Bien que l’assurance "responsabilité civile à l’égard des tiers" soit obligatoire, la plupart des automobilistes au Mali ne sont pas ou mal assurés. En cas d’accident, faire établir un constat par la police et attendre son arrivée dans le véhicule en observant une attitude courtoise à l’égard de tous.

Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque à moto, ne pas rouler la nuit en dehors des villes, conduite prudente et très attentive).

Réseau ferroviaire

La ligne Dakar-Bamako est vétuste. Les conditions de voyage sont précaires.

Transport aérien

Il n’existe plus de lignes intérieures régulières, assurées par des compagnies locales privées, pour la desserte des villes de province.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Selon la règlementation malienne, "un visa à entrées multiples peut être délivré, sur sa demande, à l’étranger dont l’activité est de nature à impliquer pour lui des contacts périodiques avec des administrations publiques, des organismes parapublics, des chambres professionnelles, des organisateurs de voyage et de séjour ou des collectivités territoriales au Mali".

Cependant, les Consulats du Mali ne délivrent pas de visa spécifique pour les hommes d’affaires.

  • Les demandeurs de visa résidant en France, y compris les hommes d’affaires, obtiennent un rendez-vous en ligne à partir du site du Consulat général du Mali en France ;
  • Les personnes qui n’ont pu prendre de rendez-vous mais qui doivent se rendre rapidement au Mali peuvent se présenter au Consulat général du Mali :
    53 rue Hoche 93177 BAGNOLET
    TEL : +33 1 55 82 08 30 - FAX : +33 1 48 51 67 63
    Heures d’ouverture : Jours ouvrables : Lundi au Vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h ;
  • Leurs demandes sont traitées aussitôt et les visas délivrés le même jour entre 9h et 17h. Il s’agit de « visas express » ;
  • Les délais d’obtention pour les demandes normales sont de 2 à 3 jours ouvrés ;
  • Plusieurs catégories de visa existent : du visa d’un mois à entrée unique, aux visas de 3, 6, 9 et 12 mois à entrées multiples. En fonction du visa délivré et de la procédure utilisée, les tarifs varient de 90€ à 170€  ;
  • Le paiement par carte bancaire est recommandé ;
  • La durée d’utilisation d’un visa (quel que soit le type de visa) est de trois mois. Passé ce délai, et si son titulaire n’a pas voyagé, le visa n’est plus valide.

Autres informations pertinentes :

A noter que, depuis le 1er avril 2015, il n’est plus possible d’obtenir des visas à l’arrivée à l’aéroport de Bamako. Cette tolérance a été supprimée et les voyageurs arrivant sans visa font systématiquement l’objet d’une procédure de non-admission. Les compagnies aériennes qui les ont transportés sont tenues de les reconduire par un prochain vol à destination du pays d’origine.

Données économiques

Avec une population de 15 millions d’habitants, le pays dispose en 2014 d’un PIB par habitant de 766 dollars et d’un PIB de 12 milliards de dollars. Le PIB du pays a crû de 3,7% par an entre 2009 et 2014.

Le Mali est le 74 ème client de la France et son 30 ème excédent. La France a exporté vers le Mali 349 millions d’euros de biens en 2014. Les exportations ont augmenté de 10% par an entre 2009 et 2014. Le solde commercial de la France avec le pays s’établit à 340 millions d’euros.

Le Mali connait une phase de reconstruction et de développement en bénéficiant notamment des financements internationaux de bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux. Les principaux secteurs de la reconstruction concernent les domaines du traitement des eaux, du traitement des déchets urbains, des infrastructures routières, l’établissement de documents d’état-civil sécurisés, tandis que les besoins restent importants dans le secteur agricole (irrigation, transformation). La présence d’organisations internationales offre également d’importants marchés d’appui logistique.

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques Mali.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Bureau de Bamako
Adresse : Square Patrice Lumumba BP 17 - Bamako, Mali
Téléphone : +223 44 97 57 57
Courriel : bamako chez dgtresor.gouv.fr
Site internet : https://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/mali

Bernard DAGOUASSAT, Chef du service économique
Tél : +223 44 97 57 00

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section : Marc TEMPELS - +223 20 70 07 01 (société BICIM)

Annuaire pour le Mali.

La liste et les coordonnées des Conseillers du commerce extérieur de la France au Mali est également consultable sur le site de l’Ambassade de France.

  • CIFAM

Le Club des Investisseurs français au Mali (CIFAM) regroupe l’essentiel des entreprises françaises installées au Mali.

Il fournit sur son site internet des indications sur la situation économique du Mali et sur le climat des affaires.

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de Bamako
Quinzambougou
Route de Sotuba
BP 32 Bamako
MALI
Tél : +223 20 21 28 42 - +223 20 21 49 96 - +223 20 21 47 05
Fax : +223 20 21 86 46
Email : afdbamako chez afd.fr

  • UEMOA

Le Mali est membre de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.uemoa.int/.

Cette organisation propose un guide des affaires au Mali, consultable à l’adresse : http://www.izf.net/pays/mali.

  • CEDEAO

Le Mali est membre de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.ecowas.int/?lang=fr.

La page du Mali est consultable à l’adresse : http://www.ecowas.int/etats-membres/mali/?lang=fr.

  • BAD

Le Mali est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/.

La page du Mali est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/countries/west-africa/mali/.

  • FMI

Sites internet :

Bureau du représentant résident du FMI au Mali.

Le Mali et le FMI.

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