Colombie

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Transports aériens

La compagnie colombienne AVIANCA a suspendu, à compter du 27 juillet 2017, tous ses vols en provenance et à destination du Vénézuéla.
Veuillez à contacter votre compagnie en temps utile avant tout déplacement dans la région.

Risque terroriste

Un attentat à l’explosif a eu lieu le 17 juin 2017, en plein après-midi, dans un centre commercial très fréquenté du nord de Bogotá (Centro Commercial Andino). Cet attentat qui a fait trois morts, dont une jeune française de 23 ans, rappelle que le risque terroriste n’a pas totalement disparu en Colombie, y compris dans des quartiers réputés sûrs de la capitale.

Vaccination contre la fièvre jaune

Depuis le 1er avril 2017, la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour les voyageurs en provenance du Brésil, de République démocratique du Congo, d’Ouganda et d’Angola, ainsi que pour entrer dans les parcs nationaux colombiens. Elle est recommandée en cas de déplacement dans certains départements et municipalités de Colombie (cf. onglet "Santé").

Activité volcanique

Le volcan Nevado del Ruiz (aux confins des départements de Caldas et de Tolima) reste en activité et peut provoquer des perturbations à l’aéroport de Manizales. Il est prudent de consulter la page web des parcs nationaux avant toute excursion dans la région.

Sécurité

Risques encourus et recommandations associées

La Colombie est aujourd’hui un pays fortement contrasté en termes de sécurité. L’impact dû au conflit armé interne a fortement diminué : il représente aujourd’hui moins de 5% du nombre total des homicides ; de même, les attentats à l’explosif, imputables il y a quelques années encore aux groupes armés illégaux, sont devenus très rares. Cette tendance s’est confirmée avec la signature de l’Accord final de paix avec les FARC en novembre 2016 ; en revanche le lancement de négociations avec l’ELN ne s’est pas accompagné d’un cessez-le feu, et ce mouvement de guérilla a revendiqué un attentat qui a fait un mort et une trentaine de blessés, à Bogota, le 19 février 2017.

- Criminalité

Avec une criminalité organisée puissante et une délinquance de voie publique significative, certaines zones du pays sont encore particulièrement déconseillées, car dangereuses (cf. zones de vigilance). C’est le cas de la plupart des régions périphériques, souvent très isolées, et en particulier des zones frontalières où la liberté de circulation n’est pas garantie en toute circonstance. C’est pourquoi il est déconseillé de rentrer en Colombie par voie terrestre.

La plupart des agressions (vols à l’arraché, vols avec ruse, agressions à la scopolamine, attaques à main armée, enlèvements express) enregistrées contre nos compatriotes sont commises dans un contexte où l’ambiance festive n’incite pas à la vigilance. Les manifestations de rue peuvent dégénérer : il convient de s’en tenir éloignés, d’autant que le niveau d’acceptation de la violence physique (utilisation d’armes de poing ou d’armes à feu) reste anormalement élevé en Colombie.

Il est fortement recommandé de :
• Ne pas opposer de résistance en cas d’agression. Il convient de faire preuve de calme et d’obtempérer.
• Ne jamais porter d’objets de valeur (bijoux, appareils photos, etc.), de ne pas manipuler de fortes sommes d’argent en public et de ne retirer de l’argent qu’en plein jour dans les distributeurs installés dans les endroits fréquentés (centres commerciaux, hôtels).
• Ne jamais perdre de vue ses bagages et de ne jamais accepter de transporter les bagages d’une connaissance récente.
• Limiter ses déplacements nocturnes et de ne jamais se déplacer seul de nuit, même dans les quartiers de divertissement.
• Dans les cafés et les restaurants, ne pas laisser boissons et nourritures sans surveillance et ne jamais accepter de cigarette ou de gomme à mâcher d’un inconnu.
• Ne pas faire confiance aux inconnus qui abordent les touristes dans la rue : il s’agit de « faux » touristes prétendument perdus, négociants en pierres précieuses, etc….
• N’emprunter que des radio-taxis contactés par téléphone (ce système est parfaitement au point dans les grandes villes) ou agréés par une structure (hôtels, aéroports) et de ne jamais héler un taxi dans la rue.
• Se munir de photocopies des documents d’identité et des titres de voyage lors des déplacements, les originaux étant conservés en lieu sûr (coffre d’hôtel).

- Risques liés aux transports, risques routiers

Mesures préconisées :
• Éviter les voyages en dehors de toute structure d’accompagnement (cyclotourisme, autostop, camping-cars, etc…).
• Utiliser de nuit les bus interurbains.
• Verrouiller systématiquement les portières et les fenêtres des véhicules.
• Circuler en dehors des axes principaux en particulier de nuit.

- Risques naturels

Plusieurs dizaines de tremblements de terre d’une magnitude supérieure à 4 sur l’échelle de Richter y sont enregistrés chaque année, et une douzaine de volcans colombiens sont actifs et peuvent être dangereux. Des informations à jour sur l’activité de ces volcans peuvent être obtenues sur le site de l’Institut colombien de géologie.

Zones de vigilance

Zones formellement déconseillées

Les frontières de la Colombie sont des zones de trafics où les bandes criminelles sont actives et où les groupes armés illégaux se sont repliés : elles sont donc formellement déconseillées.

Les autorités vénézuéliennes maintiennent fermée jusqu’à nouvel ordre la frontière terrestre avec la Colombie (y compris le poste frontière de Cúcuta) : cette fermeture est susceptible d’engendrer des tensions localement.

Une partie importante du trafic de cocaïne passe par les ports de Tumaco (département de Nariño) et de Buenaventura (département du Valle del Cauca), zones de violence endémique. Les déplacements dans ces deux villes sont formellement déconseillés.

Dans le département du Chocó, la circulation par voie terrestre est particulièrement dangereuse : attaques de transports collectifs, risques d’enlèvement d’origine crapuleuse, glissements de terrain fréquents. Les risques sont accrus dans la zone du Rio Atrato, l’un des principaux foyers de l’exploitation minière illégale, avec les violences qui en découlent.

Zones déconseillées sauf raison impérative

Compte tenu du niveau élevé de violences qui y sont signalées, les zones qui figurent en orange sur la carte sont déconseillées « sauf raison impérative ».

Zones à vigilance renforcée

- Bogota

Au sud de la capitale, les quartiers populaires (Kennedy, Ciudad Bolivar), les banlieues d’Altos de Cazuca et de Soacha sont fortement déconseillées.

Au Nord, dans les quartiers aisés et les zones les plus résidentielles de la capitale (Chapinero, Chico, Parque de la 93, Zona T, Usaquen), des vols à l’arraché ou dans les restaurants sont recensés. Quelques agressions à main armée dans les rues et dans les parcs ont été enregistrées.

D’une manière générale, il convient d’être très vigilant sur les lieux touristiques (Candelaria, Monserrate), où les vols sont fréquents.

- Medellín

La sécurité s’est sensiblement améliorée à Medellín, où le tourisme se développe. Un dispositif policier adapté a été mis en place au centre-ville et autour des principaux points d’attraction.

Il est fortement recommandé d’éviter de se rendre dans les communes situées sur les flancs de Medellín, haut lieu du trafic de drogue. Les berges et les ponts du Rio Medellín et les quartiers autour du stade Atanasio Girardot (Metro Estadio) les jours de match de football doivent être évités de jour comme de nuit.

Dans la journée, les quartiers du Parque San Antonio, du Parque Bolivar, ainsi que tout le secteur au nord du Parque Berrio sont relativement sûrs. Ces quartiers sont cependant à éviter la nuit, sauf aux abords de l’Alliance française (Parque San Antonio). Lors des visites au Metrocable de Santo Domingo ou de San Javier, il est également recommandé de ne s’éloigner ni du métro ni de la bibliothèque.

Les secteurs de El Poblado, de Laureles ainsi que la commune résidentielle de Envigado sont accessibles de jour comme de nuit. Il convient toutefois d’être vigilant.

- Cali

A l’exception des quartiers périphériques situés à l’est de l’agglomération, qui accueillent des populations déplacées, et où des règlements de compte entre bandes rivales ont parfois lieu, la sécurité publique est désormais assurée dans des conditions acceptables. Les ressortissants français, résidents ou de passage, sont néanmoins invités à faire preuve d’une grande vigilance, y compris dans les quartiers réputés résidentiels.

- Carthagène

La situation sécuritaire est inégale selon les quartiers. Elle est satisfaisante à l’intérieur des remparts de la vieille ville de Carthagène et dans les quartiers de Bocagrande, Castillogrande et Getsemaní.

- Santa Marta

La zone du parc Tayrona est considérée comme sûre. De violents courants peuvent toutefois y surprendre les baigneurs. Il convient de ne fréquenter que les plages autorisées et de suivre scrupuleusement les consignes des autorités.

Les excursions sur les contreforts et dans la Sierra Nevada sont envisageables, ainsi qu’à la saison sèche les randonnées jusqu’à Ciudad Perdida, mais elles doivent nécessairement être accompagnées d’un guide.

Les excursions vers Riohacha et Cabo de la Vela (Guajira) sont possibles, en s’appuyant sur une agence de voyages.

Il convient d’être particulièrement vigilant dans le petit port de Taganga où des attaques à main armée, des agressions et des vols avec violence sont régulièrement signalées. Il est recommandé d’éviter en particulier les endroits isolés et à l’écart du port.

- Quibdo

La capitale du département du Chocó n’est pas accessible par voie terrestre, le réseau routier étant très dégradé. Il est déconseillé de s’éloigner de l’agglomération.

- Mutis et Nuqui

Ces deux localités sont accessibles uniquement par voie aérienne. En l’absence de réseau routier, elles demeurent relativement isolées.

  • La ville de Leticia, en Amazonie colombienne, n’est accessible que par voie aérienne.

Entrée / Séjour

Visa

Les touristes munis d’un billet aller/retour peuvent obtenir un visa de 90 jours à l’arrivée dans les aéroports. Ce visa peut éventuellement, après paiement d’une taxe, être renouvelé auprès de la Direction des Étrangers (Direccion de Extranjeria).

Les autorités colombiennes sanctionnent par de lourdes amendes les voyageurs en situation irrégulière, y compris ceux qui se livrent à des activités lucratives alors qu’ils sont entrés dans le pays munis d’un visa de tourisme.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins).

AVANT LE DEPART
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation …) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’Ambassade ou les consulats généraux de France sur place.
Seules les plus grandes villes colombiennes disposent d’infrastructures de santé capables de prendre en charge à peu près tous les types d’urgences. Il s’agit le plus souvent de cliniques privées. Il faut toutefois garder à l’esprit que ces dernières n’admettent généralement que des patients qui ont payé d’avance.

Recommandations pour votre santé
  • Consulter si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé, et bénéficier de recommandations sanitaires notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement votre dentiste avant votre départ.
  • Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et n’emportez que les médicaments nécessaires ; ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consulter la fiche Info pratiques.
Vaccinations

La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour les voyageurs en provenance du Brésil, de République démocratique du Congo, d’Ouganda et d’Angola, ainsi que pour entrer dans les parcs nationaux colombiens.
Elle est recommandée, depuis le 1er avril 2017, en cas de déplacement dans les départements et municipalités suivants :

Départements  : Amazonas, Arauca, Caquetá, Casanare, Cesar, Guanía, Guaviare, La Guajira, Meta, Putumayo, Vichada et Vaupes.

Municipalités  : Santa Marta, Cienaga et Aracataca du Magadalena, Convencion, El Tarra, Teorama, Sardinata, Tibu, El Zulia, Hacari, San Calixto et la zone du Catatumbo du Norte de Santander, Riosucio, Carmen del Darien, Jurado, Nuqui et Unguia du Choco, Dabeidia, Mutata,Turbo et Yondo de l’Antioquia.

Cette vaccination doit être pratiquée dans un centre de vaccinations internationales agréé au moins dix jours avant le départ.

  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant Rubéole Oreillons et Rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • En fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde, la méningite et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
RISQUES SANITAIRES
Maladies transmises par les moustiques

Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé.
Pendant votre séjour, et dans les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Dengue
Les autorités sanitaires locales attirent l’attention de la population en raison de la multiplication des cas de dengue. La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête).
Sur place et lors de votre retour de Colombie, en cas d’apparition de ces symptômes, il est nécessaire de consulter dans les plus brefs délais un médecin pour préciser le diagnostic.
Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement. La prise en charge est donc avant tout symptomatique et repose sur la prise d’antalgiques à base de paracétamol et le repos. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après).

Zika
La Colombie est touchée par le virus Zika. Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.
Les symptômes de la maladie sont généralement modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et des complications neurologiques tels que des syndromes de Guillain Barré est attestée.
Il est notamment recommandé à tous :
• de respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustiques (cf. ci-dessus), ceci tant la nuit que le jour ;
• de consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
• Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de reporter leur voyage, et à défaut de respecter les mesures de prévention des piqûres de moustiques, d’éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage, et d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec une personne ayant pu être infectée par le virus Zika.
Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères rappelle que la décision d’annuler ou de maintenir un voyage à l’étranger appartient au seul voyageur.

En savoir plus :
1/ Risque de transmission par voie sexuelle : site du Haut conseil de la santé publique (http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=540)
2/ Dossier d’information sur la maladie à virus Zika (site du ministère des Solidarités et de la Santé : http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/)
3/ Recommandations pour les femmes enceintes (site du ministère des Solidarités et de la Santé : http://social-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/epidemie-de-zika-recommandations-pour-les-femmes-enceintes)
4/ Recommandations pour la prévention des piqûres de moustiques (http://inpes.santepubliquefrance.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1043.pdf)

Chikungunya
L’épidémie est présente de façon significative dans tous les départements de la côte Caraïbe, et les autorités sanitaires colombiennes suivent avec inquiétude sa propagation dans les terres basses à l’intérieur du pays. La transmission du chikungunya s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). Le traitement est alors symptomatique. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif ni vaccin. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après).

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

Rage

La rage est une maladie virale transmissible accidentellement à l’homme par un chien, renard ou chauve-souris atteints du virus par morsure ou léchage d’une muqueuse. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge médicale rapide : il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. La vaccination préventive (en préexposition) avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation médicale préalable.

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. La prévention repose sur la vaccination, qui est recommandée, et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

Leishmaniose

Cette parasitose est transmise par une mouche de sable ou un moucheron qui piquent surtout le soir et la nuit. L’infection se traduit par des lésions cutanées qui peuvent se développer sur le visage, les bras et le corps. Plusieurs formes de la maladie sont connues (uniquement cutanées ou viscérales) pouvant être parfois mortelles.
Le traitement curatif est long et difficile, et il convient de consulter un médecin rapidement après l’apparition d’une ou plusieurs plaies cutanées laissant supposer une infection. La prévention consiste à porter des vêtements couvrants et à appliquer sur la peau des répulsifs anti-moustiques.

Mal des montagnes

Bogota étant située à 2 700 mètres d’altitude, certains voyageurs peuvent y éprouver le mal des montagnes. La haute altitude est déconseillée pour les enfants âgés de moins de 7 ans ; des antécédents cardiaques, pulmonaires, neurologiques ou rénaux constituent une contre-indication, tout comme une grossesse.

Infection par le virus HIV – MST

Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

QUELQUES RÈGLES SIMPLES

L’eau courante n’est généralement considérée comme potable qu’à Bogota et dans les plus grandes villes du pays. Cependant, les contaminations digestives (virales ou parasitaires) n’y sont pas rares.

Se préserver des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ; peler les fruits et légumes ou bien les laver (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections ;
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne caressez pas les animaux que vous rencontrez ;
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.

Pour de plus amples renseignements, consulter les sites Internet suivants :

Infos utiles

Législation locale

Les actes de pédophilie sont sévèrement réprimés.

La loi colombienne interdit l’exportation d’espèces animales locales ainsi que de pièces archéologiques.

Climat

Proche de l’Équateur, la Colombie connaît une grande stabilité des températures toute l’année. La saison sèche et la saison des pluies sont variables selon les régions. Généralement, il pleut en Colombie en avril-mai et en octobre-novembre. Le climat est différent selon les régions : tropical humide sur la côte Caraïbe de la Colombie et en Amazonie, chaleur des plaines, climat tempéré (Bogota), zone quasi-désertique (Guajira), froid (à plus de 3 000 mètres).

Infrastructures routières

L’état des routes s’améliore lentement, le réseau secondaire étant partiellement goudronné. Aucune tolérance n’est possible en matière d’alcoolémie, mais la plupart des compagnies d’assurance offrent un service d’assistance (conduite accompagnée) en cas de consommation d’alcool.

Un permis de conduire international est nécessaire.

En cas d’accident de la route

La législation colombienne interdit formellement aux conducteurs impliqués dans un accident de quitter les lieux ou de déplacer leur véhicule avant l’arrivée de la police. S’ils ne respectent pas cette consigne, ils peuvent être considérés par la justice locale comme étant les seuls responsables de l’accident.

Plaisance

Les plaisanciers qui souhaitent longer les côtes colombiennes, particulièrement dans sa partie Caraïbe, doivent faire preuve de prudence (actes de piraterie recensés). Il est par ailleurs recommandé de déclarer son entrée dans les eaux territoriales colombiennes à la capitainerie du port le plus proche, et en cas de séjour prolongé d’être particulièrement attentif aux délais de déclaration d’importation temporaire.

Aéroports

Certaines compagnies aériennes exigent une présentation à l’enregistrement deux voire trois heures avant le départ du vol. Il est donc recommandé de vérifier directement l’heure limite d’enregistrement de son vol auprès de la compagnie concernée.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

La réglementation colombienne relative aux visas d’entrée et de séjour ne prévoit pas de dispositions particulières pour les courts séjours.

Les ressortissants français peuvent séjourner en Colombie sans visa, pour une durée de trois mois renouvelable une fois. Les hommes d’affaires sont soumis aux mêmes conditions pour les courts séjours. Aucune réglementation particulière ne leur est appliquée.

En cas d’établissement, il existe 4 catégories de visa concernant les affaires :

  • NE1 : Pour faire un échange économique, faire des investissements ou créer une entreprise ;
  • NE2 : Pour faire des affaires dans le cadre d’accords internationaux en vigueur (traité de libre échange, l’Alliance du Pacifique, etc..) ;
  • NE3 : Pour les directeurs ou représentants légaux d’un bureau commercial d’une entreprise étrangère ;
  • NE4 : Pour les présidents ou cadres dirigeants d’une entreprise multinationale qui fait des investissements ou crée une filiale.

Les formalités se font avant le départ auprès des services consulaires colombiens, en présentant une demande préalable en ligne (https://tramitesmre.cancilleria.gov.co/tramites/enlinea/solicitarVisa.xhtml).

Les délais d’obtention de visas longs séjours sont très variables et peuvent être de l’ordre d’un mois.

Réseaux de télécommunications

La Colombie a globalement un bon taux de couverture des réseaux de téléphonie mobile et Internet haut débit 3 et 4G.

La connexion 4G est disponible dans toutes les villes importantes du pays et leurs agglomérations.

Avec un mobile français en itinérance (roaming), le taux de couverture (3 et 4G) est également très bon.

Données économiques

Avec une population de 48 millions d’habitants, le pays dispose en 2014 d’un PIB par habitant de 7 720 dollars et d’un PIB de 378 milliards de dollars. Le PIB du pays a crû de 4,3% par an entre 2009 et 2014.

La Colombie est le 51 ème client de la France et son 18 ème excédent. La France a exporté vers la Colombie 982 millions d’euros de biens en 2014. Les exportations ont augmenté de 2% par an entre 2009 et 2014. Le solde commercial de la France avec le pays s’établit à 625 millions d’euros.

Les secteurs spatial, aéronautique et des transports urbains présentent des opportunités. Le développement du pouvoir d’achat et d’une classe moyenne émergente suscite une forte demande en biens de consommation.

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques Colombie.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Service économique de Bogotá
Carrera 11 N° 93-12 Piso 4, Bogotá - Colombie
Tél. : +57 1 638 14 60 – Télécopie : +57 1 638 14 81
Courriel : bogota chez dgtresor.gouv.fr
Site Internet : https://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/colombie

  • Business France

Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

Business France - Colombie
Carrera 11 N°93,
12 Bogota
Colombie
Tél. : +57 1 6381464
Courriel : bogota chez businessfrance.fr

Olivier Pradet (directeur pays) – Tél. : +57 1 6381470

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section : Jean-Hugues CHAILLEY - +57 1 31 0341 0310 (société AgroyFinan SAS)

Annuaire pour la Colombie.

  • CCIFC

Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) Françaises à l’International sont des associations indépendantes de droit local qui regroupent des entreprises françaises et étrangères. Elles constituent un réseau mondial de relations et de contacts d’affaires de plus de 32 000 entreprises françaises et étrangères dans 83 pays.

Chambre de Commerce et d’Industrie France Colombie (CCIFC)
Carrera 13 N° 94 A - 25 Bureau 412
Bogotá
Tél. : +57 1 622 43 62
Télécopie : +57 1 622 44 40
Carrera 13 N° 94A - 25
Courriel : ccfci chez france-colombie.com
Site Internet : http://www.france-colombia.com/

  • Atout France

http://atout-france.fr/notre-reseau/colombie

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de Bogota
Avenue 82, n°10-33, Bureau 302
Bogotá – Colombia
Tél. : +57 1 621 32 99
Télécopie : +57 1 621 3306
Courriel : afdbogota chez afd.fr
Site Internet : http://colombie.afd.fr

  • Attaché douanier

Tél. : +57 16 38 15 90
Courriel : DGDDIBOGOTA chez dgtresor.gouv.fr

  • AEC

La Colombie est membre de l’Association des États de la Caraïbe (AEC), dont le site Internet est consultable à l’adresse : http://www.acs-aec.org/.

La page de la Colombie est consultable à l’adresse : http://www.acs-aec.org/index.php?q=fr/membres/colombia.

  • FMI

Site Internet :

La Colombie et le FMI.

PLAN DU SITE