Zimbabwé

Partager

Dernière mise à jour le : - Information toujours valide le :

Dernière minute

Date de publication :

Infection pulmonaire – Coronavirus Covid-19 (08/10/2021)

Du fait de la circulation du virus de COVID-19 et de ses variants qui demeure active (les chiffres de la pandémie peuvent être consultés sur le site du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies), toute entrée en France et toute sortie de notre territoire est encadrée. Dès lors, il convient de s’informer soigneusement et impérativement de la réglementation en vigueur en se référant notamment à l’alerte COVID-19 des conseils aux voyageurs pour d’une part, vérifier si le déplacement à destination ou en provenance du pays envisagé est soumis au régime des motifs impérieux, d’autre part, respecter les mesures sanitaires mises en place à l’entrée sur le territoire français.

Tout déplacement ou séjour au Zimbabwé est fortement déconseillé, du fait de la circulation très active du variant 501.V2 dans le pays. Ce nouveau variant du SARS-CoV-2 a une transmissibilité accrue par rapport aux souches circulant actuellement en France, augmentant ainsi sensiblement le risque de contamination.

Mesures en vigueur sur le territoire

Les autorités du Zimbabwé ont décrété un confinement général pour une durée illimitée en mars 2020 dont le cadre, évolutif, est actuellement le suivant :

  • Ouverture des activités économiques, à l’exception des services essentiels, uniquement de 8 heures à 19 heures ;
  • Établissement d’un couvre-feu de 22 heures à 5 heures 30 du matin ;
  • Limitation des rassemblements publics à 100 personnes ;
  • Ouverture des restaurants d’hôtel de 8 heures à 22 heures à tous les clients, ouverture des autres restaurants uniquement aux clients vaccinés ;
  • Application stricte des mesures barrières (distanciation sociale, lavage de mains et prise de température) et port du masque obligatoire ;
  • Reprise des transports inter-cités avec stricte application des mesures COVID-19 ;
  • Possibilité de mise en œuvre de mesures de confinement renforcées territorialisées à certaines parties du Zimbabwé ;
  • Maintien de la fermeture des frontières terrestres sauf pour les résidents et les nationaux ;
  • Maintien des liaisons aériennes avec les dispositions d’entrée au Zimbabwé précisées ci-dessous.

Dans ce contexte, les liaisons aériennes internationales entre le Zimbabwé et la France sont réduites.

Conditions d’entrée

Les conditions d’entrée sur le territoire sont assorties de dispositions sanitaires spécifiques :

Au départ du Zimbabwé

Obligation de présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures.

À l’arrivée au Zimbabwé
  • Les voyageurs détenteurs d’un test PCR négatif de moins de 48 heures, même s’ils ne présentent aucun symptôme de la COVID-19 peuvent s’attendre à ce qu’il leur soit demandé d’effectuer une quarantaine de 10 jours, à domicile pour les résidents et à l’hôtel pour les non-résidents et touristes.
  • Les autorités zimbabwéennes se réservent par ailleurs le droit de soumettre les voyageurs en provenance de zones de circulation active du virus à l’obligation d’être testés à leur arrivée (à leurs frais), ainsi que le placement en quarantaine dans un centre dédié.
  • Les voyageurs (résidents et non-résidents) n’étant pas en possession d’un test PCR négatif de moins de 48 heures, de même que ceux présentant des symptômes de la COVID-19 (munis ou non d’un test PCR négatif), sont placés en quarantaine pour 10 jours dans un hôtel ou centre de quarantaine dédié à leurs frais. Pour les résidents, un test est pratiqué à l’issue des 10 jours et met fin à la quarantaine s’il s’avère négatif.

Il convient de se tenir informé régulièrement, en consultant notamment le site de l’ambassade de France au Zimbabwé, ou en joignant l’ambassade aux coordonnées suivantes : +263 8677 00 71 54 ou à l’adresse courriel : admin-francais.harare-amba chez diplomatie.gouv.fr.

Appel à la vigilance maximale – risque d’attentat (29/03/2021)

Pour rappel, comme indiqué dans l’alerte générale, publiée le 29 octobre 2020, le risque d’attentat étant élevé, les Français résidents ou de passage à l’étranger sont appelés à faire preuve de vigilance maximale.

Il convient en particulier de se tenir à l’écart de tout rassemblement et d’être prudent à l’occasion des déplacements. Il est également recommandé de se tenir informé de la situation et des risques, en consultant les recommandations des Conseils aux voyageurs.

Les Français de passage sont invités à s’enregistrer sur le fil d’Ariane, afin de recevoir les alertes concernant le pays où ils se trouvent.

Sécurité

Risques encourus et recommandations associées

Manifestations

En raison des difficultés socio-économiques liées à la persistance d’une forte inflation, à des pénuries ponctuelles et à l’impact de la pandémie de COVID-19, le risque de tensions sociales ne peut être écarté.

Il convient d’être prudent, de se tenir à l’écart de tout rassemblement ou mouvement de foule. Il est recommandé d’éviter les zones à forte densité, en particulier la nuit, et de respecter les consignes émises par les autorités locales.

Risques liés aux transports

Quelques rares cas de « car-jacking » ont été signalés. La plus grande prudence est recommandée, en particulier sur la route de l’aéroport d’Hararé en cas de vol arrivant ou partant de nuit.

De manière générale, dans le cadre de ses déplacements, il est recommandé de :

  • garder les portes des véhicules verrouillées ;
  • éviter d’ouvrir les vitres à l’arrêt ;
  • ne rien laisser d’apparent sur les sièges des véhicules ;
  • éviter les trajets de nuit.

Délinquance

Le niveau de délinquance est globalement faible. La petite délinquance s’exerce surtout à la tombée de la nuit, aux abords des grands hôtels, des banques, des distributeurs automatiques de billets, et dans certains jardins publics. Le centre de Hararé étant peu fréquenté, il est vivement déconseillé d’y circuler à pied.

Les cambriolages sont en augmentation à Hararé. Ils sont généralement perpétrés de nuit, par des individus parfois armés susceptibles de recourir à la violence en cas de résistance. Il est, en conséquence, fortement conseillé de n’opposer aucune résistance. Il est également préférable d’être équipé d’un système d’alarme relié à des sociétés de gardiennage dont la présence doit être rendue manifeste (panneau sur les portails, par exemple).

Zones de vigilance

Zones déconseillées sauf raison impérative

Mine de Marange

L’accès aux champs diamantifères de Marange (environ 50 km au sud-ouest de Mutare) est contrôlé. Il est déconseillé de s’y rendre, sauf raison impérative et motif professionnel précis. Il est également déconseillé de céder aux offres que pourraient faire des vendeurs de diamants non agréés. Toute acquisition dans de telles conditions exposerait l’acquéreur aux peines prévues par la loi et qui sont rigoureusement appliquées.

Frontière nord avec le Mozambique

En raison de la présence de nombreuses mines antipersonnel, il est dangereux de se déplacer en dehors des routes principales dans cette zone frontalière.

Recommandations générales

Dans les zones rurales, l’état dégradé des routes et des pistes ainsi que la présence de faune sauvage (crocodiles et lions notamment) sont source d’accidents réguliers.

De manière générale, les précautions suivantes sont recommandées :

  • Éviter toute déclaration publique à caractère politique ;
  • Au passage des barrages routiers tenus par la police, surtout dès la tombée de la nuit, éviter tout mouvement d’humeur ou d’impatience ;
  • Éviter de porter avec soi dans la rue tout bagage, sac à main ou sacoche contenant à l’évidence des moyens de paiement ;
  • Laisser ses billets d’avion, pièces d’identité, documents de voyage et objets de valeur dans les coffres des hôtels ;
  • Informer la permanence de l’ambassade de tout incident (par téléphone : +263 8677 00 71 54 ou par mail : admin-francais.harare-amba chez diplomatie.gouv.fr).

Activités sportives à risque

Sports d’aventure

Les sports d’aventure sont proposés par des tour-opérateurs dans la région des chutes Victoria, en complément des visites des parcs naturels. La prudence s’impose d’une manière générale. Les voyageurs sont invités à s’assurer qu’ils disposent d’une assurance adaptée et que leur condition physique leur permet la pratique de ces sports.

Parcs naturels et randonnées

Il est vivement recommandé de ne pas randonner seul. Avant de partir, il est conseillé de consulter le site officiel des parcs nationaux du Zimbabwe.

Dans les parcs, il convient de ne pas commettre d’imprudence et de ne jamais sortir du véhicule lors des safaris.

Baignade

Les baignades dans les lacs et rivières sont à proscrire, en raison des risques de noyade et de la présence de parasites et d’animaux potentiellement dangereux (hippopotames et crocodiles).

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée

Un visa d’entrée est nécessaire pour les ressortissants français. Les visas pour une ou deux entrées sont délivrés aux points d’entrée sur le territoire (aéroports d’Hararé et de Victoria Falls notamment) ou en ligne sur le portail gouvernemental dédié. Il convient de prévoir le montant exact en billets de banque en cas de paiement à l’aéroport (30 USD pour un visa une entrée ; 45 USD pour un visa deux entrées, ces tarifs étant susceptibles d’évolution à tout moment). Les visas à entrées multiples peuvent être obtenus à l’ambassade du Zimbabwé à Paris ou au service de l’immigration à Hararé.

Réglementation douanière

Réglementations d’importation

Afin de bénéficier de franchises, sans déclarations à effectuer ou de droits ou taxes à payer, la valeur marchande globale des biens ne doit pas excéder 200 dollars américains par personne, y compris :

  • articles de tabac à usage personnel ;
  • boissons alcoolisées (uniquement pour les personnes de plus de 18 ans), limitées à 5 litres (dont pas plus de 2 litres de spiritueux).

Sont interdits : les stupéfiants (narcotiques et amphétamines), le miel, les publications qui pourraient être qualifiées d’indécentes ou obscènes.

Tout objet dont la valeur est supérieure à la franchise devra être déclaré. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et les droits de douane normalement exigibles devront être acquittés.

Règlement sur les armes et les munitions

Les permis d’arme à feu sont délivrés par les agents des douanes à l’arrivée des voyageurs.

Informations complémentaires sur les règlements

Pour les médicaments et les produits agricoles, une licence d’importation est requise.

Animaux domestiques

Les voyageurs entrant avec leurs animaux domestiques doivent obligatoirement être munis d’un permis d’importation vétérinaire délivré par la direction des services vétérinaires (B.P. Box 8012, Causeway, Hararé) ainsi que d’un certificat sanitaire.

Devises

Les devises doivent être déclarées afin de ne pas rencontrer de difficultés pour les rapatrier lors du départ. Le montant plafonné de devises que les voyageurs sont autorisés à avoir en leur possession à l’entrée et la sortie du pays s’élève à 2 000 USD ou 1 700 EUR ou 26 500 ZAR (rands sud-africains).

Comme toutes les espèces d’un montant supérieur aux plafonds indiqués sont susceptibles d’être saisies et confisquées, il est vivement conseillé de ne conserver qu’un minimum de devises au moment de quitter le pays.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Elles ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins.

Avant le départ

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et, de manière générale, aux dépenses de santé qui peuvent être très élevées au Zimbabwe, notamment auprès des établissements privés qui offrent souvent des services plus adaptés, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (opération chirurgicale, hospitalisation ou rapatriement). Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place. Faute de pouvoir justifier d’une couverture sociale, vous vous exposez au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Les établissements publics ou privés au Zimbabwé n’admettent aucun patient qui n’ait acquitté dès l’entrée une provision – parfois substantielle – en argent liquide (USD), même si l’on présente une carte d’assurance.

Recommandations pour sa santé

Consultez si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de son état de santé, analyser les risques sanitaires et bénéficier de recommandations, notamment sur les vaccinations nécessaires ou recommandées.
Se constituer une pharmacie personnelle en conséquence et emporter dans ses bagages les médicaments nécessaires ; ne jamais consommer des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.

Le système de santé publique au Zimbabwe est régulièrement perturbé en raison de grèves des personnels soignants. L’accès à des soins de qualité et l’approvisionnement en médicaments, même courants, n’est pas toujours assuré dans les hôpitaux publics. Il est néanmoins possible de se faire soigner dans des cliniques privées, très onéreuses, et de se procurer la plupart des médicaments dans les pharmacies, également à des tarifs très élevés.

Vaccinations

Vaccinations recommandées par l’Institut Pasteur.

Systématiquement :
  • Vaccinations incluses dans le calendrier vaccinal à mettre à jour ;
  • Hépatite A : 1 injection 15 jours avant le départ, rappel 1 à 3 (5) ans plus tard, enfants : dès l’âge de 1 an.
En fonction des modalités du séjour
  • Hépatite B. Pour des séjours longs ou répétés : deux injections espacées d’un mois, rappel unique 6 mois plus tard. Lorsque l’immunité doit être rapidement acquise (en cas de départ imminent), un schéma accéléré comportant trois doses rapprochées à J0, J7, J21 et une quatrième dose 1 an plus tard peut être utilisé, uniquement chez l’adulte.
  • Rage. En cas de séjour prolongé loin des centres urbains (enfants : dès qu’ils marchent) : trois injections à J0, J7, J28 (ou 21).
  • Typhoïde. En cas de séjour prolongé ou dans des conditions d’hygiène précaires (enfants : à partir de l’âge de 2 ans) : une injection 15 jours avant le départ.

A noter : un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est exigé pour les voyageurs en provenance d’une zone infectée.

Risques sanitaires

Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques.

Au Zimbabwe, le risque est présent dans les zones de basse altitude, sur une couronne allant du nord-ouest (Hwange/Victoria Falls) au sud-est du pays (Beitbridge). La zone impaludée concerne donc notamment les parcs nationaux de Hwange, Mana Pools, Nyanga, Gonarezhou. Elle épargne le plateau central (Harare, Bulawayo).

Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (voir ci-après). S’agissant du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé. Pendant le séjour, et dans les deux mois qui suivent le retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique.

Trypanosomiase (ou maladie du sommeil)

La trypanosomiase africaine, connue aussi sous le nom de maladie du sommeil, est une maladie transmise par une mouche tsé-tsé infectée. Au Zimbabwé, la maladie est présente de manière très circonscrite, sur le site touristique de Mana Pools (moyenne vallée du Zambèze). Les symptômes (somnolence, confusion) apparaissent quelques jours, quelques semaines, voire quelques années après avoir été piqué. Il n’existe pas de vaccin ni de médicament préventif protégeant contre cette maladie. La prévention repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres d’insectes (voir ci-après). En cas de symptômes, consulter un médecin.

Mesures générales de prévention des piqûres d’insectes

  • Porter des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage) ;
  • Utiliser des produits répulsifs cutanés (PDF - 62,8 Ko) ;
  • Protéger son logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation, etc.) ;
  • Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).

Fièvre de Marburg

Quelques rares cas de fièvre de Marburg ont déjà été identifiés au Zimbabwe. Les chauves-souris sont les animaux les plus susceptibles de transmettre le virus à l’homme. Il convient de prendre ses précautions en forêt ou dans les grottes. La transmission se fait par contact avec les fluides corporels infectés (sang, salive, vomissures, excrétas) avec la peau et les muqueuses. Les symptômes sont une fièvre élevée, de fortes céphalées, des douleurs abdominales, des vomissements, puis des hémorragies sévères. Le taux de mortalité peut atteindre 20 %. La prise en charge constitue une urgence médicale.

Infection par le virus HIV – IST

Le VIH reste un problème de santé majeur au Zimbabwe avec 1,3 million de personnes touchées en 2018. Dans ce contexte, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage et d’éviter les comportements à risque concernant les infections sexuellement transmissibles.

Choléra

Le choléra est endémique au Zimbabwé. L’entretien des canalisations d’eau étant défaillant dans le pays, il existe un risque sérieux de contamination de l’eau courante par les eaux usées. En outre, certains quartiers, dans la plupart des villes du pays (y compris Hararé), sont privés d’eau courante, et l’enlèvement des déchets ménagers y est également défaillant. Les quartiers résidentiels où se concentrent les expatriés et les touristes sont cependant généralement équipés de puits artésiens, grâce auxquels les risques de contamination de l’eau sont plus faibles.
Cette infection digestive bactérienne se transmet par ingestion d’aliments mal cuits ou souillés (fruits et légumes) ou par ingestion d’eau contaminée. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire ci-dessous).

Plus d’information sur le site de l’Institut Pasteur et celui de l’OMS.

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs. Ils imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. Les précautions d’usage sont recommandées (voir règles d’hygiène ci-dessous).

Quelques règles simples

  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides ;
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections ;
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) et ne pas caresser les animaux que vous rencontrez ;
  • Secouer les habits, draps et sac de couchage pour éviter les piqûres de scorpions ou de serpents ;
  • Veiller à sa sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque pour les deux-roues) ;
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.

Pour se préserver des contaminations digestives ou de contact

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ; veiller à la qualité des aliments, et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Ne boire l’eau et autres boissons qu’encapsulées, ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou, à défaut, produit désinfectant) ; éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés ; peler les fruits ou légumes ou bien les laver (à l’eau saine) ;
  • Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;éviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC.
Pour plus de amples renseignements, consulter les sites Internets suivants :

Infos utiles

Transport

Permis de conduire

Les personnes de passage (tourisme, affaires, études, mission…) peuvent conduire au Zimbabwe avec leur permis de conduire français pendant 90 jours ou pendant la durée de validité de leur permis international si elles en possèdent un.
Les résidents au Zimbabwe doivent obtenir le permis de conduire local par examen ou par échange.
Pour tous les problèmes de véhicule (dépannage, révision, etc.), il est possible d’adhérer à l’Automobile Association of Zimbabwe (50 USD/an) :

The Automobile Association of Zimbabwe
Head Office : 2 Kenilworth Road, Newlands, Harare
Tél. : 788 173/4/5/6
Helpline : 04 776 760
Site Internet

Transport routier

La vigilance est requise sur les routes, en raison des piétons mais surtout des animaux circulant le long de la chaussée ou la traversant. La conduite à gauche invite à redoubler de prudence. Il est conseillé de souscrire une assurance tous risques (« full comprehensive insurance »). En cas d’accident, la police doit toujours être appelée, même si l’accident paraît bénin.

La circulation nocturne en dehors des agglomérations est formellement déconseillée car dangereuse en l’absence de tout éclairage. Des nids de poule apparaissent durant la saison des pluies, de novembre à mars.

Suite à des problèmes récurrents de pénurie de carburants (y compris dans les grandes villes comme Hararé et Bulawayo), il est vivement conseillé d’avoir le plein de son véhicule constamment.
L’utilisation de pistes sur de longs trajets est déconseillée, même si ces dernières peuvent représenter un raccourci sur la carte (itinéraire Kwekwe-Lupane par exemple) ou constituer une alternative touristique (itinéraire Karoi-Binga pour rallier les chutes Victoria depuis le site de Kariba). Ces pistes sont en effet en très mauvais état et peu fréquentées. Veiller à toujours prévenir quelqu’un aux points de départ et d’arrivée et privilégier les déplacements à plusieurs véhicules.

La police effectue très régulièrement des contrôles (road blocks), y compris en ville, renforcés dans le contexte du confinement lié à la COVID-19. La population locale, comme les étrangers, y sont soumis, et des amendes sont délivrées, pour motifs variables (de 5 à 20 USD).

La plus grande prudence est de rigueur s’agissant des transports car des accidents graves se produisent fréquemment.
Il est conseillé d’éviter d’emprunter les « commuters » (minibus privés de transport).

Transport ferroviaire

L’utilisation des moyens de transport ferroviaire n’est pas conseillée, en raison des retards importants et réguliers enregistrés sur les lignes (engendrant plusieurs heures ou dizaines d’heures d’attente).
La liaison ferroviaire Bulawayo-Victoria Falls, la plus touristique, est en revanche opérée dans de meilleures conditions.

Transport aérien

Les trajets Hararé-Victoria Falls et Hararé-Bulawayo sont assurés par la compagnie Fast-Jet. Les autres villes sont reliées entre elles ou à la capitale par des avions privés.

Législation locale

Stupéfiants

L’usage de stupéfiants, y compris de drogues dites « douces », est interdit et très sévèrement réprimé.

Pornographie

L’importation de revues et vidéos à caractère pornographique est interdite.

Homosexualité

Au Zimbabwe, l’homosexualité est un délit passible de sanctions.

Photographies

Photographier des bâtiments officiels, notamment tout bâtiment dépendant de la Présidence, constitue un délit systématiquement sanctionné au Zimbabwé. Tout cliché de ces bâtiments et de leurs alentours immédiats est à proscrire.

Acquisition de minéraux

Il est vivement déconseillé aux voyageurs transitant par le territoire zimbabwéen de détenir ou de faire l’acquisition de minéraux bruts, de quelque nature que ce soit. Le trafic de diamants est lourdement sanctionné. Les douaniers, qui ne sont pas capables d’identifier la nature et l’origine des pierres brutes, font une application sévère de la réglementation. Les personnes suspectées peuvent être placées en détention en attente de l’analyse des pierres saisies. Une procédure légale d’exportation existe mais elle est complexe et coûteuse.

Us et coutumes

Les règles de courtoisie sont très observées en milieu urbain et rural.

Les personnes âgées, ainsi que celles en position d’autorité ou exerçant des professions de prestige, doivent être abordées avec égard et politesse. En visitant une agglomération rurale, il faut demander à rencontrer son chef pour requérir l’autorisation de camper, de se promener dans le village et de tirer de l’eau au point d’eau communautaire.

Divers

Monnaie

La monnaie du Zimbabwe est le dollar zimbabwéen. Bien qu’elle ait une existence fiduciaire («  bond notes  »), elle est essentiellement électronique (« RTGS » - paiements par carte de débit ou via téléphone portable – service Ecocash auquel toute personne en possession d’un numéro de téléphone de l’opérateur Econet peut souscrire, en même temps que l’achat de sa puce). Cette monnaie est domestique et ne peut être échangée en dehors du Zimbabwe.

Le dollar américain est également en circulation au Zimbabwe et peut être échangé localement en bureau de change, contre des dollars zimbabwéens. La plupart des achats peuvent à l’heure actuelle se régler dans les deux monnaies, dollar américain ou zimbabwéen. Il est vivement recommandé de vérifier avant tout règlement le mode de paiement le plus avantageux en fonction des taux proposés.

De manière générale, il est recommandé de ne pas changer l’intégralité de ses devises pendant son séjour, mais de le faire en tant que de besoin, et de dépenser ses dollars zimbabwéens sur place avant la fin du séjour.

Liquidités et utilisation de cartes bancaires

Les retraits d’argent en espèces avec une carte bancaire internationale (Visa, Mastercard) sont impossibles aux distributeurs de billets locaux. Il convient donc impérativement de se munir avant le voyage de liquidités en dollars américains pour son séjour, en complément des moyens de paiements dématérialisés (Visa et Mastercard). Les paiements par carte bancaire internationale sont possibles dans certaines infrastructures touristiques (hôtels, restaurants), à Harare ainsi que dans la zone touristique de Victoria Falls.

Il est à noter qu’en cas de paiement par carte bancaire internationale (Visa, Mastercard), la monnaie de référence reste le dollar américain.

Il convient donc de vérifier impérativement avant tout déplacement les modes de paiement qui seront acceptés par les opérateurs touristiques et les hôtels.

Voyages d’affaires

Visas d’affaires

Un visa d’affaires (« business  ») peut être délivré par l’ambassade du Zimbabwe à Paris (délai d’obtention de 48 heures), à l’arrivée au Zimbabwe (aéroport d’Harare notamment), ou en ligne sur le portail gouvernemental dédié. Ce visa d’une ou deux entrées a une validité de 30 jours. La présentation d’une lettre d’invitation de l’hôte au Zimbabwe, d’une lettre de couverture de l’entreprise d’appartenance, ainsi que d’une preuve de résidence dans le pays d’origine, sont nécessaires. En principe, un visa « business  » ne peut être prorogé sur place.

Réseaux de communication

Généralités

Pour appeler le Zimbabwe depuis la France : Préfixe étranger 00, code pays 263, code province ou code pour Harare (4 ou 242 selon le numéro appelé).

Pour appeler la France depuis le Zimbabwe : 00 puis 33, puis le numéro en France sans le 0.

Pour appeler vers une ligne fixe au Zimbabwe, il est nécessaire de composer un préfixe avant le numéro (ex : 04 ou 0242 pour Harare selon le numéro appelé).

Renseignements téléphoniques zimbabwéens à Harare (anglophone) : 962

Téléphones portables

Pour pouvoir acheter une puce d’un opérateur local, il est indispensable de débloquer (« débrider » ou « désimlocker ») son téléphone avant de partir, afin qu’il puisse accueillir une nouvelle carte SIM. Il est possible de choisir entre un système de recharge par cartes et un système d’abonnement.
Il existe plusieurs réseaux, d’une qualité variable selon les régions. Il est possible de se procurer une carte SIM ou un nouveau téléphone portable auprès de (liste non exhaustive) :

  • Econet Wireless - Head Office : Econet Park, 2 Old Mutare Road, Msasa, Harare - Tél. : 04 486 121-6
  • Netone - Head Office : 16th Floor Kopge Plaza, Net one Building, Harare - Tél. : 04-780-011
  • Telecel - Head Office : 148 Seke Road, Graniteside, Harare - Tél. : 04 748 321

Ces opérateurs téléphoniques disposent tous d’une agence à l’aéroport auprès de laquelle les voyageurs peuvent acheter une puce téléphonique.

Internet

Il existe de nombreux cafés Internet à Hararé, notamment dans la 1st Street en centre-ville. L’utilisation de l’Internet y est bon marché (de l’ordre d’1 USD pour 30 minutes) mais la connexion n’est pas très rapide.
Une connexion Internet à haut débit (ADSL) est disponible principalement dans les hôtels et les espaces équipés de Wi-Fi.

Données économiques

Consulter la fiche repères économiques Zimbabwé.

Contacts utiles

Service économique

Les services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, et le soutien public au développement international des entreprises.

Le Zimbabwe relève du Service économique régional de Pretoria :

Bureau de Pretoria – Afrique du Sud
Adresse : Ambassade de France en Afrique du Sud
250 Melk Street, Niew Muckleneuck - 0181 Pretoria, Afrique du Sud
Tél. : +27 12 425 17 70
Télécopie : +27 12 425 17 79
Courriel : pretoria chez dgtresor.gouv.fr
Site Internet

AFD

L’Agence française de développement (AFD) met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Le Zimbabwe relève de l’agence régionale de Johannesburg :

Agence de Johannesburg
Ballywoods Office Park - Ironwood House 1st Floor
29 Ballyclare Drive - Bryanston
P.O. Box 130067 - Bryanston 2021
Afrique du Sud
Tél. : +27 11 540 7100
Télécopie : +27 11 540 7117
Courriel : afdjohannesbourg chez afd.fr

BAD

Le Zimbabwé est membre de la Banque africaine de développement (BAD).
Page du Zimbabwé

FMI