Yémen

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Sécurité

En raison du conflit en cours, les ressortissants français résidents ou de passage ont été invités à quitter le Yémen en février 2015.

L’Ambassade de France à Sanaa est fermée.

Tout séjour au Yémen est à proscrire.

Appel à la vigilance maximale – risque d’attentat

Comme indiqué dans l’alerte générale, publiée le 29 octobre 2020, le risque d’attentat étant élevé, les Français qui se trouveraient au Yémen, en particulier à Aden, sont appelés à faire preuve de vigilance maximale.

Il convient de se tenir à l’écart de tout rassemblement et d’être prudent à l’occasion des déplacements. Il est également recommandé de se tenir informé de la situation et des risques, en consultant les recommandations des Conseils aux voyageurs.

Risque d’assassinat et d’enlèvement

En plus des combats, les risques d’assassinat et d’enlèvement restent très élevés. Al Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) est implanté au Yémen. L’organisation dit cibler particulièrement les Français et recourt régulièrement à l’assassinat ou à l’enlèvement.

Plus de deux cents étrangers ont été enlevés durant les quinze dernières années.

Les Français qui envisagent de se rendre au Yémen sont invités à renoncer à leur projet.

Il convient également d’éviter tout transit par Sanaa.

Le Yémen ne saurait être, en l’état actuel de la situation, une destination touristique, ni même de visite privée y compris sur les îles (dont Socotra) ou le long des côtes, en raison du risque d’enlèvement et d’actes de piraterie maritime. Plusieurs tour-opérateurs organisent des séjours touristiques à destination des îles au large du Yémen, en particulier à Socotra. Pour des raisons sécuritaires et en l’absence de toute garantie concernant les conditions de retour (par voie maritime et/ou aérienne), tout déplacement dans la zone est à proscrire.

Menaces en mer

Le sud de la mer Rouge connait régulièrement des attaques, liées au conflit au Yémen, via l’utilisation de mines flottantes ou d’embarcations chargées d’explosifs à l’encontre des navires civils et militaires. Le golfe d’Aden est régulièrement le théâtre d’actes de piraterie maritime à l’encontre de bateaux de commerce et de plaisance. Ces attaques se soldent souvent par des prises d’otages. Enfin, les groupes armés terroristes (Al Qaida en Péninsule Arabique et Daech) affichent périodiquement leur détermination à mener des attaques contre des bâtiments à haute valeur symbolique ou contre des ressortissants européens.

Il convient d’éviter impérativement la navigation de plaisance dans les zones dites « à très fort risque », particulièrement le sud de la mer Rouge, le détroit de Bab- el-Mandeb et le golfe d’Aden. Il convient de privilégier le transport des navires par cargo pour traverser le secteur situé entre le méridien 72E et le parallèle 15S.

Si malgré ces mises en garde, un plaisancier ou un skipper venait à se trouver dans cette zone, il est impératif qu’il se signale à l’état-major interarmées ALINDIEN (téléphone : +971 265 .74. 265 ; mail : alindien-marsec.operateur.fct chez def.gouv.fr ; facebook).

Voir également la fiche Piraterie maritime de ce site.

Santé

Avant le départ

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation …) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’État français (l’ambassade de France à Sanaa est fermée).

Recommandations pour la santé

Le système de santé au Yémen est totalement déstructuré depuis le printemps 2015. Du fait des nombreuses coupures d’électricité, les hôpitaux ne peuvent plus fonctionner correctement et sont parfois dans l’incapacité de soigner les patients. Les mauvaises conditions d’hygiène dans lesquelles vit actuellement la population yéménite sont à l’origine de la réapparition de nouvelles épidémies (choléra et poliomyélite notamment).

Vaccinations

Aucune vaccination n’est obligatoire mais certaines vaccinations sont recommandées : poliomyélite, diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP), tuberculose, fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, rage.

Risques sanitaires

Choléra

Une épidémie de choléra sévit actuellement au Yémen, y compris à Sanaa. Des cas mortels ont été recensés. Le choléra est une infection digestive bactérienne grave qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs (diarrhée aqueuse profuse, crampes abdominales) et parfois de la fièvre.

Il est recommandé de prendre les précautions d’usage (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteilles, peler les fruits et légumes, manger cuit ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence.

Maladies transmises par les moustiques

Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques et présente au Yémen (zones côtières du pays ; Nord-ouest du pays). Les mesures classiques de protection contre les moustiques sont fortement recommandées (cf. ci-après). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France pour une durée variable selon le produit utilisé.
Durant son séjour, et pendant les deux mois qui suivent son retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Dengue

La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement. En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. La prise en charge est donc avant tout symptomatique : prise d’antalgiques à base de paracétamol et le repos. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après).

Chikungunya

La transmission du Chikungunya est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques
  • Porter des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage) ;
  • Utiliser des produits répulsifs cutanés ;
  • Protéger son logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation, etc.) ;
  • Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).

Autres maladies

Coronavirus MERS-CoV

Les coronavirus sont une vaste famille de virus susceptibles de provoquer un large éventail de maladies chez l’humain, qui vont du rhume banal jusqu’à une atteinte respiratoire sévère. La présentation la plus fréquente associe de la fièvre et une infection pulmonaire.

Concernant le Mers CoV, il n’existe pas de vaccin. Les mesures classiques d’hygiène sont recommandées pour limiter les risques de transmission, en particulier le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique. Il convient également, dans la mesure du possible, d’éviter les contacts avec les animaux, les foules et grands rassemblements, ainsi qu’un contact rapproché avec des personnes malades. Éviter tout contact avec les animaux, en particulier avec les chameaux et les dromadaires. Il est très fortement déconseillé de consommer de la viande de chameau ou du lait de chamelle.

Sur place, en cas de forte fièvre, de toux et/ou de difficultés respiratoires, consulter un médecin sans délai. En cas de fièvre ou de symptômes respiratoires dans les jours qui suivent le retour en France, appeler le Centre 15 (téléphone : 15) en signalant son voyage.

Pour toute information complémentaire, consulter la page Coronavirus MERS-CoV ainsi que les sites internet du ministère français en charge de la santé et de l’Organisation mondiale de la Santé.

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Rage

La rage est une maladie virale transmissible accidentellement à l’humain par un mammifère atteint du virus par morsure ou léchage d’une muqueuse. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge médicale rapide, et il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. La vaccination préventive (en préexposition) avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation médicale préalable.

Infection par le virus VIH – IST

Concernant les infections sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque. Au-delà d’un mois de séjour, un certificat de non-séropositivité est exigé.

Quelques règles simples

  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne pas caresser les animaux rencontrés.
  • Veiller à sa sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque à deux roues).
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.

Pour se préserver des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ; Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC

Infos utiles

Transports

Les déplacements, sans escorte, par voie terrestre, sont formellement déconseillés.

Pour tout déplacement à caractère impératif

  • Il est déconseillé, pour des raisons de sécurité, de louer un véhicule sans chauffeur.
  • Entre les grandes villes, les routes sont asphaltées, à deux voies, parsemées de ralentisseurs, peu entretenues et sommairement balisées. Elles sont très dangereuses par temps de pluie (deux périodes de mousson dans l’année, en mars-avril et en juillet-août) et la nuit (les rues ne sont pas éclairées). Les voies secondaires sont des pistes non balisées, praticables uniquement en véhicule tout-terrain et dont l’état ne permet que des moyennes de 15 à 30 km/heure. Le carburant, dont l’approvisionnement est devenu aléatoire depuis le début de la crise politique, n’est disponible que sur les grands axes. En dehors de ceux-ci, il faut se munir d’un réservoir de secours. Le gasoil est quasiment introuvable.