Soudan

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Sécurité

Risques encourus et recommandations associées

Risque terroriste

Compte tenu des menaces pesant d’une manière générale sur les intérêts occidentaux dans la zone sahélienne le risque d’attaques sur tout le territoire, y compris à Khartoum, est réel. Il convient d’observer une vigilance accrue et de s’informer de la situation sécuritaire avant tout déplacement dans le pays.

Troubles socio-politiques

Dans un contexte de fortes tensions sociales, des manifestations de mécontentement peuvent avoir lieu de manière épisodique. La détérioration continue des conditions de vie liée aux difficultés économiques et le resserrement de l’espace d’expression de la société cristallisent ces tensions.

Il est conseillé aux voyageurs d’éviter les lieux de rassemblements (souks, abords des lieux de culte) et les manifestations.

Délinquance

Une recrudescence de la délinquance, notamment des vols dans les voitures, a été observée à Khartoum.

Piraterie maritime

Des attaques de pirates proches des côtes du Soudan et plus au large sont régulièrement signalées. Il est recommandé de consulter les informations présentes sur la fiche piraterie maritime.

Zones de vigilance

Permis de voyager

Un "travel permit" (permis de voyager) est exigé pour tout déplacement dans les zones suivantes : les Etats du Darfour, l’Etat du Kordofan-méridional et celui du Nil Bleu. Ces zones sont formellement déconseillées (en rouge sur la carte).

Ce permis de voyager peut être sollicité lors du dépôt de la demande de visa dans les ambassades du Soudan à l’étranger. A Khartoum, il doit être sollicité auprès du ministère du tourisme. Il peut, en principe, être délivré dans un délai de 48 heures.

Tout ressortissant étranger est, en outre, tenu de s’enregistrer auprès des autorités locales (ministère de l’intérieur ou commissariat de police), dans les trois jours suivant son arrivée à Khartoum. Cette formalité est à réitérer, le cas échéant, dans toute localité où il est prévu de résider, hors de la capitale.

  • Zones formellement déconseillées (en rouge)

États du Darfour

Il est formellement déconseillé de se rendre dans les États fédérés du Darfour où la situation sécuritaire reste très instable. Ces États sont soumis à de fortes restrictions de circulation de la part des autorités locales.
Des combats entre forces gouvernementales et forces rebelles s’y déroulent de manière récurrente. On assiste également à un accroissement des heurts intercommunautaires et à une recrudescence d’actes de violence de nature criminelle (vols de véhicules, attaques à main armée, prise d’otages, etc.). La force hybride des Nations Unies et de l’Union africaine a elle-même été prise pour cible à plusieurs reprises, de même que les travailleurs humanitaires.

État du Kordofan-méridional

Les autorités réglementent strictement l’accès aux États du Kordofan méridional et du Nil bleu (régions limitrophes du Soudan du Sud), en raison d’affrontements réguliers entre l’armée et les groupes rebelles.

État du Kordofan-septentrional

Les parties ouest et sud du Kordofan septentrional sont formellement déconseillées en raison du risque d’attaques armées.

Région du Djebel ‘Aouînât

Le Djebel ‘Aouînât est une zone frontalière isolée (située entre l’Égypte, le Soudan et la Libye), lieu de passage de nombreux trafics où des milices sévissent en toute impunité. Les voyages dans cette région sont formellement déconseillés.

Parc naturel de Dinder

Les excursions dans le parc naturel de Dinder, dans l’État de Sennar (sud-est du pays), sont formellement déconseillées en raison de la présence de groupes rebelles armés.

  • Zones déconseillées sauf raison impérative (orange)

Il est recommandé d’éviter les quartiers de la banlieue de Khartoum où sont établis des camps de déplacés (Mayo, Soba, etc.), notamment le soir. En cas de déplacement en véhicule, il convient de s’assurer que les portes ne puissent être ouvertes de l’extérieur. Il est déconseillé de se promener seul dès la tombée de la nuit (risque d’agression et de vol à l’arraché).

Si les déplacements dans ces zones doivent être limités au strict nécessaire, il est rappelé que ce zonage est compatible avec les missions à caractère professionnel, en respectant les précautions d’usage et en veillant à en informer l’ambassade.

Recommandations générales

Il est recommandé de :
• Se faire connaitre auprès de l’ambassade de France à Khartoum.
• Ne pas circuler avec des objets de valeur et d’importantes sommes d’argent.
• Garder en lieu sûr (coffres d’hôtel par exemple) les documents de voyage (ne circuler qu’avec des photocopies).
• Circuler avec les portières verrouillées et les vitres fermées.
• En cas de déplacement, informer un proche de son itinéraire.
• Ne pas se déplacer la nuit.
• Éviter tout rassemblement et manifestation.

Activités sportives à risque

Il existe deux caissons de décompression à Port-Soudan (l’un au port, l’autre à l’hôpital). Il convient de s’assurer, lors de l’organisation d’une sortie en plongée, que le capitaine du bateau est à même d’obtenir un accès rapide au caisson en cas de besoin.

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée

L’accès au territoire du Soudan est soumis à l’obtention préalable d’un visa. Aucun visa ne peut être délivré à l’arrivée à l’aéroport de Khartoum. Pour obtenir un visa d’entrée, il faut s’adresser à l’ambassade du Soudan de son lieu de résidence et compter un délai pouvant aller jusqu’à 5 semaines. Le Soudan délivre rarement des visas valables pour plusieurs entrées. Aucun étranger ne sera admis sur le territoire soudanais s’il est détenteur d’un passeport revêtu d’un visa ou d’un tampon israélien.

Les visiteurs et les expatriés titulaires de passeports ordinaires sont tenus, dans les trois jours suivant leur arrivée, de se faire enregistrer auprès de la direction générale des passeports, service des étrangers, quels que soient l’objet et la durée de leur séjour. Il faut procéder à cet enregistrement auprès des autorités de police dans chaque ville où l’on séjourne. En cas d’oubli ou de retard, les contrevenants doivent payer une amende.

En cas de dépassement de durée du séjour autorisé par le visa, il convient, pour éviter d’avoir à payer une amende, d’obtenir auprès des services en charge des étrangers une prolongation de son visa.

Les personnes mineures binationales (française et soudanaise) peuvent quitter le territoire soudanais avec le père sans l’accord de la mère, mais pas avec la mère sans l’accord du père.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Il est conseillé de consulter suffisamment longtemps avant la date de départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins.

Il est également nécessaire de contracter en France une assurance couvrant les frais médicaux et ceux de rapatriement sanitaire.

AVANT LE DÉPART

• Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Les conditions sanitaires varient selon les régions. Hors de la capitale, elles sont particulièrement peu satisfaisantes. Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et, de manière générale, aux dépenses de santé qui peuvent être très élevées à l’étranger, notamment auprès des établissements privés qui offrent parfois des services plus adaptés, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (opération chirurgicale, hospitalisation ou rapatriement). Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place. Faute de pouvoir justifier d’une couverture sociale, vous vous exposez au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale.

• Recommandations pour votre santé

Consultez si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé, analyser les risques sanitaires et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations nécessaires ou recommandées.

Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et emportez dans vos bagages les médicaments nécessaires ; ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consultez la fiche "Infos pratiques".

• Vaccinations

  • Aucune vaccination n’est obligatoire mais certaines vaccinations sont recommandées : assurez-vous d’être à jour dans vos vaccinations habituelles mais aussi liées à toutes les zones géographiques visitées ;
  • La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée notamment en cas de voyage dans le sud du pays et doit être faite avant le départ dans un centre de vaccinations spécialisé ;
  • De plus, la mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant Rubéole Oreillons et Rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable ;
  • Autres vaccinations conseillées : en fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées ;
  • Il est préférable d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135 ;
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales ;
  • Il est fortement conseillé d’effectuer toutes ces vaccinations avant d’arriver au Soudan, car l’approvisionnement en vaccins n’y est pas assuré.
RISQUES SANITAIRES

• Maladies transmises par les moustiques

Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé. Pendant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Chikungunya - dengue
De nombreux cas de Chikungunya sont signalés, notamment dans la région de Kassala. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après).
Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

  • Portez des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage) ;
  • Utilisez des produits répulsifs cutanés : http://social-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-microbiologiques-physiques-et-chimiques/especes-nuisibles-et-parasites/repulsifs-moustiques ;
  • Protégez votre logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation, etc.) ;
  • Détruisez les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.) ;
  • Si elle est indiquée, n’oubliez pas de prendre régulièrement votre prévention contre le paludisme pendant toute la durée du traitement.

Plus d’informations sur https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/infos-pratiques/risques/risques-sanitaires/article/maladies-transmises-par-les-moustiques

Méningite
Des cas de méningites bactériennes sont régulièrement enregistrés dans la plupart des 15 États fédérés du pays (en particulier dans les cinq États du Darfour ainsi que dans les États du Nil bleu, de Kassala, de la Gezira, du Sennar et de Gedaref, du Nord et du Sud Kordofan ainsi qu’à Khartoum). La plus grande prudence est conseillée en cas de déplacement dans cette zone, et il convient d’éviter de s’y rendre avec de jeunes enfants. L’infection à méningocoque peut se présenter sous la forme d’une méningite (fièvre avec maux de tête, vomissements) ou d’une septicémie avec apparition de taches cutanées (purpura). Dès suspicion, il convient de consulter un médecin en urgence pour la mise en route d’une antibiothérapie en urgence. Il est donc vivement recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour faire une évaluation sur la nécessité de vaccination. Pour plus d’informations, consultez le lien www.info-meningocoque.fr/index.html.

Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs (diarrhée aqueuse profuse, crampes abdominales) et parfois de la fièvre.
Il est recommandé de prendre les précautions d’usage (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger cuit ; utiliser des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence.

Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Après une phase d’incubation, les symptômes associent notamment une forte fièvre avec diarrhée et troubles neurologiques. Des complications sont possibles, notamment digestives et cardiaques, et peuvent être mortelles en l’absence de traitement. Le diagnostic repose sur une consultation médicale urgente et sur la mise en route d’une antibiothérapie. La prévention repose sur la vaccination, qui est recommandée, et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

Fièvre de la vallée du Rift
La fièvre de la vallée du Rift est une maladie du bétail qui peut être transmise par contact direct avec le sang ou le lait de l’animal et, plus rarement, par l’intermédiaire d’une piqûre de moustique.
Afin de réduire les risques de contracter cette maladie potentiellement grave, il est recommandé d’éviter tout contact avec des produits animaliers crus, de veiller à une cuisson suffisante des aliments (en particulier du lait) et de se protéger soigneusement des piqûres de moustiques, de jour comme de nuit. Il n’existe pas de vaccin contre cette maladie.

Infection par le virus HIV – MST
Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

MESURES D’HYGIÈNE ALIMENTAIRE

La qualité de l’eau du robinet est variable selon les régions, mais elle est le plus souvent mauvaise. Le choléra évolue sous une forme endémique avec des poussées épidémiques localisées, en particulier pendant la saison des pluies. Afin de réduire les risques, il est recommandé de se préserver des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits ou légumes ou bien les laver (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou, à défaut, produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés ;
  • Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC.
QUELQUES RÈGLES SIMPLES
  • Évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;
  • Évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides ;
  • Tenez-vous à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections ;
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne caressez pas les animaux que vous rencontrez ;
  • Secouez les habits, draps et sac de couchage pour éviter les piqûres de scorpions ou serpents ;
  • Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque à deux-roues) ;
  • Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue ;
  • Certains alcools artisanaux sont produits clandestinement. Leur consommation est non seulement interdite mais dangereuse pour la santé, et est à proscrire.

Plus d’informations :
Institut Pasteur
Santé publique France
Organisation mondiale de la Santé

Infos utiles

Transport

Réseau routier

Les routes asphaltées sont peu nombreuses. Le mauvais état des routes, l’absence de signalisation et le manque d’éclairage public augmentent le risque d’accidents. Les routes peuvent être impraticables pendant la saison des pluies de juillet à septembre. Des tempêtes de sable, entre mars et août, peuvent également réduire la visibilité. Il est fortement déconseillé de voyager la nuit.

La conduite est à droite mais la priorité est à gauche.

Il est recommandé de ne pas prendre le volant dès l’arrivée dans le pays et de se donner un peu de temps pour se familiariser avec les comportements locaux en matière de circulation.

La police de la circulation a reçu des consignes de sévérité depuis la promulgation d’un nouveau code de la route. Il est interdit de circuler sans ceinture de sécurité, de téléphoner au volant, de rouler sans assurance ni contrôle technique autorisant la mise en circulation du véhicule.

En cas de déplacement hors de la capitale, il convient de s’assurer du bon état du véhicule, d’avoir des moyens de communication à bord et de prévenir des tiers avant le départ.

Permis de conduire

Pour conduire au Soudan, un permis de conduire soudanais doit être établi dans les six premiers mois du séjour. Dans ce délai, il est possible de conduire avec un permis de conduire international (la police peut toutefois imposer une amende pour défaut de permis de conduire soudanais). Les assurances refuseront de couvrir les dommages causés par des personnes qui ne sont pas titulaires d’un permis de conduire soudanais.

Stations-service
Dans les régions rurales, les stations d’essence étant parfois très éloignés les uns des autres, il est prudent de disposer de carburant de réserve.

Transport collectif

Les transports par autobus sont très dangereux en raison de la vétusté du matériel et de l’imprudence des conducteurs. Il est recommandé de ne pas utiliser ce mode de transport.

Réseau ferroviaire

Le transport ferroviaire lent (40 km/h), au confort austère, relie Khartoum, Port-Soudan, Wadi-Halfa (frontière avec l’Égypte), El-Obeïd (Kordofan nord) et Nyala.

Transport aérien

Le Soudan est desservi par : KLM, Emirates, Ethiopian Airlines, Egypt Air, Kenyan Airways, Saudi, Gulf Air, Afriqiyah Airways, Turkish Airlines, Fly Dubai.
Toutes les compagnies aériennes enregistrées au Soudan sont sur la liste noire européenne.

Législation locale

Stupéfiants

Le commerce et la consommation de drogues sont sévèrement réprimés.

Photographies

Pour faire des photographies, il faut être muni d’une autorisation, à solliciter auprès du Département de la communication extérieure. Photographier des bâtiments officiels est déconseillé, certains pouvant être considérés comme stratégiques et interdits de prise de vue, comme c’est le cas des aéroports, des ponts et des chemins de fer.

Importations

L’importation d’armes à feu et de postes émetteurs-récepteurs radio est interdite.

L’importation de devises n’est pas soumise à restriction. Il est en revanche impossible officiellement de s’en procurer au Soudan.

Les boissons alcoolisées sont interdites, y compris à l’arrivée dans les bagages, ainsi que tout matériel à caractère érotique ou pornographique.

Us et coutumes

La majorité de la population soudanaise est de religion musulmane. Au nord, où s’applique la charia, il convient de porter une tenue vestimentaire couvrant le corps et d’adopter un comportement respectueux des us et coutumes locaux.

Divers

Devise

Les cartes bancaires (CB, Mastercard, VISA, etc.) ainsi que les travellers chèques ne sont pas acceptés. Il est indispensable de se munir de devises en espèces (dollars préférés à l’euro).

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Il n’existe pas au Soudan de dispositions officielles en matière de délivrance de visas pour les voyages d’affaires.

Néanmoins, l’ambassade de France à Khartoum est en mesure, dans la plupart des cas, de permettre le traitement accéléré de la demande de visa.

En conséquence, il est recommandé aux demandeurs de visas pour voyage d’affaires de communiquer à l’ambassade de France à Khartoum les éléments pertinents de leur dossier (photocopie du passeport, date, lieux et motif du séjour) avant de déposer, si possible au moins trois semaines avant la date de voyage projetée, leur demande auprès de l’ambassade du Soudan à Paris.

Réseaux de communication

Le réseau téléphonique est souvent défaillant et très aléatoire en termes de couverture.

Données économiques

La Direction des entreprises, de l’économie internationale et de la promotion du tourisme du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques Soudan.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, et le soutien public au développement international des entreprises.

Bureau de Khartoum
Adresse physique : Ambassade de France, Quartier Amarat, rue 13 – SOUDAN
Adresse postale : P.O. Box 377 - Khartoum
Tél. : +249 1 83 47 10 82
Télécopie : +249 1 83 46 59 28
Courriel : khartoum chez dgtresor.gouv.fr
Site Internet : www.tresor.economie.gouv.fr/se/soudan

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Le Soudan relève de l’agence d’Addis-Abeba :

Agence d’Addis-Abeba
Kazanchis, rue Guinée Conakry
Immeuble ENAT Bank, 10ème étage
P.O. BOX 16978 - ADDIS-ABEBA
Tél. : (251) 11 5 15 47 14 / 11 5 52 65 64
Télécopie : (251) 11 5 50 28 98
Courriel : afdaddisabeba chez afd.fr

  • BAD

Le Soudan est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site Internet est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/.

La page du Soudan est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/countries/east-africa/sudan/.

  • FMI

Bureau du représentant résident du FMI au Soudan.

Le Soudan et le FMI.

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