Soudan du Sud

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Sécurité

Avertissement

L’ambassade de France à Djouba (Soudan du Sud) dispose de capacités limitées pour venir en aide aux Français en cas de crise. Les Français qui se rendent dans le pays sont responsables de leur propre sécurité. Ils sont invités à s’assurer qu’ils disposent de moyens nécessaires en cas de crise (notamment assurances et moyens financiers pour couvrir d’éventuels frais d’hospitalisation ou d’évacuation).

L’ambassade de France à Djouba ne délivre pas de titre d’identité et de voyage. En cas de perte ou de vol de passeport, l’ambassade pourra néanmoins émettre un laissez-passer. Ce titre d’urgence permet uniquement de se rendre en France, où il sera possible de faire renouveler le titre en question. La section consulaire de l’ambassade de France à Addis Abeba (Ethiopie) est compétente pour toutes les autres démarches administratives concernant les Français résidents ou de passage au Soudan du Sud. Toutes les informations nécessaires figurent sur le site de l’ambassade de France à Addis Abeba.

En cas d’urgence, l’ambassade de France à Djouba peut être jointe au + 211 (0)9.55.99.99.62 ou/et au + 211 (0)9.27.69 00 00, tous les jours de la semaine, 24 heures sur 24.

L’ambassade de France à Addis Abeba peut être jointe au + 251 (0)911 20 88 95.

En cas d’incident grave dans le pays pendant votre séjour, pensez à rassurer vos proches.

Risques encourus et recommandations associées

Risque socio-politique

Le Soudan du Sud est en proie à un conflit interne depuis 2013. Des affrontements violents entre les forces gouvernementales et celles d’opposition ou des milices locales sont régulièrement rapportés. Des détériorations soudaines de la situation sécuritaire, comme ce fut le cas en juillet 2016, peuvent mener au blocage des routes desservant Djouba et à la fermeture de l’aéroport pendant plusieurs jours.

Il est recommandé de :
• Se tenir régulièrement informé de l’évolution de la situation sécuritaire via les médias locaux et internationaux.
• Se tenir éloigné de tout rassemblement.
• Veiller à séjourner dans un lieu sécurisé et à limiter ses déplacements.
• Organiser autant que possible son séjour en s’appuyant sur une structure encadrante disposant d’un plan de sécurité.
• Garder à disposition immédiate des stocks de vivres et ses documents d’identité et de voyage.
• S’assurer de disposer des moyens financiers et des assurances nécessaires en cas de crise et définir un plan de confinement.

Criminalité

La criminalité touche l’ensemble du pays. De nombreuses armes circulent et des agressions violentes ont été rapportées (vols à main armée, vols avec effraction, enlèvements etc.). Les étrangers ne sont pas spécifiquement visés mais peuvent être victimes de ces attaques.

Il convient de maintenir une vigilance élevée à tout moment et de limiter au maximum les déplacements, particulièrement de nuit. Evitez tout signe ostentatoire de richesse et laissez vos objets de valeur dans des lieux sécurisés.

Des enlèvements surviennent occasionnellement et peuvent toucher les travailleurs humanitaires ou les employés des plateformes pétrolières vivant dans des régions reculées. Il est recommandé de suivre des trajets et des horaires imprévisibles et irréguliers, afin d’éviter le repérage des véhicules et de constituer une cible pré-identifiée, ainsi que de prévenir des personnes de confiance des dates, trajets et horaires de déplacement dans les zones risquées et/ou isolées.

Risques liés aux transports

Le réseau routier, principalement constitué de pistes, est en très mauvais état. Durant la saison des pluies (d’avril à octobre), les conditions de circulation se détériorent rapidement et la plupart des routes en dehors de Djouba deviennent impraticables.

Les agressions et les accidents de la route sont fréquents, notamment sur l’axe principal reliant Djouba à l’Ouganda. Les habitudes de conduite sont imprévisibles, les véhicules sont vétustes et peu entretenus. La présence de piétons, de carrioles et d’animaux errants sur les routes constitue un danger supplémentaire.

Compte tenu de la situation anarchique prévalant dans une grande partie du pays, les coupeurs de routes prolifèrent. Tous les axes de circulation sont affectés par de nombreux barrages érigés par des hommes en armes. Les dernières observations (1er trimestre 2018) sur ce qui constitue l’axe de communication nord-sud principal (800 kms entre Djouba et Bentiu, via Rumbek et Wau) font état de la présence de près de 70 barrages et points de contrôle, dont la plupart exigent le versement d’une somme d’argent pour laisser le passage, enchérissant de plus de 1000 USD le coût de ce déplacement. De nombreux incidents mortels tels que des tirs d’armes automatiques non motivés sur des véhicules ont lieu, notamment dans les zones sud de l’Equatoria central et de l’Equatoria oriental.

En ville, les points de contrôle armés (officiels ou illégaux) sont nombreux et rendent les déplacements difficiles, particulièrement le soir. Les véhicules y sont généralement fouillés et leurs occupants financièrement sollicités.

Les pénuries de carburant sont régulières.

Les transports collectifs sont peu développés et régulièrement impliqués dans des accidents graves de la route. Il est préférable de disposer de son propre véhicule, autant que possible à quatre roues motrices.

Présence de mines et d’engins explosifs

Des mines et autres engins explosifs sont présents dans plusieurs régions du pays, y compris aux alentours de Djouba. Il convient de circuler sur les routes principales et de se renseigner auprès des autorités locales avant tout déplacement.

Terrorisme

Même s’il demeure limité, le risque terroriste ne peut être totalement écarté compte tenu du contexte régional.

Zones de vigilance

Zones formellement déconseillées

L’ensemble du territoire sud-soudanais, à l’exception de sa capitale, est placé en zone formellement déconseillée.

La situation sécuritaire globale constitue un risque pour les voyageurs dans un pays dont l’Etat n’est ni en mesure d’assurer la sécurité des biens et des personnes sur un territoire qu’il ne contrôle pas intégralement, ni même le fonctionnement des services essentiels (eau, électricité, hôpitaux, forces de sécurité, etc.).

Zones déconseillées sauf raison impérative

A Djouba et dans certaines villes comme Wau ou Yambio, la situation est dans l’ensemble calme et le niveau de criminalité est contenu. Les déplacements pour motifs professionnels peuvent être envisagés, sous réserve de se rendre dans ces villes exclusivement par voie aérienne et d’appliquer des règles strictes de sécurité.

Dans ces zones, il est recommandé de veiller à la sécurité de ses lieux de vie et de travail et de ne se déplacer qu’en véhicules motorisés (les deux-roues sont à exclure). Il convient d’éviter les déplacements de nuit, où les accidents de la route sont plus nombreux et les risques d’incidents plus fréquents. Les nombreux points de contrôle mis en place la nuit peuvent en outre dégénérer à tout moment (menaces, extorsion etc.).

Recommandations générales

De manière générale, il est recommandé de :

• Limiter ses déplacements ;
• Circuler uniquement en voiture, vitres fermées et portes verrouillées ;
• Ne pas se déplacer de nuit ;
• Ne montrer aucun signe ostentatoire de richesse et laisser tout objet de valeur dans un lieu sécurisé ;
• Toujours avoir sur soi une pièce d’identité avec photo et des photocopies de ces documents à fournir lors des contrôles ;
• Voyager avec une structure encadrante disposant d’un plan de sécurité complet, incluant des stocks de vivres et un plan de confinement (faire appel à une société de sécurité privée si nécessaire) ;
• disposer des assurances et moyens financiers nécessaires en cas de crise.

Les Français de passage au Soudan du Sud sont vivement invités à signaler leur présence au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères par l’intermédiaire de la plateforme Ariane.

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée et de séjour

Visa

Pour entrer sur le territoire sud-soudanais, les ressortissants français doivent être en possession d’un visa, être vaccinés contre la fièvre jaune et munis d’un carnet de vaccination. Pour tout séjour de plus de trois jours, il est nécessaire de se faire enregistrer dès son arrivée sur le territoire sud-soudanais auprès du Département de l’immigration.

Dans la mesure où la délivrance d’un visa à l’aéroport de Djouba est aléatoire, les compagnies aériennes peuvent refuser d’embarquer les personnes qui ne sont pas en possession d’un visa valide avant leur départ pour le Soudan du Sud.

Pour les personnes résidant en France, la demande peut être faite auprès de l’ambassade du Soudan du Sud à Paris (cf. onglet « Représentations diplomatiques et consulaires en France » ci-contre).

Les ambassades du Soudan du Sud à Nairobi, Addis Abeba et Kampala peuvent également délivrer des visas sous 24 heures.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ pour permettre le rappel des vaccins).

Avant le départ

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevés à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.

Recommandations pour votre santé

Consultez si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consultez éventuellement votre dentiste avant le départ.

Pour les personnes suivant un traitement médicamenteux spécifique, il est impératif de constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et de prévoir un stock suffisant pour toute la durée du séjour. N’emportez avec vous que les médicaments nécessaires et ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçon). Pour plus d’informations, consultez la fiche « Infos pratiques ».

Vaccinations

La fièvre jaune est endémique et la vaccination est obligatoire (à pratiquer avant le départ dans un centre agréé). Un certificat de vaccination est exigé pour les voyageurs âgés de plus de 9 mois entrant sur le territoire sud-soudanais. Un certificat de vaccination peut aussi être exigé à l’entrée de certains pays pour les voyageurs quittant le Soudan du Sud.

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée, en incluant rubéole, oreillons et rougeole chez l’enfant. La vaccination antituberculeuse est également souhaitable.

En fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.

Il est recommandé d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.

La vaccination contre la rage est souhaitable dans certains cas, en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Risques sanitaires

Maladies transmises par les moustiques

  • Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire, potentiellement mortelle, transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les piqûres de moustiques et le traitement médicamenteux. Il est recommandé d’appliquer les mesures de protection contre les piqûres de moustiques, particulièrement la nuit ou en soirée (cf ci-après).

Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé.

Pendant votre séjour et les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

  • Chikungunya & dengue

Des cas de transmission du chikungunya et de la dengue ont été rapportés. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.

Mesures générales de prévention contre les moustiques :

• Porter des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage).

• Utiliser des produits répulsifs cutanés : http://social-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-microbiologiques-physiques-et-chimiques/especes-nuisibles-et-parasites/repulsifs-moustiques.

• Protéger son logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation, etc.).

• Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les gouttières).

Autres risques sanitaires

  • Leshmaniose

Dans les États régionaux du Jonglei et du Haut-Nil, l’Organisation mondiale de la santé signale une recrudescence de leishmaniose viscérale. Cette parasitose est transmise par une mouche de sable ou un moucheron qui pique surtout le soir et la nuit. L’infection se traduit par des lésions cutanées qui peuvent se développer sur le visage, les bras et le corps. Plusieurs formes de la maladie sont connues, uniquement cutanées ou viscérales, pouvant être mortelles.

Le traitement curatif est long et difficile et il convient de consulter un médecin rapidement après l’apparition d’une ou plusieurs plaies cutanées laissant supposer une infection. La prévention consiste notamment à porter des vêtements couvrants et à appliquer sur la peau des répulsifs anti-moustiques.

  • La fièvre de la vallée du Rift

Cette maladie du bétail peut être transmise à l’homme par contact direct avec le sang ou le lait de l’animal contaminé ou par une piqûre de moustique. Afin de réduire les risques de contracter cette maladie potentiellement grave, il est recommandé d’éviter tout contact avec des produits crus d’origine animale, de veiller à une cuisson suffisante des aliments (en particulier du lait) et de se protéger soigneusement des piqûres de moustiques (cf. ci-dessus), de jour comme de nuit. Il n’existe pas de vaccin contre cette maladie.

  • Choléra

Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Les nombre de cas de choléra recensés a fortement augmenté au Soudan du Sud depuis 2013. La maladie semble particulièrement se propager durant la saison des pluies, entre les mois d’avril et d’octobre.

  • Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre à des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente. La prévention repose sur la vaccination, qui est recommandée, et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

  • Rage

La rage est une maladie virale transmissible à l’homme par morsure ou léchage d’une muqueuse par un chien, renard ou chauve-souris atteint du virus. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge médicale rapide et il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. La vaccination préventive avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation médicale préalable.

  • Méningite

Des cas de méningite bactérienne sont régulièrement signalés dans les États régionaux du Haut-Nil, du Warab, de l’Equatoria occidental, du Bahr el Ghazal septentrional et du Bahr el Ghazal occidental. Il est déconseillé de se rendre au Soudan du Sud avec de jeunes enfants.

Il est vivement recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour une évaluation sur la nécessité de se faire vacciner contre le méningocoque (A,C,Y,W).

Pour plus d’informations : www.info-meningocoque.fr/index.html.

  • Infection par le virus HIV – IST

Concernant les infections sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risques.

Quelques règles simples

De manière générale :

• Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risques d’infection parasitaire).
• Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
• Se tenir à distance des animaux, de leurs déjections et de leur cadavre.
• Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne pas caresser les animaux rencontrés.
• Veiller à sa sécurité routière (port de la ceinture de sécurité).
• Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçon).

Mesures d’hygiène alimentaire :

• Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes.
• Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson.
• Éviter la consommation de produits alimentaires crus ou peu cuits.
• Peler les fruits et légumes ou bien les laver (à l’eau saine).
• Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids.
• Ne boire que de l’eau en bouteille, des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
• Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais.
• Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli.
• Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et toilettes.

Pour plus d’informations :

Institut Pasteur
Santé publique France
Organisation mondiale de la Santé

Infos utiles

Transport

Transport Routier

Le Soudan du Sud compte moins de 200 kilomètres de route asphaltée, uniquement à Djouba et sur la route en direction de l’Ouganda (Nimule). Le reste du réseau routier se limite à des pistes, dangereuses et souvent impraticables pendant la saison des pluies (d’avril à octobre).

La conduite s’effectue à droite ; les règles de priorité sont identiques aux règles françaises (droite dans les cas généraux, gauche aux ronds-points). Il est interdit de circuler sans ceinture de sécurité, de téléphoner au volant ou de rouler sans assurance.

Transports en commun

Des voitures-taxis sont proposées à un tarif de 10 à 15 USD par trajet en moyenne. Par ailleurs certaines compagnies offrent, à des tarifs très élevés (de 150 à 300 dollars par jour), des véhicules de location avec chauffeur. Les transports publics, relativement bon marché, n’offrent cependant aucune garantie sur le plan des horaires comme de la sécurité. L’usage des motos-taxis ("boda-boda") est formellement déconseillé.

Transport aérien

Le Soudan du Sud est bien desservi, plusieurs fois par jour, par les compagnies Kenya Airways, Jetlink, 540 Airways et 748 Airlines (depuis Nairobi), Ethiopian Airlines (depuis Addis Abeba), Fly Dubai et Egyptair. Les autres compagnies opérant des vols intérieurs ou régionaux (Sudan Airways, Tarco Air, Sun Air, etc.) sont généralement interdites dans l’Union Européenne et sont donc à éviter.

Les vols peuvent être sujets à des annulations ou reports soudains. Il convient de s’organiser en conséquence.

Législation locale

Le commerce et la consommation de drogues sont strictement interdits.

Les photographies sont strictement réglementées et soumises à l’obtention, auprès du ministère de l’Information, d’un permis payant. La photographie de bâtiments officiels, d’emplacements stratégiques (notamment les ponts) et des représentants des forces de l’ordre et de sécurité est interdite. D’une façon générale, la prise de photos est perçue par les Sud-Soudanais comme une activité suspecte et expose son auteur à des violences.

Les contrôles de police et des services d’immigration étant fréquents, il est recommandé de toujours avoir avec soi un document d’identité avec photo et des photocopies en couleur.

Plusieurs arrestations arbitraires de ressortissants étrangers ont été rapportées, notamment à l’arrivée ou au départ à l’aéroport de Djouba. Il convient d’observer la plus grande vigilance.

Toute relation à caractère homosexuel est interdite et sanctionnée pénalement.

Us et coutumes

La majorité de la population sud-soudanaise est de religion chrétienne ou animiste. La société est conservatrice et les relations homosexuelles ou extra conjugales sont mal vues. Il convient, notamment à Djouba, de porter des vêtements couvrants.

Divers

Monnaie

Depuis le 18 juillet 2011, la monnaie locale est la livre sud-soudanaise (South Sudanese Pound). L’usage de cartes bancaires internationales demeure exceptionnel. Il est indispensable de se munir de devises en espèces, notamment de dollars (coupures de 100, postérieures à 2006).

Climat

Au Soudan du Sud, on distingue une saison sèche (d’octobre à mars, avec des températures pouvant aller jusqu’à 45°) et une saison des pluies (d’avril à octobre), avec des orages parfois violents susceptibles de provoquer des inondations qui saturent les terrains et rendent difficiles les conditions de circulation sur les pistes.

Couvre-feu

Un couvre-feu de 18h (ou 19 h) à 6 h est généralement observé par les acteurs internationaux (ONG et ONU) ainsi que par un certain nombre d’ambassades.

Voyages d’affaires

Visas d’affaires

Les voyageurs qui se rendent au Soudan du Sud pour affaires peuvent aisément obtenir un visa.

En l’absence de distinction entre les visas d’affaires et de travail, ils se verront, selon la durée de leur séjour, attribuer un visa tourisme (moins d’un mois) ou de travail (généralement pour les séjours de plus d’un mois).

Les délais d’obtention sont rapides (quelques jours) pour l’obtention du visa auprès de l’ambassade du Soudan du Sud à Paris (cf coordonnées ci-contre).

Par ailleurs, pour des hommes d’affaires français résidant dans un pays où il n’y a pas d’ambassade du Soudan du Sud, il est possible, après accord préalable formel des services de l’immigration, d’obtenir le visa à l’entrée sur le territoire sud-soudanais (aéroport). L’ambassade de France à Djouba peut faciliter les démarches d’obtention de cet agrément.

Journalistes

Les journalistes peuvent rencontrer des difficultés à exercer leurs activités professionnelles au Soudan du Sud et sont tenus de solliciter une autorisation des autorités. Ils peuvent faire l’objet de tentatives d’intimidation et de menaces, voire de mesures d’arrestation. Ils doivent par conséquent faire preuve de la plus grande prudence lors de leur séjour au Soudan du Sud et sont invités à s’informer de la situation auprès de l’ambassade.

Réseaux de communication

Les communications se font par téléphonie mobile (il n’y a pas de réseau téléphonique terrestre). Trois opérateurs offrent un service d’une qualité acceptable et à des tarifs raisonnables. Ces services incluent la 2G et la 3G.

Plusieurs opérateurs privés offrent des services de connexion internet, mais à des coûts prohibitifs (de quelques centaines à plusieurs milliers d’USD par mois).

L’usage des téléphones satellites est admis, mais doit faire l’objet d’une déclaration.

Contacts utiles
  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence et le soutien public au développement international des entreprises.

Le Soudan du Sud relève du Service économique de Kampala :
Bureau de Kampala
Adresse : 16, Lumumba avenue, Nakasero P.O. Box 7212, Kampala - Uganda
Tél. : +256 414 304 540
Courriel : kampala chez dgtresor.gouv.fr
Site Internet : www.tresor.economie.gouv.fr/se/ouganda.

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Le Soudan du Sud relève de l’agence d’Addis-Abeba :
Agence d’Addis-Abeba
AFD - Agence régionale
Avenue Ethio-China, Yayeh Yirad BLD
P.O. Box 16978 Addis-Abeba - ETHIOPIE
Tél. : +251 11 442 59 01 / +251 11 442 59 02 / +251 11 442 59 03
Télécopie : +251 11 442 59 04
Courriel : AFDAddisAbeba chez afd.fr
Site Internet : http://int1-afd-nouvellepreprod.integra.fr/home/pays/afrique/geo-afr/soudan-du-sud/afd-soudan-sud.
Site Internet : http://ethiopie.afd.fr.

  • BAD

Le Soudan du Sud est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site Internet est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/.

La page du Soudan du Sud est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/countries/east-africa/south-sudan/.

  • FMI

Le Soudan du Sud et le FMI.

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